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                <title ref="bgrf:1 wikidata:Q1210734 MiMoText-ID:Q3985"> Les Cent Vingt Journées de Sodome: MiMoText
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                    <title> Les 120 Journées de Sodome, ou l’École du libertinage </title>
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                    <title> Les 120 Journées de Sodome, ou l'École du libertinage </title>
                    <author> Donatien Alphonse François de Sade </author>
                    <pubPlace> Paris </pubPlace>
                    <publisher> Club des Bibliophiles </publisher>
                    <date>1904</date>
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                <bibl type="unspecified">
                    <!-- Text included in the MiMoText corpus due to creation in 1785 (stated in:LES CENT-VINGT JOURNÉES
          DE SODOME OU L'ÉCOLE DU LIBERTINAGE, in: Jens, Walter, und Rudolf Radler, Hrsg. Kindlers neues
          Literatur-Lexikon.Bd. 22: Supplement L - Z. Studienausg. Frechen: KOMET, 2001.) The following <date>
          therefore represents the year of creation. -->
                    <date>1904</date>
                </bibl>
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                <head> Les 120 Journées de Sodome, ou l'École du libertinage </head>
                <p> Donatien Alphonse François de Sade </p>
                <p> Club des Bibliophiles, Paris, 1904 </p>
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            <div type="chapter">
                <p> Les guerres considérables que Louis XIV eut à soutenir pendant le cours de son
                    règne, en épuisant les finances de l'état et les facultés du peuple trouvèrent
                    pourtant le secret d'enrichir une énorme quantité de ces sangsues toujours à la
                    suite des calamités publiques qu'ils font naître au lieu d'ap <corr> p </corr>
                    aiser,et cela pour être à même d'en profiter avec plus d'avantage ; la fin de ce
                    règne si sublimed'ailleurs, est peut-être une des époques de l'empire françois,
                    où l'on fit le plus de ces fortunesobscures, qui n'éclatent que par un luxe et
                    des débauches aussi sourdes qu'elles. C'était vers lafin de ce règne, et peu
                    avant que le régent eût envoyé par ce fameux tribunal comme fous les hommesde
                    chambre de justice, de faire rendre gorge à cette multitude de traîtres, --- que
                    quatre entre euximaginèrent la singulière partie de débauche, dont nous allons
                    rendre compte. Ce serait à tort quel'on imaginerait que les voleurs seuls
                    s'étaient occupé <corr> s </corr> de cette maltôte, elle avait à sa tête de très
                    grands seigneurs. Le duc de Blangis et son frère l'évêque de... qui tous deux y
                    avaient fait des fortunes immenses, sont des preuves incontestables que la
                    noblesse ne négligeait pas plus que les autres les moyens de s'enrichir par
                    cette voie ; car deux illustres personnages intimement liés et de plaisirs et
                    d'affaires avec le célèbre Durcet et le président de Curval furent les premiers
                    qui imaginèrent la débauche dont nous écrivons l'histoire, et l'ayant communiqué
                    à ces deux amis tous quatre composèrent les acteurs de ces fameux orgies. Depuis
                    plus de six ans ces quatre libertins qu'unissait une conformité de richesse et
                    de goûts avaient imaginé de resserrer leurs liens par des alliances, où la
                    débauche avait bien plus de part qu'aucun des autres motifs, qui fondent
                    ordinairement ces liens --- voici quels avaient été leurs arrangements. Le duc
                    de Blangis, veuf de trois femmes, de l'une des quelles il lui restait deux
                    filles, ayant reconnu que le président de Curval avait quelque envie d'épouser
                    l'aînée de ces filles, malgré les familiarités qu'il savait très bien que son
                    père s'était permises avec elle, le duc, dis-je, imaginait tout d'un coup cette
                    triple alliance : --- "Vous voulez Julie pour épouse," dit-il à Curval, "je vous
                    la donne, sans balancer, et je ne mets qu'une condition, c'est que vous n'en
                    serez pas jaloux, qu'elle continuera, quoique votre femme, à avoir pour moi les
                    mêmes complaisances qu'elle a toujours eu ; et de plus que vous vous joindrez à
                    moi pour déterminer notre ami commun Durcet de me donner sa fille Constance,
                    pour laquelle, je vous avoue, que j'ai conçu à peu près les mêmes sentiments que
                    vous avez formé pour Julie." --- "Mais," dit Curval, "vous n'ignorez pas sans
                    doute, que Durcet, aussi libertin que vous, --- " "Je sais tout ce qu'on peut
                    savoir," reprit le duc, "est-ce à notre âge et avec notre façon de penser, que
                    des choses comme cela arrêtent ? Croyez-vous que je veuille une femme pour en
                    faire ma maîtresse, je la veux, pour servir mes caprices, pour voiler, pour
                    couvrir une infinité de petites débauches secrètes que le manteau de l'hymen
                    enveloppe à merveille, en un mot je la veux, comme vous voulez ma fille,
                    croyez-vous que j'ignore et votre but et vos désirs, nous autres libertins, nous
                    prenons des femmes pour être nos esclaves, leur qualité d'épouse nous les rend
                    plus soumises que des maîtresses, et vous savez, de quel prix est le despotisme
                    dans les plaisirs que nous goûtons." --- Sur ces entrefaits Durcet entra, les
                    deux amis lui rendirent compte de leur conversation et le traitant, enchanté
                    d'une ouverture, qui le mettait à même d'avouer les sentiments qu'il avait
                    également conçu pour Adélaïde, fille du président, accepta le duc pour son
                    gendre aux conditions qu'il deviendrait celui de Curval. Les trois mariages ne
                    tardèrent pas à se conclure, les dots furent immenses et les clauses égales, le
                    président aussi coupable que ses deux amis, avait sans dégoûter Durcet, avoué
                    son petit commerce secret avec sa propre fille, au moyen de quoi les trois pères
                    voulant chacun conserver leurs droits, convinrent pour les étendre encore
                    d'avantage, que les trois jeunes personnes, uniquement liées de bien et de nom à
                    leurs époux, n'ap <corr> p </corr> artiendraientrelativement au corps pas plus à
                    l'un des trois amis qu'à l'autre, et également à chacun deux, souspeine des
                    punitions les plus sévères, si elles s'avisaient d'enfreindre aucune des
                    clausesauxquelles on les assujettissait. On était à la veine de conclure,
                    lorsque l'évêque déjà lié deplaisirs avec les deux amis de son frère, proposa de
                    mettre un quatrième sujet dans l'alliance, sion voulait le laisser participer
                    aux 3 autres. Ce sujet, la seconde fille du duc et par conséquencesa nièce, lui
                    ap <corr> p </corr> artenaitde bien plus près encore qu'on ne l'imaginait, il
                    avait eu des liaisons avec sa belle-sœur, où lesdeux frères savaient à n'en
                    pouvoir douter, que l'existence de cette jeune personne qui se nommaitAline
                    était bien plus certainement due à l'évêque qu'au duc ; l'évêque qui s'était dès
                    le berceauchargé du soin d'Aline ne l'avait pas, comme on imagine bien, vu
                    arriver à l'âge des charmes sans envouloir jouir, ainsi il était sur ce point
                    l'égal de ses confrères et l'effet qu'il proposait dansce commerce avait le même
                    degré d'avarice et de dégradation, mais comme ses attraits et sa tendrejeunesse
                    l'emportaient encore sur ces trois compagnes, on ne balança point à accepter le
                    marché.L'évêque comme les trois autres céda, en conservant ses droits, et chacun
                    de nos quatre personnagesainsi liés se trouva donc mari de quatre <corr> jolies
                    </corr> femmes. Il s'ensuivit donc de cet arrangement, qu'il est à propos de
                    récapituler pour la facilité du lecteur, que le duc, père de Julie, devint
                    l'époux de Constance, fille de Durcet ; que Durcet, père de Constance, devint
                    l'époux d'Adélaïde, fille du président, que le président, père d'Adélaïde,
                    devint l'époux de Julie, fille aînée du duc, et que l'évêque, oncle et père
                    d'Aline devint l'époux des trois autres en cédant cette Aline à ses amis, aux
                    droits près qu'il continuait de se réserver sur elle. On fut à une terre superbe
                    du duc située dans le Bourbonnais célébrer ces heureuses noces, et je laisse au
                    lecteur à penser les orgies, qui s'y firent, la nécessité d'en peindre d'autres,
                    nous interdit le plaisir, que nous aurions de peindre celle-ci. À leur retour
                    l'association de nos quatre amis n'en devint que plus stable, et comme il
                    importe de les faire bien connaître, un petit détail de leurs arrangements
                    lubriques servira, ce me semble, à répandre du jour sur les caractères de ces
                    débauchés en attendant que nous les reprenions chacun à leur tour séparément
                    pour les mieux développer encore. --- La société avait fait une bourse commune
                    qu'administrait tour à tour l'un d'eux pendant six mois, mais les fonds de cette
                    bourse qui ne devait servir qu'aux plaisirs, étaient immenses. Leur excessive
                    fortune leur permettait des choses très singulières sur cela, et le lecteur ne
                    doit point s'étonner, quand on lui dira qu'il y avait deux millions par an
                    affectés aux seuls plaisirs de la bonne chère et de la lubricité. --- Quatre
                    fameuses maquerelles pour les femmes, et un pareil nombre de mercures pour les
                    hommes n'avaient d'autre soin que de leur chercher et dans la capitale et dans
                    les provinces, tout ce qui dans l'un et dans l'autre genre pouvait le mieux
                    assouvir leur sensualité. --- On faisait régulièrement ensemble quatre soupers
                    par semaine, dans quatre différentes maisons de campagne, situées à quatre
                    extrémités différentes de Paris. Le premier de ces soupers uniquement destiné
                    aux plaisirs de la sodomie, n'admettait uniquement que des hommes ; on y voyait
                    régulièrement 16 jeunes gens de 20 à 30 ans dont les facultés immenses faisaient
                    goûter à nos quatre héros en qualité de femmes les plaisirs les plus sensuels,
                    on ne les prenait qu'à la taille du membre, et il devenait presque nécessaire,
                    que ce membre superbe fut d'une telle magnificence, qu'il n'eût jamais pu
                    pénétrer dans aucune femme, c'était une clause essentielle et comme rien n'était
                    épargné pour la dépense, il arrivait bien rarement qu'elle ne fut pas remplie,
                    mais pour goûter à la fois tous les plaisirs on joignait à ces 16 maris un
                    pareil nombre de garçons beaucoup plus jeunes et qui devaient remplir l'office
                    de femme. Ceux-ci se prenaient depuis l'âge de 12 ans jusqu'à celui de 18, et il
                    fallait pour y être admis une fraîcheur, une figure, des grâces, une tournure,
                    une innocence, une candeur, bien supérieurs à tout ce que nos pinceaux
                    pourraient peindre ; nulle femme ne pourrait être reçue à ces orgies masculines,
                    dans lesquelles s'exécutait tout ce que Sodome et Gomorhe inventèrent jamais de
                    plus luxurieux. --- Le second souper était consacré aux filles du bon ton qui,
                    obligées là de renoncer à leurs orgueilleux étalages et à l'insolence ordinaire
                    de leur maintien étaient contraintes en raison des sommes reçues de se livrer
                    aux caprices les plus irréguliers et souvent même aux outrages qu'il plaisaient
                    à nos libertins de leur faire. On y en comptait communément 12, et comme Paris
                    n'avait pas pu fournir à varier ce genre aussi souvent qu'il eût fallu, on
                    entremêlait ces soirées-là d'autres soirées où l'on admettait uniquement dans le
                    même nombre que des femmes comme il faut, depuis la classe des procureurs
                    jusqu'à celle des officiers, il y a plus de quatre ou cinq mille femmes à Paris
                    dans l'une ou l'autre de ces classes que le besoin ou le luxe oblige à faire de
                    ces sortes de parties, il n'est question que d'être bien servi, pour en trouver
                    et nos libertins qui l'étaient supérieurement, trouvaient souvent des miracles
                    dans cette classe singulière ; mais on avait beau être une femme honnête, il
                    fallait se soumettre à tout, et le libertinage qui n'admet jamais aucune borne,
                    se trouvait singulièrement échauffé de contraindre à des horreurs et à des
                    infamies ce qu'il semblait que la nature et la convention sociale dût soustraire
                    à de belles épreuves. --- On y venait, il fallait tout faire et comme nos quatre
                    scélérats avaient tous les goûts les plus crapuleux et de la plus insigne
                    débauche cet acquiescement essentiel à leurs désirs n'était pas une petite
                    affaire. --- Le troisième souper était destiné aux créatures les plus viles et
                    les plus souillées qui pussent se rencontrer ; à qui connait les écarts de la
                    débauche, ce raffinement paraîtra tout simple, il est très voluptueux de se
                    vautrer, pour ains <corr> s </corr> idire, dans l'ordure, avec des créatures de
                    cette classe, on trouve là, l'abandonnement le pluscomplet, les crapules les
                    plus monstrueuses, l'avilissement le plus entier et les plaisirs comparésà ceux
                    qu'on a goûtés la veille ou aux créatures distinguées qui nous les ont fait
                    goûter, jettentun grand sel et sur l'un et sur l'autre excès. Là, comme les
                    débauches étaient plus entières, rienn'était oublié pour les rendre et
                    nombreuses et piquantes. Il y paraissaient cent putains dans lecours de six
                    heures et trop souvent toutes les cent ne sortaient pas entières. Mais ne
                    précipitonsrien, ce raffinement-ci a des détails où nous ne sommes pas encore.
                    Le quatrième souper étaitréservé aux pucelles. On ne les recevait que jusqu'à 15
                    ans depuis 7. Leur condition était égale, ilne s'agissait que de leur figure, on
                    la voulait charmante et de la sûreté de leur prémices, ilfallait qu'ils fussent
                    authentiques, incroyable raffinement du libertinage. Ce n'était pas
                    qu'ilsvoulussent assurément cueillir toutes ces roses et comment l'eussent-ils
                    pu, puisqu'elles étaienttoujours offertes au nombre de 20 et que de nos quatre
                    libertins deux seulement étaient en état depouvoir procéder à cet acte, l'un des
                    deux autres la traitant n'éprouvait plus absolument aucuneérection et l'évêque
                    ne pouvant absolument jouir que d'une façon qui peut, j'en conviens déshonorerun
                    vierge, mais qui pourtant la laisse toujours bien entière, n'importe, il fallait
                    que les 20prémices y fussent et ceux qui n'étaient pas endommagés par eux
                    devenaient devant eux la proie decertains valets aussi débauchés qu'eux et
                    qu'ils avaient toujours à leur suite pour plus d'uneraison. Indépendamment de
                    ces quatre soupers il y en avait tous les vendredis un secret particulier,bien
                    moins nombreux que les quatre autres, quoique peut-être infiniment plus cher. On
                    n'admettait àcelui-là <corr> que </corr> 4 jeunes demoiselles de condition
                    enlevées de chez leurs parents à force de ruse et d'argent. Les femmes de nos
                    libertins partageaient presque toujours cette débauche et leur extrême
                    soumission, leurs soins, leurs services les rendaient toujours plus piquantes. À
                    l'égard de la chère faite à ces soupers, il est inutile de dire que la profusion
                    y régnait autant que la délicatesse. Pas un seul de ces repas ne coûtait moins
                    de dix mille francs, et on y réunissait tout ce que la France et l'étranger
                    peuvent offrir de plus rare et de plus exquis. Les vins et les liqueurs s'y
                    trouvaient avec la même finesse et la même abondance, les fruits de toutes les
                    saisons s'y trouvaient même pendant l'hiver et l'on peut assurer en un mot que
                    la table du premier monarque de la terre n'était certainement pas servie avec
                    autant de luxe et de magnificence. Revenons maintenant sur nos pas et peignons
                    de notre mieux au lecteur chacun de ces quatre personnages en particulier, non
                    en beau, non de manière à séduire ou à captiver, mais avec le pinceau même de la
                    nature qui malgré tout son désordre est souvent bien sublime même alors qu'elle
                    se déprave le plus. Car osons le dire en passant, si le crime n'a pas ce genre
                    de délicatesse qu'on trouve dans la vertu n'est-il pas toujours plus sublime,
                    n'a-t-il pas sans cesse un caractère de grandeur et de sublimité qui l'emporte
                    et l'emportera toujours sur les attraits monotones et efféminés de la vertu ?
                    Parlerez-vous de l'utilité de l'un ou de l'autre ? Est-ce à nom de scruter les
                    lois de la nature, est-ce à nom de décider si le vice lui était aussi nécessaire
                    que la vertu ? Elle ne nous inspire pas peut-être en raison égale du penchant à
                    l'un ou à l'autre en raison de ses besoins respectifs. Mais poursuivons. --- </p>
                <p> Le duc de Blangis maître à 18 ans d'une fortune déjà immense et qu'il a beaucoup
                    accru par des maltôtes depuis, éprouva tous les inconvénients qui naissent en
                    foule autour d'un jeune homme riche, en crédit, et qui n'a rien à se refuser
                    presque toujours dans un tel cas ; la mesure des forces devient celle des vices
                    et on se refuse d'autant moins qu'on a plus de facilités à se prouver tout. Si
                    le duc eût reçu de la nature quelques qualités primitives, peut-être
                    eussent-elles balancé les dangers de sa position ; mais cette mère bizarre qui
                    paraît quelquefois s'entendre avec la fortune, pour que celle-ci favorise dans
                    les vices qu'elle donne à de certains êtres dont elle attend des soins très
                    différents de ceux que la vertu suppose, et cela parce qu'elle a besoin de
                    ceux-là comme des autres. La nature --- dis-je --- en destinant Blangis à ces
                    richesses immenses lui avait précisément départi tous les mouvements, toutes les
                    inspirations qu'il fallait, pour en abuser ; avec un esprit très noir et très
                    méchant, elle lui avait donné l'âme la plus scélérate et la plus dure acompagnée
                    des désordres dans les goûts et dans les caprices d'où naissait le libertinage
                    effrayant auquel le duc était si singulièrement enclin. Infame, dur, impérieux,
                    barbare, égoiste, également prodigue pour ses plaisirs et avare quand il
                    s'agissait d'être utile, menteur, gourmand, ivrogne, poltron, sodomite,
                    incestueux, meurtrier, incendiaire, voleur, pas une seule vertu ne comprenait
                    autant de vices, que dis-je non seulement il n'en révérait aucune, mais elle(s)
                    lui étaient toutes en horreur, et l'on lui entendait dire souvent, qu'un homme
                    pour être véritablement homme dans le monde, devait non seulement se livrer à
                    tous les vices, mais ne se permettre jamais une vertu, et qu'il n'était pas non
                    seulement question de toujours mal faire, mais qu'il s'agissait même de ne
                    jamais faire le bien. Il y a tout plein de gens, disait le duc, qui ne se
                    portent au mal que quand leur passion les y porte, revenue de l'égarement leur
                    âme tranquille reprend paisiblement la route de la vertu et passant ainsi leur
                    vie de combat en erreur, et d'erreurs en remord ils finissent sans qu'il puisse
                    devenir possible de dire précisément quelle rôle ils ont joué sur la terre. De
                    tels êtres, continuait-il, doivent être malheureux, toujours flottants toujours
                    indécis, leur vie entière se passe à débattre le matin ce qu'ils ont fait le
                    soir. Bien surs de se repentir des plaisirs qu'ils goûtent, ils frémissent en se
                    les permettant, de façon qu'ils deviennent tout à la fois, et vertueux dans le
                    crime et criminels dans la vertu. Mon caractère plus ferme, ajoutait notre
                    héros, ne se démentira jamais ainsi. Je ne balance jamais dans mes choix et
                    comme je suis toujours certain de trouver le plaisir dans celui que je fais,
                    jamais le repentir ne vient émousser l'attrait ferme dans mes principes parce
                    que je m'en suis formé dès mes plus jeunes ans. J'agis, toujours conséquemment à
                    eux, ils m'ont fait connaître le vide et le néant de la vertu, je la hais, et
                    l'on ne me verra jamais revenir à elle. Ils m'ont convaincu que le vice était
                    seul fait pour faire éprouver à l'homme cette vibration morale et physique,
                    sources des plus délicieuses voluptés, je m'y livre, je me suis mis de bonne
                    heure au-dessus des chimères de la religion, parfaitement convaincu que
                    l'existence du créateur est une absurdité révoltante que les enfants ne croient
                    mêmes plus. Je n'ai nullement besoin de contraindre mes penchants dans la vue de
                    lui plaire, c'est de la nature que je les ai reçus les penchants et je ne
                    l'irriterais en y résistant si elle me les a donné mauvais, c'est qu'ils
                    devenaient ainsi, nécessaires à ses vues, je ne suis dans sa main qu'une machine
                    qu'elle meut à son gré et il n'est pas un de mes crimes qui ne la servent, plus
                    elle m'en conseille, plus elle en a besoin, je servis un sot de lui résister. Je
                    n'ai donc contre moi que les lois, mais je les brave, mon or et mon crédit me
                    mettent au-dessus de ces fléaux vulgaires, qui ne doivent frapper que le peuple.
                    Si l'on objectait au duc, qu'il existait cependant chez tous les hommes des
                    idées de juste et d'injuste, qui ne pouvaient être que le fruit de la nature
                    puisqu'on les retrouvait également chez tous les peuples et même chez ceux qui
                    n'étaient pas policés, il répondait affirmativement à cela que ces idées
                    n'étaient jamais que relatives, que le plus fort trouvait toujours très juste ce
                    que le plus faible regardait comme injuste et qu'en les changeant tous deux de
                    place, tous deux en même temps changeaient également de façon de penser, d'où il
                    concluait qu'il n'y avait de réellement juste que ce qui faisait plaisir et
                    d'injuste que ce qui faisait de la peine, qui à l'instant où il prenait cent
                    louis dans la poche d'un homme il faisait une chose très juste pour lui, quoique
                    l'homme vil dut le regarder d'un autre œil, que toutes les idées n'étant donc
                    qu'arbitraires, bien fou qui se laisserait enchaîner par elles. C'était par des
                    raisonnements de cette espèce que le duc légitimait tous ses travers et comme il
                    avait tout l'esprit possible ses arguments paraissaient décisifs. Modelant donc
                    sa conduite sur sa philosophie le duc dès sa plus tendre jeunesse s'était
                    abandonné sans frein aux égarements les plus honteux et les plus
                    extraordinaires. Son père mort jeune et l'ayant laissé comme je l'ai dit maître
                    d'une fortune immense avait pourtant mis pour clause que le jeune homme
                    laisserait jouir sa mère sa vie durant d'une grande partie de cette fortune. Une
                    telle condition déplût bientôt à Blangis. </p>
                <p> Et le scélérat ne voyant que le poison qui put l'empêcher d'y souscrire il se
                    détermina sur le champ à en faire usage. Mais le fourbe débutant pour lors dans
                    la carrière du vice n'osa pas agir lui même, il engagea une de ses sœurs avec
                    laquelle il vivait en intrigue criminelle à se charger de cette exécution en lui
                    faisant entendre que si elle réussirait il la ferait jouir d'une partie de la
                    fortune dont cette mort les rendrait maîtres, mais la jeune personne eut horreur
                    de cette action, et le duc voyant que son secret mal confié allait peut-être
                    trahi se décide dans la minute à réunir à sa victime celle qu'il avait voulu
                    rendre sa complice, il les menait à une de ses terres d'où les deux infortunées
                    ne revinrent jamais. </p>
                <p> Rien n'encourage comme un premier vice impuni. Après cette épreuve le duc brisa
                    tous les freins, dès qu'un être quelconque opposait à ses désirs les plus légers
                    entraves le poison s'employait aussitôt, des meurtres nécessaires il passa
                    bientôt aux meurtres de volupté, il conçut le malheureux écart qui nous fait
                    trouver des plaisirs dans les maux d'autrui, il sentit qu'une commotion violente
                    imprimée sur un adversaire quelconque rapportait à la masse de nos nerfs une
                    vibration dont l'effet irritant les esprits animaux qui coulent dans les
                    concavités de ces nerfs les oblige à presser les nerfs électeurs, et à produire
                    d'après cet ébranlement ce qu'on appelle une sensation lubrique. En conséquence
                    il se mit à commettre des vols et des meurtres par unique principe de débauche
                    et de libertinage comme un autre, pour enflammer ces mêmes passions, se contente
                    d'aller voir des filles. À 23 ans il fit partie avec trois de ses compagnons de
                    vice auxquels il avait inculqué sa philosophie, d'aller arrêter un carosse
                    public dans le grand chemin, de violer également les hommes et les femmes, de
                    les assassiner après, de s'emparer de l'argent dont ils n'avaient assurément
                    aucun besoin, et de se trouver tous trois la même nuit au bal de l'opéra afin de
                    prouver l'alibi. Ce crime n'eut que trop lieu, deux demoiselles charmantes
                    furent violées et massacrées dans les bras de leurs mères, on joignait à celui
                    une infinité d'autres horreurs et personne n'ose les soupçonner. La douce épouse
                    charmante que son père lui avait donnée avant de mourir, le jeune Blangis ne
                    tarda pas de la réunir aux manes de sa mère, de sa sœur et de toutes ses autres
                    victimes et cela pour épouser une fille assez riche, mais publiquement
                    déshonorée et qu'il savait très bien être la maîtresse de son frère. C'était la
                    mère d'Aline, l'une des actrices de notre roman et dont il a été question plus
                    haut. Cette seconde épouse bientôt sacrifiée comme la première fit place à une
                    troisième qui le fit bientôt comme la seconde, on disait dans le monde que
                    c'était l'immensité de sa construction qui tuait ainsi toutes ses femmes et
                    comme ce gigantesque était exact dans tous les points le duc laissait germer une
                    opinion qui voilait la vérité. Ce colosse effrayant donnait en effet l'idée
                    d'Hercule ou d'un centaure ; le duc avait cinq pieds aux épaules, des membres
                    d'une force et d'une énergie, des articulations d'une vigueur, des nerfs d'une
                    élasticité, joignez à cela une figure mâle et fière, de très grands yeux noirs,
                    de beaux sourcils bruns, le nez aquilin, de belles dents, l'air de la santé et
                    de la fraîcheur, des épaules larges, une chevelure épaisse quoique parfaitement
                    coupée, les hanches belles, les fesses supportables, les plus belles jambes du
                    monde, un tempérament de feu, une force de cheval et le membre d'un véritable
                    mulet étonnamment vêtu et doué de la faculté de perdre son sperme aussi souvent
                    qu'il le voulait dans un jour, même à l'âge de 50 ans, qu'il avait alors une
                    érection presque continuelle dans le membre dont la taille était de 8 pouces
                    justes de pourtour sur 12 de long, et vous aurez le portrait du duc de Blangis,
                    comme si vous l'eussiez dessiné vous-même. Mais si ce chef d'œuvre de la nature
                    était violent dans ses désirs que devenait-il o grand dieu quand l'ivresse de la
                    volupté le couronnait Ce n'était plus un homme, c'était un tigre en fureur,
                    malheur à qui servait alors ses passions, des cris épouvantables, des blasphèmes
                    atroces s'élançaient de sa poitrine, gonflées des flammes semblaient alors
                    sortir de ses yeux, il écumait, il hennissait, on l'eut pris pour le dieu même
                    de la lubricité, quelque fut sa manière de jouir alors, sa main nécessairement
                    s'égarait toujours, et on l'a vu plus d'une fois étrangler tout net une femme à
                    l'instant de sa perfide décharge. Revenu de là l'insouciance la plus entière sur
                    les infamies qu'il venait de se permettre prenait aussitôt la place de son
                    égarement et de cette indifférence, de cette espèce d'apathie naissait presque
                    aussitôt de nouvelles étincelles de volupté. </p>
                <p> Le duc dans sa jeunesse avait déchargé jusque 18 fois dans un jour et sans qu'on
                    le vit plus épuisé à la dernière perte qu'à la première. Sept ou huit dans le
                    même intervalle ne l'effrayait point encore malgré son demi-siècle. Depuis près
                    de vingt-cinq ans il s'était habitué à la sodomie passive et il en soutenait les
                    attaques avec la même vigueur qu'il les rendait activement l'instant d'après
                    lui-même quand il lui plaisait de changer de rôle. Il avait soutenu dans une
                    gageure jusque 55 assauts dans un jour. Doué comme nous l'avons dit d'une force
                    prodigieuse une seule main lui suffirait pour violer une fille, il l'avait
                    prouvé plusieurs fois. Il paria un jour d'étouffer un cheval entre ses jambes et
                    l'animal creva à l'instant qu'il l'avait indiqué. Ses excès de table
                    l'emportaient encore s'il est possible sur ceux du lit, on ne concevait pas ce
                    que devenait, l'immensité des vivres qu'il en gloutissait, il faisait
                    régulièrement trois repas et les faisait tous trois et fort longs et fort amples
                    et son service ordinaire était toujours de dix bouteilles de vin de bourgogne,
                    il en avait bu jusque trente et pariait contre qui voudrait d'aller même à 50.
                    Mais son ivresse, prenant la teinte de sa passion, dès que la liqueur ou le vin
                    avaient échauffé son crâne, il devenait furieux, on était obligé de le lier. Et
                    avec tout cela qui l'eut dit il est vrai que l'âme répond souvent bien mal aux
                    dispositions corporelles, un enfant résolu eût effrayé ce colosse et dès que
                    pour se défaire de son ennemi, il ne pouvait plus employer ses ruses ou sa
                    trahison, il devenait timide et lâche et l'idée du combat le moins dangereux,
                    mais à égalité de forces, l'eût fait fuir à l'extrémité de la terre. Il avait
                    pourtant selon l'usage fait une campagne ou deux, mais il s'y était si bellement
                    deshonoré qu'il avait sur le champ quitté le service, soutenant sa turpitude
                    avec autant d'esprit que d'effronterie, il prétendait hautement que la
                    poltronerie n'étant que le désir de sa conservation, il était parfaitement
                    impossible à des gens sensés de la reprocher comme un défaut. </p>
                <p> En conservant absolument les mêmes traits moroses et les adaptant à une
                    existence physique infiniment inférieure à celle qui vient d'être tracée on
                    avait le portrait de l'évêque de --- , frère du duc de Blangis. Même noirceur
                    dans l'âme, même penchant au crime, même mépris pour la religion, même athéisme,
                    même fourberie, l'esprit plus souple et plus adroit cependant et plus d'art
                        <corr> de </corr> précipiter ses victimes, mais une taille fine et légère,
                    un corps petit et fluet, une santé chancelante, des nerfs tous délicats, une
                    recherche plus grande dans les plaisirs, des facultés médiocres, un membre très
                    ordinaire, petit même mais se ménageant avec un tel art et perdant toujours si
                    peu que son imagination sans cesse enflammée le rendait aussi fréquemment que
                    son frère susceptible de goûter le plaisir, d'ailleurs de sensation d'une telle
                    finesse, un agacement si prodigieux dans le genre nerveux qu'il s'évanouissait
                    souvent à l'instant de sa décharge et qu'il perdait presque toujours
                    connaissance en la faisant. Il était âgé de 45 ans, la physionomie très fine,
                    d'assez jolis yeux, mais une vilaine bouche et des vilaines dents, le corps
                    blanc sans poils, le cul petit mais bien pris et le vit de 5 pouces de tour et 6
                    de long. Idolâtre de la Sodomie active et passive, mais plus encore de cette
                    dernière, il passait sa vie à se faire enculer, et ce plaisir, qui n'exige une
                    grande consommation de force s'arrangeait au mieux avec la petitesse de ses
                    moyens. Nous parlerons ailleurs de ses autres goûts. À l'égard de ceux de la
                    table, il les portait presque aussi loin que son frère, mais il y mettait un peu
                    plus de sensualité. Monseigneur aussi scélérat que son aîné avait d'ailleurs par
                    devers lui des traits qui l'égalaient sans doute aux célèbres actions des héros
                    que l'on vient de peindre. Nous nous contenterons d'en citer un, il suffira à
                    faire voir au lecteur de quoi un tel homme pouvait être capable, et ce qu'il
                    savait et pouvait faire ayant fait ce qu'on va lire. --- Un de ses amis homme
                    puissamment riche avait autrefois eu une intrigue avec une fille de condition de
                    laquelle il y avait eu deux enfants, une fille et un garçon, il n'avait
                    cependant jamais pu l'épouser et la demoiselle était devenue la femme d'un
                    autre. L'amant de cette infortunée mourut jeune, mais possesseur cependant d'une
                    fortune immense n'ayant aucun parent dont il se soucia, il imagine de laisser
                    tous ses biens aux deux malheureuses fruits de son intrigue. Au lit de mort il
                    confia son projet à l'évêque et le chargea de ces deux dots immenses, qu'il
                    partagea en deux portefeuilles égaux et qu'il remit à l'évêque, en lui
                    recommandant l'éducation de ces deux orphelins, et de leur remettre à chacun ce
                    qui leur revenait dès qu'ils auraient atteint l'âge prescrit par les lois. Il en
                    joignit en même temps au prélat de faire valoir jusque là les fonds de ses
                    pupilles afin de doubler leur fortune, il lui témoigne en même temps, qu'il
                    avait dessein de laisser éternellement ignorer à la mère ce qu'il faisait pour
                    ses enfants, et qu'il exigeait qu'absolument on ne lui en parle jamais. Ces
                    arrangements pris, le moribond ferma les yeux, et monseigneur se vit maître de
                    près d'un million en billets de banque et des deux enfants. Le scélérat ne
                    balance pas longtemps à prendre son parti. Le mourant n'avait parlé qu'à lui, la
                    mère devait tout ignorer, les enfants n'avaient que quatre ou cinq ans. Il
                    publia que son ami en expirant avait laissé son bien aux pauvres, et dès le même
                    jour le fripon s'en empara. Mais ce n'était pas assez, de ruiner ces deux
                    malheureux enfants. L'évêque qui ne commettait jamais un crime sans en concevoir
                    à l'instant un nouveau, fut muni du consentement de son ami, retirer les enfants
                    de la pension obscure où l'on les élevait, et les plaça chez des gens à lui et
                    se résolvait de l'instant, de les faire tous deux bientôt servir à ses perfides
                    voluptés. Il les attendit jusqu'à 13 ans, le petit garçon atteignit le premier
                    cet âge, il s'en servait, l'assouplit à toutes ses débauches et comme il était
                    extrêmement joli, il s'en amusa près de 8 jours. Mais la petite fille ne réussit
                    pas aussi bien. Elle arrive fort laide à l'âge prescrit sans que rien arrêta
                    pourtant la lubrique fureur de notre scélérat, ses désirs assouvis il craignait
                    que s'il laissait vivre ces enfants, ils ne vinssent à découvrir quelque chose
                    du secret qui les intervenait ; il les conduisit à une terre de son frère et sûr
                    de retrouver dans un nouveau crime des étincelles de lubricité que la jouissance
                    venait de lui faire perdre, il les immole tous deux à ses passions féroces, et
                    accompagna leur mort d'épisodes si piquantes et si cruelles que sa volupté
                    renaquit au sein des tourments dont il les accabla. Le secret n'est
                    malheureusement que trop sûr et il n'y a pas de libertin un peu encré dans le
                    vice qui ne sache combien le meurtre a d'empire sur les sens et combien il
                    détermine voluptueusement une décharge, c'est une vérité dont il est bon que le
                    lecteur se prémunisse avant d'entreprendre la lecture d'un ouvrage qui doit
                    autant développer ce système. --- Tranquille désormais sur tous les événements
                    l'évêque revint à Paris pour jouir des fruits de ses forfaits, et sans le plus
                    petit remord d'avoir trompé les intentions d'un homme hors d'état par sa
                    situation de prouver ni peine ni plaisirs. --- </p>
                <p> Le président de Curval était le doyen de la société, âgé de près de 60 ans, et
                    singulièrement usé par la débauche. Il n'offrait presque plus qu'un squelette,
                    il était grand, sec, mince, des yeux bruns et éteintes, une bouche livide et
                    malsaine, le menton élevé, le nez long. Couvert de poils comme un satire, un dot
                    plat, des fesses molles et tombantes qui ressemblaient plutôt à deux sales
                    torchons flottant sur le haut de ses cuisses, la peau en était tellement flétri
                    à force de coups de fouet qu'on la tortillait autour des doigts sans qu'il le
                    sentit ; au milieu de cela s'offrait sans qu'on eut la peine d'écarter un
                    orifice immense dont le diamètre énorme, l'odeur et la couleur le faisait
                    ressembler plus à une cunette de commodité qu'au trou d'un cul, et pour comble
                    d'appas il entrait dans les petites habitudes de ceux de Sodome, de laisser
                    toujours cette partie là dans un état de malpropreté, qui y voyait sans cesse
                    autour un bourlet de deux pouces d'épaisseur au bas d'un ventre aussi plisse que
                    livide et mollasse, on apercevait dans un forêt de poil un outil qui dans l'état
                    d'érection pouvait avoir environ 8 pouces de long, sur 7 de pourtour, mais cet
                    état ne fut plus que fort rare, et il fallait une furieuse suite d'efforts pour
                    le déterminer, cependant il avait encore lieu au moins deux ou trois fois de la
                    semaine et le président alors enfilait indistinctement tous les trous, quoique
                    celui du derrière d'un jeune garçon lui fut infiniment plus précieux. Le
                    président s'était faire circoncire, de manière que la tête de son vit n'était
                    jamais recouverte, cérémonie qui facilite beaucoup et à laquelle tous les gens
                    voluptueux devraient se soumettre ; mais l'un de ces objets est de tenir cette
                    partie la plus propre. Il s'en fallait beaucoup qu'il se trouve rempli chez
                    Curval, car aussi sale en cette partie là que dans l'autre cette tête de calotte
                    déjà naturellement fort grosse, devenait plus ample d'au moins un pouce de
                    circonférence. Egalement malpropre sur toute sa personne le président, qui à
                    cela joignait des goûts pour le moins aussi cochons que sa personne devenait un
                    personnage dont l'abord assez mal odorant eut peu pu plaire à tout le monde,
                    mais ses confrères n'étaient pas gens à se scandaliser pour si peu de chose et
                    on ne lui en parlait seulement pas. Peu d'hommes avaient été aussi lestes et
                    aussi débauchés que le président, mais entièrement blazé, absolument abruti il
                    ne lui vertait plus que la dépravation et la crapule du libertinage. Il fallait
                    plus de trois heures d'excès et d'excès les plus infâmes pour obtenir de lui un
                    chatouillement voluptueux ; quant à la décharge quoiqu'elle eut lieu chez lui
                    bien plus souvent que l'érection et presqu'une fois toujours, elle était
                    cependant si difficile à obtenir ou elle n'avait lieu qu'en précédant des choses
                    si singulières et souvent si cruelles ou si malpropres, que les agents de ses
                    plaisirs y renonçaient souvent, et de là naissait chez lui une sorte de colère
                    lubrique qui quelquefois par ses effets réussissait mieux que ses efforts.
                    Curval était tellement englouti dans bourbier du vice et du libertinage, qu'il
                    lui était devenu comme impossible de tenir d'autres propos que de ceux là, il en
                    avait sans cesse les plus salées expressions à la bouche comme dans le cœur et
                    il les entremêlait le plus énergiquement de blasphèmes et d'imprécations fournis
                    par le véritable horreur qu'il avait à l'exemple de ses confrères pour tout ce
                    qui était du ressort de la religion. Ce désordre d'esprit encore augmenté par
                    l'ivresse presque continuelle dans laquelle il aimait à se tenir lui donnait
                    depuis quelqu'années un air d'imbécilité et d'abrutissement qui faisait,
                    prétendait-il, ses plus chéris délices. Né aussi gourmand qu'ivrogne lui seul
                    était en état de tenir tête au duc, et nous le verrons dans le cours de cette
                    histoire faire des prouesses en ce genre qui étonneront, sans doute, nos plus
                    célèbres mangeurs. Depuis 10 ans Curval n'exerçait plus ses charges, non
                    seulement il n'en était plus en état, mais crois même que quand il l'aurait pu,
                    on l'aurait prié de s'en dispenser toute de vie. Curval avait mené une vie fort
                    libertine. Toutes les espèces d'écart lui étaient familières et ceux qui le
                    connaissaient particulièrement le soupçonnaient fort de n'avoir jamais dû, qu'à
                    deux ou trois meurtres exécrables la fortune immense dont il jouissait.
                    Quoiqu'il en soit il est très vraisemblable à l'histoire suivante, que cette
                    espèce d'excès avait l'art de l'émouvoir puissamment et c'est à cette aventure
                    qui malheureusement eut un peu d'éclat qu'il dut son exclusion de la cour. Nous
                    allons la rapporter pour donner au lecteur une idée de son caractère. --- Curval
                    avait dans le voisinage de son hôtel un malheureux porte-faix qui, père d'une
                    petite fille charmante, avait le ridicule d'avoir du sentiment. Déjà vingt fois
                    des messagers de toutes les façons étaient venus essayer de corrompre le
                    malheureux et sa femme par des propositions relatives à la jeune fille sans
                    pouvoir venir à les ébranler, et Curval directeur des ambassades, et que la
                    multiplication des réfus ne faisait qu'irriter ne savait plus comment s'y
                    prendre pour jouir de la jeune fille et pour la soumettre à ses libidineux
                    caprices, lorsqu'il s'imagina tout simplement de faire rouer le père pour amener
                    la fille dans son lit. Le moyen fut aussi bien conçu qu'exécuté ; deux ou trois
                    coquins gagés par le président s'en mêlèrent, et avant la fin d'un mois le
                    malheureux porte-faix fut enveloppé dans un crime imaginaire que l'on eut l'air
                    de commettre à sa porte et qui le conduisit tout de suite dans un cachot dans la
                    conciergerie. Le président comme on l'imagine bien s'empare bientôt de cette
                    fille et comme il n'avait pas envie de faire trainer l'affaire en trois jours
                    grâce à de coquineries et à son argent le malheureux porte-faix fut condamné à
                    être roué vif, sans qu'il eut jamais commis d'autres crimes que celui de vouloir
                    garder son honneur et conserver celui de sa fille. Sur ces entrefaites les
                    sollicitations recommencèrent, on fit trouver la mère, on lui représenta qu'il
                    ne tenait qu'à elle de sauver son mari, que si elle satisfaisait le président,
                    il était clair qu'il arracherait par là son mari au sort affreux qui
                    l'attendait. Il n'était plus possible de balancer, la femme consulta, on savait
                    bien à qui elle s'adresserait, on avait gagné les conseils et ils répondirent
                    sans tergiverser, qu'elle ne devait pas hésiter un moment. L'infortunée amène
                    elle-même sa fille en pleurant au pied de son juge. Celui-ci promet tout ce
                    qu'on veut, mais il était bien loin d'avoir envie de tenir sa parole, non
                    seulement il craignait en la tenant que le mari sauvé ne vint à faire de l'éclat
                    en voyant à quel prix on avait mis sa vie, mais le scélérat trouvait même encore
                    un délice bien plus piquant à se faire donner ce qu'il voulait sans être obligé
                    de rien tenir, il s'était offert sur cela des épisodes de scélératesse à son
                    esprit dont il sentait accroître sa perfide lubricité, et voilà comme il s'y
                    prit pour mettre à la scène toute l'infamie et tout le piquant qu'il y put. Son
                    hôtel se trouvait en face d'un endroit ou l'on exécuta quelquefois des criminels
                    à Paris et comme le délit s'était commis dans ce quartier-là, il obtint que
                    l'exécution serait faite sur cette place en question, à l'heure indiquée, il fit
                    trouver chez lui la femme et la fille de ce malheureux, tout était bien fermé du
                    côté de la place de manière qu'on ne voyait des appartements, où il tenait ses
                    victimes, rien des trains qui pouvaient s'y passer, le scélérat qui savait
                    l'heure positive de l'exécution prit ce moment là pour dépuceler la petite fille
                    dans les bras de sa mère et tout fut arrangé avec tant d'adresse et d'une
                    précision que le scélérat déchargeait dans le cul de la fille au moment où le
                    père expirait. Dès que son affaire fut faite, venez voir dit-il à ses deux
                    princesses, en ouvrant une fenêtre sur la place, venez voir comment je vous ai
                    tenu parole et les malheureuses virent l'une son père, l'autre son mari expirant
                    sous le fer du bourreau. Toutes deux tombèrent évanouies, mais Curval avait tout
                    prévu. Cet évanouissement était leur agonie, elles étaient toutes deux
                    empoisonnées et elles ne rouvrirent jamais les yeux. Quelque précaution qu'il
                    prit pour envelopper toute cette action des ombres du plus profond mystère, il
                    en transpira néanmoins quelque chose, on ignora la mort des femmes, mais on la
                    supposa vivement des prévarications dans l'affaire du mari, le motif fut à
                    moitié connu, et de tout cela sa retraite résulte enfin. Dès ce moment Curval
                    n'ayant plus de décorum à garder se précipita dans un nouvel océan d'horreurs et
                    de crimes, il se fit chercher des victimes partout pour les immoler à la
                    perversité de ses goûts, par le raffinement de cruauté atroce, et pourtant bien
                    aisé à comprendre, la classe de l'infortune était celle sur laquelle il aimait
                    le plus à lancer les effets de sa perfide rage. Il avait plusieurs femmes qui
                    lui cherchaient nuit et jour dans les greniers et dans les galetas tout ce que
                    la misère pouvait offrir de plus abandonné et sous le prétexte de leur donner
                    des secours, ou il les empoisonnait, ce qui était un de ces plus délicieux
                    passetemps, ou il les attirait chez lui et les immolait lui-même à la perversité
                    de ses goûts. Hommes, femmes, enfants, tout était bon à sa perfide rage et il
                    commettait sur cela des excès qui l'auraient fait porter, mille fois sa tête sur
                    un échafaud sans son crédit et son or qui l'en préservèrent mille fois. On
                    imagine bien qu'un tel être n'avait pas plus de religion que ses deux confrères,
                    il la détestait sans doute aussi souverainement, mais il avait jadis plus fait
                    pour l'extirper dans les cœurs, car profitant de l'esprit qu'il avait eu pour
                    écrire contre elle, il était auteur de plusieurs ouvrages dont les effets
                    avaient été prodigieux et ces succès qu'il se rappellait sans cesse, étaient
                    encore une de ses plus chères voluptés. </p>
                <p> Durcet est âgé de 53 ans, il est petit, court, gros, fort épais, une figure
                    agréable et fraiche, la peau très blanche, tout le corps et principalement les
                    hanches et les fesses absolument comme une femme, son cul frais, gras, ferme et
                    petite, mais excessivement ouvert par l'habitude de la Sodomie. Son vit est
                    extraordinairement petit, à peine a-t-il 2 pouces de tour et 4 de long, il ne
                    bande absolument plus, ses décharges sont rares et fort pénibles, pas abondantes
                    et toujours précédées des spasmes qui le jettent dans une espèce de fureur qui
                    le porte au crime. Il a de la gorge comme une femme, une voix douce et agréable,
                    et fort honnête en société quoique sa tête soit pour le moins aussi dépravée que
                    celle de ses confrères, camarade d'école du duc ils s'amusent encore
                    journellement ensemble, et l'un des grands plaisirs de Durcet est de se faire
                    chatouiller l'anus par le membre énorme du duc. </p>
                <p> Tels sont en un mot, cher lecteur, les quatre scélérats avec lesquels je vais te
                    faire passer quelque mois. Je te les ai dépeints de mon mieux pour que tu les
                    connaisses au fond et que rien ne t'étonne dans le récit de leurs différents
                    écarts. Il est impossible d'entrer dans le détail particulier de leurs goûts,
                    j'aurais nui à l'intérêt et la place principale de cet ouvrage en te les
                    divulguant. Mais à mesure que le récit s'acheminera on n'aura qu'à les suivre
                    avec attention et l'on démêlera facilement leurs petits péchés d'habitude et
                    l'espèce de manie voluptueuse qui les flatte le mieux chacun en particulier.
                    Tout ce que l'on peut dire à présent engros c'est qu'ils étaient généralement
                    susceptibles du goût de la Sodomie, que tous quatre se faisaient enculer
                    régulièrement. Et que tous quatre idolâtraient les culs, le duc cependant
                    relativement à l'immensité de la construction et plutôt sans doute par cruauté
                    que par goût foutait encore des cons avec le plus grand plaisir, le président
                    quelquefois aussi, mais rarement. Quant à l'évêque il les détestait si
                    souverainement que leur seul aspect l'eût fait débander pour 6 mois. Il n'en
                    avait jamais foutu qu'un dans sa vie, celui de sa belle sœur, et dans la vue
                    d'avoir un enfant qui put lui procurer un jour les plaisirs de l'inceste. On a
                    vu comme il avait réussi. À l'égard de Durcet, il idolâtrait le cul pour le
                    moins avec autant d'ardeur que l'évêque, mais il en jouissait plus
                    accessoirement. Ses attaques favorites se dirigeaient dans un 3e temple et la
                    suite nous dévoilera ce mystère. Achevons des portraits essentiels à
                    l'intelligence de cet ouvrage et donnons au lecteur maintenant une idée des
                    quatre épouses de ces respectables maris --- quel constraste Constance, femme du
                    duc et fille de Durcet, était une grande femme, mince, faite à peindre, et
                    tournée comme si les grâces eussent pris plaisir à l'embellir. Mais l'élégance
                    de sa taille n'enlevait rien à sa fraîcheur, elle n'en était pas moins grasse et
                    potelée et les formes les plus délicieuses s'offrant sous une peau plus blanche
                    que le lys achevaient de faire imaginer souvent que l'amour même avait pris soin
                    en la former. Son visage était un peu long, ses traits extraordinairement
                    nobles, plus de majesté que de gentillesse et plus de grandeur que finesse, ses
                    yeux étaient grands, noirs, et pleins de feu, sa bouche extrêmement petite et
                    ornée des plus belles dents qu'on pût soupçonner, elle avait la langue mince
                    étroite, du plus bel incarnat et son haleine était plus douce que l'odeur même
                    de la rose. Elle avait la gorge pleine, fort ronde, de la blancheur et de la
                    fermeté de l'albâtre. Des reins extraordinairement cambrés amenaient par une
                    chute délicieuse au cul le plus exactement et le plus artistement coupé que la
                    nature eût produit depuis longtemps, il était du rond le plus exact, pas très
                    grand, mais ferme, blanc, potelé, et ne s'entre'ouvrant que pour offrir le petit
                    trou le plus propre le plus mignon et le plus délicat, une nuance de rose, le
                    plus tendre colorit. Ce cul charmant asile du plus doux plaisir de la lubricité,
                    --- mais grand dieu qu'il conserve plus longtemps tant d'attraits, quatre ou
                    cinq attaques du duc en flétrirent bientôt toutes les grâces, et Constance après
                    son mariage ne fut bientôt plus que l'image d'un beau lis que la tempête vient
                    d'effeuiller. Deux cuisses rondes et parfaitement moulées soutenaient un autre
                    temple moins délicieux sans doute mais qui offrit au sectateur tant d'attraits
                    qu'une plume entreprendrait en vain de les peindre. Constance était à peu près
                    vierge quand le duc l'épousa et son père le seul homme qu'elle eut connu l'avait
                    comme on le dit laissé bien parfaitement entière de ce côté là. Les plus beaux
                    cheveux noirs retombant en boucles naturels par dessus les épaules et quand on
                    le voulut, jusque sur le joli poil d'une couleur <corr> égale </corr> qui
                    ombrageait ce petit con volupteuex devenait une nouvelle parure que j'eusse été
                    coupable d'omettre et achevait de prêter à cette créature angélique âgée
                    d'environ 22 ans tout le charme que la nature peut prodiguer en une femme. À
                    tous ses agréments Constance joignait un esprit juste, agréable, et même plus
                    élevé qu'il n'eut dû être dans la triste situation où l'avait placé le sort, car
                    elle en sentait toute l'horreur et elle eut été bien plus heureuse sans doute
                    avec des perceptions moins délicates. Durcet qui l'avait élevé plutôt comme une
                    courtisane que comme sa fille, et qui ne s'était occupé qu'à lui donner des
                    talents bien plutôt que des mœurs n'avait pourtant jamais pu détruire dans son
                    cœur les principes d'honnêteté et de vertu qu'il semblait que la nature y eut
                    engravé à plaisir. Elle n'avait point de religion, on ne lui en avait jamais
                    parlé, on n'avait jamais souffert qu'elle en pratique aucune exercice, mais tout
                    cela n'avait point éteint dans elle cette pudeur, cette modestie naturelle
                    indépendante des chimères religieuses et qui dans une âme honnête et sensible
                    s'efface bien difficilement. Elle n'avait jamais quitté la maison de son père,
                    et le scélérat dès l'âge de douze ans l'avait fait servir à ses crapuleux
                    plaisirs, elle trouva bien de la différence dans ceux que goûtait le duc avec
                    elle. Son physique s'altéra sensiblement de cette distance énorme et le
                    lendemain de ce que le duc l'eut dépucelé sodomitement, elle tomba
                    dangereusement malade, on lui crut le rectum absolument percé, mais sa jeunesse,
                    sa santé et l'effet de quelques topiques salutaires, rendirent bientôt au duc
                    l'usage de cette voie défendue et la malheureuse Constance contrainte à
                    s'accoutumer à ce supplice journalier qui n'était pas le seul se rétablit
                    entièrement et s'habitua à tout. Adélaïde femme de Durcet et fille du président
                    était une beauté peut-être supérieure à Constance mais dans un genre absolument
                    tout autre, elle était âgée de vingt ans, petite, mince, extrêmement fluette et
                    délicate, faite à peindre, les plus beaux cheveux blonds qu'on puisse voir, un
                    air d'intérêt et de sensibilité répandue sur toute sa personne et principalement
                    dans ses traits, lui donnait l'air d'une héroïne de roman, ses yeux
                    extraordinairement grands étaient bleux, ils exprimaient à la fois la tendresse
                    et la décence ; deux grands sourcils minces mais singulièrement tracés ornaient
                    un front peu élevé, mais d'une noblesse, d'un tel attrait qu'on eut <corr> cru
                    </corr> qu'il était le temple de la pudeur même, son nez étroit, un peu servi du
                    haut descendait insensiblement dans une forme demi aquilin, ses lèvres étaient
                    minces, bordés de l'incarnat le plus vif, et sa bouche un peu grande, c'était le
                    seul défaut de sa céleste physionomie, ne s'ouvrait que pour faire voir 32
                    perles que la nature avait l'air d'avoir semé parmi des rosers. Elle avait le
                    col un peu long singulièrement attaché par une habitude assez naturelle la tête
                    toujours un peu penchée sur l'épaule droite surtout quand elle écoutait, mais
                    que de grâces lui prétait cette intéressante attitude. Sa gorge était petite
                    fort ronde, très ferme et très soutenue, mais à peine y avait-il de quoi remplir
                    la main, c'était comme deux petites pommes que l'amour en se jouant avait
                    apporté là du jardin de sa mère. Sa poitrine était un peu pressée, aussi
                    l'avait-elle fort délicate, son ventre était uni et comme du satin, une petite
                    motte blonde peu fournie servait comme péristile au temple, où Venus semblait
                    exiger son hommage, ce temple était étroit au point de n'y pouvoir même
                    introduire un doigt sans la faire crier et cependant grâce au président depuis
                    près de deux lustres le pauvre enfant n'était plus vierge, ni par là, ni du côté
                    délicieux qu'il nous reste encore à tracer ; que d'attraits possédait ce second
                    temple quelle chute de reins, quelle coupe de fesses, que de blancheur et
                    d'incarnat réunis, mais l'ensemble était un peu petit, délicat dans toutes ses
                    formes. Adélaïde était plutôt l'esquisse, que le modèle de la beauté, il
                    semblait que la nature n'eut voulu qu'indiquer dans Adélaïde ce qu'elle avait
                    prononcé si majestueusement dans Constance. Entre'ouvrait-on le cul délicieux,
                    un bouton de rose s'offrait alors à vous et c'était dans toute sa fraîcheur et
                    dans l'incarnat le plus tendre que la nature voulait vous le présenter. Mais
                    quel étroit, quelle petitesse, ce n'était qu'avec des peines infinies que le
                    président avait pu réussir, et il n'avait jamais pu renouveler que deux ou trois
                    fois ces assauts. Durcet, moins exigeant, la rendait peu malheureuse sur cet
                    objet mais depuis qu'elle était sa femme, par combien d'autres complaisances
                    cruelles par quelle quantité d'autres soumissions dangereuses à lui fallait-il
                    pas acheter ce petit bienfait, et d'ailleurs livrée au quatre libertins comme
                    elle le devenait par l'arrangement pris que de cruels assauts n'avait-elle pas
                    encore à soutenir et dans le genre dont Durcet lui faisait grâce et dans tous
                    les autres. Adélaïde avait l'esprit que lui supposait sa figure c'est à dire
                    extrêmement romanesque, les lieux solitaires étaient ceux qu'elle recherchait
                    avec le plus de plaisir et elle y versait souvent des larmes involontaires,
                    larmes que l'on n'étudie pas assez et qu'il semble que le pressentiment arrache
                    à la nature, elle avait perdu depuis peu une amie qu'elle idolâtrait et cette
                    perte affreuse se présentait sans cesse à son imagination, comme elle
                    connaissait son père à merveille et qu'elle savait à quel point il portait
                    l'égarement, elle était que sa jeune amie était devenue la victime des
                    scélératesses du président, parce qu'il n'avait jamais pu la déterminer à lui
                    accorder de certaines choses, et le fait n'était pas sans vraisemblance. Elle
                    s'imaginait qu'on lui en faisait quelque jour autant, et tout cela n'était pas
                    improbable, le président n'avait pas pris pour elle la même attention,
                    relativement à la religion que Durcet avait pris pour Constance, il avait laissé
                    naître et fomenter le préjugé imaginant que les discours et ses livres le
                    détruiraient facilement. Il se trompa. La religion est l'aliment d'une âme de la
                    complexion de celle d'Adélaïde. Le président avait beau prêcher, beau faire
                    lire, la jeune personne resta dévote et tous ces écarts qu'elle ne partageait
                    point, qu'elle haïssait, et dont elle était victime, étaient loins de la
                    détromper sur de chimères qui faisaient le bonheur de sa vie. Elle se cachait
                    pour prier dieu, elle se dérobait pour remplir ses devoirs de chrétienne et ne
                    manquait jamais d'être punie très sévèrement ou par son père ou par son mari,
                    dès que l'un ou l'autre s'en apercevait. --- Adélaïde souffrait tout en patience
                    bien persuadée que le ciel la dédommagerait un jour. Son caractère d'ailleurs
                    était aussi doux que son esprit et sa bienfaisance, l'une des verrues qui la
                    faisait le plus détester de son père, allait jusqu'à l'excès. Curval irrité
                    contre cette classe vile de l'indigence, ne cherchait que l'humilier, à l'avilir
                    d'avantage ou à trouver des victimes, sa généreuse fille au contraire, se servit
                    passée de sa propre subsistance pour procurer celles des pauvres, et on l'avait
                    souvent vue aller leur porter et cacheter toute la somme destinée à ses
                    plaisirs. Enfin Durcet et le président la tancèrent et la morigénèrent si bien
                    qu'il la corrigèrent de cet abus et lui en enlevèrent absolument tous les
                    moyens. Adélaïde n'ayant plus que ses larmes à offrir à l'infortune allait
                    encore les répandre sur leurs maux et son cœur impuissant mais toujours
                    sensible, ne pouvait cesser d'être vertueux. Elle apprit un jour qu'une
                    malheureuse femme allait venir prostituer sa fille au président parce que
                    l'extrême besoin les contraignait, déjà le paillard enchanté se préparait à
                    cette jouissance du genre de celles qu'il aimait le mieux. Adélaïde, fit vendre
                    en secret une de ses robes, en fit donner tout de suite l'argent à la mère et la
                    détourna par ce petit secours et quelque sermon, du crime qu'elle allait
                    commettre, le président venant à le savoir, sa fille n'était pas encore mariée,
                    se porte contre elle à de telles violences, qu'elle en fut 13 jours au lit. Et
                    tout cela sans que rien put arrêter l'effet des tendres mouvements de cette âme
                    sensible. --- Julie femme du président et fille aînée du duc eut peut-être
                    effacé les deux précédentes, sans un défaut capital pour beaucoup de gens et qui
                    peut-être avait décidé seul la passion de Curval pour elle, tant il est vrai que
                    les effets des passions sont inconcevables et que leur désordre fouit du dégoût
                    et de la satiété, on peut se comparer qu'à leurs écarts, Julie était grande,
                    bien-faite, quoique très grasse et très potelée, les plus beaux yeux bruns
                    possibles, le nez charmant, les traits saillants et gracieux, les plus beaux
                    cheveux châtains, le corps blanc et dans le plus délicieux embonpoint un cul qui
                    eut pu servir de modèle à celui même que sculpta Praxitèle, le con chaud, étroit
                    et d'une jouissance aussi agréable que put l'être un tel local, la jambe et le
                    pied charmant, mais la bouche la plus mal ornée, les dents les plus infectes, et
                    une saleté d'habitude dans tout le reste de son corps et principalement aux deux
                    temples de la lubricité, que nul autre être, je le repète, nul autre être que le
                    président sujet aux mêmes défauts et les aimant sans doute, nul autre assurément
                    malgré tous ses attraits ne se fut arrangé de Julie. Mais pour Curval il en
                    était fou, ses plus divins plaisirs se cueillaient sur cette bouche puante, il
                    était dans le délire en la baisant et quant à sa malpropreté naturelle bien loin
                    de la lui reprocher, il l'y excitait au contraire et avait enfin obtenu d'elle
                    qu'elle faisait un parfait divorce avec l'eau. À ses défauts Julie en joignait
                    quelques autres, mais moins désagréables sans doute ; elle était très gourmande,
                    elle avait du penchant à l'ivrognerie, peu de vertu, et je crois que si elle
                    l'eut osé, la putasserie l'eut fort peu effrayée. Élevée par le duc dans un
                    abandon total de principes et de mœurs elle adoptait assez cette philosophie, et
                    de tout point sans doute il y avait de quoi faire un sujet mené par un effet
                    encore très bizarre de libertinage. Il arrive souvent qu'une femme qui a un
                    défaut nous plait bien mieux dans nos plaisirs qu'une qui n'a que des vertus,
                    l'une nous ressemble, nous ne la scandalisons pas, l'autre s'effraie et voilà un
                    attrait bien certain de plus. Le duc malgré l'énormité de sa construction avait
                    joui de sa fille, mais il avait été obligé de l'attendre jusqu'à 15 ans et
                    malgré il n'avait pu empêcher qu'elle ne fut très endommagée de l'aventure, et
                    tellement qu'ayant envie de la marier il avait été obligé de cesser des
                    jouissances et de se contenter avec elle de plaisirs moins dangereux quoique
                    pour le moins aussi fatiguants. Julie gagnait peu avec le président, dont on
                    sait que le vit était fort gros et d'ailleurs quelque malpropre qu'elle fut
                    elle-même par négligence elle ne s'arrangeait nullement d'une saleté de
                    débauche, telle qu'était celle du président son cher époux. --- Aline sœur
                    cadette de Julie et réellement fille de l'évêque, était bien éloignée et des
                    habitudes et du caractère, et des défauts de sa sœur. C'était la plus jeune des
                    quatre, à peine avait-elle 18 ans, c'était une petite physionomie, piquante,
                    fraîche et presque mutine, un petit nez retroussé, des yeux bruns, pleins de
                    vivacité et d'expression, une bouche délicieuse, une taille très bien prise
                    quoique peu grande, bien en chair, la peau un peu brun, mais douce et belle, le
                    cul un peu gros, mais moulé, l'ensemble des fesses le plus voluptueux qui pût
                    s'offrir à l'œil du libertin, une motte brune et jolie, le con un peu bas ce
                    qu'on appelle à l'anglaise, mais parfaitement étroite et quand on l'offrit à
                    l'assemblée, elle était exactement pucelle, elle l'était encore lors de la
                    partie dont nous écrivons l'histoire et nous verrons comme ces prémices furent
                    anéantis à l'égard de ceux du cul. Depuis 8 ans l'évêque en jouissait
                    paisiblement tous les jours, mais sans en avoir fait prendre le goût à sa chère
                    fille, qui malgré son air espiègle et émoustillé ne se prêtait pourtant que par
                    obéissance et n'avait pas encore démontré que le plus léger plaisir lui fit
                    partager les infamies dont on la rendait journellement la victime. L'évêque
                    l'avait laissée dans une ignorance profonde, à peine savait-elle lire et écrire,
                    et elle ignorait absolument ce que c'était que la religion, son esprit naturel
                    n'était guère que de l'enfantillage, elle répondait drôlement, elle jouait,
                    aimait beaucoup sa sœur, détestait souverainement l'évêque et craignait le duc
                    comme le feu. Le jour des noces, quand elle se vit nue au milieu de 4 hommes,
                    elle pleura et fit d'ailleurs tout ce qu'on voulut d'elle, sans plaisir comme
                    sans humeur. Elle était sobre, très propre, et n'ayant autre défait que beaucoup
                    de paresse, la nonchalance régnant dans toutes ses actions et dans toute sa
                    personne malgré l'air de vivacité que ses yeux annonçaient. Elle abhorrait le
                    président presque autant que son oncle et Durcet qui ne la ménageait pourtant
                    pas était néanmoins le seul pour lequel elle eut l'air de n'avoir aucune
                    répugnance. --- </p>
                <p> Tels étaient donc les 8 principaux personnages avec lesquels nous allons vous
                    faire vivre mon cher lecteur. Il est temps de vous dévoiler maintenant l'objet
                    de plaisir singulier qu'on se proposait. --- Il est reçu parmi les véritables
                    libertins que les sensations communiquées par l'organe de la langue sont celles
                    qui flattent davantage et dont les impressions sont les plus vives, en
                    conséquence nos quatre scélérats, qui voulaient que la volupté s'emprégnât dans
                    leur cœur aussi avant et aussi profondément qu'elle y pouvait pénétrer avaient à
                    ce dessein imaginé une chose assez singulière. --- Il s'agissait après d'être
                    entouré de tout ce qui pouvait le mieux satisfaire les autres sens par la
                    lubricité, de se faire en cette situation raconter avec les plus grands détails
                    et par ordre, tous les différents écarts de cette débauche, toutes les branches,
                    toutes ses attenances, ce qu'on appelle en un mot en langue de libertinage
                    toutes les passions. On n'imagine point en quel degré l'homme les varie, quand
                    son imagination s'enflamme ; leur différence entre eux excessive dans toutes
                    leurs autres manies, dans tous leurs autres goûts, l'est encore bien davantage
                    dans ce cas là et qui pourrait fixer et détailler ces écarts faisait peut-être
                    un des plus beaux travaux que l'on pût voir sur les mœurs et peut-être un des
                    plus intéressants. Il s'agissait donc, d'abord de trouver des sujets en état de
                    rendre compte de tous ses excès, de les analyser, de les étendre, de les
                    détailler, de les graduer et de placer au travers de cela l'intérêt d'un récit.
                    Tel fut en conséquence le parti qui fut pris après des recherchés et des
                    informations sans nombre, on trouva quatre femmes déjà dans le retour. C'est ce
                    qu'il fallait, l'expérience ici était la chose la plus essentielle, quatre
                    femmes dis-je, qui ayant passé la vie dans la débauche la plus excessive se
                    trouvaient en état de rendre un compte exact de toutes ces recherches, et comme
                    on s'était appliqué à les choisir douées d'une certaine éloquence et d'une
                    tournure d'esprit propre à ce qu'on en exigeait. Après d'être entendues et
                    recordées, toutes quatre furent en état de placer chacune dans les aventures de
                    leurs vices tous les écarts les plus extraordinaires de la débauche et cela dans
                    un tel ordre que la première par exemple placerait dans le récit des événements
                    de sa vie les 150 passions les plus simples et les écarts les moins recherchés
                    ou les plus ordinaires, la seconde dans un même cadre un égal nombre de passions
                    plus singulières et d'un ou plusieurs hommes avec plusieurs femmes ; la
                    troisième également dans son histoire devait introduire 150 manies des plus
                    criminelles et des plus outrageantes, aux lois, à la nature et à la religion, et
                    comme tous ces excès mènent au meurtre et que les meurtres commis par
                    libertinage se varient à l'infini, et autant de fois que l'imagination enflammée
                    du libertin adopte de différents supplices, la quatrième devait joindre aux
                    événements de sa vie le récit détaillé de 150 de ces différentes tortures,
                    pendant ce temps-là nos libertins entourés comme je l'ai dit d'abord de leurs
                    femmes et ensuite de plusieurs antres objets dans tous les genres écouteraient,
                    s'échaufferaient la tête et finiraient par éteindre avec ou leurs femmes ou ces
                    différents objets l'embrasement que les conteuses avaient produit. Il n'y a sans
                    aucun doute rien de plus voluptueux dans ce projet que la manière luxurieuse
                    dont <corr> on </corr> y procéda et ce sont et cette manière et les différents
                    récits qui vont former cet ouvrage que je conseille --- d'après cet exposé --- à
                    tout dévot de laisser là tout de suite s'il ne veut pas être scandalisé, car il
                    voit que la plupart est peu chaste et nous osons lui répondre d'avance que
                    l'exécution le sera encore bien moins. Comme les quatre actrices dont il s'agit
                    ici jouent un rôle très essentiel dans ces mémoires, nous croyons ---
                    dussions-nous en demander excuse au lecteur --- être encore obligés de les
                    peindre ; elles raconteront, elles agiront, est-il possible d'après cela de les
                    laisser inconnues ? Qu'on ne s'attende pas à des portraits de beauté, quoiqu'il
                    y eut sans doute des projets de servir physiquement comme moralement de ces
                    quatre créatures, néanmoins ce n'était pas leurs attraits ni leur âge qui
                    décidaient ici, c'étaient uniquement leur esprit et leur expérience et il était
                    dans ce sens-là impossible d'être mieux servi qu'on ne le fut. --- </p>
                <p> Md. Duclos était le nom de celle que l'on chargea du récit des 150 passions
                    simples. C'était une femme de quarante35-huit ans, encore assez fraîche qui
                    avait de grands restes de beauté, des yeux fort beaux, la peau fort blanche et
                    l'un des plus beaux culs et des plus potelés qu'on pût voir, la bouche fraîche
                    et propre, les seins superbes et de jolis cheveux bruns, la taille grosse mais
                    élevée et tout l'air et le ton d'une fille de très bon air, elle avait passé
                    comme on le verra sa vie dans des endroits où elle avait été bien à même
                    d'étudier ce qu'elle allait raconter, et on croyait qu'elle devait s'y prendre
                    avec esprit, facilité et intérêt. --- Md. Champville était une grande femme
                    d'environ 50 ans, mince, bien faite, l'air le plus voluptueux dans le regard et
                    dans la tournure, fidèle imitatrice de Sappho ; elle en avait l'expression
                    jusque dans les plus petits mouvements, dans les gestes les plus simples et dans
                    ses moindres paroles ; elle s'était ruinée à entretenir des femmes, et sans ce
                    goût auquel elle sacrifiait généralement ce qu'elle pouvait gagner dans le
                    monde, elle eut été très à son aise, elle avait été très longtemps fille
                    publique et depuis quelques années, elle faisait à son tour le métier
                    d'appareilleuse, mais elle était vénérée dans un certain nombre de pratiques
                    tous paillardes et d'un certain âge ; jamais elle ne recevait de jeunes gens, et
                    cette conduite prudente et lucrative raccommodait un peu ses affaires. Elle
                    avait été blonde, mais une teinte plus sage commençait à colorer sa chevelure,
                    ses yeux étaient toujours fort beaux, bleus et d'une expression très agréable.
                    Sa bouche était belle, fraîche encore et parfaitement entière ; pas de gorge, le
                    ventre bien elle n'avait jamais fait d'envie, la motte un peu élevée et le
                    clitoris saillant de plus de 3 pouces quand il était échauffé ; en la
                    chatouillant dans cette partie on était bientôt sûr, de la voir se pâmer et
                    surtout si le service lui était rendu par une femme ; son cul était très flacque
                    et très usé, entièrement mou et flétri et tellement endurci par des habitudes
                    libidineuses que son histoire nous expliquera qu'on pouvait y faire tout ce
                    qu'on voulait sans qu'elle le sentit. Une chose assez singulière et assurément
                    fort rare à Paris surtout, c'est qu'elle était pucelle de ce côté comme une
                    fille qui sort du couvent, et peut-être sans la maudite partie où elle
                    s'engagea, et où elle s'engagea avec des gens qui ne voulaient que des choses
                    extraordinaires et à qui par conséquent celle-là plut, peut-être --- dis-je ---
                    sans cette partie-là ce pucelage singulier fut-il mort avec elle. </p>
                <p> La Martaine, grosse maman de 52 ans, bien fraîche et bien saine et douée du plus
                    gros et du plus beau fessier qu'on pût avoir, offrait absolument le contraire de
                    l'avancière, elle avait passé sa vie dans cette débauche sodomite, et y était
                    bellement familiarisée qu'elle ne goûtait absolument des plaisirs que par là.
                    Une difformité de la nature --- elle était barrée --- l'ayant empêché de
                    connaître autre chose, elle s'était livrée à cette espèce du plaisir, entraînée
                    et par cette impossibilité de faire autre chose, et par des premières habitudes,
                    moyen à quoi elle s'en tenait à cette lubricité dans laquelle on prétend qu'elle
                    était encore délicieuse, bravant tout, ne redoutant rien, les plus monstrueux
                    engins ne l'effrayaient pas. Elle les préférait même, et la suite de ces
                    mémoires nous l'offrira peut-être combattant valeureusement encore sous les
                    étendarts de Sodome comme le plus intrépide des bougres. Elle avait des traits
                    assez gracieux, mais un air de langueur et de dépérissement commençait à flétrir
                    ses attraits et sans son embonpoint qui la soutenait encore elle eut déjà passé
                    pour très usée. Pour la Desgranges, c'était le vice et la luxure personifiée,
                    grande mince, âgée de 56 ans, l'air livide et décharnée, les yeux éteints, les
                    lèvres mortes, elle donnait l'image du crime prêt à périr faute de force, elle
                    avait été jadis brune, on avait prétendu même qu'elle avait un beau corps, peu
                    après ce n'était plus qu'un squélete qui ne pouvait inspirer que du dégoût, son
                    cul flétri, usé, marqué, déchiré, ressemblait plutôt à du papier marbré qu'à de
                    la peau humaine. Et le trou en était tellement large et ridée que les plus gros
                    engins, sans qu'elle le sentit, pouvaient y pénétrer à sec. Pour comble
                    d'agréments, cette généreuse athlète de Cithère, blessée dans plusieurs combats,
                    avait un talon de moins, et trois doigts découpées, elle boitait, et il lui
                    manquait dix dents et un œil. Nous apprendrons peut-être à quels genres
                    d'attaques elle avait été si maltraitée. Ce qu'il y a de bien sûr, c'est que
                    rien ne l'avait corrigée et si son corps était l'image de la laideur, son âme
                    était le réceptacle de tous les vices et de tous les forfaits les plus inouïs ;
                    incendiaire, parricide, incestueuse, sodomite, tribade, meurtrière,
                    empoisonneuse, coupable de viol, de vol, d'avortement et de sacrilège, on
                    pouvait affirmer avec vérité qu'il n'y avait pas un seul crime dans le monde que
                    cette coquine-là n'eût commis ou fait commettre. Son état actuel était le
                    maquerellage, elle était l'une des fournisseuses attitrées de la société et à
                    beaucoup d'expérience, elle joignait un jargon assez agréable. On l'avait choisi
                    pour remplir le quatrième rôle d'historienne, c'est à dire celui dans le récit
                    duquel il devait se rencontrer le plus d'horreur et d'infamie. Qui mieux qu'une
                    créature qui les avait toutes faites, pouvait jouer ce personnage-là ? </p>
                <p> Ces femmes trouvées, et trouvées dans tous points tels qu'on pouvait les désirer
                    il fallut s'occuper des accessoires. On avait d'abord désiré de s'entourer d'un
                    grand nombre d'objets luxurieux des deux sexes, mais quand on eut fait attention
                    que le seul local où cette partie lubrique put commodément s'exécuter était le
                    même château en Suisse appartenant à Durcet et dans lequel il avait expédié la
                    petite Elvire, que ce château peu considérable ne pouvait pas contenir un si
                    grand nombre d'habitants, et que d'ailleurs, il pouvait devenir indiscret et
                    dangereux d'emmener tant de monde, on se réduisit à 32 sujets en tout les
                    historiennes comprises, savoir quatre de cette classe, huit jeunes filles, huit
                    jeunes garçons, huit hochets doués de membres monstrueux pour les voluptés de la
                    sodomie passive et quatre servantes. Mais on voulut de la recherche à tout cela.
                    Un an entier se passa à ses détails, on y dépensa un argent immense et voici la
                    précaution que l'on y employa pour les huit jeunes filles. Afin d'avoir tout ce
                    que la France pouvait offrir de plus délicieux, seize maquerelles intelligentes
                    ayant chacune deux secondes avec elles furent envoyées dans les 16 principales
                    provinces de France, pendant qu'une 17e travaillait dans le même genre à Paris
                    seulement. Chacune de ses appareilleuses eut un rendez-vous indiqué à une terre
                    du duc auprès de Paris et toutes devaient s'y rendre, dans les mêmes semaines à
                    10 mois juste de leur départ ; on leur donna ce temps là pour chercher, chacune
                    devait amener neuf sujets ce qui faisait un totale de 147 filles et dans ce
                    nombre de 147 huit seulement devaient être choisies. Il était recommandé aux
                    maquerelles de ne s'attacher qu'à la naissance, la vertu et la plus délicieuse
                    figure. Elles devaient faire leurs recherches principalement dans des maisons
                    honnêtes, et on ne leur passait aucune fille qui ne fut prouvée ravie ou dans un
                    couvent de pensionnaires de qualité ou dans le sein de sa famille, et d'une
                    famille de distinction ; tout ce qui n'était pas au-dessus de la classe de la
                    bourgeoisie, et qui dans les classes supérieures n'était pas et bien vertueuse,
                    très vierge et très parfaitement belle était refusée sans miséricorde. Des
                    espions surveillaient les démarches de ces femmes et informaient à l'instant la
                    société de ce qu'elles faisaient. Les sujets trouvées comme on le désirait, leur
                    était payé trente mille francs, tous frais faits il est inouï ce que ça coûta, à
                    l'égard de l'âge il était fixé de 12 à 15 et tout ce qui était au-dessus, ou
                    au-dessous était impitoyablement réfusé ; pendant ce temps-là avec les mêmes
                    circonstances les mêmes moyens et les mêmes dépenses, en mettant de même l'âge
                    de 12 à 15, 17 agents de sodomie parcouraient de même et la capitale et les
                    provinces, et leurs rendez-vous étaient indiqués un mois après le choix des
                    filles. Quant aux jeunes gens que nous désignerons dorénavant sous le nom de
                    fouteurs, ce fut la mesure du membre qui régla seule, on ne voulut rien
                    au-dessous de 10 ou 12 pouces de long, sous 7 et demi de tour. Huit hommes
                    travaillèrent à ce dessein dans tout le royaume et le rendez-vous fut indiqué un
                    mois après celui des jeunes garçons. Quoique l'histoire de ces choix et de ces
                    réceptions ne soit pas de notre objet, il n'est pourtant pas hors de propos d'en
                    dire un mot ici pour mieux faire connaître encore le génie de nos quatre héros.
                    Il me semble que tout ce qui sert à les développer et à jeter des jours sur une
                    partie aussi extraordinaire que celle que nous allons décrire ne peut pas être
                    regardé comme hors d'excuse. --- L'époque du rendez-vous des jeunes filles étant
                    arrivé, on se rendit à la terre du duc. Quelques maquerelles n'ayant pu remplir
                    leur nombre de 9, quelqu'autres ayant perdu des sujets en chemin, soit par la
                    maladie ou par l'évasion il n'arriva que 130 au rendez-vous. Mais que
                    d'attraits, grand dieu, jamais je crois on n'en vit autant réunis, 13 jours
                    furent consacrés à cet examen, et chaque jour on en examinait 10. Les quatre
                    amis formaient un cercle au milieu duquel paraissait la jeune fille d'abord
                    vêtue, telle, qu'elle était lors de son enlèvement, la maquerelle qui l'avait
                    débauchée, en faisait l'histoire, si quelque chose manquait aux conditions de
                    noblesse et de vertu, sans en approfondir davantage, la petite fille était
                    renvoyée à l'instant sans aucun secours et sans être confiée à personne, et la
                    pareilleuse perdait tous les frais qu'elle avait pu faire pour elle, la
                    maquerelle ayant donné son détail, on la faisait retirer, et on interrogeait la
                    petite fille pour savoir si ce qu'on venait de dire d'elle était vrai. Si tout
                    était juste la maquerelle rentrait et troussait la petite fille par derrière,
                    afin d'exposer ses fesses à l'assemblée, c'était la première chose qu'on voulait
                    examiner, le moindre défaut dans cette partie la faisait renvoyer à l'instant,
                    si au contraire rien ne manquait à cette espèce de charmes, on la faisait mettre
                    nue, et en cet état, elle passait et repassait, cinq ou six fois de suite, de
                    l'un à l'autre de nos libertins ; on la tournait, on la retournait, on la
                    maniait, on la sentait, on écartait, on examinait les pucelages, mais tout cela
                    de sens froid, et sans que l'illusion des sens vint en rien troubler l'examen,
                    cela fait, l'enfant se rétirait et à côté de son nom placé dans un billet, les
                    examinateurs mettaient reçue ou renvoyée en signant le billet, ensuite ces
                    billets étaient mis dans une boîte sans qu'ils se communiquassent leurs idées ;
                    toutes examinées, on ouvrit la boîte, il fallait pour qu'une fille fût reçue,
                    qu'elle eût sur son billet les quatre noms des amis en sa faveur, s'il en
                    manquait un seul, elle était aussitôt renvoyée, et toutes inexorablement comme
                    je l'ai dit à pied sans secours et sans guide, excepté une douzaine peut-être
                    dont, nos libertins s'amusèrent quand les choix furent faits et qu'ils cédèrent
                    à leurs maquerelles. De cette première tournée il y eut 50 sujets d'exclus, on
                    repassa les 80 autres, mais avec beaucoup plus d'exactitude et de sévérité, le
                    plus léger défaut devenait dès l'instant un titre d'exclusion, l'une belle comme
                    le jour fut renvoyée parce qu'elle avait une dent un peu plus élevée que les
                    autres, plus de vingt autres le furent parce qu'elle n'étaient filles que de
                    bourgeois, 30 sautèrent à cette seconde tournée, il n'en restait donc plus que
                    50. On résolut de ne procéder à ce troisième examen qu'en venant de perdre du
                    foutre par le ministère même de ces cinquante sujets, afin qu'un calme parfait
                    du surplus résulta un choix plus rassis et plus sûr. Chacun des amis s'entoura
                    d'un groupe de 12 ou 13 de ces jeunes filles. Ces groupes varièrent de l'un à
                    l'autre, ils étaient dirigés par des maquerelles, on changea si artistement les
                    attitudes, on se prêta si bien, il y eut en un mot tant de lubricité de faits
                    que le sperme éjacula, que la tête fut calme et que 30 de ce dernier nombre
                    disparurent encore à cette tournée, il n'en restait que 20. C'était encore 12 de
                    trop, on se calma par de nouveaux moyens, par tous ceux dont l'on croirait que
                    le dégoût pourrait naître ; mais les 20 restèrent, et qu'eut l'on pu retrancher
                    sur un nombre de créatures si singulièrement célestes qu'on eut dit qu'elles
                    étaient l'ouvrage même de la divinité dont leurs attraits enchanteurs piquaient
                    exactement tous les charmes. Il fallut donc à beauté égale chercher en elles
                    quelque chose qui put au moins assurer à 8 entre elles une sorte de supériorité
                    sur les 12 autres, et ce que proposa le président sur cela était bien digne de
                    tout le désordre de sa tête, n'importe l'expédient fut accepté, il s'agissait de
                    savoir qui d'entre elles faisait mieux une chose que l'on leur faisait souvent
                    faire. Quatre jours suffirent pour décider amplement cette question et 12 furent
                    enfin congédiées, mais non à blanc comme les autres ; on s'en amusa 8 jours
                    complètement et de toutes les façons, ensuite elles furent comme je l'ai dit,
                    cédées aux maquerelles, qui s'enrichirent bientôt de la prostitution des sujets
                    aussi distingués que ceux-là. Quant aux 8 choisies, elles furent mises dans un
                    couvent jusque l'instant du départ et pour se réserver le plaisir d'en jouir à
                    l'époque choisie, on n'y toucha pas jusque là. Je ne m'aviserai pas de peindre
                    ces beautés, elles étaient toutes si également supérieures que mes pinceaux
                    deviendraient nécessairement monotones, je me contenterai de les nommer et
                    d'affirmer avec vérité qu'il est parfaitement impossible de se représenter un
                    tel assemblage de grâces, d'attraits et de perfections, et que si la nature
                    voulait donner à l'homme une idée de ce qu'elle peut former de plus savant, elle
                    ne lui présenterait pas d'autres modèles. La première se nommait Augustine, elle
                    avait 15 ans ; elle était fille d'un baron de Languedoc et avait été enlevée
                    dans un couvent de Montpellier. La seconde se nommait Fanni, elle était fille
                    d'un conseiller au parlement de Bretagne et enlevée dans le château même de son
                    père. La troisième se nommait Zelmire, elle avait 15 ans, elle était fille du
                    comte de Terville qui l'idolâtrait, il l'avait menée avec lui à la chasse dans
                    une de ses terres en Beauce, et l'ayant laissée seule un instant dans la forest,
                    elle y fut enlevée sur le champ ; elle était fille unique et devait avec quatre
                    cent mille francs de dot épouser l'année d'après un très grand seigneur. Ce fut
                    elle qui pleura et se désola le plus de l'horreur de son sort. </p>
                <p> La quatrième se nommait Sophie, elle avait 14 ans et était fille d'un
                    gentilhomme assez à son aise et vivant dans ses terres en Berri, elle avait été
                    enlevée à la promenade à côté de sa mère, qui voulant la défendre fut précipitée
                    dans une rivière, où sa fille la vit expirer sous ses yeux. La cinquième se
                    nommait Colombe, elle était de Paris et fille d'un conseiller, au parlement,
                    elle avait 13 ans et avait été enlevée en revenant avec une gouvernante le soir
                    dans son couvent au sortir d'un bal d'enfants, la gouvernante avait été
                    poignardée. La sixième se nommait Hébé, elle avait 12 ans, elle était fille d'un
                    capitaine de cavallerie, homme de condition vivant à Orléans. La jeune personne
                    avait été séduite et enlevée dans le couvent où on l'élevait, deux religieuses
                    avaient été gagnées à force d'argent. Il était impossible de rien voir de plus
                    séduisant et de plus mignon. La septième se nommait Rosette, elle avait 13 ans,
                    elle était fille du lieutenant général de Chalons sur Saône, son père venait de
                    mourir, elle était à la campagne chez sa mère près de la ville et on l'enleva
                    sous les yeux mêmes de ses parents en contrefaisant les voleurs. La dernière
                    s'appellait Mimi ou Michette, elle avait 12 ans, elle était fille du Marquis de
                    Senanger et avait été enlevée dans la terre de son père en Bourbonnais à
                    l'instant d'une promenade en calèche, qu'on lui avait laissé faire avec deux ou
                    trois seules femmes du château qui furent assassinées. </p>
                <p> On voit que les apprêts de ces voluptés coûtaient bien des sommes et bien des
                    crimes, avec de tels gens, les trésors faisaient pas de chose et quant aux
                    crimes, on vivait alors dans un siècle où il s'en fallait bien qu'ils fussent
                    recherchés et punis comme ils l'ont été depuis, moyennant quoi tout réussit et
                    si bien que nos libertins ne furent jamais inquiétés des suites, et qu'à peine y
                    eut-il des perquisitions. </p>
                <p> L'instant de l'examen des jeunes garçons arriva, offrant plus de facilité, leur
                    nombre fut plus grand, les appareilleurs en présentèrent 150 et je n'exagérerais
                    sûrement pas en affirmant, qu'ils égalaient au moins la classe des jeunes
                    filles, tant par leurs délicieuses figures, que par leurs grâces enfantines,
                    leur candeur, leur innocence et leur noblesse ; ils étaient payés trente mille
                    francs chacun, le même prix que les filles, mais les entrepreneurs n'avaient
                    rien à risquer, parce que ce gibier étant, et plus délicat et bien plus du goût
                    de nos sectateurs, il avait été décidé qu'on ne ferait perdre aucuns frais,
                    qu'on renverrait bien à la vérité, ceux dont on ne s'arrangerait pas, mais que
                    comme on s'en servirait, ils seraient également payés. L'examen des fils comme
                    celui des femmes ; on en vérifia 10 tous les jours avec la précaution très sage,
                    et qu'on avait un peu trop négligé avec les filles, avec la précaution, dis-je,
                    de décharger toujours par le ministère des 10 présentés avant de procéder à
                    l'examen, on voulait presque exclure le président, on se méfiait de la
                    dépravation de son goût, on avait pensé être dupe dans le choix des filles de
                    son maudit penchant à l'infamie et à la dégradation ; il promit de ne s'y point
                    livrer et s'il tint parole ce ne fut vraisemblablement pas sans peine ; car
                    lorsqu'une fois l'imagination blessée ou dépravée fut accoutumée à ces espèces
                    d'outrages au bon goût, et à la nature, outrages qui la flattent si
                    délicieusement, il est très difficile de la ramener dans le bon chemin, il
                    sembla que l'envie de servir ses goûts lui ôtent la facilité d'être maîtresse de
                    ses jugements, méprisant ce qui est vraiment beau, et ne chérissant plus que ce
                    qui est affreux, elle prononce comme elle pense et le retour à des sentiments
                    plus vrais lui paraîtrait comme un tort fait à ses principes dont elle serait
                    très fâchée de s'écarter. Cent sujets furent unanimement dès les premières
                    séances achevées, et il fallait revenir cinq fois de suite sur ses jugements
                    pour extraire le petit nombre qui devait seul être admis, trois fois de suite il
                    en resta 50 lorsqu'on fut obligé d'en venir à des moyens singuliers pour séparer
                    en quelque sorte les idoles qu'embellissait encore le prestige quoiqu'on put
                    faire, et ne se procura que ce qu'on voulait admettre. On imagina de les
                    habiller en filles. 25 disparurent à cette ruse que prêtant à un sexe qu'on
                    idolâtrait, l'appareil de celui dont on était blasé les déprima et fit tomber
                    toute l'illusion, mais rien ne put faire varier les scrutins à ces vingt-cinq
                    derniers, on eut beau faire, beau perdre du foutre, beau n'écrire son nom sur
                    les billets qu'à l'instant même de la décharge, beau mettre en usage les moyens
                    pris avec les jeunes filles, les 25 mêmes restèrent toujours et on prit le parti
                    de les faire tirer au sort. Voici les noms qu'on donna à ceux qui restèrent,
                    leur âge, leur naissance et le précis de leur aventure. Car pour les portraits
                    j'y renonce, les traits de l'amour même n'étaient sûrement pas plus délicats et
                    les modèles où l'Albani allait choisir les traits de ces anges divins étaient
                    sûrement bien inférieurs. </p>
                <p> Zélamir était âgé de 13 ans, c'était le fils unique d'un gentilhomme de Poitou,
                    qui l'élevait avec le plus grand soin dans sa terre, on l'avait envoyé à
                    Poitiers, voir une parente, escorté d'un seul domestique, et nos filous qui
                    l'attendaient, assassinèrent le domestique et s'emparèrent de l'enfant. Cupidon
                    était du même âge, il était au collège de la Flèche, fils d'un gentilhomme des
                    environs de cette ville, il y faisait ses études, on le guetta et on l'enleva
                    dans une promenade que les écoliers faisaient le dimanche ; il était le plus
                    joli de tout le collège. --- Narcisse était âgé de 12 ans, il était <corr> fils
                        d'un </corr> chevalier de Malthe, on l'avait enlevé à Rouen où son père
                    remplissait une charge honorable et compatible avec la noblesse, on le faisait
                    partir pour le collège de Louis le Grand à Paris, il fut enlevé en route.
                    Zéphire, le plus délicieux des 8 à supposer que leur excessive beauté eut laissé
                    la faculté d'un choix, était de Paris, il y faisait ses études dans une célèbre
                    pension, son père était un officier général qui fit tout au monde pour le ravoir
                    sans que rien y put réussir, on avait séduit le maître de pension à force
                    d'argent, et il en avait livrés sept dont six avaient été réformés. Il avait
                    tourné la tête au duc qui protesta que s'il avait fallu une million pour enculer
                    cet enfant-là, il l'aurait donné à l'instant. Il s'en réserva les prémices, et
                    elles lui furent généralement accordées. O tendre et délicat enfant quelle
                    disproportion et quelle sort affreuse t'était donc préparée --- Céladon était
                    fils d'un magistrat de Nancy, il fut enlevé à Luneville, où il était venu voir
                    une tante ; il atteignait à peine sa quatorzième année ; ce fut lui seul qu'on
                    séduisait par le moyen d'une jeune fille de son âge, qu'on trouva le moyen de
                    lui faire voir, la petite friponne l'attira dans le piège en feignant de l'amour
                    pour lui. On le veillait mal et le coup réussit. Adonis était âgé de quinze ans,
                    il fut enlevé au collège de Plessis où il faisait ses études, il était fils d'un
                    président de grand chambre qui eut beau se plaindre, beau remuer, les
                    précautions étaient si bien prises qu'il lui devint impossible de jamais en
                    entendre parler. Curval qui en était fou depuis deux ans, l'avait connu chez son
                    père et c'était lui, qui avait donné et les moyens et les renseignements
                    nécessaire pour le débaucher. On fut très étonné d'un goût aussi raisonnable que
                    celui dans une tête aussi dépravée, et Curval tout fier profita de l'événement
                    pour faire voir à ses confrères qu'il avait comme on le voyait quelque fois le
                    goût bon encore. L'enfant le reconnut et pleura, mais le président le consola,
                    en rassurant que ce serait lui qui le dépucellerait et en lui administrant cette
                    consolation, tout à fait touchante, il lui balotait son énorme engin sur les
                    fesses, il le demanda en effet à l'assemblée et l'obtint sans difficulté.
                    Hyacinthe était âgé de 14 ans, il était fils d'un officier retiré dans une
                    petite ville de Champagne on le prit à la chasse qu'il aimait à la folie, et où
                    son père faisait l'imprudence de le laisser aller seul, Giton était âgé de 13
                    ans, il fut enlevé à Versailles chez les pages de la grande curie, il était fils
                    d'un homme de condition du Nivernois qui venait de l'y amener il n'y avait 6
                    mois, on l'enleva tout simplement, à une promenade qu'il était allé faire seul
                    dans l'avenue de St. Cloud. Il devint la passion de l'évêque auquel ses prémices
                    furent destinées. </p>
                <p> Telles étaient les déités masculines que nos libertins préparaient à leur
                    lubricité. Nous verrons en temps et lieu l'usage qu'ils en firent. Il restait
                    142 sujets, mais on ne badine point avec ce gibier là comme avec l'autre, aucun
                    ne fut congédié sans avoir servi. Nos libertins passèrent avec eux un mois au
                    château du duc ; comme on était à la veille du départ, tous les arrangements
                    journaliers et ordinaires étaient déjà ipmpus, et ceci tint lieu d'amusement
                    jusqu'à l'époque du départ. Quand on s'en fut amplement rassasié, on imagina un
                    plaisant moyen de s'en débarrasser, ce fut de les vendre à un corsaire turc, par
                    ce moyen toutes les traces étaient rompues et on regagnait une partie de ses
                    frais, le turc vint les prendre près de Monaco où on les fit arriver par petits
                    pelotons, et il les emmena en esclavage, sort affreux sans doute mais qui n'en
                    amusa pas moins bien nos quatre scélérats. Arriva l'instant de choisir les
                    fouteurs, les réformés de cette classe-ci n'embarrassaient point, pris à un âge
                    raisonnable on en était quitte pour leur payer leur voyage, leur peine et ils
                    s'en retournaient chacun. Les 8 appareilleurs de ceux-ci avaient d'ailleurs eu
                    bien moins de peine, puisque les mesures étaient à peu près fixées, et qu'ils
                    n'avaient aucuns yeux pour les conditions, il en arriva donc cinquante parmi les
                    20 plus gros, on choisit les 8 plus jeunes et plus jolis, et de ces 8 comme il
                    ne sera dans le détail guère fait mention que des quatre plus gros, je vais me
                    contenter de nommer ceux-là. Hercule vraiment taillé comme le dieu dont on lui
                    donna le nom, avait 26 ans et il était doué d'un membre de 8 pouces 2 lignes de
                    tour sur 13 de long ; il ne s'était jamais rien vu, ni de si beau, ni de si
                    majestueux que cet outil presque toujours en l'air, et dont 8 décharges, on en
                    fit l'épreuve, remplissaient une pinte juste. Il était d'ailleurs fort doux et
                    d'une physionomie intéressante. Antinous, ainsi nommé parce que <corr> à </corr>
                    l'exemple du Bardache d'Adrien il joignait au plus beau vit du monde le cul le
                    plus voluptueux, ce qui est très rare, était porteur d'un outil de 8 pouces de
                    tour sur de 12 de long, il avait 30 ans et de la plus jolie figure du monde.
                    Briseeul avait un hochet si plaisamment contourné qu'il lui dévenait presque
                    impossible d'enculer sans briser le cul, et de là lui était venu le nom qu'il
                    portait. La tête de son vit ressemblait à un cœur de bœuf, avait 8 pouces 3
                    lignes de tour. Mais le membre n'en avait que 8, mais ce membre tortu avait une
                    telle cambrure qu'il déchirait exactement l'anus quand il y pénétrait et cette
                    qualité bien précieuse à des libertins aussi blazés que les nôtres l'en avait
                    fait singulièrement recherché. Band-au-ciel, ainsi nommé parce que son érection
                    quelque chose qu'il fit était perpétuelle, était muni d'un agile de onze pouces
                    de long sur 7 pouces 11 lignes de tour, on en avait refusé de plus gros pour lui
                    parce que ceux-là bandaient difficilement au lieu que celui-ci quelque quantité
                    de décharges qu'il fit dans un jour était en l'air au moindre attouchement. Les
                    quatres autres étaient à peu près de la même taille et de la même tournure, on
                    s'amusa 2 jours des 42 sujets réformés, et après s'en être bien fait donner et
                    les avoir mis sur les dents on les congédia bien payés. Il ne restait plus que
                    le choix des quatre servantes, et celui-ci sans doute était le plus pittoresque
                    ; le président n'était pas le seul dont les goûts fussent dépravées, ses trois
                    amis et Durcct principalement étaient bien un peu enfichés de cette maudite
                    manie de crapule et de débauche qui fait trouver un attrait plus piquant avec un
                    objet vieux, dégoûtant et sale qu'avec ce que la nature a formé de plus divin.
                    Il serait sans doute difficile d'expliquer cette fantaisie, mais elle existe
                    chez beaucoup de gens, le désordre de la nature porte avec lui une sorte de
                    piquant qui agit sur le genre nerveux peut-être bien avec autant et plus de
                    force que ses beautés les plus régulières, il est d'ailleurs prouvé que c'est
                    l'horreur, la vilanie, les choses affreuses, qui plaît quand on bande, or se
                    rencontre-t-elle mieux quand un objet vicié, certainement si c'est la chose sale
                    qui plaît dans l'acte de la lubricité, plus cette chose est sale plus elle doit
                    plaire et elle est sûrement bien plus sale dans l'objet vicié que dans l'objet
                    intact ou parfait. Iln'y a pas à cela le plus petit doute ; d'ailleurs la beauté
                    est la chose simple, la laideur est la chose extraordinaire, et toutes les
                    imaginations ardentes préfèrent sans doute toujours la chose extraordinaire en
                    lubricité à la chose simple. La beauté, la fraîcheur ne frappe jamais qu'un sens
                    simple, la laideur, la dégradation portent un coup bien plus ferme, la commotion
                    est bien plus forte, l'agitation doit donc être plus vive, il ne fait donc point
                    d'étonnement d'après cela que tout plein de gens préfèrent pour leur jouissance
                    une femme vieille, laide et même puante à une fille fraîche et jolie, pas plus
                    s'en étonner, dis-je, que nous ne le devons être d'un homme qui préfère pour ses
                    promenades le sol aride et raboteux des montagnes aux sentiers monotones des
                    pleines. Toutes ces choses-là dépendent de notre conformation, de nos organes,
                    de la manière dont ils s'affectent, et nous ne sommes pas plus les maîtres de
                    changer nos goûts sur cela que nous ne le sommes de varier les formes de nos
                    corps. Quoiqu'il en soit tel était comme on le dit le goût dominant du président
                    et presque vérité de ses trois confrères, car tous avaient été d'un avis unanime
                    sur le choix des servantes, choix qui pourtant comme on va le voir dénotait bien
                    dans l'organisation ce désordre et cette dépravation que l'on vient de peindre.
                    On fit donc chercher à Paris avec le plus grand soin les quatre créatures qu'il
                    fallait pour remplir cet objet, et quelque dégoûtant que puisse en être le
                    portrait, le lecteur me permettra cependant de le tracer. Il est trop essentiel
                    à la partie des mœurs dont le développement est un des principaux objets de cet
                    ouvrage. La première s'appellait Marie, elle avait été servante d'un fameux
                    brigand tout récemment rompue et pour son compte elle avait été fouettée et
                    marquée, elle avait 58 ans, presque plus de cheveux, le nez de travers, les yeux
                    fermes et chassieux, la bouche large et garnie de ses 32 dents à la vérité mais
                    jaunes comme du souffre, elle était grande, efflaquée ayant fait 14 enfants
                    qu'elle avait étouffés, disait-elle, tous les 14 de peur de faire mauvais
                    sujets. Son ventre était ondoyé comme les flots de la mer et elle avait une
                    fesse mangée par un abcès. La seconde se nommait Louison, elle avait 60 ans,
                    petite bossue, borgne et boiteuse, mais un beau cul pour son âge et la peau
                    encore assez belle. Elle était méchante comme le diable et toujours prête à
                    commettre toutes les horreurs et tous les excès qu'on pouvait lui commander. ---
                    Thérèse avait 62 ans, elle était grande, mince, l'air d'un squelette, plus un
                    seul cheveu sur la tête, pas une dent dans la bouche et elle exhalait par cette
                    ouverture de son corps un odeur capable de renverser. Elle avait le cul criblé
                    de blessures et les fesses si prodigieusement molles qu'on en pouvait rouler la
                    peau autour d'un bâton, le trou de ce beau cul ressemblait à la bouche d'un
                    volcan par la largeur et pour l'odeur ; c'était une vraie cunette de commodité.
                    De sa vie Thérèse n'avait, disait-elle torché son cul d'où il restait
                    parfaitement démontré qu'il y avait encore de la merde de son enfance. Pour son
                    vagin c'était le réceptacle de toutes les immondices et de toutes les horreurs,
                    un véritable sépulcre dont la fétidité faisait évanouir. Elle avait un bras
                    tordu et elle boitait d'une jambe. Fanchon était le nom de la quatrième, elle
                    avait été pendue 6 fois en effigie et il n'existait pas un seul crime sur la
                    terre, qu'elle n'eût commis. Elle avait 69 ans, elle était camuse, courte et
                    grosse louche, presque point de front, n'ayant plus dans sa gueule puante que
                    deux vieilles dents prêtes à cheoir, un érysipèle lui couvrait le derrière et
                    des hémorroïdes grosses comme le poing lui pendaient à l'anus, un chancre
                    affreux dévorait son vagin et l'un de ses cuisses était toute brûlée. Elle était
                    soûle les trois quarts de l'année et dans son ivresse son estomac étant très
                    faible, elle vomissait partout. Le trou de son cul malgré le paquet
                    d'hémorroïdes qui le garnissait, était si large naturellement qu'elle vessait et
                    pétait et faisait sonnet plus sans s'en apercevoir. Indépendamment des services
                    de la maison au séjour luxurieux que l'on se proposait, ces quatre femmes
                    devaient encore présider à toutes les assemblées pour tous les différents soins
                    et services de lubricité que l'on pourrait exiger d'elles. </p>
                <p> Tous ces soins remplis et l'été déjà commencé, on ne s'occupait plus que des
                    transports des différentes choses qui devaient pendant les quatre mois de séjour
                    à là terre de Durcet en rendre l'habitation commode et agréable. On y fit porter
                    une nombreuse quantité de meubles et de glace, des vivres, des vins, des
                    liqueurs de toutes les espèces, on y envoya des ouvriers, et petit à petit on y
                    fit conduire les sujets, que Durcet qui avait pris les devants recevait, logeait
                    et établissait à mesure. Mais il est temps de faire ici au lecteur une
                    description du fameux temple destiné a tant de sacrifices luxurieux pendant les
                    quatre mois projetés, il y verra avec quel soin on avait choisi une retraite
                    écartée et solitaire comme si le silence, l'éloignement et la tranquillité était
                    le véhicule puissant du libertinage et comme si tout ce qui imprime par ces
                    qualités-là une terreur religieuse aux sens dut évidemment prêter à la luxure un
                    attrait de plus. Nous allons peindre cette retraite non comme elle était
                    autrefois, mais dans l'état et d'embellissement, et de solitude encore plus
                    parfaite où les quatre amis l'avaient mise. </p>
                <p> Il fallait pour y parvenir arriver d'abord à Baste, on y passait certain <corr>
                        lieu </corr> , au de là duquel, la route se rétrécissait au point qu'il
                    fallait quitter les voitures peu après. On entrait dans la forêt noire, on s'y
                    enfonçait d'environs 15 lieues par une route difficile et tortueuse, et
                    absolument inpraticable sans guide. Un méchant hameau de charbonnière et de
                    garde bois s'offrait. Environ en cette hauteur-là commence le territoire de la
                    terre de Durcet et le hameau lui appartient, comme les habitants de ce petit
                    village sont presque tous voleurs ou contrebandiers, il fut aisé à Durcet de
                    s'en faire des amis, et pour premier ordre leur fut donné un comique exacte de
                    laisser parvenir qui que ce fait au château. Peu de là l'époque du 1 de novembre
                    qui était celle où la société devait être entièrement réunie, il arma ses
                    fidèles vassaux, leur accorda quelques privilèges qu'il sollicitait depuis
                    longtemps et la barrière fut fermée. Dans le fait la description suivante va
                    faire voir combien, cette porte bien close, il devenait difficile de pouvoir
                    parvenir à Silliny, nom du château de Durcet ; dès qu'on avait passé la
                    charbonnerie, on commençait à escalader une montagne presqu'aussi haute que le
                    Mont St. Bernard, et d'un abord infiniment plus difficile, car il n'est possible
                    de parvenir au sommet qu'à pied. Ce n'est pas que les mulets n'y aillent, mais
                    les précipites environnent de toutes parts si tellement le sentier qu'il faut
                    suivre qu'il y a le plus grand danger à s'exposer sur eux. Six de ceux qui
                    transportèrent les vivres et les équipages périrent ainsi que 2 ouvriers qui
                    avaient voulu monter deux d'entre eux. Il faut près de cinq grosses heures pour
                    parvenir à la cime de la montagne, laquelle offre là une autre espèce de
                    singularité qui par les précautions que l'on prit, devint une nouvelle barrière
                    tellement insurmontable qu'il n'y avait plus que les oiseaux qui pussent la
                    franchir. Ce caprice singulier de la nature est une fente de plus de trente
                    toises sur le cime de la montagne entre sa partie septentrionale et sa partie
                    méridionale, de façon que sans les secours de l'art, après avoir grimpé la
                    montagne il devient impossible de la redescendre. Durcet a fait réunir ces deux
                    parties qui laissent entre elles une précipite de plus de mille pieds de
                    profondeur, par un très beau pont de bois que l'on abatit dès que les derniers
                    équipages furent arrivés et de ce moment-là, plus aucune possibilité quelconque
                    de communiquer au château de Silliny. Car en redescendant la partie
                    septentrionale on arrive dans une petite plaine d'environ quatre arpents,
                    laquelle est entourée de partout de rochers à pics dont les sommets touchent aux
                    mêmes rochers qui enveloppent la plaine comme un paravent et qui ne laissent pas
                    la plus légère <corr> communication </corr> entre eux, le passage nommé le
                    chemin du pont, est donc l'unique qu'on puisse descendre et communique dans la
                    petite plaine, et une fois détruit il n'y a plus un seul habitant de la terre de
                    quelqu'espèce qu'on veuille le supposer à qui il devienne possible d'aborder la
                    petite plaine. Or c'est au milieu de cette petite plaine si bien entourée, si
                    bien défendue que se trouva le château de Durcet ; un mur de trente pieds de
                    haut l'environne encore, au de là des murs un fossé plein d'eau et très profond
                    défend encore une dernière enceinte formant une galerie tournante ; une voie
                    basse et étroite pénètre enfin dans une grande cour intérieure, autour de
                    laquelle sont bâtis tous les logements. Ces logements fort vastes et fort bien
                    meublés par le dernier arrangement pris, offrent d'abord au premier étage, une
                    très grande galerie, qu'on observe que je vais peindre les appartements non
                    tels, qu'ils pouvaient être autrefois, mais comme ils venaient d'être arrangés
                    et distribués relativement au plan projeté. De la galerie on pénétrait dans un
                    très joli salon à manger, garni d'armoires en forme de tours qui communiquant
                    aux cuisines donnaient la facilité d'être servi chaud, promptement et sans qu'il
                    fut besoin du ministère d'aucun valet. De ce salon à manger garni de tapis, de
                    poêles, d'ottomanes, d'excellents fauteuils et de tout ce qui pouvait le rendre
                    aussi commode qu'agréable on passait dans un salon de compagnie, simple, sans
                    recherches, mais extrêmement chaud et garni de fort bons meubles, ce salon
                    communiquait à un cabinet d'assemblée, destiné aux narrations des historiennes,
                    c'était pour ainsi dire là le champ de bataille des combats projetés, le chef
                    lieu des assemblées lubriques, et comme il avait été orné en conséquence, il
                    mérite une petite description particulière. Il était d'une forme demi-circulaire
                    ; dans la partie ceintrée se trouvaient quatre niches de glaces fort vastes et
                    ornée chacune d'une excellente ottomane, ces quatre niches par leur construction
                    faisaient absolument face au diamètre qui coupait le cercle, un trône élevé de
                    quatre pieds était adossé au mur formant le diamètre, il était pour
                    l'historienne, position qui la plaça non seulement bien en face des quatre
                    niches destinées à ses auditeurs, mais qui même, vu que le cercle était petit ne
                    l'éloignant point trop d'eux, les mettaient à même de ne pas perdre un mot de sa
                    narration ; car elle se trouvait alors placée comme est l'acteur sur un théâtre
                    et les auditeurs placés dans les niches se trouvaient l'être comme on l'est à
                    l'amphithéâtre. Au bas du trône étaient des gradins sur lesquels devaient se
                    trouver les sujets de débauche amenés pour servir à calmer l'irritation des sens
                    produite par les récits, ces gradins ainsi que le trône étaient recouverts de
                    tapis de velours noirs garnis de franches d'or, et les niches étaient meublées
                    d'une étoffe pareille et également enrichie, mais de couleur bleu foncée. À
                    chaque pied des niches, était une petite porte donnant dans une garderobe
                    adjacente à la niche et destinée à faire passer les sujets qu'on désirait et que
                    l'on faisait venir des gardins dans le cas où l'on ne voulut pas exécuter devant
                    tout le monde la volupté pour l'exécution de laquelle on appellait ce sujet. La
                    garderobe était munie de canapés, et de tous les autres meubles nécessaires aux
                    impuretés de toute espèce. Des deux côtés du trône, il y avait une colonne
                    isolée, et qui allait toucher le plafond. Ces deux colonnes étaient destinées à
                    contenir le sujet que quelque faut aurait mis dans le cas d'une correction. Tous
                    les instruments nécessaires à cette correction étaient accrochés en ces
                    colonnes, et cette vue imposante servait à maintenir une subordination si
                    essentielle dans des parties de cette espèce, subordination d'où naît presque
                    tout le charme de la volupté dans l'âme des persécuteurs. Ce salon communiquait
                    à un cabinet qui se trouvait faire dans cette partie l'extrémité du du logement.
                    Ce cabinet était une espèce de boudoir, il était extrêmement sourd et secret,
                    fort chaud, très sombre le jour et sa destination était pour des combats tête à
                    tête, ou pour certaines autres voluptés secrètes qui seront expliquées dans la
                    suite ; pour passer dans l'autre aile, il fallait revenir sur ses pas, et une
                    fois dans la galerie au fond de laquelle on voyait une fort belle chapelle, on
                    repassait dans l'aile parallèle qui achevait le tour de la cour intérieure. Là
                    se trouvait une fort belle antichambre communiquant à quatre très beaux
                    appartements ayant chacun boudoir et garderobe ; de très beaux lits à la turque
                    en damas à trois couleurs avec l'ameublement pareil ornaient ces appartements
                    dont les boudoirs offraient tout ce que peut offrir la lubricité la plus
                    sensuelle et même avec recherche. Les quatres chambres furent destinées aux
                    quatre amis, et comme elles étaient fort chaudes et fort bonnes, ils y furent
                    parfaitement bien logés, une femme devant occuper par les arrangements pris les
                    mêmes appartements qu'eux, on ne leur affecta point de logements particuliers.
                    --- Le second étage offrait une même quantité d'appartements à peu près, mais
                    différemment divisés ; on y trouvait d'abord, d'un côté, un vaste appartement
                    orné de 8 niches garnies chacune d'un petit lit et cet appartement était celui
                    des jeunes filles, à côté duquel se trouvaient 2 petites chambres pour 2 des
                    vieilles qui devaient en avoir soin, au delà deux jolies chambres égales étaient
                    destinées à deux des historiennes. Sur le retour on trouvait un même appartement
                    et 8 niches en alcôve pour les 8 jeunes garçons ayant de même deux chambres
                    auprès pour les 2 duègnes que l'on destinait à les surveiller, et au delà deux
                    autres chambres également pareilles pour les deux autres historiennes. Huit
                    jolis capucins au-dessus de ce qu'on vient de voir formaient le logement des 8
                    fouteurs quoique destinés à fort peu coucher dans leur lit. Dans le
                    rez-de-chaussée se trouvaient les cuisines avec six cellules pour les six êtres
                    que l'on destinait à ce travail, lesquelles étaient trois fameuses cuisinières ;
                    on les avait préférées à des hommes pour une partie comme celle-là, et je crois
                    qu'on avait eu raison. Elles étaient aidées de trois jeunes filles robustes,
                    mais rien de tout cela ne devait paraître aux plaisirs, rien de tout cela n'y
                    était destiné, et si les règles que l'on s'était imposées sur cela furent
                    enfreintes, c'est que rien ne contient le libertinage et que la vraie façon
                    d'étendre et de multiplier ses désirs est de vouloir lui imposer des bornes.
                    L'une de ces trois servantes devait avoir soin du nombreux bétail que l'on avait
                    amené, car excepté les quatre vieilles destinées au service intérieur, il n'y
                    avait absolument point d'autre domestique que ces trois cuisinières et leurs
                    aides. Mais la dépravation, la cruauté, le dégoût, l'infamie, toutes ces
                    passions prévues ou senties, avaient bien, érigé un autre local dont il est
                    urgent de donner un esquisse, car la loi essentielle de la narration empêche que
                    nous ne le peignions en entier, une fatal pierre se levait artistement sous le
                    marche-pied de l'autel du petit temple chrétien que nous avons désigné dans la
                    galerie ; on y trouvait un escalier en vis très étroit et très escarpé lequel
                    par trois cent marches descendait aux entrailles de la terre dans une espèce de
                    cachot voûté, fermé par trois portes de fer et dans lequel se trouvait tout ce
                    que l'art le plus cruel et la barbarie la plus raffinée peuvent inventer de plus
                    atroce, tout pour effrayer les sens que pour procéder à des horreurs ; et là que
                    de tranquillité jusqu'à quel point ne devait pas être rassuré le scélérat que le
                    crime y conduisait avec une victime. Il était chez lui, il était hors de France,
                    dans un pays sûr, au fond d'une forêt inhabitable, dans un réduit de cette forêt
                    que par les mesures prises les, seuls oiseaux du ciel pouvaient aborder, et il y
                    était dans le fond des entrailles de la terre ; malheur, cent fois malheur à ces
                    créatures infortunées qui dans un pareil abandon se trouvaient à la merci d'un
                    scélérat sans loi et sans religion que le crime amusait et qui n'avait plus
                    d'autres intérêts que sa passion et d'autre mesure à garder que les lois
                    impérieuses de ses perfides voluptés --- je ne sais ce qui s'y passera, mais ce
                    que je puis dire à présent sans blesser l'intérêt du récit, c'est que quand on
                    fit la description au duc, il en déchargea 3 fois de suite. Enfin tout étant
                    prêt, tout étant parfaitement, disposé, les sujets déjà établis, le duc,
                    l'évêque, Curval et leurs femmes, suivis des quatre seconds fouteurs se mirent
                    en marche, Durcet et sa femme ainsi que tout le reste ayant pris les devants
                    comme on l'a dit, et non sans des peines infinies arrivèrent enfin au château le
                    29, 8 h. au soir. Durcet qui avait allé au devant d'eux fit couper le pont de la
                    montagne sitôt qu'ils furent passés, mais ce ne fut partout le duc ayant examiné
                    le local décida que puisque tous les vivres étaient dans l'intérieur, et qu'il
                    n'y avait plus aucun besoin de sortir, il fallait pour prévenir les attaques
                    ultérieures pas redoutées ; et les évasions inférieurs, qui l'étaient davantage,
                    il fallait dis-je, faire murer toutes les portes par lesquelles oh pénétrait
                    dans l'intérieur, et s'enfermer absolument dans la place comme dans une
                    citadelle assiégée sans laisser la plus petite issue, soit à l'ennemi soit au
                    déserteur. L'avis fut exécuté, on se barricada à tel point qu'il ne devenait
                    même pas plus possible de reconnaître où avaient été les portes, et on s'établit
                    dans le dedans, d'après les arrangements qu'on vient de lire. Les deux jours qui
                    restaient encore jusqu'au 1er de novembre furent consacrés à reposer les sujets
                    afin qu'ils pussent paraître frais dès que les scènes de débauché allaient
                    commencer ; et les quatre amis travaillèrent à un code de loix, qui fut signé
                    des chefs et promulgué aux sujets sitôt qu'on l'eut rédigé ; Avant que d'entrer
                    en matières il est essentiel que nous les fassions connaître à notre lecteur,
                    qui d'après l'exacte description que nous lui avons faite du tout, n'aura plus
                    maintenant que suivre légèrement et voluptueusement sans que rien trouble son
                    intelligence ou vienne embarrasser </p>
                <p> son mémoire. </p>
                <p> Règlements. </p>
                <p> On se lèvera tous les jours à 10 heures du matin ; à ce moment les quatre
                    fouteurs qui n'auront pas été du service pendant la nuit, viendront rendre
                    visite aux amis et amèneront chacun avec eux un petit garçon, ils passeront
                    successivement d'une chambre à l'autre ils agiront au gré et aux désirs des
                    amis, mais dans les commencements les petits garçons qu'ils amèneront ne seront
                    que pour la perspective, car il est décidé et arrangé que les 8 pucelages des
                    cons des jeunes filles ne seront enlevés que dans le mois de décembre et ceux de
                    leur cul ainsi que ceux des culs des 8 jeunes garçons, ne le seront que dans le
                    cours du janvier, et cela afin de laisser irriter la volupté par l'accroissement
                    d'un désir sans cesse enflammé et jamais satisfait état qui doit nécessairement
                    conduire à une certaine fureur lubrique que les amis travaillent à provoquer
                    comme une des situations les plus délicieuses de la lubricité. --- À onze heures
                    les amis se rendront dans l'appartement des jeunes filles ; c'est là que sera
                    servi le déjeuner, consistant en chocolat, ou en rôties ou vin d'Espagne ou
                    autres confortables restaurants. Ce déjeuner sera servi par les 8 jeunes filles
                    nues, aidées des deux vieilles, Marie et Luison, que l'on attacha au sérail des
                    filles, les deux autres devant l'être à celui des garçons. Si les amis ont envie
                    de commettre des impudicités avec les filles, pendant le déjeuné, avant ou après
                    elles s'y prêteront avec la résignation qui leur est enjointe, et à laquelle
                    elles ne manqueraient pas sans une dure punition. Mais on convient, qu'il ne
                    sera point fait de parties secrètes et particulières en ce moment-là, et que si
                    l'on veut paillarder un instant, ce sera entre soi et devant tout ce qui
                    assistera au déjeuner. --- Ces filles auront pour coutume général de se mettre
                    toujours à genoux chaque fois qu'elles verront ou rencontreront un ami, et elles
                    y resteront jusqu'à ce qu'on leur dise de se relever. Elles seules, les épouses
                    et les vieilles seront soumises à cette loi, on en dispense tout le reste, mais
                    tout le monde sera tenu à n'appeler jamais que monseigneur chaque des amis avant
                    de sortir de la chambre des filles. Celui des amis chargé de la tenue du mois
                    (l'intention étant que chaque mois un ami ait le détail du tout, et que chacun y
                    passe à son tour, dans l'ordre suivant : Durcet pendant novembre, l'évêque
                    pendant décembre, le président pendant janvier, et le duc pendant février celui
                    donc des amis qui sera du mois, avant de sortir de l'appartement des filles les
                    examinera toutes les unes après les autres pour voir si elles sont dans l'état
                    où il leur aura été enjoint de se tenir, ce qui sera signifié chaque matin aux
                    vieilles et réglé sur le besoin que l'on aura de les tenir en tel ou tel état
                    comme il est sévèrement défendu d'aller à la garderobe ailleurs que dans la
                    chapelle qui a été arrangée et destinée pour cela, et défendu d'y aller sans une
                    permission particulière laquelle est souvent refusée et pour cause. L'ami qui
                    sera du mois examinera avec soin sitôt après le déjeuné, toutes les garderobes
                    particulières des filles et dans l'un ou l'autre cas de contravention en deux
                    objets ci-dessus désignés la délinquante sera condamnée à peine afflictive. On
                    passera de là dans l'appartement des garçons afin d'y faire les mêmes visites,
                    et de condamner également les délinquants à peine capitale, les quatres petits
                    garçons qui n'auront été point le matin chez les amis, les recevront cette
                    fois-là, quand ils viendront dans leur chambre, et ils se déculotteront devant
                    eux, les quatre autres se tiendront débout sans rien faire, et attendront les
                    ordres qui leur seront donnés. Messieurs paillarderont ou non avec ces quatre
                    qu'ils n'auront point encore vus de la journée mais ce qu'ils feront sera en
                    public, point de tête à tête à cette heure-là. À une heure ceux ou celles des
                    filles ou des garçons tant grands que petits qui auront obtenu la permission
                    d'aller à des besoins pressés, c'est-à-dire aux gros, et cette permission ne
                    s'accordera jamais que très difficilement et à un tiers au plus des sujets,
                    ceux-là dis-je se rendront à la chapelle où tout a été artistement disposé pour
                    les voluptés analogues à ce genre-là, ils y trouveront les quatre amis qui les
                    attendront jusqu'à deux heures et jamais plus tard et qui la disposeront comme
                    ils le jugeront convenable aux voluptés de ce genre qu'ils auront envie de se
                    passer ; de deux à trois on servira les deux premières tables qui dîneront à la
                    même heure, l'un dans le grand appartement des filles, l'autre dans celui des
                    petits garçons ; ce seront les 3 servantes de la cuisine qui serviront les deux
                    tables, la première sera composée des 8 petites filles et des quatre vieilles,
                    la seconde des quatre épouses, des 8 petits garçons et des quatre historiennes.
                    Pendant ce dîner messieurs se rendront dans le salon de compagnie, où ils
                    jaseront ensemble jusqu'à 3 heures peu avant cette heure les 8 fouteurs
                    paraîtront dans cette salle le plus ajustés et le plus parés qu'il se pourra. À
                    3 heures on servira le dîner des maîtres et les 8 routeurs seront les seuls qui
                    jouiront de l'honneur d'y être admis. Ce dîner sera servi par les quatre épouses
                    toutes nues aidées des quatre vieilles vêtues en magiciennes, ce seront elles
                    qui sortiront les plats des tours où les servantes les apporteront en dehors, et
                    qui les remettront aux épouses qui les poseront sur la table. Les 8 routeurs
                    pendant le repas pourront commettre sur les corps nus des épouses tous les
                    attouchements qu'ils voudront sans que celle-ci puisse s'y refuser ou s'en
                    défendre, ils pourront même aller jusqu'aux insultes et s'en faire servir la
                    verge haute, en les apostrophant de toutes les invectives que bon leur semblera.
                    On sortira de table à cinq heures, alors, les 4 amis seulement (les fouteurs se
                    retirent jusqu'à l'heure de l'assemblée générale les quatre amis dis-je
                    passeront dans le salon, où deux petits garçons et deux petites filles qui se
                    varieront tous les jours, leur serviront nus, du café et des liqueurs, ce ne
                    sera point encore là le moment où l'on pourra se permettre des voluptés qui
                    puissent enivrer, il faudra s'en tenir au simple badinage. Un peu avant 6 heures
                    les quatre enfants qui viendront de servir se retireront pour aller s'habiller
                    promptement. À dix heures précises messieurs passeront dans le grand cabinet
                    destiné aux narrations et qui a été dépeint plus haut ; ils se placeront chacun
                    dans leurs niches et tel sera l'ordre observé pour le reste. Sur le trône dont
                    on a parlé sera l'historienne, les gradins du bas de son trône seront garnis de
                    16 enfants arrangés de manière à ce que quatre, c'est-à-dire deux filles et deux
                    garçons, se trouvent faire face à une des niches, ainsi de suite chaque niche
                    aura un pareil quatrain vis-à-vis d'elle, ce quatrain sera spécialement affecté
                    à la niche devant laquelle il sera sans que les niches d'un côté puissent former
                    des prétentions sur lui, et ces quatrains seront diversifiés tous les jours ;
                    jamais la même niche n'aura le même, chaque enfant du quatrain aura une chaîne
                    de fleurs artificielles au bras qui répondra dans la niche, en sorte que lorsque
                    le propriétaire de la niche voudra tel ou tel enfant de son quatrain, il n'aura
                    qu'à tirer à lui la guirlande et l'enfant accourrera se jeter vers lui.
                    Au-dessous du quatrain sera une vieille attachée au quatrain, et aux ordres du
                    chef de la niche de ce quatrain. Les trois historiennes qui ne seront point du
                    mois, seront assises sur une banquette au pied du trône sans être affectées à
                    rien et néanmoins aux ordres de tout le monde. Les quatre fouteurs qui seront
                    destinés à passer la nuit avec les amis pourront s'abstenir de l'assemblée, ils
                    seront dans leurs chambres occupés à se préparer à cette nuit qui demande
                    toujours des exploits. À l'égard des quatre autres ils seront chacun aux pieds
                    d'un des amis dans leurs niches, sur le sopha desquelles sera placé l'ami à côté
                    d'une des épouses à tour de rôle. Cette épouse sera toujours nue, le fouteur
                    sera en gilet et caleçon de taffetas couleur de rose, l'historienne du mois sera
                    vêtue en courtisane élégante, ainsi que ses trois compagnes, et les petits
                    garçons et les petites filles des quatrains seront toujours différemment et
                    élégamment costumés, un quatrain à l'asiatique, un à l'espagnole, un autre à la
                    turque, le quatrième à la grecque, et le lendemain autre chose, mais tous ces
                    vêtements seront de taffetas et de gaze, jamais le bas du corps ne sera serré
                    par rien et une épingle détachée suffira pour les mettre nus. À l'égard des
                    vieilles elles seront alternativement en sœurs grises, en religieuses, en fées,
                    en magiciennes et quelquefois en veuves. Les portes des cabinets attenants ces
                    niches, seront toujours entr'ouvertes, et le cabinet très échauffé par des
                    poêles de communication, garnis de tous les meubles nécessaires aux différentes
                    débauches. Quatre bougies brûleront dans chacun de ces cabinets, et cinquante
                    dans le salon. À 6 heures précises l'historienne commencera sa narration que les
                    amis pourront interrompre à tous les instants que bon leur semblera. Cette
                    narration durera jusqu'à 10 heures du soir, et pendant ce temps-là comme son
                    objet est d'enflammer l'imagination, toutes les lubricités seront permises
                    excepté néanmoins celles qui porteraient atteinte à l'ordre et l'arrangement
                    pris pour la défloration, lequel sera toujours exactement conservé. Mais on fera
                    du reste tout ce qu'on voudra avec son épouse, le fouteur, le quatrain et la
                    vieille du quatrain et même avec les historiennes, si la fantaisie en prend, et
                    cela ou dans sa niche, ou dans le cabinet qui en dépend. La narration sera
                    suspendue tant que dureront les plaisirs de celui dont les besoins
                    l'interrompent, et on la reprendra quand il aura fini. À 10 heures on servira le
                    souper, les épouses, les historiennes, et les 8 petites filles iront promptement
                    souper entre elles et apart, jamais les femmes n'étant admises au souper des
                    hommes, et les amis souperont avec les quatre fouteurs qui ne seront pas du
                    service de nuit, et quatre petits garçons, les quatre autres serviront aidés des
                    vieilles, en sortant du soupe, on passera dans le salon d'assemblée pour la
                    célébration de ce qu'on appelle, les orgies. Là tout le monde se retrouvera et
                    ceux qui auront soupé apart et ceux qui auront soupé avec les amis mais,
                    toujours excepté les 4 fouteurs du service de nuit. Le salon sera singulièrement
                    échauffé et éclairé par des lustres, là tout sera nu, historiennes, épouses,
                    jeunes filles, jeunes garçons, vieilles, fouteurs, amis, tout sera pêle-mêle,
                    tout sera vautré sur des carreaux par terre, et à l'exemple des animaux, on
                    changera et se mêlera, on incestera, on adultérera, on sodomitera, et toujours
                    excepté la défloration, on se livrera à tous les excès et à toutes les débauches
                    qui pourront le mieux échauffer la tête, quand ces déflorations devront se
                    faire, tel sera le moment où l'on y procédera et une fois qu'un enfant sera
                    défloré, on pourra jouir de lui, quand et de quelle manière qu'on le voudra. À
                    deux heures précises du matin les orgies cesseront, les quatre fouteurs destinés
                    au service de nuit viendront dans d'élégants déshabillés chercher chacun l'ami
                    avec lequel il devra coucher, lequel amènera avec lui une des épouses, ou une
                    des sujets déflorés quand ils le seront ou une historienne ou une vieille pour
                    passer la nuit entre elle et son fouteur, et le tout, à son gré et seulement
                    avec la clause de se soumettre à des arrangements sages et d'où il puisse
                    résulter que chacun change toutes les nuits ou le puisse faire. Tel sera l'ordre
                    et l'arrangement de chaque journée, indépendamment de cela chacun des 17
                    semaines, que doit durer le séjour au château sera marquée par une fête, ce
                    seront d'abord des mariages (il en sera rendu compte en temps et lieu, mais
                    comme les premiers de ces mariages se feront entre les plus jeunes enfants et
                    qu'ils ne pourront pas les commencer, il ne dérangeront rien à l'ordre établi
                    pour les déflorations, les mariages entre grands ne se faisant qu'après la
                    défloration. Leur consommation ne nuira à rien, puisque agissant il ne jouiront
                    que de ce qui sera déjà cueilli. --- Les quatre vieilles répondront de la
                    conduite des 4 enfants quand ils feront des fautes, elles se plaindront à celui
                    des amis qui sera du mois et on procédera en commun aux corrections tous les
                    samedis au soir à l'heure des orgies. Il s'en tiendra liste exacte jusque là. À
                    l'égard des fautes commises par les historiennes, elles seront punies à moitié
                    de celles des enfants parce que leur talent sert et qu'il faut toujours
                    respecter les talents ; quant à celles des épouses ou des vieilles elles seront
                    toujours doubles de celles des enfants. Tout sujet qui fera quelque refus de
                    choses qui lui seront demandées, même en étant dans l'impossibilité sera très
                    sévèrement puni. C'était à lui de prévoir et de prendre ses précautions. Le
                    moindre rire, ou le moindre manque d'attention ou de respect et de soumission
                    dans la partie de débauche sera une des fautes les plus graves et les plus
                    cruellement punies, tout homme pris en flagrant délit avec une femme sera puni
                    de la perte d'un membre quand il n'aura pas reçu l'autorisation de jouir de
                    cette femme. Le plus petit acte de religion de la part d'un des sujets quelqu'il
                    puisse être sera puni de mort. Il est expressément enjoint aux amis de
                    n'employer dans toutes les assemblées que les propos les plus lascifs, les plus,
                    débauchés et les expressions, les plus sales, les plus fortes et les plus
                    blasphématoires. --- Le nom de dieu n'y sera jamais prononcé qu'accompagné
                    d'invectives ou d'imprécations et on le répétera le plus souvent possible. À
                    l'égard de leur ton il sera toujours le plus brutal, le plus dûr et le plus
                    impérieux, avec les femmes et les petits garçons, mais soumis, putain et dépravé
                    avec les hommes que les amis en jouant avec eux le rôle des femmes doivent
                    regarder comme leurs maris ; celui des messieurs qui manquera à toutes ces
                    choses, ou qui s'avisera d'avoir une seule heure de raison et surtout de passer
                    un seul jour sans se coucher ivre payera 10 mille francs d'amende ; quand un ami
                    aura quelque gros besoin, une femme, dans celle des classes qu'il jugera à
                    propos sera tenue à l'accompagner pour vaquer aux soins qui lui seront indiqués
                    pendant cet acte-là --- aucun des sujets soit hommes soit femmes ne pourront
                    remplir de devoirs de propreté quelqu'il puisse être et surtout ceux après le
                    gros besoin sans une permission expresse de l'ami qui sera du mois, et si elle
                    lui est refusée et qu'il le remplisse malgré cela, sa punition sera des plus
                    rudes. Les quatre épouses n'auront aucune sorte de prérogative sur les autres
                    femmes ; au contraire, elles seront toujours traitées avec plus de rigueur et
                    d'inhumanité, et elles seront très souvent employées aux ouvrages les plus viles
                    et les plus pénibles, tels par exemple que le nettoyement des garderobes
                    communes et particulières établies à la chapelle. Ces garderobes ne seront
                    vidées que tous les huit jours, mais ce sera toujours par elles. Et elles seront
                    rigoureusement punies si elles y résistent ou les remplissent mal. Si un sujet
                    quelconque entreprend une évasion pendant la tenue de l'assemblée, il sera à
                    l'instant puni de mort quelqu'il puisse être. Les cuisinières et leurs aides
                    seront respectées, et ceux des messieurs qui enfreindront cette loi payeront
                    mille louis d'amende. Quant à ces amendes, elles seront toutes spécialement
                    employées au retour en France à commencer les frais d'une nouvelle partie ou
                    dans le genre de celle-ci ou dans une autre. Ces soins remplis et règlements
                    promulgués le 30 dans la journée, le duc passa la matinée du 31 à tout vérifier,
                    à faire faire des répétitions du tout, et à examiner avec soin la place pour
                    voir si elle n'était pas susceptible ou d'être assaillie, ou de favoriser
                    quelque évasion. Ayant reconnu qu'il faudrait être oiseau ou diable pour en
                    sortir ou y entrer, il rendit compte à la société de sa commission, et passa la
                    soirée du 31 à haranguer les femmes, elles s'assemblèrent toutes par son ordre
                    dans le salon aux narrations, et étant monté sur la tribune ou l'espèce de trône
                    destinée à l'historienne, voici à peu près le discours qu'il leur tint. </p>
                <p> "Etres faibles et enchaînées, uniquement destinées à nos plaisirs, vous ne vous
                    êtes pas flattées j'espère que cet empire aussi ridicule qu'absolu que l'on vous
                    laisse dans le monde, vous serait accordé dans ces lieux, mille fois plus
                    soumises que ne le serait des esclaves, vous ne devez vous attendre qu'à
                    l'humiliation, et l'obéissance doit être la seule vertu dont je vous conseille
                    de faire usage, c'est la seule qui convénienne à l'état où vous êtes. Ne vous
                    avisez pas surtout de faire aucun fond sur vos charmes, trop blazés sur de tels
                    pièges vous devez bien imaginer que ce ne serait avec nous que ces amorces-là
                    pourraient réussir, souvenez sans cesse que nous nous servirons de vos toutes,
                    mais que pas une seule ne doit se flatter de pouvoir seulement nous inspirer Je
                    sentiment de la pitié, indigne contre les autels qui ont pu nous arracher
                    quelque grain d'encens, notre fierté, et notre libertinage la brise dès que
                    l'illusion a satisfait les sens, et le mépris presque toujours suivi de la haine
                    remplace à l'instant dans nous le prestige de l'imagination. Qu'offrirez-vous
                    d'ailleurs que nous ne sachions par cœur, qu'offrirez-vous que nous ne foulions
                    aux pieds souvent même l'instant du délire ; il est inutile de vous le cacher :
                    votre service sera rude, il sera pénible et rigoureux et les moindres fautes
                    seront à l'instant punies de peines corporelles et af flictives ; je dois donc
                    vous recommander de l'exactitude, de la soumission et une abnégation totale de
                    vous mêmes pour n'écouter que nos désirs, qu'ils fassent vos uniques lois, volez
                    au-devant d'eux, prévenez-les et faites les naître, non pas que vous ayez
                    beaucoup à gagner de cette conduite, mais seulement parée que vous auriez
                    beaucoup à perdre en ne l'observant pas. Examiner votre situation, ce que vous
                    êtes et ce que nous sommes, et que ces réflexions vous fassent frémir. Vous
                    voilà hors de France au fond d'une forêt inhabitable, au-delà de montagnes
                    escarpées dont les passages ont été rompus aussitôt après que vous les avez eu
                    franchis, vous êtes enfermés dans une citadelle impénétrable, qui que ce soit ne
                    vous y sait. Vous êtes soustraites à vos amis, à vos parents, vous êtes déjà
                    mortes au monde et ce n'est plus que pour nos plaisirs que vous respirez, et
                    quels sont les êtres à qui vous voilà maintenant subordonnées ; des scélérats
                    profonds et reconnus qui n'ont de dieu que leur lubricité, de loix que leur
                    dépravation, de frein que leur débauche, des roués, sans dieu, sans principe,
                    sans religion dont le moins criminel est souillé de plus d'infamies que vous ne
                    pourriez les nombrer, et aux yeux de qui la vie d'une femme, que dis-je, d'une
                    femme, de toutes celles qui habitent la surface du globe, est aussi indifférente
                    que la destruction d'une mouche, il sera peu d'excès sans doute, où nous ne nous
                    portions qu'aucuns ne vous répugnent, prêtez-vous sans sourciller, et opposez à
                    tous la patience, la soumission et le courage. Si malheureusement quelqu'unes
                    d'entre vous succombent à l'intempérie de ces passions, qu'elles prennent
                    bravement son parti, nous ne sommes pas dans ce monde pour toujours exister, et
                    ce qui peut arriver de plus heureux à une femme, c'est de mourir jeune, on vous
                    a lu des règles fort sages et très propres et à votre sûreté et à nos plaisirs ;
                    exécutez les aveuglément et attendez-voius à tout de notre part, si vous nous
                    irritez par une mauvaise conduite quelqu'unes d'entre vous, avez avec nous dès
                    lieux, je le sais, qui vous enorgueillient peut-être, et desquels vous espérez
                    de l'indulgence, vous seriez dans une grande erreur, si vous y comptiez, nul
                    rien n'est sacré aux yeux de gens tels que nous et plus ils vous paraîtront tels
                    pour leur rupture chatouiller à la perversité de nos âmes, filles, épouses c'est
                    donc à vous que je m'adresse en ce moment. Ne vous attendez à aucune prérogative
                    de notre part, nous vous avertissons que vous serez traitées, même avec plus de
                    rigueur que les autres, et cela précisément pour vous faire voir combien sont
                    méprisables à nos yeux les lieux dont vous nous croyiez peut-être enchaînés. Au
                    reste ne vous attendez pas que nous vous spécifierons toujours les ordres que
                    nous voudrons nous faire exécuter, une geste, un coup d'œil, souvent un simple
                    sentiment interne de notre part vous le signifiera, et vous serez aussi punies
                    de ne les avoir pas deviné ou prévenu que si après vous avoir été notifiées, il
                    eut éprouvé une désobéissance de votre part, c'est à vous de démêler nos
                    mouvements, nos regards, nos gestes, d'en démêler l'expression et surtout de ne
                    pas vous tromper à nos désirs ; car je suppose par exemple que ce désir fût de
                    voir une partie de votre corps et que vous vinssiez maladroitement à offrir
                    l'autre, vous sentez à quel point une telle méprise dérangerait notre
                    imagination. Et tout ce qu'on risque à refroidir la tête d'un libertin qui ---
                    je le suppose --- n'attendrait qu'un cul pour sa décharge et auquel on viendrait
                    imbécilement présenter un con. En général offrez-vous toujours très peu par
                    devant, souvenez-vous que cette partie infecte que la nature ne forma qu'en
                    déraisonnant, est toujours celle qui nous répugne le plus. Et relativement à vos
                    culs mêmes, il y a encore des précautions à garder, tant pour dissimuler en
                    l'offrant l'antre odieux qui l'accompagne, que pour éviter de nous faire voir
                    dans de certains moments, le cul dans un certain état où d'autres gens
                    désireraient de le trouver toujours, vous devez m'entendre, et vous recevrez
                    d'ailleurs de la part des quatre duègnes des instructions ultérieures qui
                    achèveront de vous expliquer tout. En un mot, frémissez, devinez, obéissez,
                    prévenez, et avec cela si vous n'êtes pas au moins très fortunées, peut-être ne
                    serez-vous pas tout à fait malheureuses. D'ailleurs point d'intrigue entre vous,
                    nulle liaison, point de cette imbécile amitié de filles qui en amollit d'un côté
                    le cœur, le rend de l'autre et plus revêche et moins disposé à la seule et
                    simple humiliation, où nous vous destinons, songez que ce n'est point du tout
                    comme des créatures humaines que nous vous regardons, mais uniquement comme des
                    animaux que l'on nourrit pour le service qu'on en espère et qu'on écrase quand
                    ils se refusent à ce service. Vous avez vu à quel point on vous défend tout ce
                    qui peut avoir l'air d'un acte de religion quelconque, je vous préviens qu'il
                    n'y aura pas de crime plus sévèrement puni que celui-là. On ne sait que trop
                    qu'il est encore parmi vous quelqu'imbéciles qui ne peuvent pas prendre sur
                    elles d'abjurer l'idée de cet infâme dieu et d'en abhorrer la religion,
                    celles-là seront soigneusement examinées --- je ne vous le cache pas --- et il
                    n'y aura point d'extrémités où l'on ne se porte envers elle. Si malheureusement
                    on les prend sur le fait, qu'elles se persuadent, ces sottes créatures, qu'elles
                    se convainquent donc que l'existence de dieu est une folie qui n'a pas sur toute
                    la terre vingt sectateurs aujourd'hui, et que la religion qui l'invoque n'est
                    qu'une fable ridiculement inventée par des fourbes dont l'intérêt à nous tromper
                    n'est que trop visible à présent, en un mot, décidez vous-mêmes, s'il y avait un
                    dieu et si ce dieu eût de la puissance, permettrait-il que la vertu qui l'honore
                    et dont vous faites profession fût sacrifiée comme elle va l'être aux vices et
                    aux libertinages, permettrait-il ce dieu tout puissant, qu'une faible créature
                    comme moi qui ne serait vis-à-vis de lui que c'est qu'un ciron aux yeux de
                    l'éléphant, permettrait-il, dis-je, que cette faible créature, l'insultât, le
                    bafouât, le défiât, le bravât et l'offense comme je fais à plaisir à chaque
                    instant de la journée." </p>
                <p> Ce petit sermon fait, le duc descendit de chaire, et excepté les quatre vieilles
                    et les quatre historiennes qui savaient bien qu'elles étaient là plutôt <corr>
                        comme </corr> sacrificatrices et prêtresses que comme victimes, excepté ces
                    8 là, dis-je, tout le reste fondait en larmes, et le duc s'en embarassant fort
                    peu les laissa conjecturer, jaboter, se plaindre entre elles, bien sûr que les 8
                    espionnes lui rendraient bon compte de tout, et fut passer la nuit avec Hercule,
                    l'un de la troupe des fouteurs qui était devenu son plus intime favori comme
                    amant, le petit Zéphyre ayant toujours pour maîtresse la première place dans son
                    cœur. Le lendemain devant retrouver dès le matin les choses sur le pied
                    d'arrangement où elles avaient été mises, chacun s'arrange de même pour la nuit
                    et dès que dix heures de matin sonnèrent, la scène du libertinage s'ouvrit pour
                    ne plus se déranger en rien, ni sur rien de tout ce qui avait été préscrit
                    jusqu'au 28 de février inclus ; c'est maintenant, ami lecteur, qu'il faut
                    disposer ton cœur et ton esprit au récit le plus impur qui ait jamais été fait
                    depuis que le monde existe, le pareil livre ne se rencontrant, ni chez les
                    anciens, ni chez les modernes. Imagine-toi que toute jouissance honnête ou
                    prescrite par cette bête dont tu parles sans cesse, sans le connaître, et que tu
                    appelles nature, que ces jouissances, dis-je, seront expressément exclues de ce
                    recueil, et que lors que tu les rencontreras par avanture, ce ne sera jamais
                    qu'autant qu'elles seront accompagnées de quelque crime, ou colorées de
                    quelqu'infamies. Sans doute beaucoup des écarts que tu vas voir peints te
                    déplairont, on le sait, mais il s'en trouvera quelqu'uns qui t'enchanteront au
                    point de te coûter du foutre, et voilà tout ce qui nous faut, si nous n'avions
                    pas tout dit, tout analysé, comment voudrais-tu que nous eussions pu deviner ce
                    qui te convient, c'est à toi à les prendre et à laisser le reste, un autre en
                    fera autant, et petit à petit, tout aura trouvé sa place. C'est ici l'histoire
                    d'un magnifique repas où 600 plats divers s'offrent à ton appétit, les manges-tu
                    tous, non sans doute, mais ce nombre prodigieux étend les bornes de ton choix,
                    et ravi de cette augmentation des facultés, tu ne t'avises pas de gronder
                    l'amphitrion qui te régale, fais de même ici, choisis, et laisse le reste sans
                    déclamer contre ce reste, uniquement parce qu'il n'a pas le talent de te plaire,
                    songe qu'il plaira à d'autres et sois philosophe ; quant à la diversité sois
                    assuré qu'elle est exacte, étudie bien celle des passions qui te paraît
                    ressembler sans nulle différence à une autre, et tu verras que cette différence
                    existe, et quelque légère qu'elle soit, qu'elle a seule précisément ce
                    raffinement, ce tact qui distingue et caractérise le genre de libertinage dont
                    il est ici question. Au reste on a fondu, ces 600 passions dans le récit des
                    historiennes, c'est encore une chose dont il faut que le lecteur soit prévenu.
                    Il aurait été monotone de les détailler autrement et une à une sans les faire
                    entrer dans un corps de récit. Mais comme quelque lecteur, peu au fait de ces
                    sortes de matières, pourrait peut-être confondre les passions désignées avec
                    l'aventure ou l'évènement simple de la vie de la conteuse, on a distingué avec
                    soin chacune de ces passions par un trait en marge, au-dessus duquel est le nom
                    qu'on peut donner à cette passion, ce trait est à la ligne juste où on commence
                    le récit de cette passion, et il y a toujours un alinéa où elle finit. Mais
                    comme il y a beaucoup de personnages en action dans cet espèce de drames, que
                    malgré l'attention qu'on a eu dans cette introduction de les peindre et de les
                    désigner tous, on va placer une table qui contiendra le nom et l'âge de chaque
                    acteur avec une légère esquisse de son portrait, à mesure que si l'on
                    rencontrera un nom qui embrassera dans les récits on pourra recourir à cette
                    table, et plus haut aux portraits étendus, si cette légère esquisse ne suffit
                    pas à rappeler ce qui aura été dit. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Personnages du "roman de l'école du libertinage". </head>
                <p> Le duc de Blangis, 50 ans, fait comme un satire, doué d'un membre monstrueux et
                    d'une force prodigieuse ; on peut le regarder comme le réceptacle de tous les
                    vices et de tous les crimes, il a tué sa mère, sa sœur et trois de ses femmes. </p>
                <p> L'évêque de... est son frère, 45 ans, plus mince et plus délicat que le duc, une
                    vilaine bouche, il est fourbe adroit, fidèle sectateur de la sodomie active et
                    passive, il méprise absolument toute autre espèce de plaisir, il a cruellement
                    fait mourir deux enfants pour lesquels un ami avait laissé des fortunes
                    considérables entre ses mains. Il a le genre nerveux d'une si grande sensibilité
                    qu'il s'évanouit presque en déchargeant. </p>
                <p> Le président de Curval, 60 ans, c'est un grand homme sec, mince ; des yeux creux
                    éteints, la bouche malsaine, l'image ambulante de la crapule et du libertinage,
                    d'une saleté affreuse sur lui-même, et y attachant de la volupté ; il a été
                    circoncis, son érection est rare et difficile. Cependant elle a lieu et il
                    éjacule encore presque tous les jours, son goût le porte de préférence aux
                    hommes, néanmoins il ne méprise point une pucelle, il a pour singularité dans
                    les goûts d'aimer et la vieillesse et tout qui lui ressemble pour la
                    cochonnerie, il est donc d'un membre presqu'aussi gros que celui du duc, depuis
                    quelqu'années il est comme abruti par la débauche, et il boît beaucoup. Il ne
                    doit sa fortune qu'à des meurtres et nommément d'un qui est affreux et qu'on
                    peut voir dans le détail de son portrait. Il éprouve en déchargeant une sorte de
                    colère lubrique qui le porte aux cruautés. </p>
                <p> Durcet, financier, 53 ans, grand aussi et camarade d'école du duc, il est petit,
                    court et trapu, mais son corps est frais, beau et blanc, il est taillé comme une
                    femme, et en a tous les goûts. Privé par la petitesse de sa consistance, de leur
                    donner plaisir, il l'a imité et se fait foutre à tout instant du jour, il aime
                    aussi la jouissance de la bouche, c'est la seule qui puisse lui donner des
                    plaisirs comme agent. Les seuls dieux sont ses plaisirs et il est toujours prêt
                    à leur tout sacrifier ; il est fin adroit et il a commis beaucoup de crimes. Il
                    a empoisonné sa mère, sa femme et ses nièces pour arranger sa fortune. Son âme
                    est ferme et stoïque, absolument insensible à la pitié. Il ne bande plus et ses
                    éjaculations sont fort rares. Ses instants de crise sont précédés d'une sorte de
                    spasme qui le jette dans une colère lubrique dangereuse pour ceux ou celles qui
                    servent sa passion. </p>
                <p> Constance est femme du duc et fille de Durcet, elle a 22 ans, c'est une beauté
                    romaine, plus de majesté que de finesse, de l'embonpoint quoique bien faite, un
                    corps superbe, le cul singulièrement coupé et pouvant servir de modèle, les
                    cheveux et les yeux très noirs, elle a de l'esprit et ne sent que trop toute
                    l'horreur de son sort. Un grand fond de vertu naturelle que rien n'a pu
                    détruire. </p>
                <p> Adélaïde, femme de Durcet et fille du président, c'est une jolie poupée, elle a
                    20 ans, les yeux très tendres et d'un joli bleu animé, elle a toute la tournure
                    d'une héroïne de roman, le cou long et bien attaché, la bouche un peu grande,
                    c'est son seul défaut. Une petite gorge et un petit cul, mais tout cela quoique
                    délicat est blanc et moulé, l'esprit romanesque, le cœur tendre, excessivement
                    vertueux et dévote ; elle se cache pour remplir ses devoirs de chrétienne. </p>
                <p> Julie, femme du président et fille aînée du duc, elle a 24 ans, grasse, potelée,
                    de beaux yeux bruns, un joli nez ; des traits marqués et agréables, mais une
                    bouche affreuse, elle a peu de vertu, et même grande disposition à la
                    malpropreté, à l'ivrognerie, à la gourmandise, et au putanisme, son mari l'aime
                    à cause du défaut de sa <corr> vertu </corr> . On ne lui a jamais donné ni
                    principe ni religion. </p>
                <p> Aline sa sœur cadette, crue fille du duc quoique réellement elle soit fille de
                    l'évêque et d'une des femmes du duc, elle a 18 ans, une physionomie très
                    piquante et très agréable, beaucoup de fraîcheur, les yeux bruns, le nez
                    retroussé, l'air mutine quoique foncièrement indolente et paresseuse, elle n'a
                    point l'air d'avoir encore du tempérament, et déteste très sincèrement toutes
                    les infamies dont on la rend victime, l'évêque l'a dépucelée par derrière à 10
                    ans ; on la laissée dans une ignorance crasse, elle ne sait ni lire, ni écrire,
                    elle déteste l'évêque et craint le duc. Elle aimait beaucoup sa sœur, elle est
                    sobre et propre, répond drôlement et avec enfantillage, son cul est charmant. </p>
                <p> La Duclos, 1e historienne. Elle a 48 ans, grands restes de beauté, beaucoup de
                    fraîcheur, le plus beau cul qu'on puisse avoir. Brune, taille pleine, très en
                    chair. </p>
                <p> La Champville a 50 ans, elle est mince, bien faite, et les yeux lubriques, elle
                    est tribade et tout l'annonce dans elle ; son métier est le maquerellage, elle a
                    été blonde, elle a de jolis yeux, le clitoris long et chatouilleux, un cul fort
                    usé à force de services, et néanmoins elle est pucelle par là. </p>
                <p> La Martaine a 52 ans, elle est maquerelle, c'est une grosse maman fraîche et
                    saine, elle est barrée et n'a jamais connu que le plaisir de Sodome pour lequel
                    elle semble avoir été spécialement créée, car elle a malgré son âge le plus beau
                    cul possible, il est fort gros, et si accoutumé aux introductions, qu'elle
                    soutient les plus gros engins sans sourciller. Elle a encore de jolis traits,
                    mais qui pourtant commencent à se faner. </p>
                <p> La Desgranges a 56 ans, cul le plus grand, et la plus scélérate qu'ait jamais
                    existé elle est grande mince, pâle, elle a été brune, c'est l'image du crime
                    personifié. Son cul flétri ressemble à du papier marbre, et l'orifice en est
                    immense. Elle a un talon, trois doigts et six dents de moins. Il n'existe pas un
                    seul crime qu'elle n'ait fait ou fait faire, elle a ce jargon agréable, de
                    l'esprit, et est actuellement une des maquerelles en titre de la société. </p>
                <p> Marie, la première des duègnes a 58 ans, elle est fouettée et marquée, elle a
                    été servante de voleur, les yeux fermes et chanceux, le nez de travers, les
                    dents jaunes, une fesse rongée par un abcès, elle a fait et tué 14 enfants. </p>
                <p> Louison, la seconde duègne, a 60 ans, elle est petite, bossue, borgne et
                    boiteuse, et elle a pourtant un fort joli cul, elle est toujours prête aux
                    crimes et elle est extrêmement méchante. Ces deux premières sont annexées aux
                    filles, et les deux suivantes aux garçons. </p>
                <p> Thérèse a 62 ans, l'air de squelette, ni cheveux ni dents, une bouche puante, le
                    cul criblé de blessures, le trou large à l'excès, elle est d'une saleté et d'une
                    puanteur atroce, elle a un bras tordu et elle boîte. </p>
                <p> Fanchon, âgée de 65 ans, a été pendue 6 fois en effigie, et a commis tous les
                    crimes imaginables, elle est louche, camuse, courte, grosse, point de front,
                    plus que 2 dents, un érisipèle (sic) lui couvre le cul, un paquet d'émoroïdes
                    lui sort du trou, un chancre lui dévore le vagin, elle a une cuisse brûlée, et
                    un cancer lui ronge le sein, elle est toujours saoule, et vomit, pète et chie
                    partout et à, tout instant sans s'en apercevoir. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Sérail des jeunes filles. </head>
                <p> Augustine, fille d'un baron de Languedoc, 15 ans, minois fin et éveillé. </p>
                <p> Fanni, fille d'un conseiller de Bretagne, 14 ans, l'air doux et tendre. </p>
                <p> Zelmire, fille du comte de Tourville, seigneur de Beauce, 15 ans, l'air noble et
                    l'âme très sensible. </p>
                <p> Sophie, fille d'un gentilhomme de Berri, des traits charmants, 14 ans. </p>
                <p> Colombe, fille d'un conseiller au parlement de Paris, 13 ans, grande fraîcheur. </p>
                <p> Hébé, fille d'un officier d'Orléans, l'air très libertin et les yeux charmants,
                    elle a 12 ans. </p>
                <p> Rosette et Michelette toutes deux l'air de belle vierge, l'une a 13 ans et est
                    fille d'un magistrat de Châlons sur Saône, l'autre en a 12 et est fille du
                    Marquis de Senange, elle a été enlevé en Bourbonnais chez son père. Leur taille
                    et le reste de leurs attraits, et principalement leur cul est au-dessus de toute
                    expression, elles sont choisies sur 130. </p>
                <p> Sérail des jeunes garçons. </p>
                <p> Zélamir, 13 ans, fils d'un gentilhomme de Poitou. </p>
                <p> Cupidon, même âge, fils d'un gentilhomme d'auprès de la Flèche. </p>
                <p> Narcisse, 12 ans, fils d'un homme en place de Rouen, chevalier de Malthe. </p>
                <p> Zéphire, 15 ans, fils d'un officier général de Paris, il est destiné au duc. </p>
                <p> Céladon, fils d'un magistrat de Nancy, il a 14 ans. </p>
                <p> Adonis, fils d'un président de la grande chambre de Paris, 15 ans, destiné à
                    Curval. </p>
                <p> Hyacinthe, 14 ans, fils d'un officier retiré en champagne. </p>
                <p> Giton page du roi, 12 ans, fils d'un gentilhomme du Nivernois. </p>
                <p> Nulle plume est en état de peindre les grâces, les traits, et les charmes
                    secrets de ces 8 enfants, au-dessus de tout ce qu'il est possible de dire, et
                    choisis comme on le sait sur un très grand nombre. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Huit fouteurs. </head>
                <p> Hercule, 26 ans, assez joli, mais très mauvais sujet, favori du duc, son vit a 8
                    pouces, 2 lignes de tour, sur 13 de long ; décharge beaucoup. </p>
                <p> Antinous a 30 ans, très bel homme, son vit a 8 pouces de tour, sur 12 de long. </p>
                <p> Brise-cul, 28 ans, l'air d'un satire, son vit est tortu, la tête, ou le gland en
                    est énorme, il a 8 pouces, 3 lignes de tour, et le corps du vit 8 pouces, sur 13
                    de long. Ce vit majestueux est absolument cambré. </p>
                <p> Bande-au-ciel, a 25 ans, il est fort laid, mais sain et vigoureux, grand favori
                    de Curval, il a 25 ans, est toujours en l'air, et son vit a 7 pouces 11 lignes
                    de tour, sur 11 de long. </p>
                <p> Les quatre autres de 9 à 10 et 11 pouces de long, sur 7 et demi, et 7 et 9
                    lignes de tour, et ils ont de 25 à 30 ans. </p>
                <p> Fin de l'introduction. </p>
                <p> Omissions que j'ai faites dans cette introduction. </p>
                <p> 1. Il faut dire que Hercule et Bande-au-ciel sont l'un très mauvais sujet et
                    l'autre fort laid, et qu'aucun des 8 n'a jamais pu jouir ni d'homme ni de femme. </p>
                <p> 2. Que la chapelle sert de garderobe et les détails d'après cet usage. </p>
                <p> 3. Que les maquerelles et les maquereaux dans leur expédition avaient avec eux
                    des coupes-jarrets à leurs ordres. </p>
                <p> 4. Détaillez un peu les gorges des servantes, et parlez du cancer de Fanchon.
                    Peignez aussi un peu davantage les figures des 16 enfants. </p>
                <p> Les 120 journées de Sodome ou l'école du libertinage. </p>
                <p> Première partie. </p>
                <p> Les 150 passions simples ou de première classe composant les trente journées de
                    novembre remplies par la narration de la Duclos auxquelles sont entremêlés les
                    évènemens scandaleux du château en forme de journal pendant ce mois-là. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> 1e journée. </head>
                <p> On se leva le 1er de 9bre à 10 heures du matin, ainsi qu'il était préscrit par
                    les règlements, dont on s'était mutuellement juré de ne s'écarter en rien. Les
                    quatre fouteurs qui n'avaient point partagé la couche des amis leur amenèrent à
                    leur lever Zéphire chez le duc, Adonis chez Curval, Narcisse chez Durcet, et
                    Zélamir chez l'évêque. Tous quatre étaient bien timides encore, bien empruntés,
                    mais encouragés par leurs guides, ils remplirent fort bien leur devoir, et le
                    duc déchargea, les 3 autres plus réservés et moins prodigues de leur foutre en
                    firent pénétrer autant que lui, mais sans y rien mettre du leur. On passa à 11
                    heures dans l'appartement des femmes, où les 8 jeunes sultanes parurent nues et
                    servirent le chocolat ainsi. Marie et Louison qui présidaient à ce sérail les
                    aidaient et les dirigeaient. On mania, on baisa beaucoup et les 8 pauvres
                    petites malheureuses victimes de la plus unique lubricité rougissaient, se
                    cachaient avec leur mains, essayaient de défendre leurs charmes, et montraient
                    aussitôt dès qu'elles voyaient que leurs pudeurs irritaient et fâchaient leur
                    maîtres. Le duc qui rebanda fort vite mesura le pourtour de son engin à la
                    taille mince et légère de Michette et il n'y eut que 3 pouces de différence.
                    Durcet qui était de mois, fit les examens et les visites prescrites, Hébé et
                    Colombe se trouvèrent en faute, et leur punition fut préscrite et assignée
                    sur-le-champ pour le samedi à l'heure des orgies. Elles pleurèrent, mais
                    n'attendrirent pas. On passa de-là chez les garçons, les quatre qui n'avaient
                    point paru le matin, savoir Cupidon, Céladon, Hyacinthe et Giton, se
                    déculotèrent suivant l'ordre, et on s'amusa un instant du coup d'œil, Curval les
                    baisa tous quatre sur la bouche et l'évêque leur branla le vit un moment,
                    pendant que le duc et Durcet faisaient autre chose. Les visites se firent,
                    personne n'était en faute ; à une heure les amis se transportèrent à la chapelle
                    où l'on sait qu'était établi le cabinet des garderobes, les besoins que l'on
                    prévoyait avoir le soir, ayant fait refusé beaucoup de permissions, il ne parut
                    que Constance, la Duclos, Augustine, Sophie, Zélamir, Cupidon et Louison, tout
                    le reste avait demandé et on leur avait enjoint de se réserver pour le soir, nos
                    quatre amis postés autour du même siège, construit à ce dessein, firent placer
                    sur ce siège ces sept sujets, l'un après l'autre, et se retirèrent après s'être
                    rassasiés du spectacle, ils descendèrent au salon, ou pendant que les femmes
                    dînaient ils jasèrent entre eux jusqu'au moment où on les servit. Les quatre
                    amis se placèrent chacun entre deux fouteurs suivant la règle qu'ils s'étaient
                    imposée de n'admettre jamais de femmes à leur table, et les quatre épouses nues,
                    aidées des vieilles vêtues en sœurs grises, servirent le plus magnifique repas
                    et le plus succulent qu'il fut possible de faire, rien de plus délicat et de
                    plus habile que les cuisinières qu'ils avaient emmenées, et elles étaient si
                    bien payées et si bien fournies que tout ne pouvait aller qu'à merveille, ce
                    repas devant être moins fort que le souper, on se contenta de quatre services
                    superbes, chacun composé de douze plats, le vin de Bourgogne parut avec les hors
                    d'œuvres, on servait le Bordeaux aux entrées, le Champagne au rôti, l'Hermitage
                    à l'entremets, le Tokaye et le Madère au dessert. Par espèce les têtes
                    s'échauffèrent, les fouteurs auxquels on avait en ce moment-là accordé tous
                    droits sur les épouses, les maltraitèrent un peu, Constance fut même un peu
                    poussée, un peu battue pour n'avoir pas apporté sur-le-champ une assiette à
                    Hercule, lequel se voyant très avant dans la bonne grâce du duc crut pouvoir
                    pousser l'insolence au point de battre et molester sa femme, dont celui-ci ne
                    fit que rire. Curval très gris au dessert, jeta une assiette au visage de sa
                    femme qui lui aurait fendu la tête, si celle-ci ne l'ait esquichée, Durcet
                    voyant un de ses voisins bander, ne fit pas d'autre cérémonie, quoique à table,
                    que de déboutonner ses culottes et de présenter son cul. Le voisin l'enfila, et
                    l'opération faite, on se réunit à boire comme si de rien n'était, le duc imita
                    bientôt avec Bande-au-ciel la petite infamie de son ancien ami, et il paria
                    quoique le vit fût énorme, avaler trois bouteilles de vin de sens froid, pendant
                    qu'on l'enculerait --- quelle habitude --- quel calme, quel sens froid dans le
                    libertinage, il gagna sa gageure et comme il ne les buvait pas à jeûne, que ces
                    trois bouteilles tombaient sur plus de 15 autres, il se releva de là un peu
                    étourdi, le premier objet qui se présente à lui fut sa femme pleurant du mauvais
                    traitement d'Hercule, et cette voix l'anime à tel point qu'il se porta
                    sur-le-champ à des excès avec elle, qu'il nous est encore impossible de dire. Le
                    lecteur qui voit comme nous sommes gênés dans les commencements-ci pour mettre
                    de l'ordre dans nos matières, nous pardonnera de lui laisser encore bien de
                    petits détails sous le voile. Enfin on passa dans le salon, où de nouveaux
                    plaisirs et de nouvelles voluptés attendaient nos champions ; là le café et les
                    liqueurs leur furent présentés par un quadrille charmant, il était composé de 2
                    beaux jeunes garçons, d'Adonis et d'Hyacinthe, et en filles de Zelmire et Fanni.
                    Thérèse, une des duègnes, les dirigeait, car il était de règle, que partout où
                    deux ou trois enfants se trouvaient réunis, une duègne devait les conduire. Nos
                    quatre libertins à moitié ivres, mais résolus pourtant d'observer leur loi se
                    contentèrent de baisers, d'attouchements, mais que leur tête libertine fut
                    assaisonnée de tous les raffinements de la débauche et de la lubricité, on crut
                    un moment que l'évêque allait prendre du foutre à des choses très
                    extraordinaires qu'il exigeait d'Hyacinthe pendant que Zelmire le branlait. Déjà
                    ses nerfs tressaillaient et sa crise de spasme s'emparait de tout son physique,
                    mais il se contint, rejeta loin de lui les objets tentateurs prêts à triompher
                    de ses sens et sachant qu'il y avait encore de la besogne à faire, se réserva au
                    moins pour la fin de la journée. On but de dix différentes sortes de liqueurs,
                    et de trois espèces de café, et l'heure sonnant enfin, les deux couples se
                    retirent pour aller s'habiller, nos amis firent un quart d'heure de méridienne,
                    et on passa dans le salon du trône, tel était le nom donné à l'appartement
                    destiné aux narrations ; les amis se placèrent sur leurs canapés, le duc ayant à
                    ses pieds son cher Hercule, auprès de lui nue Adélaïde, femme de Durcet et fille
                    du président, et pour quadrille en face de lui répondant à sa niche par des
                    guirlandes, ainsi qu'il a été expliqué, Zéphire, Giton, Augustine et Sophie dans
                    un costume de bergerie, présidés par Louison en vieille paysanne jouant le rôle
                    de leur mère. Curval avait à ses pieds Bande-au-ciel, sur son canapé Constance,
                    femme du duc et fille de Durcet, et pour quadrille quatre jeunes Espagnols,
                    chacun sexe vêtu dans son costume et le plus élégamment possible, savoir Adonis,
                    Céladon, Fanni et Zelmire présidés par Fanchon en duègne. L'évêque avait à ses
                    pieds Antinous, sa nièce jolie sur son canapé et quatre sauvages presque nus
                    pour quadrille, c'était en garçons : Cupidon et Narcisse, et en filles Hébé et
                    Rosette présidés par une vieille amazone jouée par Thérèse. Durcet avait
                    Brise-cul pour fouteur, près de lui Aline, fille de l'évêque et en face quatre
                    petites sultanes, ici les garçons étant habillés comme les filles, et cet
                    ajustement relevant au dernier degré les figures enchanteresses de Zélamir,
                    Hyacinthe, Colombe et Michelette, une vieille esclave arabe représentée par
                    Marie conduisait ce quadrille, les trois historiennes magnifiquement vêtues à la
                    manière des filles du bon ton de Paris s'assirent au bas du trône sur un canapé
                    placé-là à dessein, et Md. Duclos narratrice du mois en déshabillé très léger et
                    très élégant, beaucoup de rouge et de diamants s'était placée sur son estrade,
                    commença ainsi l'histoire des événements de sa vie dans laquelle elle devait
                    faire entrer le détail des 150 premières passions désignées sous le nom de
                    passions simples. </p>
                <p> "Ce n'est pas une petite affaire, messieurs, que de s'annoncer devant un cercle
                    comme le vôtre, accoutumé à tout ce que les lettres produisent de plus fin et de
                    plus délicat, comment pourrez-vous supporter le récit interne et grossier d'une
                    malheureuse créature comme moi, qui n'ai jamais reçu d'autre éducation que celle
                    que le libertinage m'a donnée, mais votre indulgence me rassure, vous n'exigez
                    que de naturel et de la vérité et à ce titre, sans doute, j'oserai prétendre à
                    vos éloges. Ma mère avait 25 ans, quand elle me mit au monde, et j'étais son
                    second enfant, le premier était une fille plus âgée que moi de 6 ans ; sa
                    naissance n'était pas illustre, elle était orpheline de père et de mère, elle
                    l'avait été fort jeune, et comme ses parents demeuraient auprès des récollets de
                    Paris, quand elle se vit abandonnée et sans aucune ressource, elle obtint de ces
                    bons pères la permission de venir demander l'aumône dans leur église, mais comme
                    elle avait un peu de jeunesse et de fraîcheur, elle leur donna dans la vue, et
                    petit à petit de l'église elle monta dans les chambres, dont elle descendit
                    bientôt grosse ; c'était à de pareilles aventures que ma sœur devait le jour, et
                    il est plus que vraisemblable, que ma naissance n'avait pas d'autre origine.
                    Cependant les bons pères, contents de la docilité de ma mère et voyant combien
                    elle fructifiait pour la communauté la récompensèrent de ses travaux, en lui
                    accordant le loyer de chaises dans leur église, poste que ma mère n'eut pas
                    plutôt, que par la permission de ses supérieurs elle épousa un porteur d'eau de
                    la maison qui nous adopta sur-le-champ, ma sœur et moi, sans la plus légère
                    répugnance. Née dans l'église, j'habitais, pour ainsi dire, bien plutôt l'église
                    que notre maison, j'aidais ma mère à arranger les chaises, je secondais les
                    sacristains dans leur différentes opérations --- j'aurais servi la messe, s'il
                    l'eût fallu en cas de besoin, quoique je n'eus encore atteint que ma cinquième
                    année. Un jour que je revenais de mes saintes occupations, ma sœur me demanda,
                    si je n'avais pas encore rencontré le père Laurent. "Non," lui dis-je, "eh
                    bien," me dit-elle, "il te guette, je le sais, il veut te faire voir ce qu'il
                    m'a montré, ne te sauve pas, regarde le bien sans t'effrayer, il ne te touchera
                    pas, mais il te fera voir quelque chose de bien drôle, et si tu le laisses
                    faire, il te recompensera bien, nous sommes plus de quinze ici dans les environs
                    à qui il en a fait voir autant, c'est tout son plaisir, et il nous a donné à
                    toute quelques présents." Vous imaginez bien, messieurs, qu'il n'en fallut pas
                    davantage, non seulement pour ne pas fuir le père Laurent, mais même pour le
                    rechercher. La pudeur parle bien bas à l'âge que j'avais, et son silence au
                    sortir des maisons de la nature n'est-il pas une preuve certaine, que ce
                    sentiment factice tient bien moins à cette première mère qu'à l'éducation ? Je
                    volai sur-le-champ à l'église, et comme je traversais une petite cour, qui se
                    trouvait entre l'entrée de l'église du côté du couvent et le couvent, je
                    rencontrai nez à nez le père Laurent. C'était un religieux d'environ 40 ans,
                    d'une très belle physionomie, il m'arrêta : "Où vas-tu, Françon," me dit-il ---
                    "Arranger des chaises, mon père" --- "Bon, bon, ta mère les arrangera, viens,
                    viens dans ce cabinet, " me dit-il en m'attirant dans <corr> un </corr> réduit
                    qui se trouvait là. "Je te ferai voir quelque chose que tu n'a jamais vu." ---
                    Je le suis. --- Il ferme la porte sur nous, et m'ayant porté bien en face de
                    lui, "tiens Françon," me dit-il, en sortant son vit monstrueux de sa culotte,
                    dont je pensai tomber à la renverse d'effroi, "tiens mon enfant," continuait-il,
                    en se branlant, "as-tu jamais rien vu de pareil à cela... c'est ce qu'on appelle
                    un vit, ma petite, oui un vit. Cela sert à foutre, et ce que tu vas voir, qui va
                    couler tout à l'heure, c'est la semence avec quoi tu es faite, je l'ai fait voir
                    à ta sœur, je le fais voir à toutes les petites filles de ton âge, amène m'en,
                    amène m'en, fais comme ta sœur qui m'en a fait connaître plus de vingt... je
                    leur montrerai mon vit et je leur ferai sauter le foutre à la figure --- c'est
                    ma passion, mon enfant, je n'en ai point d'autre... et tu vas le voir," et en
                    même temps je me sentis toute couverte d'une rosée blanche qui me tâcha toute et
                    dont quelques gouttes avaient sauté jusque dans mes yeux, parce que ma petite
                    tête se trouvait à la hauteur juste des boutons de sa culotte, cependant Laurent
                    gesticulait : "Ah, le beau foutre ... le beau foutre que je bande,"
                    s'écriait-il. "Comme t'en voilà couverte," et se calmant peu à peu, il remit
                    tranquillement son outil à sa place et décampa en me glissant 12 sous dans la
                    main et me recommandant de lui amener de mes petites camarades. Je n'eus rien de
                    plus pressé, comme vous l'imaginez aisément, que d'aller tout conter à ma sœur,
                    qui m'essuiya partout avec le plus grand soin pour que rien ne parût, et qui
                    pour m'avoir procuré cette petite bonne fortune ne manqua de me demander la
                    moitié de mon gain ; cet exemple m'ayant instruit je n'en manquai pas, dans
                    l'espoir d'un pareil partage de chercher le plus de petites filles que je pus au
                    père Laurent, mais lui en ayant amené une qu'il connaissait déjà, il la refusa
                    et me donnant 3 sous pour m'encourager, "je ne les vois jamais deux fois, mon
                    enfant," me dit-il, "amènem'en que je ne connais pas, et jamais de celles qui te
                    diront avoir déjà eu affaire à moi ;" je m'y pris mieux, en trois mois je fis
                    connaître plus de vingt petites filles nouvelles au père Laurent, avec
                    lesquelles il employa pour son plaisir absolument les mêmes procédés que ceux
                    qu'il avait eu avec moi. Avec la clause de les lui choisir inconnues, j'observai
                    encore celles qu'il m'avait infiniment recommandées ; relativement à l'âge, il
                    ne fallait pas que cela fut au dessous de 4 ans ni au-dessus de 7. Et ma petite
                    fortune allait le mieux du monde lorsque ma sœur s'apercevant que j'allais sur
                    ses brisées me menaça de tout dire à ma mère si je ne cessais ce joli commerce,
                    et je laissai le père Laurent. Cependant mes fonctions me conduisant toujours
                    dans les environs du couvent, le même jour où je venais d'atteindre ma 7e année,
                    je fis rencontre d'un nouvel amant dont la manière quoique bien enfantine
                    devenait pourtant un peu plus sérieuse. 2. Celui-ci s'appellait le père Louis,
                    il était plus vieux que Laurent et avait dans le maintien je ne sais quoi de
                    bien plus libertin, il me raccrocha à la porte de l'église comme j'y entrais et
                    m'engagea à monter dans sa chambre. D'abord je fis quelques difficultés, mais
                    m'ayant assuré que ma sœur, il y avait 3 ans, y était bien montée aussi et que
                    tous les jours il y recevait des petites filles de mon âge, je le suivis ; à
                    peine fûmes-nous dans sa cellule qu'il la renferme exactement et versant du
                    sirop dans un gobelet, il m'en fit avaler tout de suite trois grands vers à la
                    fois ; ces préparatifs exécutés, le révérend plus caressant que son confrère, se
                    mit à me baiser, et tout en badinant il délie mon jupon et relevant ma chemise
                    sous mon corset, malgré mes petites défenses, il s'empara de toutes les parties
                    de devant qu'il venait de mettre à découvert et après les avoir bien maniées et
                    considérées, il me demanda si je n'avais pas envie de pisser, singulièrement
                    excité à ce besoin par la forte dose de boisson qu'il venait de me faire avaler
                    je l'assurai que ce besoin était en moi aussi considérable qu'il pouvait l'être
                    mais que je ne voulais pas faire ça devant lui. "Oh parbleu, si, petite
                    friponne," ajouta le paillard, "oh parbleu, si, vous le ferez devant moi, et
                    pisse sur moi, tenez," me dit-il, en me sortant son vit de sa culotte, "voilà
                    l'outil que vous allez inonder, il faut pisser là-dessus, alors me prenant, et
                    me posant sur deux chaises, une jambe sur l'une, une jambe sur l'autre il
                    m'écarta le plus qu'il pût, puis me dit, de m'accroupir, me tenant en cette
                    attitude, il plaça un vase sous moi, s'établit sur un petit tabouret en hauteur
                    du vase, son engin à la main bien positivement sous mon con, une de ses mains
                    soutenait mes hanches, de l'autre il se branlait et ma bouche par l'attitude se
                    trouvant parallèle à la sienne, il la baisait : "Allons ma petite, pisse," me
                    dit-il, "à présent inonde mon vit de cette liqueur enchanteresse dont
                    l'écoulement chaud a tant d'empire sur mes sens, pisse, mon cœur, pisse et tâche
                    d'inonder mon foutre." Louis s'animait, il s'excitait, il était facile de voir,
                    que cette opération singulière était celle qui flattait le mieux tous ses sens,
                    la plus douce extase vint le couronner au moment même où les eaux dont il
                    m'avait gonflé l'estomac s'écoulaient avec le plus d'abondance et nous remplîmes
                    tous deux à la fois le même vase, lui de foutre et moi d'urine ; l'opération
                    finie, Louis me tint à-peu-près le même discours, que Laurent, il voulut faire
                    une maquerelle de sa petite putain et pour cette fois m'embrassant fort peu des
                    menaces de ma sœur, je procurai hardiment tout ce que je connaissais d'enfants,
                    il fit faire la même chose à toutes, et comme il les revoyait fort bien deux ou
                    trois fois sans répugnance et qu'il me payait toujours apart indépendamment de
                    ce que je retirais de mes petites camarades, avant six mois je me vis en
                    possession d'une petite somme, dont je jouis tout à mon aise avec la seule
                    précaution de me cacher de ma sœur. "Duclos," interrompit ici le président, "ne
                    vous a-t-on pas prévenu qu'il faut à vos récits les détails les plus grands et
                    les plus étendus, que nous ne pouvons juger ce que la passion que vous contez là
                    a de relative aux mœurs et au caractère de l'homme, qu'autant que vous ne
                    déguisez aucune circonstance ; que les moindres circonstances servent d'ailleurs
                    infiniment à ce que nous attendons de vos récits pour l'irritation de nos sens
                    ?" --- "Oui mgr.," dit la Duclos, "j'ai été prévenu de ne négliger aucun détail
                    et d'entrer dans les moindres minuties toutes les fois qu'elles servaient à
                    jeter du jour sur les caractères, ou sur le genre. Ai-je commis quelque omission
                    dans ce goût-là ?" --- "Oui, " dit le président, "je n'ai nulle idée du vit de
                    votre second recollet, et nulle idée de sa décharge, d'ailleurs vous branla-t-il
                    le con, et y fit-il toucher son vit ? Vous voyez, que de détails négligés." ---
                    "Pardon," dit la Duclos, "je vais réparer mes fautes actuelles, et m'observer
                    sur l'avenir. Le père Louis avait un membre très ordinaire, plus long que gros,
                    et en général d'une tournure très commune, je me souviens même qu'il bandait
                    assez mal, et qu'il ne prit même pas de consistance qu'à l'instant de la crise,
                    il ne me branla point le con, il se contenta de l'élargir le plus qu'il pût avec
                    ses doigts pour que l'urine coulait mieux, il en approcha son vit très près deux
                    ou trois fois, et sa décharge fut serrée, courte et sans autre propos égaré de
                    sa part que : "Ah, foutre, pisse donc, mon enfant, pisse donc, la belle
                    fontaine, pisse donc, pisse donc, ne vois-tu pas que je décharge," et il
                    entremêlait tout cela de baisers sur ma bouche qui n'avaient rien de trop
                    libertin." --- "C'est cela, Duclos," dit Durcet, "le président avait raison, je
                    ne pouvais me rien figurer au premier récit, et je connais votre homme à
                    présent." --- "Un moment," dit l'évêque en voyant qu'elle allait reprendre,
                    "j'ai pour mon compte un besoin un peu plus vif que celui de pisser, ça me tient
                    depuis tantôt, et je sens qu'il faut que ça parte." Et en même temps il attira à
                    lui Narcisse, le feu sortait des yeux du prélat, son vit était collé contre son
                    ventre, il écumait, c'était un foutre contenu qui voulait absolument s'échapper
                    et qui ne le pouvait que par des moyens violents, il entraîne sa nièce et le
                    petit garçon dans le cabinet, tout s'arrêta, une décharge était regardée comme
                    quelque chose de trop important pour que tout ne se suspendît pas en ce moment
                    où l'on y voulut précéder, et que tout ne concourrît pas à la faire faire
                    délicieusement. Mais la nature cette fois-ci ne répondit pas aux vœux du prélat,
                    et quelques minutes après qu'il se fut enfermé dans le cabinet, il en sortit
                    furieux dans le même état d'érection et s'adressant à Durcet qui était du mois ;
                    "tu me camperas ce petit drôle-là en punition pour samedi," lui dit-il en
                    rejetant violemment l'enfant loin de lui "et qu'elle soit sévère, je t'en prie."
                    --- On vit bien alors que le jeune garçon sans doute n'avait pas pu le
                    satisfaire et Julie fut conter le fait tout bas à son père. "Eh parbleu, prends
                    en un autre," lui dit le duc, "choisis dans nos quadrilles, si le tien ne te
                    satisfait pas"... "Oh ma satisfaction pour le moment serait très éloignée de ce
                    que je désirais tout à l'heure," dit le prélat, vous savez où nous conduit un
                    désir trompé, j'aime mieux me contenir, "mais qu'on ne ménage pas ce petit
                    drôle-là," continua-t-il, "voilà tout ce que je recommande..." "Oh, je te
                    réponds qu'il sera tancé," dit Durcet, "il est bon, que le premier pris donne
                    exemple aux autres, je suis fâché de te voir dans cet état-là, essaye autre
                    chose, fais-toi foutre." --- "Monseigneur," dit la Marraine, "je me sens très en
                    disposition de vous satisfaire et si votre grandeur voulait," "eh non, non,
                    parbleu," dit l'évèque, "ne savez-vous donc pas qu'il y a tout plein d'occasions
                    où l'on ne veut pas d'un cul de femme, j'attendrai, j'attendrai..., que Duclos
                    continue, ça partira ce soir, il faudra bien que je trouve un comme je le veux ;
                    continue, Duclos." Et les amis ayant ri de bon cœur de la franchise libertine de
                    l'évêque, "il y a tout plein d'occasions où l'on ne veut pas d'un cul de femme,"
                    l'historienne reprit son récit en ces termes : "Je venais d'atteindre ma 7e
                    année lorsqu'un jour que suivant ma coutume j'avais amené à Louis une de mes
                    petites camarades, je trouvai chez lui un autre religieux de ses confrères,
                    comme n'était jamais arrivé ; je fus surprise, et je voulus me retirer, mais
                    Louis m'ayant rassuré, nous entrâmes hardiment, ma petite compagne et moi
                    "tiens, père Geoffroi," dit Louis à son ami, en me poussant vers lui, "ne
                    t'ai-je pas dit qu'elle était gentille ?" --- "Oui, en vérité," dit Geoffroi en
                    me prenant sur ses genoux et me baisant, "quel âge avez-vous, ma petite," ---
                    "Sept ans, mon père," --- "C'est à dire 50 ans moins que moi," dit le bon père
                    en me baisant de nouveau, et pendant ce petit monologue, le sirop se préparait
                    et suivant l'usage on nous en fit avaler trois grands vers à chacune, mais comme
                    je n'avais pas coutume d'en boire quand j'amenais du gibier à Louis, parce qu'il
                    n'en donnait qu'à celle que <corr> je </corr> lui amenais, que je ne restais
                    communément pas et que je me retirais tout de suite, je fus étonnée de la
                    précaution cette fois et d'un ton de la plus naïve innocence je lui dis : "Et
                    pourquoi donc me faites-vous boire, mon père, et ce que vous voulez que je pisse
                    ?" --- "Oui, mon enfant," dit Geoffroi, qui me tenait toujours entre ses cuisses
                    et qui promenait déjà sa main sur mon devant, "oui, on veut que vous pissiez, et
                    c'est avec moi que va se passer l'aventure, peut-être, un peu différente de
                    celle qui vous est arrivée, ici, viens dans ma cellule, laissons le père Louis
                    avec votre petite amie et allons nous occuper de notre côté, nous nous réunirons
                    quand nos besognes seront faites." --- Nous sortîmes, Louis me dit tout bas
                    d'être bien complaisante avec son ami et que je n'aurais pas à m'en repentir. La
                    cellule de Geoffroi était peu éloignée de celle de Louis, et nous y arrivâmes
                    sans être vues. À peine fûmes-nous entrés, que Geoffroi s'étant bien barricadé,
                    me dit de défaire mes jupes. J'obéis, il relève lui-même ma chemise
                    jusqu'au-dessus de mon nombril et m'ayant assise sur le bord de son lit il
                    m'écarta les cuisses le plus qu'il lui fut possible en continuant de m'abaisser
                    de manière que je présentai le ventre en entier, et que mon corps ne portait
                    plus que sur le croupion, il m'enjoignait de bien à me tenir dans cette posture,
                    et de commencer à pisser aussitôt qu'il frapperait une de mes cuisses avec sa
                    main, alors me considérant un moment dans l'attitude, et travaillant toujours à
                    m'écarter d'une main les babines de mon con, de l'autre il déboutonna ses
                    culottes, et se mit à secouer par de mouvements prompts et violents un petit
                    membre noir et rabougri qui ne paraissait pas très disposé à répondre à ce qu'on
                    semblait exiger de lui, pour l'y déterminer avec plus de succès, notre homme se
                    mit à devoir en procédant à sa petite habitude de choix de lui procurer le plus
                    grand degré de chatouillement possible, en conséquence il s'agenouilla entre mes
                    jambes, examina encore un instant l'intérieur du petit orifice que je lui
                    présentais, y porta sa bouche à plusieurs reprises et en grumelant entre ses
                    dents certaines paroles luxurieuses que je ne retins pas, parce que je ne les
                    comprenais pas pour lors et continuant d'agiter son membre qui ne s'en émouvait
                    pas davantage, enfin ses lèvres se collèrent hermétiquement sur celles de mon
                    con, je reçus le signal convenu et débondant aussitôt dans la bouche du bon
                    homme le support de mes entrailles, je l'inondai des flots d'une urine qu'il
                    avala avec la même rapidité que je le lui lançais dans le gosier, pour le coup
                    son membre se déploya et sa tête altière s'élança jusqu'auprès d'une de mes
                    cuisses. Je sentis qu'il l'arrosait fièrement des stériles marques de sa débile
                    vigueur. Tout avait été si bien compassé qu'il avalait les dernières gouttes au
                    moment même où son vit tout confus de sa victoire la pleurait en larmes de sang.
                    Geoffroi se relève tout chancelant et je crus m'apercevoir qu'il n'avait pas
                    pour son idôle quand l'encens venait de s'étendre une ferveur de culte aussi
                    religieux que quand le délire enflammant son hommage soutenait encore le
                    prestige. Il me donna 12 s. assez brusquement, m'ouvrit sa porte, sans me
                    demander comme les autres de lui amener des filles, apparemment qu'il se
                    fournissait ailleurs, et me montrant le chemin de la cellule de son ami, il me
                    dit d'y aller, que l'heure de son office le pressant, il ne pouvait pas m'y
                    conduire et se renferma chez lui sans me donner le temps de lui répondre." ---
                    "Eh mais vraiment," dit le duc, "il y a tout plein de gens qui ne peuvent
                    absolument soutenir l'instant de la perte de l'illusion, il semble que l'orgueil
                    souffre à s'être laissé voir à une femme dans un pareil état de faiblesse et que
                    le dégoût naisse de la gêne qu'il éprouve alors." --- "Non," dit Curval
                    qu'Adonis branlait à genoux, et qui faisait promener ses mains sur Zelmire,
                    "non, mon ami, l'orgueil n'est pour rien là dedans, mais l'objet qui
                    foncièrement n'a de valeur que celle que notre lubricité lui prête, se montre
                    absolument tel qu'il est quand cette lubricité est éteinte. Plus l'irritation a
                    été violente plus l'objet se dépare quand cette irritation ne le soutient plus.
                    Tout comme nous sommes plus ou moins fatigués en raison de plus ou moins
                    d'exercices que nous avons pris et ce dégoût que nous éprouvons alors n'est que
                    le sentiment d'une âme rassasiée à qui le bonheur déplaît parce qu'il vient de
                    le fatiguer." --- "Mais de ce dégoût pourtant," dit Durcet, "naît souvent un
                    projet de vengeance, dont on a vu des suites funestes." --- "Alors c'est autre
                    chose," dit Curval, "et comme la suite de la narration nous offrira peut-être
                    des exemples de ce que vous dites là ne pressons pas les dissertations que ces
                    faits produiront naturellement." --- "Le président dit la vérité," dit Durcet,
                    "à la veille de t'égarer toi-même, je crois qu'à l'instant présent tu aimes
                    mieux à te préparer à sentir comme on jouit, qu'à disserter comme on se
                    dégoûte." --- "Point du tout --- pas un mot," dit Curval, "je suis du plus grand
                    sang-froid --- il est bien certain," continuait-il en baisant Adonis sur la
                    bouche, "que cet enfant est charmant --- mais on ne peut pas le foutre, je ne
                    connais rien pis que vos lois, il faut se réduire à des choses --- à des choses
                    --- " "Allons, allons, continue Duclos, car je sens que je ferais des sottises,
                    et je veux que mon illusion de soutenir au moins jusqu'à ce que j'aille me
                    coucher." Le président qui voyait que son engin commençait à se mutiner, renvoya
                    les deux enfants à leurs places et se recouchait près de Constance qui sans
                    doute toute jolie qu'elle était ne réchauffait pas autant, il repressa une
                    seconde fois Duclos de continuer, qui obéit promptement à ces termes : "Je
                    rejoignis ma petite camarade. L'opération de Louis était faite et assez
                    médiocrement contentes toutes les deux nous quittâmes le couvent, moi avec
                    presque la résolution de n'y plus revenir ; le ton de Geoffroi avait humilié mon
                    petit amour propre et sans approfondir d'où venait le dégoût je n'en aimais ni
                    les suites ni les conséquences. Il était pourtant écrit dans ma destinée que
                    j'aurais encore quelque aventure dans ce couvent, et l'exemple de ma sœur, qui
                    avait eu, m'avait-elle dit, affaire à plus de quatorze, devait me convaincre que
                    je n'étais pas au bout de mes caravanes ; je m'en aperçus trois mois après cette
                    dernière avanture aux sollicitations que me fit un de ces bons révérends, homme
                    d'environs 60 ans, il n'y eut sorte de ruse qu'il n'inventa pour me déterminer à
                    venir dans sa chambre, une réussit si bien, que je m'y trouvais un beau
                    dimanche-matin sans savoir ni comment ni pourquoi. Le vieux paillard, que l'on
                    nommait père Henri, m'y renferma avec lui aussitôt qu'il me vit entrer, et
                    m'embrassa de tout son cœur : "Ah, petite friponne," s'écria-t-il au transport
                    de sa joie, "je te tiens donc, tu ne m'échapperas pas le coup-ci." Il faisait
                    très froid, mon petit nez était plein de morve comme c'est assez l'usage des
                    enfants, je voulus me moucher. "Eh, non, non," dit Henri en s'y opposant, "c'est
                    moi, c'est moi qui vais faire cette opération-là, ma petite." Et m'ayant couchée
                    sur son lit, la tête un peu penchée il s'assit auprès de moi, attirait ma tête
                    renversée sur ses genoux, --- on eut dit qu'en cet état il dévorait des yeux
                    cette sécrétion de mon Cerveau. "Oh, la jolie petite morveuse," disait-il en se
                    pâmant, "comme je vais la sucer " --- se courbant alors sur ma tête, il mettait
                    mon nez tout entier dans sa bouche, non seulement il dévora toute cette morve
                    dont j'étais couverte, mais, il darda même lubriquement le bout de sa langue
                    dans mes deux narines alternativement, et avec tant d'art produisit deux ou
                    trois éternuments qui redoublèrent cet écoulement qu'il désirait et dévorait
                    avec tant d'empressement. --- Mais de celui-là, messieurs, ne me demandez pas de
                    détail Rien ne parut, et soit qu'il ne fit rien, ou qu'il fit son affaire dans
                    ses culottes, je ne m'aperçus de quoique ce fut et dans la multitude de ses
                    baisers et de ses lécheries rien ne marqua d'extase plus forte et par conséquent
                    je crois qu'il ne déchargea point. Je ne fus point troussée davantage, ses mains
                    mêmes ne s'égarèrent pas et je vous assure que la fantasie de ce vieux libertin
                    pourrait avoir son effet avec la fille de monde la plus honnête et la plus
                    novice sans qu'elle y put supposer la moindre lubricité. Il n'en était pas de
                    même de celui que le hasard m'offrit le propre jour où je venais d'atteindre ma
                    neuvième année. Père Etienne, c'était le nom du libertin, avait déjà dit
                    plusieurs fois à ma sœur de me conduire à lui, et elle m'avait engagée à l'aller
                    voir sans néanmoins vouloir m'y mener de peur que notre mère (qui se doutait
                    déjà de quelque chose ne vient à le savoir, lorsque je me trouvais enfin face en
                    face avec lui dans un coin de l'église près de la sacristie, il s'y prit de si
                    bonne grâce, il employa des raisons si persuasives que je ne me fis pas tirer
                    l'oreille ; le père avait environ quarante ans, il était frais, gaillard et
                    vigoureux, à peine fûmes-nous dans sa chambre qu'il me demanda si je savais
                    branler un vit. "Hélas " lui dis-je en rougissant, "je n'entends pas seulement
                    ce que vous voulez me dire." --- "Eh bien je vais te l'apprendre, ma petite," me
                    dit-il en me baisant de tout son cœur et la bouche et les yeux, "mon unique
                    plaisir est d'instruire les petites filles, et les leçons que je leur donne sont
                    si excellentes qu'elles ne les oublient jamais --- commence par défaire tes
                    jupes, car si je t'apprends comment il faut s'y prendre pour me donner du
                    plaisir, il est juste que je t'enseigne en même temps comment tu dois faire pour
                    en recevoir, et il ne faut pas que rien nous gêne pour cette leçon-là. Allons
                    commençons par toi, ce que tu vois là," me dit-il en passant une main sur la
                    motte, "s'appelle un con, et voici comme tu dois faire pour te procurer là des
                    chatouillements délicieux, il faut frotter légèrement avec le doigt cette petite
                    élévation que tu sens là et qui s'appelle le clitoris," puis me faisant faire...
                    "Le voici ma petite, comme cela, pendant qu'une de tes mains travaille là, qu'un
                    doigt de l'autre s'introduise imperceptiblement dans cette fente délicieuse...,"
                    puis me plaçant la main --- "Comme cela ?" "Oui." --- "Eh bien, n'éprouves-tu
                    rien," continuait-il en me faisant observer sur le con, --- "non, mon père, je
                    vous assure," répondis-je avec naïveté... "Ah dam, c'est que tu es encore trop
                    jeune, mais dans deux ans d'ici tu verras le plaisir que ça te fera."
                    "Attendez," lui dis-je, "je crois pourtant que je sens quelque chose," et je
                    frottais tant que je pouvais aux endroits qu'il m'avait dit,... effectivement
                    quelques légères titillations voluptueuses venaient de me convaincre que la
                    recette n'était pas une chimère et le grand usage que j'ai fait depuis de cette
                    secourable méthode a achevé de me convaincre plus d'une fois de l'habileté de
                    mon maître : "Venons à moi," me dit Etienne, "car tes plaisirs irritent mes
                    sens, et il faut que je les partage, mon ange. Tiens," me dit-il, en me faisant
                    empoigner un outil si monstrueux que mes deux petites mains pouvaient à peine
                    l'entourer, "tiens, mon enfant, ceci s'appelle un vit, et ce mouvement-là,"
                    continuait-il en conduisant mon poignet par de secousses rapides, ce mouvement
                    s'appelle "branler" ainsi : dans ce moment-ci tu me branles le vit, vas, mon
                    enfant, vas, vas-y de toutes tes forces plus tes mouvements seront rapides et
                    pressés, plus tu hâteras l'instant de mon ivresse, mais observe une chose
                    essentielle," ajoutait-il, en dirigeant toujours mes secousses, "observe de
                    tenir toujours la tête à découvert, ne la recouvre jamais de cette peau que nous
                    appelions le prépuce. Si le prépuce venait à recouvrir cette partie que nous
                    nommons le gland, tout mon plaisir s'évanouirait, allons voyons, ma petite,"
                    continuait mon maître, "voyons que je fasse sur toi ce que tu fais sur moi," et
                    se pressant sur ma poitrine en disant cela pendant que j'agissais toujours, il
                    plaça ses deux mains si adroitement, remua les doigts avec tant d'art, que le
                    plaisir me saisit à la fin, et que c'est bien positivement à lui que je dois les
                    premières leçons ; alors la tête venant à me tourner, je quittais ma besogne, et
                    le révérend qui n'était pas prêt à le terminer, consentit à renoncer un instant
                    à son plaisir pour ne s'occuper que du mien et quand il me l'eut fait goûter, il
                    me fit reprendre l'ouvrage que mon extase m'avait obligé d'interrompre, et
                    m'enjoignait bien expressément de ne plus me distraire et de ne plus m'occuper
                    que de lui. Je le fis de toute mon âme, cela était juste, je lui devais bien
                    quelque reconnaissance. J'y allais de si bon cœur et j'observai si bien tout ce
                    qui m'était enjoint que le monstre vaincu par des secousses aussi pressés vomit
                    enfin toute sa rage et me couvrit de son venin. Etienne alors parut transporté
                    du délire le plus voluptueux, il baisait ma bouche avec ardeur, il maniait et
                    branlait mon con et l'égarement de ses propos annonçait encore mieux son
                    désordre. Les f... et les b... enlacées aux noms les plus tendres
                    caractérisaient ce délire, qui dura fort long temps, et dont le galant Etienne
                    bien différent de son confrère l'avaleur d'urine ne se retira que pour me dire
                    que j'étais charmante, qu'il me priait de le revenir voir, et qu'il me
                    traiterait toutes les fois comme il allait le faire ; en me glissant un petit
                    écu dans la main, il me ramena où il m'avait prise et me laissa toute
                    émerveillée et toute enchantée d'une nouvelle bonne fortune qui me raccommodant
                    avec le couvent, me fit prendre à moi-même la résolution d'y revenir souvent à
                    l'avenir persuadée que plus j'avancerais en âge et plus je trouverais
                    d'agréables aventures. Mais ce n'était pas plus là ma destinée, des événements
                    plus importants m'attendaient dans un nouveau monde et j'appris en revenant à la
                    maison des nouvelles qui vinrent bientôt troubler l'ivresse où venait de me
                    mettre l'heureuse tournure de ma dernière histoire." </p>
                <p> Ici une cloche se fit entendre dans le salon, c'était celle qui annonçait que le
                    souper était servi, en conséquence Duclos généralement applaudie des petits
                    débuts intéressants de son histoire descendit de sa tribune, et après s'être un
                    peu rajusti des désordres dans lequel chacun se trouvait, on s'occupa de
                    nouveaux plaisirs en allant avec empressement chercher ceux que Cornus offrait.
                    Ce repas devait être servi par les 8 filles nues, elles se trouvèrent prêtes au
                    moment où l'on changea de salon, ayant eu la précaution de sortir quelques
                    minutes avant ; les convives devaient être au nombre de 20, les 4 amis, les 8
                    fouteurs et les 8 petits garçons, mais l'évêque toujours furieux contre Narcisse
                    ne voulut pas permettre qu'il fut de la fête, et comme on était convenu d'avoir
                    entre soi des complaisances mutuelles et réciproques, personne ne s'avisa de
                    demander la révocation de l'arrêt, et le petit bon homme fut enfermé seul dans
                    un petit cabinet obscur, en attendant l'instant des orgies, où monseigneur
                    peut-être se raccommoderait avec lui. Les épouses et les historiennes furent
                    promptement souper à leur particulier, afin d'être prêtes pour les orgies, les
                    vieilles dirigèrent le service des 8 petites filles et l'on se mit à table ; ce
                    repas beaucoup plus fort que le dîner fut servi avec beaucoup plus de
                    magnificence, d'éclat et de splendeur ; il y eut d'abord un service de potage au
                    jus de bisque et d'hors d'œuvre composé de 20 plats ; vingt entrées les
                    remplacèrent et furent bientôt relevées elles-mêmes par 20 autres entrées fines
                    uniquement composées de blanc de volaille, de gibier déguisées sous toutes
                    sortes de formes. On les releva par un service de rôti où parut tout ce qu'on
                    peut imaginer de plus rare, ensuite arriva un relève de pâtisserie froide, qui
                    céda bientôt de place à 26 entremets de toutes figures et de toutes formes, on
                    desservait et on remplaçait ce qui venait d'être enlevé par une garniture
                    complète de pâtisseries sucrées froides et chaudes, enfin parut le dessert qui
                    offrait un nombre prodigieux de fruits malgré la saison, puis la glace, le
                    chocolat et les liqueurs, qui se prirent à table. À l'égard des vins ils avaient
                    varié à chaque service ; dans le premier le bourgogne, au second et aux
                    troisième deux différentes espèces de vins d'Italie, au quatrième le vin du
                    Rhin, au cinquième des vins du Rhône, au sixième le Champagne mousseux, et des
                    vins grecs de deux sortes avec deux différents services ; leur têtes s'étaient
                    prodigieusement échauffées on n'avait pas au soupe comme au dîner la permission
                    de morigéner autant les servantes ; celles-ci étant la quintessence de ce
                    qu'offrait la société devaient être un peu plus ménagées, mais en revanche on se
                    permit avec elles une foule d'impuretées, le duc, à moitié ivre, dit qu'il ne
                    voulut plus boire que de l'urine de Zelmire, et il en avala deux grands verres
                    qu'il lui fit faire, en le faisant monter sur la table, accroupi sur son
                    assiette "Le bel effort," dit Curval, "que d'avaler du pissat de pucelles," et
                    appellant Fanchon à lui, "viens garce," lui dit-il, "c'est à la source même que
                    je veux puiser," et penchant sa tête entre les jambes de cette vieille sorcière,
                    il avala goulûment les flots impurs de l'urine empoisonnée qu'elle lui darda
                    dans l'estomac ; enfin les propos s'échauffèrent sur différents points de mœurs
                    et de philosophie et je laisse au lecteur à penser si la morale en fut très
                    épurée. Le duc entreprit un éloge du libertinage, et prouva qu'il était dans la
                    nature et que plus ses écarts étaient multipliés mieux ils la servaient. Son
                    opinion fut généralement reçue et applaudie, et on se leva pour aller mettre en
                    pratique le principe qu'on venait d'établir. Tout était prêt dans le salon des
                    orgies, les femmes y étaient déjà nues, couchées sur des piles de chevreaux à
                    terre pêle-mêle avec le jeune Giton, sorti de table à ce dessin, un peu après le
                    dessert ; nos amis s'y rendirent en chancelant, deux vieilles les
                    déshabillèrent, et ils tombèrent au milieu du troupeau comme des loups qui
                    assaillirent une bergerie. L'évêque dont les passions étaient cruellement
                    irritées par les obstacles qu'elles avaient rencontrés à leur saillie s'empara
                    du cul sublime d'Antinous, pendant qu'Hercule l'enfila, et vaincu et par cette
                    dernière sensation, et par le service important et si désiré qu'Antinous lui
                    rendit sans doute, il dégorgea à la fin des flots de semence si précipités, et
                    si acres qu'il s'évanouit dans l'extase. Les fumées de Bacchus vinrent achever
                    d'enchaîner des sens qu'engourdissait l'excès de la luxure et notre héros passe
                    de l'évanouissement à un sommeil si profond, qu'on fut obligé de le porter au
                    lit. Le duc s'y donne de son côté. Curval se ressouvenait de l'offre qu'avait
                    fait la Martaine à l'évêque, la somma d'accomplir cette offre, et s'engorgea
                    pendant qu'on l'enculait ; mille autres horreurs, mille autres infamies
                    accompagnèrent et suivirent celle-là, et nos trois braves champions, car
                    l'évêque n'était plus de ce monde, nos valeureux athlètes, dis-je, escortés des
                    quatre fouteurs de service de nuit qui n'étaient point là et qui vinrent les
                    prendre, se retirent avec les mêmes femmes qu'ils avaient eu sur le canapé à la
                    narration. Malheureuses victimes de leur brutalité auxquelles il n'est que trop
                    vraisemblable qu'ils firent plus d'outrages que de caresses, et auxquelles, sans
                    doute, ils donnèrent plus de dégoûts que de plaisirs Telle fut l'histoire de la
                    première journée. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head>
                    <hi rend="italic"> 2e journée. </hi>
                </head>
                <p> On se leva à l'heure ordinaire, l'évêque entièrement remis de ses excès et qui
                    dès quatre heures du matin s'était trouvé bien scandalisé de ce qu'on l'eût
                    laissé coucher seul, avait sonné pour que Julie et le fouteur qui lui était
                    destiné vinssent occuper leur poste ; ils arrivèrent à l'instant, et le libertin
                    se replongea dans leurs bras au sein de nouvelles impuretés, quand le déjeuner
                    fut fait suivant l'usage dans l'appartement des filles. Durcet visita et de
                    nouvelles délinquantes, malgré tout ce qu'on avait pu dire, s'offrirent encore à
                    lui. Michette était coupable d'un genre de faute, et Augustine à qui Curval
                    avait fait dire de se tenir tout le jour dans un certain état, se trouvait dans
                    l'état absolument contraire ; elle ne s'en souvenait plus, elle en demandait
                    bien excuse et promettait que ça n'arriverait plus, mais le quatrumvirat fut
                    inexorable, et toutes deux furent inscrites sur la liste des punitions du
                    premier samedi. Singulièrement mécontent de la maladresse de toutes ces petites
                    filles dans l'art de la masturbation, impatienté de ce qu'on avait éprouvé sur
                    cela la veille, Durcet proposa d'établir une heure dans la matinée, où l'on leur
                    donnerait des leçons sur cet objet, et que tout à bon un d'eux se lèverait une
                    heure plus matin. Ce moment d'exercices étant établi depuis 9 jusqu'à 10 se
                    lèverait, dis-je, à neuf heures pour aller se prêter à cet exercice. On se
                    décida que celui qui remplirait cette fonction, s'asseyerait tranquillement au
                    milieu du sérail dans un fauteuil et que chaque petite fille conduite et guidée
                    par la Duclos, la meilleure branleuse que le château renfermât, viendrait
                    s'essayer sur lui, que la Duclos dirigerait leurs mains, leur mouvement, qu'elle
                    leur apprendrait le plus ou le moins de vitesse, qu'il fallait donner à leurs
                    secousses, en raison de l'état du patient, qu'elle prescrirait leurs attitudes,
                    leurs postures pendant l'opération et qu'on établirait des punitions réglées
                    pour elle qui au bout de la première quinzaine ne réussirait point parfaitement
                    dans cet art, sans avoir plus besoin de leçons ; il leur fut surtout très
                    exactement recommandé d'après les principes du récollet, de tenir toujours le
                    gland à découvert pendant l'opération et que la seconde main qui n'agissait pas
                    s'occupât sans cesse pendant ce temps-là à chatouiller les environs suivant les
                    différentes fantaisies de ceux à qui elles avaient affaire. Ce projet du
                    financier plut universellement, Duclos mandée accepta la commission, et dès le
                    même jour elle ajouta dans leur appartement <corr> l'objet </corr> sur lequel
                    elles pouvaient toujours exercer leurs poignets pour l'entretenir dans la sorte
                    d'agilité nécessaire. On chargea Hercule du même emploi chez les garçons qui
                    toujours bien plus adroits dans cet art-là que les filles, parce qu'il ne s'agit
                    que de faire aux autres ce qu'ils se font à eux mêmes, n'eurent besoin que deux
                    semaines pour devenir les plus délicieux branleurs qu'il fût possible de
                    rencontrer. Parmi eux ce matin-là, il ne se trouva personne en faute, et
                    l'exemple de Narcisse la veille, ayant fait refuser presque toutes les
                    permissions, il ne se trouva à la chapelle que Duclos, 2 fouteurs, Julie,
                    Thérèse, Cupidon et Zelmire, Curval banda beaucoup, il s'était étonnamment
                    échauffé le matin avec Adonis à la visite des garçons, et l'on crut qu'il allait
                    perdre en voyant opérer Thérèse et les 2 fouteurs, mais il se contint. Le diné
                    fut à l'ordinaire, mais le cher président ayant singulièrement bu et paillardé
                    pendant le repas se renflamma de nouveau au café servi par Augustine et
                    Michette, Zelmire et Cupidon dirigés par la vieille Fanchon, à qui par
                    singularité on avait commandé d'être nues comme les enfants. De ce contraste
                    naquit la nouvelle fureur lubrique de Curval et il se livra à quelqu'également
                    de choix avec la vieille et Zelmire, qui lui valut enfin la perte de son foutre.
                    Le duc, le vit en l'air, servait Augustine de bien près, il braillait, il
                    jurait, il déraisonnait et la pauvre petite toute tremblante se reculait
                    toujours comme la colombe devant l'oiseau de proie, qui la guète et qui est prêt
                    d'en faire sa capture, il se contenta pourtant de quelques baisers libertins et
                    de lui donner une première leçon à compte de celles qu'elle devait commencer le
                    lendemain, et les deux autres moins animés ayant déjà commencé leur méridienne,
                    nos deux champions les imitèrent et on ne s'y réveilla qu'à 6 heures pour passer
                    au salon d'histoire. Tous les quadrilles de la veille étaient variés, tant pour
                    les sujets que pour les habillements, et nos amis avaient pour compagnes sur le
                    canapé : le duc Aline, fille de l'évêque et par conséquent au moins nièce du
                    duc, --- l'évêque sa belle-sœur Constance, femme du duc et fille de Durcet,
                    Durcet la jolie fille du duc et femme du président, et Curval pour se réveiller
                    et se ranimer un peu sa fille Adélaïde femme de Durcet, l'une des créatures
                    qu'il avait le plus de plaisir à taquiner à cause de sa vertu et de sa dévotion,
                    il débuta avec elle avec quelques mauvaises plaisanteries, et lui ayant ordonné
                    de prendre pendant toute la séance une posture très analogue à ses goûts, mais
                    très gênante pour cette pauvre petite femme, il la menaça de tous les effets de
                    sa colère si elle s'en dérangeait un seul instant. Tout étant prêt, Duclos monta
                    sur sa tribune et reprit ainsi le fil de la narration : </p>
                <p> "Il y avait trois jours que ma mère n'avait paru dans la maison, lorsque son
                    mari, inquiet bien plutôt de ses effets et de son argent que de la créature,
                    s'avisa d'entrer dans sa chambre, où ils avaient coutume de serrer ce qu'ils
                    avaient de plus précieux, mais quel fut son étonnement, lorsqu'au lieu de ce
                    qu'il cherchait, il ne trouva qu'un billet de ma mère, qui lui disait de prendre
                    son parti, sur la perte qu'il faisait, parce qu'étant décidée à se séparer de
                    lui pour jamais, et n'ayant point d'argent, il fallait bien qu'elle prît tout ce
                    qu'elle emportait qu'au reste il ne devait s'en prendre qu'à lui et à ses
                    mauvais traitements, si elle le quittait et qu'elle lui laissait deux filles qui
                    valaient bien ce qu'elle emportait, mais le bon homme était bien loin de trouver
                    que l'un valait l'autre et le congé qu'il nous donna gracieusement, en nous
                    priant de ne pas même coucher à la maison, fut la preuve certaine qu'il n'en
                    comptait pas comme ma mère, assez peu affligé du compliment qui nous donnait, à
                    ma sœur et à moi, pleine liberté de nous livrer à l'aise au petit genre de vie
                    qui commençait si bien à nous plaire. Nous ne songeâmes qu'à emporter nos petits
                    effets et à prendre aussi vite congé du cher beau-père, qu'il lui avait plus de
                    nous le donner ; nous nous retirâmes sur-le-champ dans une petite chambre aux
                    environs, ma sœur et moi, en attendant, que nous eussions pris notre parti sur
                    notre destinée. Là nos premiers raisonnements tombèrent sur le sort de notre
                    mère, nous ne doutâmes pas du moment qu'elle ne fut au couvent décidée à vivre
                    secrètement chez quelque père, on ne s'en fera entretenir dans quelque coin des
                    environs, et nous nous en tenions sans trop de souci à cette opinion, lorsqu'un
                    frère du couvent vint nous apporter un billet qui fit changer nos conjectures,
                    ce billet disait en substance que ce qu'on avait de mieux à nous conseiller
                    était de venir aussitôt qu'il ferait nuit au couvent, chez le père Gardien même
                    qui écrivait le billet, qu'il nous attendrait dans l'église jusqu'à dix heures
                    du soir et qu'il nous mènerait dans l'endroit où était notre mère dont il nous
                    ferait partager avec plaisir le bonheur actuel et la tranquillité, il nous
                    exhortait vivement à n'y pas manquer, et surtout à cacher nos démarches avec le
                    plus grand soin, parce qu'il était essentiel, que notre beau-père ne sût rien de
                    tout ce qu'on faisait et pour la mère et pour nous ; ma sœur qui pour lors avait
                    atteint sa quinzième année, et qui par conséquence avait et plus d'esprit et
                    plus de raison que moi, qui n'en avais que neuf, après avoir congédié le porteur
                    du billet et répondu qu'elle ferait sa réflexion là-dessus, ne put s'empêcher de
                    s'étonner de toutes ces manœuvres. --- "Françon," me dit-elle, "n'y allons pas,
                    il y a quelque chose là-dessous, si cette proposition était franche, pourquoi ma
                    mère ou n'aurait-elle pas joint un billet à celui-ci, ou n'aurait-elle pas au
                    moins signé ? et avec qui serait-elle au couvent, ma mère ? Le père Adrien, son
                    meilleur ami, n'y est plus depuis trois ans, à-peu-près depuis cette époque elle
                    n'y va plus qu'en passant, et n'y a plus aucune intrigue réglée, --- par quel
                    hazard aurait-elle choisie cette retraite ? Le père Gardien n'est, ni n'a jamais
                    été son amant, je sais qu'elle l'a amusé deux ou trois fois, mais ce n'est pas
                    un homme à se prendre pour une femme en raison de cela seul. Car il n'en est pas
                    de plus inconstant et même de plus brutal envers les femmes, une fois que son
                    caprice est passé, ainsi d'où aurait-il pris tant d'intérêt à notre mère ? Il y
                    a quelque chose là-dessous, te dis-je, je ne l'ai jamais aimé, le vieux Gardien,
                    il est méchant, il est dur, il est brutal, il m'a attirée une fois dans sa
                    chambre, où il était avec trois autres, et d'après ce qui m'y est arrivé j'ai
                    bien juré depuis de n'y pas remettre les pieds. Si tu me crois, laissons là tous
                    ces coquins de moines. Il n'est plus temps de te le cacher, Françon, j'ai une
                    connaissance, et j'ose dire une bonne amie, on l'appelle md. Guérin, il y a deux
                    ans que je la fréquentai et elle n'a pas été depuis ce temps-là une semaine sans
                    me faire faire une bonne partie, mais non pas des parties de 12 sous comme
                    celles que nous faisons au couvent, il n'y en a pas une dont je n'ai rapporté 3
                    livres. Tiens, en voilà la preuve, " continua ma sœur en me montrant une bourse,
                    où il y avait plus de dix louis, "tu vois que j'ai de quoi vivre. Eh bien, si tu
                    veux suivre mon avis, fais comme moi, la Guérin te recevra, j'en suis sûr, elle
                    t'a vue, il y a 8 jours, en me venant chercher pour une partie, et elle m'a
                    chargée de t'en proposer aussi et que quelque jeune que tu fus elle trouverait
                    toujours à te placer, fais comme moi, te dis-je, et nous serons bientôt
                    au-dessus de nos affaires. Au reste, c'est tout ce que je peux te dire, car
                    exceptée cette nuit, où je payerai ta dépense, ne compte plus sur moi, ma
                    petite, chacun pour soi dans ce monde, j'ai gagné cela avec mon corps et mes
                    doigts, fais en autant, et si la pudeur te tient, va t'en au diable, et surtout
                    ne viens pas me chercher, car après ce que je te dis là, je te verrais tirer la
                    langue d'un pied de long que je ne te donnerais pas un verre d'eau, quant à ma
                    mère, bien loin d'être fâchée de son sort, tel qu'il puisse être, je te
                    proteste, que je m'en réjouis et que le seul vœu, que je fais, est que la putain
                    soit si loin que je ne la revoie de ma vie, je sais, combien elle m'a gênée dans
                    mon métier, et tous les bons conseils, qu'elle me donnait, pendant que la garce
                    en faisait trois fois pis, ma mie, que le diable l'emporte et surtout ne la
                    ramène pas. Voilà tout ce que je lui souhaite." N'ayant pas (à vous dire le
                    vrai) ni le cœur plus tendre, ni l'âme beaucoup mieux placée, que ma sœur, je
                    partageai de bien bonne foi toutes les invectives, dont elle accabla cette
                    excellente mère, et remerciant ma sœur de la connaissance qu'elle me procurait,
                    je lui promis et de la suivre chez cette femme, et une fois qu'elle m'aurait
                    adoptée, de cesser de lui être à charge, à l'égard du refus d'aller au couvent,
                    je l'adoptai comme elle, "si effectivement elle est heureuse, tant mieux pour
                    elle," dis-je, en ce cas nous pouvons l'être de même de notre côté, sans avoir
                    besoin d'aller partager son sort, et si c'est un piège qu'on nous tend, il est
                    très nécessaire de l'éviter. Sur cela ma sœur m'embrassa. --- "Allons,"
                    dit-elle, "je vois à présent que tu es une bonne fille, vas, vas, sois sûr que
                    nous ferons fortune, je suis jolie et toi aussi, nous gagnerons ce que nous
                    voudrons, ma mie, mais il ne faut pas s'attacher, souviens-toi aujourd'hui l'un,
                    demain l'autre, il faut être putain, mon enfant, putain dans l'âme et dans le
                    cœur, pour moi," continua-t-elle, "je le suis, vois-tu, à présent, qu'il n'y a
                    ni confession, ni prêtre, ni conseil, ni représentation qui peut me retirer des
                    vices, j'irais sacredieu montrer mon cul sur les bornes avec autant de
                    tranquillité que je boirais un verre de vin. Imite-moi, Françon, on gagne tout
                    sur les hommes avec de la complaisance. Le métier est un peu dur dans les
                    commencements, mais on s'y fait <corr> accoutumée </corr> , autant d'hommes
                    autant de goûts, d'abord il faut t'y attendre, l'un veut une chose, l'autre en
                    veut une autre, mais qu'importe ? On est là pour obéir, on se soumet, c'est
                    bientôt passé et l'argent reste." J'étais confondue, je l'avoue, d'entendre de
                    propos aussi déréglés dans la bouche d'une fille si jeune et qui m'avait
                    toujours paru si décente, mais comme mon cœur en partageait l'esprit, je lui
                    laissais bientôt connaître que j'étais non seulement disposée à l'imiter dans
                    tout, mais même à faire encore pis qu'elle, si cela était nécessaire. Enchantée
                    de moi elle m'embrassait de nouveau, et comme il commençait à se faire tard,
                    nous envoyâmes chercher une poularde et de bon vin, nous soupâmes et couchâmes
                    ensemble, décidées à aller dès le lendemain matin nous présenter chez la Guérin
                    et la prier de nous recevoir au nombre de ses pensionnaires. Ce fut pendant ce
                    souper que ma sœur m'apprit tout ce que j'ignorais encore du libertinage, elle
                    se fit voir à moi toute nue, et je puis assurer que c'était une des plus belles
                    créatures qu'il y eut alors à Paris, la plus belle peau, l'embonpoint le plus
                    agréable et malgré cela la taille la plus leste et la plus intéressante, les
                    plus jolies yeux bleux, et tout le reste à l'avenant. Aussi appris-je depuis,
                    combien la Guérin en faisait cas, et avec quel plaisir elle le les procurait en
                    sa pratique qui jamais las d'elle la redemandaient sans cesse. À peine
                    fûmes-nous au lit, que nous nous ressouvînmes que nous avions mal à propos
                    oublié de faire réponse au père Gardien, qui peut-être s'irritait de notre
                    négligence, et qu'il fallait au moins ménager tant que nous serions dans le
                    quartier, mais comment réparer cet oubli, il était onze heures passé, et nous
                    résolûmes laisser aller les choses comme elles pourraient. Vraisemblablement
                    l'aventure tenait fort au cœur de Gardien, et de là il était facile d'augurer
                    qu'il travaillait plus pour lui que pour le prétendu bonheur dont il nous
                    parlait, car à peine minuit avait-elle sonnée qu'on frappa doucement à notre
                    porte. C'était le père Gardien lui-même. Il nous attendait, disait-il, depuis
                    deux heures, nous aurions au moins dû lui faire réponse, et s'étant assis auprès
                    de notre lit, il nous dit que notre mère s'était déterminée à passer le reste de
                    ses jours dans un petit appartement secret qu'ils avaient au couvent, et dans
                    lequel on lui faisait faire les millions aux chères du monde, assaisonné de la
                    société de tous les gros bonnets de la maison, qui venaient passer la moitié du
                    jour avec elle, et une autre jeune femme, compagne de ma mère, qu'il ne tenait
                    qu'à nous d'en venir augmenter le nombre, mais que comme nous étions trop jeunes
                    pour nous fixer, il ne nous engagerait que pour trois ans, au bout desquels il
                    jurait de nous rendre notre liberté, et mille écus à chacune, qu'il était chargé
                    de la part de ma mère de nous assurer que nous lui ferions un vrai plaisir de
                    venir partager sa solitude. "Mon père," dit effrontément ma sœur, "nous nous
                    remercions de votre proposition, mais à l'âge que nous avons, nous n'avons pas
                    envie d'aller nous enfermer dans un cloître pour devenir des putains de prêtres,
                    nous ne l'avons que trop été." Le Gardien renouvela ses instances, il y mettait
                    enfin une action qui prouvait bien à quel point il désirait à faire réussir la
                    chose : voyant enfin, qu'il ne pouvait réussir, il se jeta presque à fureur sur
                    ma sœur ; "eh bien, petite putain," lui dit-il, "satisfais-moi donc au moins
                    encore une fois, avant que je ne te quitte," et déboutonnant ses culottes, il se
                    mit à cheval sur elle, qui ne s'y opposa point persuadée qu'en le laissant
                    satisfaire ses passions elle s'en débarassait plutôt, et le paillard, la fixant
                    sous lui de ses genoux, vint secouer un engin dur et assez gros, à quatre lignes
                    de la superficie du visage de ma sœur : "Le beau visage," s'écriait-il, "la
                    jolie petite figure de putain, comme je vais l'inonder de foutre ah, sacre Dieu
                    " et dans l'instant les écluses s'ouvrirent, le sperme éjacula et toute la
                    physionomie de ma sœur et principalement le nez et la bouche, se trouvèrent
                    couverts des preuves du libertinage de notre homme, dont la passion peut-être ne
                    se fut pas satisfaite à si bon marché si son projet avait réussi, le religieux
                    plus calme ne songea plus qu'à s'échapper, et après nous avoir jeté un écu sur
                    la table et rallumé sa lanterne : "Vous êtes de petites imbéciles, vous êtes de
                    petites gueuses," nous dit-il, "vous manquez votre fortune ; puisse le ciel vous
                    en punir en vous faisant tomber dans la misère, et puisse-je avoir le plaisir de
                    vous y voir pour ma vengeance, voilà mon dernier vœu " Ma sœur qui s'essuyait le
                    visage, lui rendait bientôt toutes ses sottises et notre porte se refermait pour
                    ne plus s'ouvrir qu'au jour. Nous passâmes au moins le reste de la nuit
                    tranquilles. "Ce que tu as vu," me dit ma sœur, "est une de ses passions
                    favorites, il aime à la folie à décharger sur le visage de filles. S'il s'en
                    tenait là --- bon, mais le coquin a bien d'autres goûts et de si dangereux que
                    je crains bien --- mais ma sœur que le sommeil gagnait s'endormit sans finir sa
                    phrase, et le lendemain ramenant d'autres aventures, nous ne pensâmes plus à
                    celles-là. --- Dès le matin, nous nous levâmes et, nous rajustant de notre
                    mieux, nous nous transportâmes chez md. Guérin. Cette héroïne demeurait rue
                    soli, dans un appartement fort propre au premier qu'elle partageait avec six
                    grandes demoiselles de 16 à 22 ans, toutes très fraîches et très jolies. Mais
                    vous trouverez bon, s'il vous plaît que je ne vous les dépeigne, messieurs, qu'à
                    mesure que cela deviendra nécessaire. La Guérin enchantée du projet qui amenait
                    ma sœur chez elle depuis le temps qu'elle le désirait, nous reçut et nous logea
                    toutes deux avec le plus grand plaisir. "Toute jeune que vous voyez cet enfant,"
                    lui dit ma sœur, en me montrant, "elle vous servira bien, je suis sa caution,
                    elle est douce, gentille, a un fort bon caractère et la putanielle la plus
                    décidée dans l'âme ; vous avez beaucoup de paillards parmi vos connaissances qui
                    veulent des enfants. En voilà une comme il leur faut, --- employez-la." --- La
                    Guérin, se tournant vers moi, me demanda alors si j'étais déterminée à tout. ---
                    "Oui madame," lui répondis-je avec un petit air effronté qui lui fit plaisir, "à
                    tout pour gagner de l'argent." --- On nous présenta, à nos nouvelles compagnes
                    dont ma sœur était déjà très connue et qui par amitié pour elle, lui promirent
                    d'avoir soin de moi. Nous dînâmes toutes ensembles, et telle fut en un mot,
                    messieurs, ma première installation au bordel, je ne devais pas y être longtemps
                    sans y trouver pratique. Dès le soir même, il nous arriva un vieux négociant
                    empaqueté dans un manteau avec qui la Guérin me maria pour mon étrenne. "Pour le
                    coup," dit-elle au vieux libertin, en me présentant à lui, "vous la voulez sans
                    poil, Ms. Duclos, je vous suis caution que celle-là n'en a pas." ---
                    "effectivement," dit le vieux original en me lorgnant, "ça m'a l'air bien
                    enfant, quel âge avez-vous, ma petite ?" --- "9 ans, monsieur." --- "Neuf ans
                    --- bien bien, md. Guérin, vous le savez, voilà comme je les aime, plus jeunes
                    encore si vous en aviez, je les prendrais, mortbleu, au sortir de la nourrice."
                    --- Et la Guérin se retirant en riant du propos, on nous enferma tous les deux.
                    Alors le vieux libertin, s'approchant de moi, me baisa deux ou trois fois sur la
                    bouche, et d'une de ses mains conduisant la mienne, il me fit sortir de sa
                    bragette un engin, qui n'était rien moins que bandant et agissait toujours sans
                    trop parler, il défila mes jupons, me coucha sur le canapé, ma chemise relevée
                    sur ma poitrine, et s'établissant à cheval sur mes cuisses, qu'il avait placées
                    dans le plus grand écartement possible, d'une de ses mains, il entr'ouvrait mon
                    petit con tant qu'il put, tandis que de l'autre il se manualisait dessus de
                    toutes ses forces. "Le joli petit oiseau," disait-il, en s'agitant et en
                    soupirant de plaisir, "comme je l'aprivoiserais si je pouvais encore, mais je ne
                    peux plus, j'aurais bien faire En quatre ans le bougre du vit ne raidirait pas,
                    ouvre, ouvre, ma petite, écarte bien," et au bout d'un quart d'heure à la fin je
                    vis mon homme soupirer avec plus de force, quelques sacrédieux vinrent prêter de
                    l'énergie à ses expressions, et je me sentis tous les bords du con inondés du
                    sperme chaud et écumeux, que le coquin, ne pouvant lancer au dedans s'efforçait
                    au moins à faire pénétrer avec ses doigts ; il n'eut pas plutôt fait, qu'il
                    partit comme un éclair, et j'étais encore occupée à m'essuyer que mon galant
                    ouvrait déjà la porte de la rue. Telle est l'origine, messieurs, qui me valut le
                    nom de "Duclos", il était d'usage dans cette maison, que chaque fille adoptait
                    le nom du premier, avec qui elle avait une affaire, et je me soumis à leur
                    mode." --- "Un instant," dit le duc, "je n'ai pas voulu interrompre que vous
                    n'en fussiez à une pause, mais puisque vous y voilà, expliquez-moi un peu deux
                    choses, la première, si vous eûtes des nouvelles de votre mère, et si vous avez
                    jamais sû, ce qu'elle devint, et la seconde, si les causes d'antipathie que vous
                    aviez, votre sœur et vous, pour elle, étaient naturellement en vous, ou si elles
                    avaient une cause, ceci tient à l'histoire du cœur humain. Et c'est à cela
                    particulièrement que nous travaillons." --- "Mgr.," répondit Duclos, "ni ma sœur
                    ni moi, n'avons jamais eu la moindre nouvelle de cette femme-là." --- "Bon," dit
                    le duc, en ce cas-là c'est clair, n'est ce pas Durcet ?" --- "Incontestable,"
                    repondit le financier, "il n'y a pas à en douter d'un moment et vous fîtes bien
                    heureusement de ne pas donner dans le panneau, car vous n'en seriez jamais
                    revenues." "Il est inouï," dit Curval, "comme cette manie là se répand." --- "Ma
                    foi, c'est qu'elle est bien délicieuse," dit l'évêque... "Et le second point,"
                    dit le duc, en s'adressant à l'historienne. --- "Le second point, mgr., c'est à
                    dire le motif de notre antipathie, je serais, ma foi, bien à peine de vous en
                    rendre compte, mais il était si violent dans nos deux cœurs, que nous nous
                    avouâmes réciproquement, que nous nous serions senties capables de
                    l'empoisonner, si nous ne fussions pas parvenues à nous en débarrasser autrement
                    ; notre aversion était au dernier degré, et comme elle n'y donnait aucun lieu.
                    Il est plus que vraisemblable, que ce sentiment dans nous n'était que l'ouvrage
                    de la nature." --- "Eh qui en doute," --- dit le duc, "il arrivé tous les jours
                    qu'elle nous inspire l'inclination la plus violente pour ce que les hommes
                    appellent crime, et vous l'eussiez empoisonnée vingt fois, que cette action dans
                    vous, n'eût jamais été que le résultat de ce penchant qu'elle vous aurait
                    inspiré pour ce crime, penchant qu'elle vous donna en vous douant d'une si forte
                    antipathie. Il est fou d'imaginer qu'on doive rien à sa mère, et sur qui donc
                    serait fondée la reconnaissance ? Sur ce qu'elle a déchargé quand on la foutait
                    ? Assurément il y a de-quoi, pour moi je n'y vois que des motifs de haine et de
                    mépris Nous donna-t-elle le bonheur en nous donnant le jour ? --- Il s'en faut,
                    elle nous jette dans un monde rempli d'écueils, et c'est à nous à nous en tirer
                    comme nous pourrons. Je me souviens que j'en ai eu une autrefois qui m'inspirait
                    à-peu-près le même sentiment que Duclos sentait pour la sienne, je l'abhorrais,
                    dès que je l'ai pu, je l'ai envoyée dans l'autre monde, et je n'ai de mes jours
                    goûté une volupté si vive que celle où elle fermait les yeux pour ne les plus
                    rouvrir." --- En ce moment on entendit des sanglots affreux dans un des
                    quadrilles, c'était positivement en celui du duc, on examina, on vit la jeune
                    Sophie qui fondait en larmes. Douée d'un autre cœur que celui de ces scélérats,
                    leur conversation rappellait à son esprit le souvenir chéri de celle qui lui
                    avait donné le jour, périssant pour la défendre lorsqu'elle fut enlevée et ce
                    n'était pas sans des flots de larmes que cette idée cruelle s'offrait à sa
                    tendre imagination. --- "Ah, parbleu," dit le duc, "voilà une excellente chose,
                    c'est votre maman que vous pleurez, ma petite morveuse, n'est-ce pas ?
                    Approchez, approchez que je vous console," et le libertin échauffé et des
                    préliminaires, et de ces propos, et de ce qu'il espérait, fit voir un vit
                    foudroyant, qui paraissait vouloir une décharge. Cependant Marie amène l'enfant,
                    c'était la duègne de ce quadrille, ses larmes coulaient en abondance, son
                    accoutrement de novice, qu'elle avait ce jour-là, semblait prêter encore plus de
                    charme, à cette douleur, qui l'embellissait, il était impossible, d'être plus
                    jolie. --- "Bougre de dieu," dit le duc, en se levant comme un frénétique, "quel
                    joli morceau, à croquer, je vais faire ce que Duclos vient de dire, je vais lui
                    barbouiller le con de foutre, --- qu'on la déshabille," et tout le monde en
                    silence attendait l'issue de cette légère escarmouche. --- "Oh monsieur,
                    monsieur," s'écria Sophie en se jetant88 aux pieds du duc, "respectez au moins
                    ma douleur, je gémis sur le sort d'une mère qui me fut bien chère, qui est morte
                    en me défendant et que je ne reverrai jamais, ayez pitié de mes larmes, et
                    accordez-moi au moins cette seule soirée de repos." --- "Ah foutre," dit le duc,
                    en maniant son vit qui menaçait le ciel, "je n'aurais jamais cru que cette scène
                    fut si voluptueuse, déshabillez donc, déshabillez donc," disait-il à Marie en
                    fureur, "elle devrait déjà être nue, et Aline qui était sur le Sopha du duc,
                    pleurait à chaudes larmes ainsi que la tendre Adélaïde qu'on entendait gémir
                    dans la niche de Durcet qui loin de partager la douleur de cette belle créature,
                    la grondait violemment d'avoir quitté la posture où il l'avais mis, et
                    considérait d'ailleurs avec le plus vif intérêt l'issue de cette délicieuse
                    scène ; cependant on déshabille Sophie sans le plus petit égard pour sa douleur,
                    on la place dans l'attitude que Duclos venait de dépeindre, et le duc annonce
                    qu'il va décharger ; mais comment faire ? Ce que Duclos venait de raconter était
                    exécuté par un homme qui ne bandait pas et la décharge de son vit flacque
                    pouvait se diriger où il voulait, ce n'était plus de même ici ; la tête
                    menaçante de l'engin du duc ne voulait pas se détourner du ciel qu'elle avait
                    l'air de menacer, il aurait fallu pour ainsi dire, placer l'enfant au-dessus, on
                    ne savait comment s'y prendre, et cependant, plus se trouvaient d'obstacles,
                    plus le duc irrité sacrait et blasphémait. Enfin la Desgranges vint au secours,
                    rien de ce qui tenait au libertinage n'était inconnu à cette vieille sorcière,
                    elle saisit l'enfant et le plaça si adroitement sur ses genoux, que de quelque
                    manière que se tînt le duc le bout de son vit effleurait le vagin. Deux
                    servantes viennent contenir les jambes de l'enfant et eût-elle dû être dépucelée
                    jamais elle ne l'eût présenté plus beau. Ce n'était pas tout encore, il fallait
                    une main adroite pour faire débonder le torrent, et le diriger juste à sa
                    destination. Blangis ne voulait pas risquer la main d'un enfant maladroite pour
                    une si importante opération. --- "Prends Julie," dit Durcet, "tu en seras
                    content, elle commence à branler comme un ange." --- "Oh foutre," dit le duc,
                    "elle me manquera, la garce, je la connais, il suffit que je sois son père, elle
                    aura une peur affreuse." --- "Ma fois, je te conseille un garçon," dit Curval,
                    "prends Hercule, son poignet est souple." --- "Je ne veux que la Duclos," dit le
                    duc, "c'est la meilleure de toutes nos branleuses, permettez-lui de quitter un
                    instant son poste et qu'elle vienne." --- Duclos s'avança toute fière d'une
                    préférence aussi marquée, elle retroussa son bras jusqu'au coude, et empoignant
                    l'énorme instrument de mgr., elle se met à le secouer, la tête toujours
                    découverte, à le remuer avec tant d'art, à l'agiter par des secousses si rapides
                    et en même temps si proportionnées à l'état dans lequel elle voyait son patient,
                    qu'enfin la bombe éclate sur le trou-même qu'elle doit couvrir, il s'en inonde,
                    le duc crie, tempête. Duclos ne se démonte pas, ses mouvements se déterminent en
                    raison du degré de plaisir qu'ils procurent. Antinous placé à dessein, fait
                    pénétrer délicatement le sperme dans le vagin à mesure qu'il se coule, et le duc
                    vaincu par les sensations les plus délicieuses voit en expirant de volupté
                    mollir peu-à-peu dans les doigts de sa branleuse le soûl membre. L'ardeur venait
                    de l'enflammer si puissamment lui-même, il se rejette sur son sopha, la Duclos
                    reprend sa place, l'enfant s'essuie, se console et reprend son quadrille et le
                    récit se continue, en laissant les spectateurs persuadés, d'une vérité dont ils
                    étaient, je crois, pénétrés depuis bien longtemps, que l'idée du crime fait
                    toujours enflammer les sens et nous conduire à la lubricité. </p>
                <p> "Je fus très étonnée," dit Duclos, en reprenant le fil de son discours, "de voir
                    toutes mes compagnes rire en me retrouvant, et me demandant, si je m'étais
                    essuyée, et mille autres propos qui prouvaient, qu'elles savaient très bien ce
                    que je venais de faire. On ne me laissa pas longtemps dans l'inquiétude, et ma
                    sœur me menait dans une chambre voisine de celle où se faisaient communément les
                    parties, et dans laquelle je venais d'être enfermée, m'y fit voir un trou qui
                    répondait à plomb sur le canapé et duquel on voyait facilement tout ce qui s'y
                    passait. Elle me dit que les demoiselles se divertissaient entre elles à aller
                    voir par-là ce que les hommes faisaient à leurs compagnes, et que j'étais bien
                    la maîtresse d'y venir moi-même quand je voudrais, pourvu qu'il ne fut pas
                    occupé, car il arrivait souvent, disait-elle, que ce respectable trou servait à
                    des mystères dont on m'instruiserait en temps et lieu. Je ne fus pas huit jours
                    sans profiter de ce plaisir, et un matin qu'on était venu demander une nommée
                    Rosalie, une des plus belles blondes qu'il fût possible de voir, je fus curieuse
                    d'observer ce qu'on allait lui faire. Je me cachai et voici la scène dont je fus
                    témoin. L'homme à qui elle avait affaire, n'avait pas plus de vingt-six ou
                    trente ans, dès qu'elle entra, il la fit asseoir sur un tabouret très élevé et
                    destiné à cette cérémonie, aussitôt qu'elle y fut, il détacha toutes les
                    épingles qui tenaient la chevelure, et fit flotter jusqu'à terre, une forêt de
                    cheveux blonds superbe dont la tête de cette belle fille était ornée ; il prit
                    un peigne dans sa poche, les peigna, les démêla, les mania, les baisa en
                    entremêlant chaque action d'une éloge, sur la beauté de cette chevelure qui
                    l'occupait si uniquement, il sortit enfin de ses culottes un petit vit sec et
                    très roide, qu'il enveloppa promptement des cheveux de sa dulcinée, et se
                    manuélisant dans le chignon, il déchargea en passant son autre main autour du
                    col de Rosalie, et fixant sa bouche à ses baisers, il redeveloppa son engin
                    mort, je vis les cheveux de ma compagne tout gloués de foutre. Elle les essuya,
                    les rattacha et nos amants se séparèrent. Un moi après, on vint chercher ma sœur
                    pour un personnage que nos demoiselles me dirent d'aller regarder, parce qu'il
                    avait aussi une fantaisie assez baroque. C'était un homme d'environ 50 ans ; à
                    peine fut-il entré que sans préliminaire, sans caresse, il fit voir son derrière
                    à ma sœur qui, au fait de la cérémonie, le fait percher sur un lit, s'empare de
                    ce vieux cul, mou et ridé, enfonce ses cinq doigts dans l'orifice, et se met à
                    le secouer dans si furieuse force, que le lit en craquait. Cependant notre homme
                    sans jamais montrer autre chose, s'agite, se secoue, suit les mouvements qu'on
                    lui donne, s'y prête avec lubricité et s'écrie qu'il décharge et qu'il jouit du
                    plus grand des plaisirs, l'agitation avait été violente à la vérité, car ma sœur
                    en était en nage, mais quels minces épisodes et quelle stérilité d'imagination,
                    si celui qui me fut présenté peu après, n'y mit guère plus de détails. Au moins
                    paraissait-il plus voluptueux et sa manie avait-elle, selon moi, plus le colorit
                    de libertinage ; c'était un gras homme d'environ 45 ans, petit trapu, mais frais
                    et gaillard. N'ayant point encore vu d'hommes de son goût, mon premier mouvement
                    dès que je fus avec lui, fut de me trousser jusqu'au nombril. --- Un chien,
                    auquel on présente un bâton, ne fait pas une mine plus allongée : "Eh ventre
                    bleu, ma mie, laissons là le con, je vous en prie," --- et en même temps, il
                    rabaissa mes jupes avec plus d'empressement, que je ne les avais levées --- "ces
                    petites putains-là," continua-t-il avec humeur, "n'ont jamais que des cons à
                    nous faire voir, vous êtes cause, que je ne déchargerai peut-être pas de la
                    soirée... avant que je ne me sois ôté ce foutre con de la tête," et en disant
                    cela, il me retourna, et leva méthodiquement un cotillon par derrière, en cette
                    posture me conduisant lui-même et tenant toujours mes jupes levées, pour voir
                    les mouvements de mon cul en marchant, il me fit approcher du lit, sur lequel il
                    me coucha à plat ventre. Alors il examina mon derrière avec la plus scrupuleuse
                    attention, se garantissant toujours avec une main de la perspective du con,
                    qu'il me paraissait craindre plus que le feu, enfin m'ayant averti de dissimuler
                    tout que je pourrais cette indigne partie, --- je me sers de son expression, ---
                    de ses deux mains il mania longtemps et avec lubricité mon derrière, il
                    l'écartait, il le vénérait quelques fois, il <corr> y </corr> portait sa bouche
                    et je la sentis même une fois ou deux directement appuyée sur le trou. Mais il
                    ne se touchait point encore, rien ne paraissait, se sentait pourtant pressé
                    apparemment il se disposa au dénouement de son opération : "couchez-vous tout à
                    fait à terre," me dit-il, en me jetant quelques carreaux, "là, oui, ainsi. ---
                    Les jambes bien écartées, le cul un peu relevé, et le trou le plus entr'ouvert,
                    qu'il vous sera possible, --- au mieux continua-t-il en voyant ma docilité, et
                    alors prenant le tabouret, il le plaça entre mes jambes, et vint s'asseoir
                    dessus, de manière à ce que son vit, qu'il sortit entre ses culottes et qu'il
                    secoua, fut pour ainsi dire à la hauteur juste du trou, qu'il encensait ; alors
                    ses mouvements devinrent plus rapides, d'une main il se branlait, de l'autre il
                    écartait mes fesses, et quelques louanges assaisonnées de beaucoup de jurements
                    composaient son discours : "ah, sacre Dieu, le beau cul," s'écriait-il, "le joli
                    trou, et comme je vais l'inonder," --- il tint parole, je me sentis toute
                    mouillée, le libertin parut anéanti de son extase. Tant il est vrai, que
                    l'hommage rendu à ce temple a toujours plus d'ardeur, que celui, qui brûle sur
                    l'autre ; et il se retira après m'avoir promis de me revenir voir, puis que je
                    satisfaisais si bien ses désirs ; il revint effectivement le lendemain, mais son
                    inconstance lui fit préférer ma sœur, je fus les observer, et je vis qu'il
                    employait absolument les mêmes procédés, et que ma sœur s'y prêtait avec la même
                    complaisance."91 "Avait-elle un beau cul, ta sœur," dit Durcet. --- "Un seul
                    trait vous en fera juger, mgr.," dit Duclos, "un fameux peintre, chargé de faire
                    une Vénus aux belles fesses, la demanda l'année d'après pour modèle." ---
                    "Ayant," disait-il, "cherché chez toutes les maquerelles de Paris sans rien
                    trouver qui la valut." --- "Mais enfin, puis qu'elle avait 15 ans, et voilà ici
                    des filles de cet âge, compare-nous ses derrières," continua le financier, "à
                    quelqu'un des culs que tu as ici sous tes yeux." Duclos jeta les yeux sur
                    Zelmire et dit qu'il lui était impossible de rien trouver qui non seulement pour
                    le cul, mais même pour la figure ressemble mieux de tous points à sa sœur. ---
                    "Allons, Zelmire," dit le financier, "venez donc me présenter vos fesses," ---
                    elle était justement de son quadrille, la charmante fille approche en tremblant,
                    on la plaça au pied du canapé couchée sur le ventre. On relève ses croupes avec
                    des carreaux, le petit trou paraît en plein, le paillard qui bandaillait, baise
                    et manie ce qu'elle lui présente, il ordonne à Julie de le branler, on exécute,
                    ses mains s'égarent sur d'autres objets, la lubricité l'enivre, son petit
                    instrument sous les secousses voluptueuses de Julie a l'air de se roidir un
                    moment. Le paillard jure, le foutre coule et le souper sonne --- comme la même
                    profusion régnant à tous les repas, en avoir peint un, c'est les avoir peints
                    tous, mais comme presque tout le monde avait déchargé, à celui on eut besoin de
                    reprendre des forces et en conséquence on but beaucoup. Zelmire, qu'on appellait
                    la sœur de Duclos fut extrêmement fêtée aux orgies et tout le monde voulut lui
                    baiser le cul, l'évêque laissa du foutre, les 3 autres y rebandèrent, et on fut
                    se coucher comme la veille, c'est à dire, chacun avec la femme qu'il avait eu
                    sur le canapé, et quatre fouteurs qui n'avaient point paru depuis le dîner. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head>
                    <hi rend="italic"> 3ejournée. </hi>
                </head>
                <p> Le duc se leva de neuf heures, c'était lui, qui devait commencer, à se prêter
                    aux leçons, que la Duclos devait donner aux jeunes filles, il se campa dans un
                    fauteuil et éprouva pendant une heure les divers attouchements, masturbations,
                    pollutions et postures diverses de chacune de ces petites filles conduites et
                    guidées par sa maîtresse et comme on l'imagine aisément, son tempérament
                    fougueux se trouva furieusement irrité d'une telle cérémonie, il lui fallut
                    d'incroyables efforts sur lui-même, pour n'y pas perdre son foutre, mais assez
                    maître de lui, il sut se contenir, et revint triomphant se vanter, qu'il venait
                    de supporter qu'il défiait ses amis de soutenir, avec le même flègme. Cela donna
                    lieu à établir des gageures, et en amende de 50 Louis, imposés à celui qui
                    déchargerait pendant la leçon. Au lieu du déjeûner et des visites cette
                    matinée-là s'employait à régler le tableau des 17 orgies projetées pour la fin
                    de chaque semaine, ainsi que la fixation en dernier ressort des dépucellements,
                    que l'on se trouva mieux en état de statuer après avoir un peu connu les sujets
                    qu'on ne l'eût pu auparavant. Comme ce tableau réglait d'une manière décisive
                    toutes les opérations de la campagne, nous avons cru nécessaire d'en donner
                    copie au lecteur, il nous a semblé que sachant (après l'avoir lu) la destination
                    des sujets, il prendrait plus d'intérêt aux sujets dans le reste des opérations. </p>
                <p> Tableau des projets du reste de voyage. </p>
                <p> Le 7 de 9bre révolution de la 1e semaine on procédera dès le matin au mariage de
                    Michette et de Giton, les deux époux à qui l'âge ne permet pas de se conjoindre
                    non plus qu'aux trois hivers suivants, seront séparés dès le soir même, et sans
                    plus avoir regard à cette cérémonie qui n'aura servi qu'à divertir pendant la
                    journée, on procédera dans le même soir à la correction des sujets, marqués sur
                    la liste de l'ami de mois. --- Le 14 on procédera de même au mariage de Narcisse
                    et d'Hébé, avec la même clause que ci-dessus. Le 21, de même à celui de Colombe
                    et de Zélamire, et le 28, également à celui de Cupidon et de Rosette. Le 4
                    décembre, les narrations de la Champville, devant avoir prêté aux expéditions
                    suivantes, le duc dépucelera Fanni, le 5 cette Fanni sera mariée à Hyacinthe,
                    qui jouira de sa jeune épouse devant l'assemblée ; telle sera la fête de la
                    cinquième semaine, et le soir, les corrections à l'ordinaire, parce que les
                    mariages se célébront dès le matin. --- Le 8 décembre, Curval dépucelera
                    Michette --- le 11 le duc dépucelera Sophie, le 12, pour célébrer la fête de la
                    6e semaine, Sophie sera mariée à Céladon, et avec les mêmes clauses que les
                    mariages ci-dessus, ce qui ne se répétera plus pour les suivants. --- Le 15
                    Curval dépucelera Hébé --- le 18 décembre le duc dépucelera Zelmire, et le 19,
                    pour célébrer la fête de la 7e semaine, Adonis épousera Zelmire. --- Le 20
                    Curval dépucelera Colombe, le 25, jour de noël, le duc dépucelera Augustine, et
                    le 26 pour la fête de la 8e semaine Zéphire épousera Augustine. Le 29, Curval
                    dépucelera Rosette ; et les arrangements ci-dessus ont été pris pour que Curval
                    moins membré que le duc ait les plus jeunes pour sa part. Le 1 janvier, premier
                    jour où les narrations de la Martaine auront mis en état de songer à de nouveaux
                    plaisirs, on procédera aux déflorations sodomites dans l'ordre suivant. Le 1.
                    janvier le duc enculera Hébé, le 2 Hébé, ayant été dépucelée par devant par
                    Curval, par derrière par le duc, sera livrée à Hercule, qui en jouira, comme il
                    sera prescrit, devant l'assemblée ; le 4 Curval enculera Zélamir --- le 6 le duc
                    enculera Michette, et le 9, pour célébrer la fête de la 10e semaine, cette
                    Michette, qui aura été dépucelée en con par Curval, en cul par le duc, sera
                    livrée à Brise-cul, pour en jouir etc. Le 11 l'évêque enculera Cupidon --- le 13
                    Curval enculera Zelmire --- le 15 l'évêque enculera Colombe, le 16, pour la fête
                    de la 11e semaine, Colombe, qui aura été dépucelée en con par Curval, et en cul
                    par l'évêque, sera livrée à Antinous qui en jouira etc. Le 17 le duc enculera
                    Giton --- le 19 Curval enculera Sophie, le 21 l'évêque enculera Narcisse, le 22
                    le duc enculera Rosette, le 23 pour la fête de la 12e semaine, Rosette sera
                    livrée à Bande-au-ciel. --- Le 25 Curval enculera Augustine. --- Le 28 l'évêque
                    enculera Fanni, le 30, pour la fête de la 13e semaine, le duc épousera Hercule
                    comme mari et Zéphire comme femme, et le mariage s'accomplira, ainsi que les 3
                    autres suivants, devant tout le monde. Le 5 février, pour la fête de la 14e
                    semaine, Curval épousera Brise-cul comme mari et Adonis comme femme, --- le 13
                    février, pour la fête de la 15e semaine, l'évêque épousera Antinous comme mari
                    et Céladon comme femme. Le 20 février, pour la fête de la 16e semaine, Durcet
                    épousera Bande-au-ciel comme mari et Hyacinthe comme femme. --- À l'égard de la
                    fête de la 17e semaine, qui tombe le 27 de février, veille de la clôture des
                    narrations, on la célébrera par des sacrifices, dont messieurs réservent in
                    petto le choix des victimes. Moyennant ces arrangements, dès le 3 janvier, tous
                    les pucelages sont pris excepté ceux de 4 jeunes garçons, que messieurs doivent
                    épouser comme femmes et qu'ils se réservent intacts jusque là, afin de faire
                    durer l'amusement jusqu'au bout du voyage. À mesure que les objets seront
                    dépucelés, ils remplaceront les épouses sur le canapé aux narrations, et les
                    nuits près de messieurs. Alternativement à la choix avec les 4 derniers gitans,
                    que messieurs se réservent pour femmes pour le dernier mois, du moment qu'une
                    fille ou qu'un garçon dépucelé aura remplacé une épouse au canapé, cette épouse
                    sera répudiée, de ce moment elle sera dans le discrédit général et n'aura plus
                    rang qu'après les servantes. À l'égard d'Hébé âgée de 12 ans, de Michette âgée
                    de 12 ans, de Colombe âgée de 13 ans, et de Rosette âgée de 13 ans, à mesure
                    qu'elles auront été livrées aux fouteurs et vues par eux, elles tomberont de
                    même dans le discrédit, ne seront plus admises qu'aux voluptés dures et
                    brutales, auront rang avec les épouses répudiées et seront traitées avec la plus
                    extrême rigueur --- et dès le 24 janvier, toutes quatre se trouveront au même
                    ton sur cet objet. --- Par ce tableau on voit, que le duc aura eu le pucelage du
                    con de Fanni, Sophie, Zelmire, Augustine, et ceux du cul d'Hébé, Michette,
                    Giton, Rosette et Zéphire --- , que Curval aura eu le pucelage du con de
                    Michette, Hébé, Colombe, Rosette, ceux du cul de Zélamir, Zelmire, Sophie,
                    Augustine et Adonis --- , que Durcet, qui ne fout point, aura en un seul
                    pucelage du cul, d'Hyacinthe qu'il épousera comme femme et que l'évêque qui ne
                    fout qu'un cul aura eu les pucelages sodomites de Cupidon, de Colombe, de
                    Narcisse, de Fanni et de Céladon. La journée entière s'était passée tant à
                    dresser ces arrangements qu'à en jaser et personne ne s'étant trouvé en faute,
                    tout se passa sans événements jusqu'à l'heure de la narration, où les
                    arrangements se trouvent les mêmes, quoique toujours variés ; la célèbre Duclos
                    monta sur sa tribune et reprit à ces termes sa narration de la veille. --- "Un
                    jeune homme dont la manie quoique bien peu libertine à mon avis, n'en était pas
                    moins assez singulière, parut chez md. Guérin en fort peu de temps de la
                    dernière aventure, dont je vous ai parlé hier ; il lui fallait une nourrice
                    jeune et fraîche, il la tétait et déchargeait sur les cuisses de cette bonne
                    femme, en se gorgeant de son lait. Son vit me parut très mesquin et toute sa
                    personne assez chétive, et sa décharge fut aussi douce que son opération. Il en
                    parut un autre le lendemain dans la même chambre, dont la manie vous paraîtra
                    sans doute plus divertissante ; il voulait que la femme fût entortillée dans un
                    voile qui lui cacha hermétiquement tout le sein et toute la figure ; la seule
                    partie du corps qu'il désirait voir et qu'il fallait lui trouver dans le dernier
                    degré de supériorité, c'était le cul, tout le reste lui était indifférent, et
                    l'on était sûr, qu'il aurait été bien fâché d'y jeter les yeux. Md. Guérin lui
                    fit venir une femme du dehors, d'une laideur amère, et âgée de près de 50 ans,
                    mais dont les fesses étaient coupées comme celles de Vénus, rien de plus beau
                    pouvait s'offrir à la vue, je voulus voir cette opération ; la vieille duègne
                    bien embéguinée dut se placer tout de suite à plat ventre sur le bord du lit,
                    notre libertin, homme d'environ 30 ans, et qui me parut être de robe, lui lève
                    les jupes jusqu'au dessus des reins, s'extasie à la vue des beautés de son goût
                    qui lui sont offertes, il touche, il écarte ce superbe fessier, le baise avec
                    ardeur, et son imagination s'enflammait bien plus pour ce qu'il supposa, que
                    pour ce qu'il aurait vu sans doute effectivement, si la femme eût été dévoilée,
                    et même jolie, il s'imagine avoir affaire à Vénus même, et au bout d'une assez
                    courte carrière son engin devenu dur à force de secousses, darde une pluie
                    bénigne sur l'ensemble du superbe fessier qu'on expose à ses yeux, sa décharge
                    fut vive et impétueuse, il était assis devant l'objet de son culte, une de ses
                    mains l'ouvrait pendant que l'autre le polluait et il s'écria dix fois : "Quel
                    beau cul, ah quel délice d'inonder du foutre un bel cul " --- Il se leva dès
                    qu'il eut fini et décampa sans seulement témoigner le moindre désir de savoir à
                    qu'il avait eu affaire. Un jeune abbé demanda ma sœur quelque temps après, il
                    était jeune et joli, mais à peine pouvait-on distinguer son vit, tant il était
                    petit et mou. Il l'étendit presque nue sur le canapé, se mit à genoux entre ses
                    cuisses, lui soutenant les fesses des deux mains, et lui chatouillant avec une
                        <corr> main </corr> le joli petit trou de son derrière, pendant ce temps-là
                    sa bouche se porta sur le con de ma sœur, il lui chatouilla le clitoris avec la
                    langue, et s'y prit si adroitement, fit un usage si compassé et si égal de ses
                    deux mouvements, qu'en trois minutes il la plongea dans le délire, je vis sa
                    tête se pencher, ses yeux s'égarer, et la friponne s'écria ; "ah, mon cher abbé,
                    tu me fais mourir de plaisir". --- L'habitude de l'abbé était d'avaler
                    exactement la liqueur que son libertinage faisait couler, il n'y manqua pas, et
                    se secouait, s'agitait à son bon bout en opérant contre le canapé sur lequel
                    était ma sœur, je lui vis répandre à terre les marques certaines de sa virilité
                    ; j'eus mon tour le lendemain, et je puis vous assurer, messieurs, que c'est une
                    des plus douces opérations, où je me sois trouvée de ma vie, le fripon d'abbé
                    eut mes prémices, et le premier foutre, que je perdis, fut dans sa bouche ; plus
                    empressé que ma sœur de lui rendre le plaisir, qu'il me faisait, je saisis
                    machinalement son vit flottant, et ma petite main lui rendit ce que sa bouche me
                    faisait éprouver avec tant de délices." --- Ici le duc ne put s'empêcher
                    d'interrompre, singulièrement échauffé des pollutions auxquelles il s'était
                    prêté le matin, il crut que ce genre de lubricité exécuté avec la délicieuse
                    Augustine, dont les yeux éveillés et fripons annonçaient le tempérament le plus
                    précoce, lui feraient perdre un foutre, dont ses couilles se sentaient trop
                    vivement piquotées. Elle était de son quadrille, il l'aimait assez, elle lui
                    était destinée pour la défloration, il l'appela, elle était ce soir-là vêtue en
                    marmotte et charmante sous ce déguisement. La duègne lui retroussa les jupes et
                    l'établit dans la posture qu'avait dépeinte Duclos. Le duc s'empara d'abord des
                    fesses, s'agenouilla, introduisit un doigt au bord de l'anus qu'il chatouilla
                    légèrement, saisit le clitoris que cette aimable enfant avait déjà très marqué,
                    il suça --- les langues dociennes ont de tempéraments, Augustine en fut la
                    preuve, ses jolies yeux s'animèrent, elle soupira, ses cuisses s'élevèrent
                    machinalement, et le duc fut assez heureux pour obtenir un jeune foutre, qui
                    coulait sans doute pour la première fois, mais on n'obtient point deux bonheurs
                    de suite, il y a des libertins si tellement endurcis dans les vices, que plus la
                    chose, qu'ils font est simple et délicate, moins leur maudite tête s'en irrite ;
                    notre cher duc était du nombre ; il avala le sperme de ce délicieux enfant, sans
                    que le sien voulut couler ; on vit l'instant (car rien n'est inconséquent comme
                    un libertin, l'instant, dis-je, où il allait en accusant cette pauvre petite
                    malheureuse, qui toute confuse d'avoir cédé à la nature, cachait sa tête dans
                    ses mains, et chercha à refuir à sa place. --- "Qu'on en place une autre," dit
                    le duc en jetant des regards furieux sur Augustine, "je les sucerais plutôt
                    toutes, que de n'y pas perdre mon foutre." --- On amène Zelmire, la seconde
                    fille de son quadrille, et qui lui était également dévolue, elle était du même
                    âge qu'Augustine, mais le chagrin de sa situation, enchaînait dans lui toutes
                    les facultés du plaisir, que peut-être sans cela la nature lui eût également
                    permis de goûter. On la trouve ; au-dessus de deux petites cuisses plus blanches
                    que l'albâtre, elle fait voir une petite motte rebondie, couverte d'un léger
                    duvet qui commençait à peine naître, on la place, obligée de se prêter, elle
                    obéit machinalement, mais le duc a beau faire, rien ne vient, il se relève
                    furieux au bout d'un quart d'heure et se jetant dans son cabinet avec Hercule et
                    Narcisse, --- "ah foutre," dit-il, "je vois bien, que ce n'est point là le
                    gibier qu'il me faut," dit-il en parlant des deux filles, "et que je ne
                    réussirai qu'avec celui-là." On ignore quels furent les excès, où il se livra,
                    mais au bout d'un instant on entendit des cris et des hurlements qui prouvaient
                    que sa victoire était remportée et que des garçons étaient pour une décharge des
                    véhicules toujours bien plus sûrs que les plus adorables filles. Pendant ce
                    temps-là l'évêque avait également chambré Giton, Zélamir et Bande-au-ciel, et
                    les élans de sa décharge ayant de même frappé les oreilles, les deux frères qui
                    vraisemblablement s'étaient à-peu-près livrés aux mêmes excès revinrent écouter
                    plus tranquillement le reste du récit, que notre héroïne reprit en ces termes :
                    Près de deux années se coulèrent, sans qu'il parut chez la Guérin d'autres
                    personnages où que des gens à goûts trop communs pour vous être racontés, où que
                    de ceux, dont je viens de vous parler, lorsque l'on me fit dire de m'ajuster, et
                    surtout de bien laver ma bouche ; j'obéis et descends, quand on m'avertit, un
                    homme d'environ 50 ans, gros et épais, était avec Guérin. "Tiens la voilà," dit
                    le monsieur, "ça n'a que 12 ans et c'est propre et net comme si ça sortait du
                    ventre de sa mère ?" --- "De ça je puis vous répondre." --- Le galant m'examine,
                    me fait ouvrir la bouche, examine mes dents, respire mon haleine, et content de
                    tout sans doute, il passe avec moi dans le temple destiné aux plaisirs. Nous
                    nous asseyons tous les deux bien en face l'un de l'autre et fort près, rien de
                    si sérieux, que mon galant, rien de plus froid et de plus flegmatique, il me
                    lorgnait, me regardait avec des yeux à demi fermés, et je ne pouvais comprendre,
                    où tout cela allait aboutir, lorsque rompant le silence à la fin, il me dit,
                    d'attirer dans ma bouche le plus de salive que je pourrais, j'obéis, dès qu'il
                    juge que ma bouche en est pleine, il se jette avec ardeur à mon con, passe son
                    bras autour de ma tête afin de me la fixer, et collant ses lèvres sur les
                    miennes, il pompe, il attire, il suce et avale avec empressement tout ce que
                    j'avais amassé de la liqueur enchanteresse, qui paraissait le comble d'extase ;
                    il attire ma langue à lui avec la même fureur, et dès qu'il la sent sèche et
                    qu'il s'aperçoit qu'il n'y a plus rien dans ma bouche, il m'ordonne de
                    recommencer mon opération, il renouvelle la sienne, je refais la mienne, et
                    ainsi huit ou dix fois de suite, il suça ma salive avec une telle fureur, que je
                    m'en sentis la poitrine oppressée, je crus qu'au moins quelques étincelles de
                    plaisir allaient couronner son extase, je me trompai, son flegme, qui ne se
                    démontait un peu qu'aux instants de ces ardentes succions redevenait le même dès
                    qu'il avait fini et dès que je lui eus dit, que je n'en pouvais plus, il se
                    remit à me lorgner et à me fixer, comme il avait fait en commençant, se levant
                    sans me dire un mot, paye la Guérin et sortit." "Ah sacré Dieu, sacré Dieu," dit
                    Curval, "je suis donc plus heureux que lui, car je décharge." --- Toutes les
                    têtes se levèrent et chacun voit le cher président faisant à Julie sa femme,
                    qu'il avait ce jour-là pour compagne au canapé, la même chose, que Duclos venait
                    de raconter, on savait que cette passion était assez de son goût, à quelques
                    épisodes près, que Julie lui procurait au mieux, et que la jeune Duclos n'avait
                    sans doute pas si bien fourni à son galant, s'il faut en croire au moins les
                    recherches qu'exigeait celui-ci, et qu'il s'en fallait bien que le président
                    désirait. "Un mois après," dit Duclos, à qui on avait ordonné de continuer,
                    "j'eus affaire, au suceur d'une route absolument opposée, celui-ci était un
                    vieil abbé, qui après m'avoir préalablement baisé et caressé le derrière pendant
                    plus d'une demi heure, enfonça sa langue au trou, l'y fit pénétrer, l'y darda,
                    l'y tourna et retourna avec tant d'art, que je crus presque le sentir au fond de
                    mes entrailles, mais celui-ci moins flegmatique, en écartant mes fesses d'une
                    main se branlait très voluptueusement de l'autre, et déchargea en attirant à lui
                    mon anus avec tant de violence, en le chatouillant si lubriquement que je
                    partageais son extase, quand il eut fait, il examine encore un instant mes
                    fesses, fixa ce trou qu'il venait d'élargir, ne put s'empêcher d'y coller encore
                    une fois ses baisers et décampa, en m'assurant, qu'il reviendrait me demander
                    souvent, et qu'il était très content de mon cul, il m'a tenu parole, et pendant
                    près de 6 mois, il vint me faire trois ou quatre fois de la semaine la même
                    opération, à laquelle il m'avait si bien accoutumée, qu'il ne l'entreprenait
                    plus sans me faire expirer de plaisir --- épisode au reste, qui me parut lui
                    être assez indifférent, car il ne me parut jamais ou qu'il s'en informât, ou
                    qu'il s'en souciât qui sait même. Tous les hommes sont extraordinaires --- si
                    elle ne lui aurait peut-être pas déplu !" --- Ici Durcet que ce récit venait
                    d'enflammer, voulut comme le vieil abbé sucer le trou d'un cul mais non pas
                    celui d'une fille ; il appelle Hyacinthe, c'était celui de tous qui lui plaisait
                    le plus ; il le place, il baise le cul, il branle le vit, il gamahuche ; au
                    tressaillement de ses nerfs, au spasme, qui précédait toujours sa décharge on
                    croit que son petit vilain en choix que secourait Aline de son mieux, allait
                    enfin dégorger ses semences, mais le financier n'était pas si prodigue de son
                    foutre, il ne banda seulement pas, on imagine, de la change d'objet. Céladon est
                    offert et rien n'avance ; une cloche heureuse, qui annonçait le souper, vient
                    sauver l'honneur du financier... "Ce n'est pas ma faute," dit-il, en riant à ses
                    confrères, "vous le voyez, j'allais remporter la victoire, c'est ce maudit
                    souper qui la retarde, allons changer de volupté, je n'en reviendrai que plus
                    ardent aux combats de l'amour quand Bachus m'aura couronné." Le souper aussi
                    succulent que gai et lubrique comme à l'ordinaire fut suivi d'orgies, où on fit
                    beaucoup de petites infamies, il y eut beaucoup de bouches et de culs sucés,
                    mais une des choses, à qui l'on s'amusait le plus, fut de cacher le visage et la
                    gorge des jeunes filles et de parier de les reconnaître rien qu'examinant les
                    fesses. Le duc s'y trompa quelques fois, mais les 3 autres avaient une telle
                    habitude de culs, qu'ils ne s'y trompèrent pas une seule fois. On fut se coucher
                    et le lendemain amena de nouveaux plaisirs, et quelques nouvelles réflexions.
                </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head>
                    <hi rend="italic"> Quatrième journée. </hi>
                </head>
                <p> Les amis étant bien aise de distinguer à tout instant de la journée ceux des
                    jeunes gens soit en filles, soit en garçons dont les pucelages devaient leur
                    appartenir décidèrent leur faire porter dans tous leurs divers ajustements un
                    ruban aux cheveux qui indiqua à qui ils appartenaient. En conséquence le duc
                    adopta le rose et le vert, tout ce qui aurait un ruban rose par devant lui
                    appartiendrait pour le con, de même que tout ce qui en porterait un vert par
                    derrière serait à lui pour le cul, de ce moment, Fanni, Zelmire, Sophie et
                    Augustine prirent un nœud rose dans un des côtés de leur coiffure et Rosette,
                    Hébé, Michette, Giton et Zéphire en placèrent un vert dans le derrière de leur
                    cheveux, pour preuve des droits, que le duc avait sur leurs culs. Curval prit le
                    noir pour le devant, et le jaune pour le derrière de façon que Michette, Hébé,
                    Colombe et Rosette portèrent toujour à l'avenir un nœud noir en devant, et
                    Sophie, Zelmire, Augustine, Zélamire et Adonis en placèrent un jaune au chignon.
                    Durcet marque un seul, Hyacinthe, d'un ruban lila par derrière, et l'évêque qui
                    n'avait pour lui que cinq prémices sodomites, ordonna à Cupidon, Narcisse,
                    Céladon, Colombe et Fanni d'en porter un violet par derrière. Jamais, quelque
                    ajustement qu'on eût, ces rubans ne devaient se quitter et d'un coup d'œil, en
                    voyant une de ces jeunes personnes d'une telle couleur par devant et d'une autre
                    par derrière, on distinguait tout de suite qui avait des droits sur son cul et
                    qui en avait sur son con. Curval qui avait passé la nuit avec Constance, s'en
                    plaignait vivement le matin, on ne sait trop, sur quoi roula le motif de ses
                    plaintes ; il faut si peu de choses pour déplaire à un libertin, tant y ce qu'il
                    allait la faire mettre en punition pour le samedi prochain, lorsque cette belle
                    personne déclara qu'elle était grosse. Car Curval le seul qu'on eût pu en
                    soupçonner avec son mari, ne l'avait connue charnellement que depuis les
                    commencements de cette partie, c'est-à-dire depuis quatre jours ; cette nouvelle
                    amusa beaucoup nos libertins, par les voluptés clandestines qu'ils virent bien
                    qu'elle leur procurait, le duc n'en revenait pas ; quoiqu'il en soit l'événement
                    lui valut l'exemption de la peine qu'elle eut de subir sans cela, par avoir
                    déplue à Curval, on voulait laisser mûrir la poire, une femme grosse les
                    divertissait, et ce qu'ils s'en promettaient pour les suites amusait encore bien
                    plus lubriquement leur perfide imagination. On la dispensa des services de
                    table, des punitions, et de quelques autres petits détails, que son état ne
                    rendait plus voluptueux à lui voir remplir, mais elle fut toujours obligée au
                    canapé, et à partager jusqu'à nouvel ordre la couche de qui voudrait la choisir.
                    --- Ce fut Durcet qui ce matin-là se prêta aux exercices de pollution et comme
                    son vit était extraordinairement petit, il donna plus de peine aux écolières,
                    cependant on travailla, mais le petit financier, qui avait fait toute la nuit le
                    métier des femmes, ne put jamais soutenir celui d'homme, il fut cuirassé,
                    intraitable, et l'art de ses huit charmantes écolières dirigées par la plus
                    habile maîtresse ne vint seulement pas à bout de lui faire lever le nez, il en
                    sortit triomphant et comme l'impuissance donne toujours en preuve cette sorte
                    d'humeur qu'on appelle taquinième en libertinage ses visites furent étonnamment
                    sévères, Rosette, chez les filles, et Zélamir, chez les garçons furent les
                    victimes, l'un n'était pas comme on lui avait dit de se trouver --- cette énigme
                    s'expliquera --- et l'autre s'était malheureusement défait ce qu'on lui avait
                    ordonné de garder. Il ne parut aux leçons publics que la Duclos, Marie, Aline et
                    Fanni, deux fouteurs de la seconde classe et Giton. Curval, qui bandait beaucoup
                    ce jour-là s'échauffe beaucoup avec Duclos, le diner, où il se tint à des propos
                    très libertins, ne le calma point, et le café présenté par Colombe, Sophie,
                    Zéphire et son cher ami Adonis, acheva d'embraser sa tête. Il saisit ce dernier
                    et le culbutant sur un sopha, il lui plaça en jurant son membre énorme entre les
                    cuisses par derrière, et comme cet énorme outil dépassait de plus de 6 pouces de
                    l'autre côté, il ordonna le jeune garçon de branler fortement ce qui sortait, et
                    ce mit lui-même à branler l'enfant au-dessus du morceau de chair dont il le
                    tenait embroché, pendant ce temps-là il présentait à l'assemblée un cul aussi
                    sale que large dont l'orifice impure vint à tenter le duc, voyant le cul à sa
                    porte, il y braqua son nerveux instrument en continuant de sucer la bouche de
                    Zéphire, opération qu'il avait entreprise, avant que ne lui prit l'idée qu'il
                    exécutait. Curval qui ne s'attendait pas à une telle attaque en blasphéma de
                    joie, il trépigna, il s'élargit, se prêta, en ce moment le jeune foutre du
                    charmant garçon qu'il branlait, dégoutte sur la tête énorme de son instrument en
                    fureur ; ce foutre chaud, dont il se sent mouillé, les secousses réitérés du
                    duc, qui commençait à décharger aussi, tout l'entraîne, tout le détermine, et
                    des flots de sperme écumeux vont inonder le cul de Durcet, qui était venu se
                    poster là vis-à-vis, "pour qu'il n'y eût," dit-il, "rien de perdu" et dont les
                    fesses blanches et potelées furent doucement submergées d'une liqueur
                    enchanteresse qu'il eut bien mieux aimée dans ses entrailles. Cependant l'évêque
                    n'était pas aisif, il suçait tour à tour les trous de culs divins de Colombe et
                    de Sophie ; mais fatigué sans doute de quelques exercices nocturnes, il ne donna
                    même point de preuve d'existence, et comme tous les libertins, que le caprice et
                    le dégoût rendent injustes, il s'en prit durement à ces deux délicieux enfants
                    de torts trop mérités de sa débile nature, on sommeille quelques instants et
                    l'heure des narrations étant venue, on fut écouter l'aimable Duclos qui reprit
                    son récit de la manière suivante. --- "Il y avait eu quelques changements dans
                    la maison de md. Guérin," dit notre héroïne, "deux très jolies filles venaient
                    de trouver des dupes qui les entretenaient et qu'elles trompèrent commes nous
                    faisons toutes. Pour remplacer cette perte, notre chère maman avait jeté les
                    yeux sur la fille d'un cabaretier de la rue St. Denis, âgée de 13 ans et l'une
                    des plus jolies créatures qu'il fût possible de voir. Mais la petite personne
                    aussi sage que pieuse résistait à toutes ses séductions, lorsque la Guérin,
                    après s'être servie d'un moyen très adroit pour l'attirer un jour chez elle, la
                    mit aussitôt entre les mains d'un personnage singulier, dont je vais vous
                    décrire la manie. C'était un ecclésiastique de 55 à 56 ans, mais frais et
                    vigoureux et auquel on n'en aurait pas donne quarante. Aucun être dans le monde
                    n'avait un talent plus singulier que cet homme pour entraîner de jeunes filles
                    dans le vice et comme c'était son art le plus sublime, il en faisait aussi son
                    seul et son unique plaisir, toute la volupté consistait à déraciner les préjuges
                    de l'enfance, à faire mépriser la vertu et à parer le vice des plus belles
                    couleurs ; rien n'y était négligé : tableaux séduisants, promesses flatteurs,
                    exemples délicieux, tout était mis en œuvre, tout était adroitement ménagé, tout
                    artistement proportionné à l'âge, à l'espèce d'esprit de l'enfant, et jamais il
                    ne manquait son coup, en deux seules heures de conversation il était sûr de
                    faire une putain de la petite fille la plus sage et la plus raisonnable et
                    depuis trente ans, qu'il exerçait ce métier-là dans Paris, il avait avoué à md.
                    Guérin, l'une de ses meilleures années, qu'il avait sur son catalogue plus de 10
                    mille jeunes filles séduites et jetées par lui dans le libertinage. Il rendait
                    de pareils services à plus de 15 maquerelles, et quand on ne l'exerçait pas, il
                    faisait des recherches pour son propre compte, corrompait tout ce qu'il trouvait
                    et l'envoyait ensuite à ses achalandeuses, car ce qu'il y a de fort
                    extraordinaire et ce qui fait, messieurs, que je vous cite l'histoire de ce
                    personnage singulier : jamais il ne jouissait du fruit de ses travaux, il
                    s'enfermait seul avec l'enfant, mais, de tous les ressorts que lui prêtait son
                    esprit et son éloquence, sortait très enflammé, on était parfaitement sûr que
                    l'opération irritait ses sens, mais il était impossible de savoir, ni où, ni
                    comment il les satisfaisait, parfaitement examiné, on n'a jamais vu de lui qu'un
                    feu prodigieux dans le regard à la fin de son discours, quelques mouvements de
                    sa main sur le devant de sa culotte, qui annonçait une érection décidée produite
                    par l'œuvre diabolique qu'il commettait, mais jamais autre chose. Il vint, on
                    l'enferma avec la jeune cabaretière, je l'observais, le tête-à-tête fut long, le
                    séducteur y mit un pathétique étonnant, l'enfant pleura, s'anima, eut l'air
                    d'entrer en une sorte d'enthousiasme ; ce fut l'instant, où les yeux du
                    personnage s'enflammèrent le plus, et où nous remarquâmes les gestes sur sa
                    culotte, peu après, il se leva, l'enfant lui tendit les bras comme pour
                    l'embrasser, il la baisa comme un père et n'y mit aucune sorte de lubricité, il
                    sortit, et trois heures après, la petite fille arriva chez md. Guérin avec son
                    paquet." --- Et l'homme ?" dit le duc. --- Il avait disparu dès après sa leçon,"
                    répondit Duclos. --- "Sans revenir voir l'issue de ses travaux ?" --- "Non mgr.,
                    il en était sûr, il n'en avait jamais manqué une." --- "Voilà un personnage très
                    extraordinaire," dit Curval, "qu'en augurez-vous mr. le duc ?" --- "J'en
                    augure," répondit celui-ci, "qu'il s'échauffait uniquement de cette séduction,
                    et qu'il en déchargeait dans sa culotte." --- "Non," dit l'évêque, "vous n'y
                    êtes pas Ce n'était qu'un préparatif à ses débauches, et au sortir de là, je
                    parie, qu'il en allait commencer de plus grandes." --- "De plus grandes," dit
                    Durcet, ? et quelle volupté plus délicieuse eût-il pu se procurer, que celle de
                    jouir de son propre ouvrage, puis qu'il en était le maître." --- "Eh bien," dit
                    le duc, "je parie, que je l'ai deviné, ceci, comme vous le dites, n'était qu'un
                    préparatif, il s'échauffait la tête à corrompre des filles et allait enculer des
                    garçons. --- Il était bougre, je le parie." On demanda à Duclos, si elle n'avait
                    aucune preuve de ce qu'on supposait là, et s'il ne séduisait pas aussi de petits
                    garçons ; notre historienne répondit, qu'elle n'en avait aucune preuve, et
                    malgré l'assertion très vraisemblable du duc, chacun resta néanmoins en suspends
                    sur le caractère de ce prédicateur étrange, et après qu'on fut convenu
                    généralement que sa manie était vraiment délicieuse, mais qu'il fallait en
                    consommer l'œuvre ou faire pis après, Duclos reprit ainsi le fil de sa
                    narration. "Dès le lendemain de l'arrivée de notre jeune novice, qui se nommait
                    Henriette, il arriva un paillard à fantaisie, qui nous unit, elle et moi, toutes
                    deux à l'œuvre à la fois ; le nouveau libertin n'avait point d'autre plaisir que
                    d'observer par un trou toutes les voluptés un peu singulières qui se passaient
                    dans une chambre voisine, il aimait à les surprendre et trouvait aussi, dans les
                    plaisirs des autres, un aliment divin à sa lubricité, on le place dans la
                    chambre dont je vous ai parlé et dans laquelle j'allais si souvent ainsi que mes
                    compagnes espionner, pour me divertir des passions des libertins. Je fus
                    destinée à l'amuser pendant qu'il examinerait, et la jeune Henriette passer dans
                    l'autre avec le gamahucheur de trou de cul, dont je vous ai parlé hier. La
                    passion très voluptueuse de ce paillard était le spectacle qu'on voulait donner
                    à mon examinateur et pour le mieux enflammer et qu'il rendit sa scène plus
                    chaude et plus agréable à voir, on le prévint que la fille qu'on lui donnait
                    était une novice et que c'était avec lui qu'elle, faisait sa première partie, il
                    s'en convainquit aisément à l'air de pudeur et d'enfance de la petite
                    cabaretière, ainsi fut-il aussi chaud et aussi lubrique, qu'il était possible de
                    l'être, dans ses exercices libidineux, qu'il était bien loin de croire observés
                    ; quant à mon homme l'œil collé au trou, une main sur mes fesses, l'autre à son
                    vit, qu'il agitait peu à peu, il semblait régler son extase sur celle qu'il
                    surprenait. "Ah --- quel spectacle," disait-il de temps en temps, --- "comme
                    cette petite fille a un beau cul et comme ce bougre-là la baise bien ; enfin
                    l'amant d'Henriette ayant déchargé, le mien me prit entre ses bras et après
                    m'avoir baisée un moment, il me retourna, mania, baisa, lécha lubriquement mon
                    derrière et m'inonda les fesses des preuves de sa virilité." --- "En se branlant
                    lui-même," dit le duc. --- "Oui mgr.," reprit Duclos, "et en branlant, je vous
                    assure, un vit, qui par sa petitesse incroyable ne vaut pas la peine d'un
                    détail. Le personnage qui parut ensuite," continua Duclos, "ne mériterait
                    peut-être pas être sur ma liste s'il ne m'eut semblé digne de vous être cité par
                    les circonstances selon moi assez singulières qu'il mêlait à ses plaisirs
                    d'ailleurs assez simples et qui va vous faire voir à quel point le libertinage
                    dégrade dans l'homme tous les sentiments de pudeur, de vertu et d'honnêteté.
                    Celui-ci ne voulait pas voir, il voulait être vu ; et sachant qu'il y avait des
                    hommes dont la fantaisie était de surprendre les voluptés des autres, il pria la
                    Guérin de faire cacher les hommes de ce goût-là et qu'il lui donnerait le
                    spectacle de ses plaisirs. La Guérin avertit l'homme que je venais d'amuser
                    quelques jours avant au trou, et sans lui dire que l'homme qu'il allait voir
                    savait bien qu'il serait vu, ce qui aurait troublé ses voluptés, elle lui fit
                    croire qu'il allait surprendre bien à son aise le spectacle qu'on allait lui
                    offrir. L'examinateur fut enfermé dans la chambre du trou avec ma sœur et je
                    passai avec l'autre. Celui-ci était un jeune homme de vingt-huit ans, beau et
                    frais ; instruit de l'endroit du trou, il se porta sans affection vis-à-vis et
                    m'y fit placer à côté de lui. Je le branlai, dès qu'il banda, il se leva, fit
                    voir son vit à l'examinateur, se retourna montra son cul, me troussa, fit voir
                    le mien, se mit à genoux devant, me branla l'anus avec le bout de son nez,
                    écarta bien, montra tout avec délice et exactitude et déchargea en se branlant
                    lui-même, pendant qu'il me tenait troussée par derrière devant le trou en telle
                    sorte que celui qui l'occupait voyait à la fin en ce moment décisif et mes
                    fesses et le vit en couronne de mon amant, si celui-ci s'était délecté, Dieu
                    sait, ce que l'autre éprouva, ma sœur dit, qu'il était aux cieux et qu'il
                    avouait n'avoir jamais eu tant de plaisir et ses fesses furent inondées d'après
                    cela pour le moins autant que l'avaient été les miennes. --- "Si le jeune homme
                    avait un beau vit et un beau cul," dit Durcet, "il y avait là de quoi faire une
                    jolie décharge." --- "Elle dut donc être délicieuse," dit Duclos, "car son vit
                    était très long, assez gros et son cul aussi doux, aussi potelé, aussi joliment
                    formé que celui de l'amour lui-même." --- "Écartiez-vous ses fesses ?" dit
                    l'évêque, "fîtes-vous voir le trou à l'examinateur ?" --- "Oui mgr., dit Duclos,
                    "il fit voir le mien, j'offris le sien, il le présentait le plus lubriquement du
                    monde." --- "J'ai vu une douzaine de scènes comme cela dans ma vie," dit Durcet,
                    "qui m'ont bien coûté du foutre. Il en est peu de plus délicieux à faire --- je
                    parle de toutes deux, car il est aussi joli de surprendre que de vouloir
                    l'être." --- "Un personnage à-peu-près de mon goût," continua Duclos, "me mena
                    aux Tuileries quelques mois après, il voulait que je fusse raccrochée des hommes
                    et que je vinsse là lui branler positivement sous le nez au milieu d'un tas de
                    chaises parmi lesquels il s'était caché, et après lui en avoir branlé ainsi sept
                    ou huit, il se plaça sur un banc dans une des allées les plus passagères,
                    troussa mes jupes, par derrière, fit voir mon cul aux passants, mit son vit à
                    l'air et m'ordonna de le branler devant tous les passants, ce qui, quoiqu'il fut
                    nuit, fit un tel scandale, que lorsqu'il débondait cyniquement son foutre, il y
                    avait plus de dix personnes autour de nous, et que nous fûmes obligés à nous
                    sauver pour n'être pas honnis. Quand je racontai à la Guérin notre histoire,
                    elle en rit et me dit qu'elle avait connu un homme à Lion où des garçons font le
                    métier de raccrocheurs, un homme, dis-je, dont la manie était pour le moins
                    aussi singulière, il se déguisait comme le mercure public, amenait lui-même du
                    monde et deux filles qu'il payait et entretenait pour cela, puis se cachait dans
                    un coin pour voir opérer sa pratique, qui, dirigée par les filles qu'il
                    soudoyait à cet effet, ne manquait pas de lui faire voir le vit et les fesses du
                    libertin, qu'elle tenait, seule volupté qui était du goût de notre faux mercure,
                    et qui avait l'air de lui faire perdre son foutre." --- Duclos ayant fini ce
                    soir-là son récit de bonne heure, on employa le reste de la soirée avant
                    l'instant du service à quelques lubricités de choix et comme on avait la tête
                    échauffée sur le cynisme, on ne passa point dans le cabinet et chacun s'amusa
                    l'un devant l'autre, le duc fit mettre la Duclos toute nue, il la fit pencher,
                    appuyer sur le dos d'une chaise et ordonna à la Desgranges de le branler sur les
                    fesses de sa camarade de manière à ce que la tête de son vit effleura le trou du
                    cul de la Duclos à chaque secousse, on joignit à cela quelques autres épisodes
                    que l'ordre des matières ne me permet pas encore de dévoiler, tant y a. Le trou
                    du cul de l'historienne fut complètement arrosé, et le duc très bien servi et
                    très complètement entouré déchargea avec des hurlements qui prouvèrent bien à
                    quel point était échauffée sa tête. Curval se fit foutre, l'évêque et Durcet
                    firent de leur côté, avec les 2 sexes, des choses très étrangères, et l'on
                    servit. Après soupé on dansa ; les 16 jeunes personnes, quatre fouteurs et les
                    quatre épouses purent former trois contre-danses, mais tous les acteurs de ce
                    bal étaient nus, et nos libertins, couchés nonchalamment sur des sophas,
                    s'amusaient délicieusement, de toutes les différentes beautés que leur offraient
                    tous à tous les diverses attitudes que la danse obligeait de prendre, ils
                    avaient auprès d'eux les historiennes qui les manualisaient, plus ou moins vite
                    en raison du plus ou moins de plaisir qu'ils prenaient, mais épuisé des voluptés
                    du jour, personne ne déchargea et chacun fut prendre au lit les forces
                    nécessaires à se livrer le lendemain à de nouvelles infamies. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head>
                    <hi rend="italic"> Cinquième journée. </hi>
                </head>
                <p> Ce fut Curval, qui ce matin-là fut se prêter aux masturbations de l'école, et
                    comme les jeunes filles commençaient à faire des progrès, il eut beaucoup de
                    peine à résister aux secousses multipliées, aux postures lubriques et varieuses
                    de ces huit charmantes petites filles, mais comme il voulait se réserver il
                    quitta le poste, on déjeuna, et l'on statua ce matin-là que les quatre jeunes
                    amants de messieurs, savoir : Zéphire, favori du duc, Adonis, aimé de Curval,
                    Hyacinthe, ami de Durcet, et Céladon de l'évêque, seraient dorénavant admis à
                    tous les repas à côté de leurs amants ; dans la chambre desquels ils
                    coucheraient régulièrement toutes les nuits, faveur qu'ils partageraient avec
                    les épouses et les fouteurs, ce qui dispensa d'une cérémonie qu'on avait coutume
                    de faire comme on sait le matin, qui consistait en ce que les 4 fouteurs qui
                    n'avaient point couché amenassent 4 garçons ; ils vinrent seuls et quand
                    messieurs passaient dans l'appartement des jeunes garçons, ils n'y étaient reçus
                    avec la cérémonie préscrite que par les quatre qui restaient. Le duc qui depuis
                    deux ou trois jours s'amourachait de la Duclos, dont il trouvait le cul superbe,
                    et le propos plaisant, exigea, qu'elle coucha aussi dans sa chambre, et cet
                    exemple ayant réussi, Curval, admit de même dans sa chambre la vieille Fanchon,
                    dont il raffolait, les deux autres attendirent encore quelque temps pour remplir
                    cette quatrième place de faveur dans leurs appartements pendant la nuit, on
                    régla dans la même matinée que les 4 jeunes amants que l'on venait de choisir
                    auraient pour vêtements ordinaires toutes les fois qu'ils ne seraient pas
                    obligés à leurs costumes de caractère, comme dans les quadrilles, auraient,
                    dis-je, l'habit et l'ajustement, que je vais décrire : c'était une espèce de
                    petit surtout étroit, leste, dégagé comme un uniforme prussien, mais infiniment
                    plus court, et n'allant guère qu'au milieu des cuisses, ce petit surtout agrafé
                    à la poitrine et aux basques commes tous les uniformes, devait être de satin
                    rose doublé de taffetas blanc. Les revers et les parements étaient de satin
                    blanc et dessous était une espèce de veste courte ou gilet, également de satin
                    blanc, et la culotte de merle, mais cette culotte était ouverte en cœur par
                    derrière depuis la ceinture de façon que passant la main par cette fente, on
                    prenait le cul sans la moindre difficulté, un gros nœud de ruban la retenait
                    seul et lorsqu'on voulait avoir l'enfant tout à fait nu en cette partie, on ne
                    faisait que lâcher ce nœud lequel était de la couleur choisie par l'ami auquel
                    appartenait le pucelage. Leurs cheveux négligement relevés de quelques boucles
                    sur les côtés étaient absolument libres et flottants par derrière et simplement
                    noués d'un ruban de la couleur préscrite, un poudre très parfumé et d'une tinte
                    entre le gris et le rose colorait leur chevelure, leur sourcils très soignés et
                    communéments peints en noir, joints à une légère teinte de rouge toujours dans
                    leurs joues achevaient de relever l'éclat de leur beauté, leur tête était
                    toujours nue, un bas de soie blanc à coins brodé de rose couvrait les jambes
                    qu'un soulier gris attaché d'un gros nœud rose chaussait agréablement. Une
                    cravate de gaze à la crême voluptueusement nouée se mariait à un petit jabot de
                    dentelle, et en les examinant ainsi tous les quatres on pouvait assurer qu'il ne
                    pouvait sans doute rien se voir de plus charmant au monde. Dès l'instant qu'ils
                    furent ainsi adoptés, toute permission du genre de celle qui s'accordait
                    quelquefois le matin, leur fut absolument refusée et l'on leur accorda
                    d'ailleurs autant droits sur les épouses qu'en avaient les fouteurs, ils purent
                    les maltraiter à leur gré non seulement aux repas, mais même dans tous les
                    autres instants de la journée, sûrs que jamais on ne leur donnerait le tout. Ces
                    occupations remplirent ou précédaient les visites ordinaires ; la belle Fanni, à
                    laquelle Curval avait fait dire de se trouver en un certain état, se trouva dans
                    l'état contraire, <corr> la suite nous expliquera tout ce-ci </corr> , elle fut
                    mise sur le cahier de corrections. Chez les jeunes gens, Giton avait fait ce
                    qu'il était défendu de faire, on le marqua de même et après les fonctions de la
                    chapelle furent remplies qui fournirent très plus de sujets, on se mit à table,
                    ce fut le premier repas, où les amants furent admis, ils prirent place chacun à
                    côté de celui qui l'aimait, lequel l'avait à sa droite et son fouteur favori à
                    gauche, les charmants petits convives de plus égayèrent le repas, tous quatre
                    étaient très gentils, d'une grande douceur et commençant à se prêter au mieux
                    autour de la maison, l'évêque très en train ce jour-là, ne cessa de baiser
                    Céladon, presque tout le temps du repas, et comme cet enfant devait être du
                    quadrille servant le café, il sortit un peu avant le dessert. Quand mgr., qui
                    venait de s'en échauffer la tête, le revit tout nu dans le salon de côté, il ne
                    s'y tint plus. --- "Sacre Dieu," dit-il tout en feu, "puisque je ne peux pas
                    l'enculer, au moins lui ferai-je ce que Curval a fait hier à son bardache," et
                    saisissant le petit bonhomme, il le couche sur le ventre, en disant cela, lui
                    glissa son vit dans les cuisses, le libertin était aux nues, le poil de son vit
                    frottait le trou mignon qu'il aurait bien voulu perforer, une de ses mains
                    maniait les fesses du délicieux petit amour, l'autre lui branlait le vit, il
                    collait sa bouche sur celle de ce bel enfant, il pompait l'air de sa poitrine,
                    il en avalait la salive. Le duc, pour l'exciter du spectacle de son libertinage,
                    se plaça devant lui en gamahuchant le trou du cul de Cupidon, le second des
                    garçons, qui servait le café ce jour-là, Curval vint sous ses yeux se faire
                    branler par Michette, et Durcet lui offrait les fesses écartées de Rosette, tout
                    travaillait à lui procurer l'extase, où l'on voyait, qu'il aspirait, il eut
                    lieu, ses nerfs tressaillirent, ses yeux s'allumèrent, il eût été effrayant pour
                    tout autre que pour ceux, qui connaissaient, quels étaient sur lui les effets
                    terribles de la volupté, enfin le foutre échappa et coula sur les fesses de
                    Cupidon, qu'en ce dernier moment on eut soin de placer au-dessous de son petit
                    camarade, pour recevoir les preuves de virilité, qui ne lui étaient pourtant
                    point dues. L'heure des narrations vint, on s'arrangea, par une assez singulière
                    disposition, que tous les pères avaient ce jour-là leurs filles sur leurs
                    canapés, on ne s'effrayait point et Duclos reprit à ces termes : "Comme vous
                    n'avez point exigé, messieurs, que je vous rendisse un compte exact de ce qui
                    m'arriva jour par jour chez md. Guérin, mais simplement des événements un peu
                    singuliers, qui ont pu marquer quelqu'un de ces jours, je passerai sous silence
                    plusieurs anecdotes peu intéressantes de mon enfance, qui ne vous offriraient
                    que des répétitions nombreuses de ce que vous avez déjà entendu, et je vous
                    dirai, que je venais d'attendre ma seizième année non sans une très grande
                    expérience du métier que j'exerçais, lorsqu'il me tombe en partage un libertin,
                    dont la fantaisie journalière mérite d'être rapportée. C'était un grave
                    président, âgé de près de cinquante ans, et qui, s'il faut en croire md. Guérin,
                    qui nous dit le connaître depuis bien des années, exerçait régulièrement tous
                    les matins la fantaisie dont je vais vous entretenir. Sa maquerelle ordinaire
                    venant de se retirer l'avait recommandé avant aux soins de notre chère mère, et
                    ce fut avec moi qu'il débuta chez elle ; il se plaçait seul au trou, dont je
                    vous ai parlé, dans la chambre qui y répondait se trouvait un crocheteur ou un
                    Savoyard, un homme du peuple enfin, mais propre et sain, c'était tout ce qu'il
                    désirait, l'âge et la figure n'y faisait rien, je fus sous ses yeux, et le plus
                    près du trou possible, branler cet honnête manail prévenu et qui trouvait fort
                    doux de gagner ainsi de l'argent ; après m'être prêtée sans aucune restriction à
                    tout ce que le cher homme pouvait désirer de moi. Je le fis décharger dans une
                    soucoupe de porcelaine et le plantant-là, dès qu'il avait répandu la dernière
                    goutte, je passai précipitement dans l'autre chambre, mon homme m'y attend en
                    extase, il se jette sur la soucoupe, avale le foutre tout chaud, le sien coule,
                    d'une main j'excite son éjaculation, de l'autre je reçois précieusement ce qui
                    tombe et à chaque jet, portant ma main fort vite, à la bouche du paillard, je
                    lui fais le plus lestement et le plus adroitement, que je puisse avaler son
                    foutre à mesure qu'il le répand --- c'était le tout ; il ne me toucha, ni ne me
                    baisa, il ne me troussa seulement pas, et se relevant de son fauteuil avec
                    autant de flègme, qu'il venait de montrer de chaleur, il prit sa canne et se
                    retira, en disant que je branlais fort bien, et que j'avais fort bien saisi son
                    genre. Le lendemain on ramena un autre homme, car il fallait l'en changer tous
                    les jours, ainsi que des femmes, ma sœur l'opéra, il sortit content, pour
                    recommencer le jour d'ensuite, et pendant tout le temps, que j'ai été chez md.
                    Guérin, je ne l'ai pas vu une seule fois négliger cette cérémonie à neuf
                    précises du matin --- sans qu'il ait jamais troussé une seule fille, quoiqu'on
                    lui ait fait voir de charmantes." --- "Voulait-il voir le cul du porte-faix ?"
                    dit Curval. --- "Oui mgr.," répondit Duclos, "il fallait avoir soin quand on
                    amusait l'homme dont il mangeait le foutre, de le tourner et retourner, et il
                    fallait aussi que le manant tourna et retourna la fille dans tous les sens." ---
                    "Ah comme cela, je le conçois," dit Curval, "mais je ne l'entendais guère
                    autrement." --- "Peu après," dit Duclos, "nous vîmes arriver au sérail une fille
                    d'environ 30 ans assez jolie, mais rousse comme Judas, nous crûmes d'abord que
                    c'était une nouvelle compagne, mais elle nous désabusa bientôt, en nous disant,
                    qu'elle ne venait que pour une partie. L'homme à qui l'on destina cette nouvelle
                    héroïne, arriva bientôt de son côté, c'était un gros financier d'assez bonne
                    mine, et la singularité de son goût, puisque c'était à lui que l'on destinait
                    une fille dont nul autre n'aurait sans doute voulu, cette singularité, dis-je,
                    me donna la plus grande envie, d'aller les observer ; à peine furent-ils dans la
                    même chambre, que la fille se mit toute nue, et nous montra un corps fort blanc
                    et très potelé." --- "Allons, saute, saute," lui dit le financier,
                    "échauffe-toi, tu sais bien, que je veux qu'on sue" --- et voilà la rousse à
                    cabrioler, à courir par la chambre, à sauter comme une jeune chèvre, et notre
                    homme à l'examiner en se branlant, et tout cela sans que je puisse deviner
                    encore le but de l'aventure. Quand la créature fut en nage, elle s'approcha du
                    libertin, leva un bras et lui fit sentir son aisselle dont la sueur dégouttait
                    de tous les poils. --- "Ah c'est cela, c'est cela," dit notre homme, en fixant
                    avec ardeur le bras tout gluand sous son nez --- "quel odeur Comme elle me
                    ravit," puis s'agenouillant devant elle, il la sentit et la respira de même dans
                    l'intérieur du vagin et au trou du cul, mais il revenait toujours aux aisselles,
                    soit que cette partie le flatta davantage, soit qu'il y trouva plus de fumet.
                    C'était toujours-là que sa bouche et son nez se reportait avec le plus
                    d'empressement, enfin un vit assez long quoique peu gros, vit qu'il secouait
                    vigoureusement depuis plus d'une heure sans aucun succès s'avise de lever le
                    nez, la fille se plaça, le financier vint par derrière lui nicha son enchoix
                    sous l'aisselle, elle serra le bras, forme à ce qu'il me paraît, un endroit très
                    rétréci de ce local, pendant ce temps-là, par l'attitude, il jouissait de la vue
                    et de l'odeur de l'autre aisselle, il s'en empare, y fourre son grouin tout
                    entier, et décharge en lêchant, dévorant cette partie qui lui donne autant de
                    plaisir." "Et il fallait," dit l'évêque, "que cette créature fut absolument
                    rousse ?" --- "Absolument," dit Duclos, "ces femmes-là, vous ne l'ignorez point
                    mgr., ont dans cette partie un fumet infinement plus violent, et ce sens de
                    l'odorat était sans doute celui, qui une fois picoté par de choses fortes,
                    reveillait le mieux dans lui les organes de plaisir." --- "Soit," reprit
                    l'évêque, "mais il me semble, parbleu, que j'aurais mieux aimé sentir cette
                    femme-là au cul, que de la flairer sous le bras." --- "Ah," dit Curval, "l'un et
                    l'autre a bien des attraits, et je vous assure, que si vous en aviez tenté, vous
                    verriez que c'était très délicieux." --- "C'est-à-dire, ms. le président," dit
                    l'évêque, "que ce ragoût-là vous amuse aussi." ? --- "Mais j'en ai tenté," dit
                    Curval, "et à quelques épisodes près que j'y mêlais de plus, je vous proteste
                    que je ne l'ai jamais fait, qu'il m'en ne coutât de foutre." --- "Eh bien, ces
                    épisodes je les devine, n'est-ce pas," reprit l'évêque, --- "vous sentiez les
                    culs..." "Eh, bon, bon," interrompit le duc, --- "ne lui faites pas faire des
                    confessions, mgr., il nous dirait des choses que nous ne devons pas encore
                    entendre, continuez Duclos, et ne laissez pas ces causeurs-là aller ainsi sur
                    vos brisées." --- "Il y avait," reprit notre narratrice, "plus de 6 semaines que
                    la Guérin défendait absolument à ma sœur de se laver, et qu'elle exigeait au
                    contraire d'elle de se tenir dans l'état le plus sale et le plus impure qu'il
                    pût lui être possible, sans que nous devinassions ces motifs, lorsqu'il arriva
                    enfin un vieux paillard bourgeonne, qui d'un air à moitié ivre demande
                    grossièrement à madame, si la putain était bien sale." --- "O je vous en
                    réponds," dit Guérin. On les assemble, on les enferme, je vole au trou, à peine
                    y suis-je, que je vois ma sœur à cheval nue sur un grand bidet rempli de vin de
                    Champagne et là notre homme armé d'une grosse éponge, la nettoyait, l'inondait
                    en recueillant avec soin jusqu'aux moindres gouttes, qui coulaient de son corps
                    ou de son éponge, il y avait si longtemps, que ma sœur ne s'était nettoyée en
                    aucune partie d'elle-même, car on s'était même fortement opposé à ce qu'elle se
                    torchât le derrière, que le vin acquit aussitôt une couleur brune et sale et
                    vraisemblablement une odeur, qui ne devait pas être très agréable, mais plus
                    cette liqueur se corrompait par les saletés dont elle se chargeait, plus elle
                    plaisait à notre libertin, il la goûte, il la trouve délicieuse, il s'arme d'un
                    verre, et en une demi douzaine de rasades il avale le vin dégoûtant et putréfié,
                    dans lequel il vient de laver un corps chargé depuis si longtemps de souillure.
                    Quand il a bu, il saisit ma sœur, la couche à plat ventre sur le lit et lui
                    dégorgea sur les fesses et sur le trou bien entr'ouvert les flots de l'impudique
                    sémence, que faisaient bouillonner les impures détails de sa dégoûtante manie.
                    Mais une autre bien plus sale encore devait incessamment s'offrir à mes regards
                    ; nous avions dans la maison une de ces femmes que l'on appelle de marcheuses,
                    un terme de bordels, et dont le métier est de courir nuit et jour pour aller
                    déterrer <corr> quelque </corr> gibier, --- cette créature âgée de plus de 40
                    ans, joignait à des appas très flêtris et qui n'avaient jamais été bien
                    séduisants l'affreux défaut de puer des pieds, tel était positivement le sujet,
                    qui convenait au marquis de --- , il arriva, on lui présenta dame Louise,
                    c'était le nom de l'héroïne, il la trouva délicieuse, et sitôt qu'il la tient au
                    sanctuaire des plaisirs, il la fait déchausser, Louise, à qui l'on avait bien
                    récommandé de ne pas changer ni de bas ni de souliers pendant plus d'un mois,
                    offre au marquis un pied infect, qui eût fait dégobiller tout autre, mais
                    c'était précisément par ce que le pied avait de plus sale et de plus dégoûtant
                    qu'il enflammait le mieux notre homme, il le saisit, le baisa avec ardeur, sa
                    bouche écarte tour à tour chaque doigt et sa langue va recueillir avec le plus
                    vif enthousiasme dans chaque interval cette crasse noirâtre et puante que la
                    nature y dépose, et que le peu de soin de soi-même multiplia ; non seulement il
                    l'attira dans sa bouche, mais il l'avale, il la savoure, et le foutre, qu'il
                    perd en se branlant à cette expédition devient la preuve non-équivoque de
                    l'excessif plaisir, qu'elle lui donne. "O pour cela, je ne l'entends pas," dit
                    l'évêque. --- "Il faudra donc que je travaille à vous le faire comprendre," dit
                    Curval... "Quoi, vous auriez un goût ?" dit l'évêque. --- "Regardez-moi," dit
                    Curval. --- On se lève, on l'entoure, et l'on voit cet incroyable libertin qui
                    réunissait tous les goûts de la plus crapuleuse luxure, tenant embrassés les
                    pieds dégoûtants de Fanchon, de cette sale et vieille servante, qu'on a dépeint
                    plus haut et se pâmant de luxure en la suçant. --- "Mois, je comprends tout
                    cela," dit Durcet, "il ne faut qu'être blazé pour entendre toutes les
                    infamies-là, la satiété les inspire au libertinage qui les fait exécuter
                    sur-le-champ, on est là de la chose simple, l'imagination se dépire, et la
                    petitesse de nos moyens, la faiblesse de nos facultés, la corruption de notre
                    esprit nous ramène à des estorminations." "Telle était sans doute l'histoire,"
                    dit Duclos en se reprenant, du vieux commandeur des carrières, l'une des
                    meilleures pratiques de la Guérin, il ne lui fallait que des femmes tarrées ou
                    par le libertinage, ou par la nature, ou par la main de la justice. Il ne les
                    recevait en un mot que borgnes, aveugles, boiteuses, bossues, culs de jattes,
                    manchotes, édentées, mutilées de quelques membres ou fouettées, ou marquées, ou
                    clairement flétries par quelqu'autre acte de justice, et toujours avec cela de
                    l'âge le plus mûr, on lui avait donné à la scène, que je surpris, une femme de
                    50 ans marquée comme vileuse publique et qui de plus était borgne, cette double
                    dégradation lui parut un trésor, il s'enferme avec elle, la fait mettre nue,
                    baise avec transport sur ses épaules les signes certains de son avilissement,
                    suce avec ardeur chaque sillon de cette plaie qu'il appellait honorable. Cela
                    fait, toute son ardeur se portait au trou du cul, il entr'ouvrait les fesses
                    baisant délicieusement le trou flétri qu'elle renfermait, le suçait fort
                    longtemps et revenant se campa à cheval sur le dos de la fille, il fit frotter
                    son vit aux marques qu'elle portait de la justice, en la louant d'avoir mérité
                    le triomphe et se penchant sur son derrière, il consomme le sacrifice, en
                    rebaisant l'autel où il venait de rendre un aussi brûlant hommage et versant un
                    foutre abondant sur ces marques flatteuses, dont il s'était si bien échauffé la
                    tête." --- "Sacre Dieu," dit Curval à qui la lubricité tournait l'esprit ce
                    jour-là, "voyez mes amis, voyez à ce vit bandant, à quel point m'échauffe le
                    récit de cette passion " et appelant la Desgranges : "Viens, bougresse," lui
                    dit-il, "viens-toi, qui ressemble si bien à celle qu'on vient de peindre, viens
                    me procurer le même plaisir, qu'elle donna au commandeur." --- La Desgranges
                    approche, Durcet, ami de ces excès, aide le président à la mettre nue, d'abord
                    elle fait quelques difficultés, on se doute du fait, on la gronde de cacher une
                    chose, qui va la faire chérir davantage de la société, enfin son dos flétri
                    paraît et montre par une vieille m. m. qu'elle a deux fois subi l'opération
                    déshonorante, dont les vestiges allument néanmoins si complètement les
                    impudiques désirs de nos libertins, le reste de ce corps usé et flétri, ce cul
                    de taffetas chine, ce trou infect et large, qui s'y montre au milieu, cette
                    mutilation d'une talon et de trois doigts, cette jambe courte, qui la fait
                    boîter, cette bouche édentée, tout cela échauffe, anime nos libertins. Durcet la
                    suça par devant, Curval par derrière, et tandis que des objets de la plus grande
                    beauté et de la plus extrême fraîcheur sont sous leurs yeux, prêts à satisfaire
                    leur plus légers désirs, c'est avec ce, que la nature et le crime ont deshonoré,
                    ont flétri, c'est ainsi l'objet le plus sale et le plus dégoûtant que nos deux
                    paillards en extase vont goûter les plus délicieux plaisirs, --- et qu'on
                    explique l'homme après cela, tous deux semblent se disputer ce cadavre anticipé
                    (tels que deux dogues acharnées sur un charogne) après s'être livrés aux plus
                    sales excès dégorgent à la fin leur foutre et malgré l'épuisement, où ce plaisir
                    les met, peut-être en eussent-ils à l'instant repris de nouveau, quoique dans le
                    même genre de crapule et d'infamie, si l'heure du soupé ne fut pas les avertir
                    de s'occuper d'autres plaisirs. Le président désespéré d'avoir perdu son foutre
                    et qui dans ces cas-là ne se ranimait jamais que par des excès de mangeailles et
                    de boissons, se gonfle comme un véritable pourceau, il voulut que le petit
                    Adonis branla Bande-au-ciel et lui fit avaler le foutre, et peu content de cette
                    dernière infamie, qu'on exécuta sur-le-champ, il se leva, dit que son
                    imagination lui suggérait des choses plus délicieuses que tout cela et sans
                    s'expliquer davantage, il entraîna avec lui, Fanchon, Adonis et Hercule, fut
                    s'enfermer dans le boudoir du fond et ne reparut qu'aux orgies, mais dans un
                    état si brillant, qu'il fut encore en état d'y procéder à mille autres horreurs,
                    toutes plus singulières les unes que les autres, mais que l'ordre essentiel que
                    nous nous sommes proposés, ne nous permet pas encore de peindre à nos lecteurs.
                    On fut se coucher et Curval, l'inconséquent Curval, qui, ayant cette nuit-là la
                    divine Adélaïde, sa fille, pour partage, pouvait passer avec elle la plus
                    délicieuse des nuits, fut trouvé le lendemain matin vautré sur la dégoûtante
                    Fanchon, avec laquelle il avait fait de nouvelles horreurs toute la nuit, tandis
                    qu'Adonis et Adélaïde privées de sa couche, était l'un dans un petit lit fort
                    éloigné et l'autre à terre sur un matelas. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head>
                    <hi rend="italic"> Sixième journée. </hi>
                </head>
                <p> C'était le jour de mgr. d'aller se présenter aux masturbations. Il y fut ; si
                    les disciples de la Duclos eussent été des hommes vraisemblablement, mgr. n'eut
                    pas résisté, mais une petite fente au bas du ventre était un furieux tort à ses
                    yeux, et les grâces mêmes l'eussent-elles entourées, dès que cette maudite fente
                    s'offrit ce n'était assez pour le calmer, il résista donc en héros, je crois
                    même qu'il ne banda point ; et les opérations se continuèrent. Il était aisé de
                    voir qu'on avait la plus grande envie de trouver les jeunes filles en faute,
                    afin de se procurer le lendemain qui était le funeste samedi de correction afin
                    de se procurer --- dis-je --- en cette époque le plaisir de les châtier toutes
                    les 8 il y en avait déjà 6. La douce et belle Zelmire vint faire la septième ??
                    et de bonne foi, l'avait-elle bien mérité ? Ou le plaisir de la correction qu'on
                    se proposait avec elle ne l'emportait-il pas sur la véritable équité ? Nous
                    laissons ce cas sur la conscience du sage Durcet, et nous nous contentons de
                    narrer. Une très belle dame vint aussi grossir la liste des délinquents, c'était
                    la tendre Adélaïde. Durcet, son époux, voulait, disait-il, donner lui-même
                    l'exemple en lui pardonnant moins, qu'à une autre, et c'était à lui-même qu'elle
                    venait de manquer, il l'avait mené à un certain endroit, où les services qu'elle
                    devait lui rendre, après de certaines fonctions, n'étaient pas absolument bien
                    propres, tout le monde n'est pas dépravé comme Curval, et quoiqu'elle fut sa
                    fille, elle n'en avait nullement les goûts, ou elle résista, ou elle se
                    conduisit mal, ou peut-être n'y eut-il que de la taquinerie de la part de
                    Durcet, toujours est-il qu'elle fut inscrite sur le livre des pénitences au
                    grand contentement de l'assemblée. La visite faite chez les garçons n'ayant rien
                    produit, on passa aux plaisirs secrets de la chapelle, plaisirs d'autant plus
                    piquantes et d'autant plus singuliers, qu'on refusait même à ceux qui
                    demandaient d'y être admis la permission de venir les procurer. ? On n'y vit ce
                    matin-là que Constance, 2 des fouteurs subalternes et Michette, au dîner,
                    Zéphire, dont on devenait tous les jours plus content et par les charmes qui
                    semblaient l'embellir chaque jour davantage et par le libertinage volontaire,
                    dont il devenait, Zéphire, dis-je, insulte Constance, qui, quoiqu'elle ne servit
                    plus, paraissait néanmoins toujours au dîner, il l'appelle faiseuse d'enfants et
                    lui donne quelques claques sur le ventre, pour lui apprendre, disait-il, à
                    pondre avec son amant, puis il baisa le duc, le caressa, lui branla un moment le
                    vit, et sut si bien lui échauffer le crâne que Blangis jura que l'après-midi ne
                    se passerait pas, sans qu'il ne le mouillât de foutre, et le petit bonhomme
                    l'agaçait, lui dit, qu'il l'en défiait ; comme il était de service au café, il
                    sortit au dessert et parut nu pour le servir au duc, à l'instant où il quitta la
                    table, celui-ci très animé, débuta par quelques poliçonneries, il lui suça la
                    bouche et le vit, le plaça sur une chaise devant lui, le derrière à la hauteur
                    de sa bouche, et le gamahucha un quart d'heure de cette manière, à la fin son
                    vit se mutina, il dressa sa tête altière, et le duc vit bien que l'hommage
                    exigeait enfin de l'encens, cependant tout était interdit excepté ce qu'on avait
                    fait la veille. Le duc se résolut donc d'imiter ses confrères ; il courbe
                    Zéphire sur un canapé, lui braque son engin dans les cuisses, mais il arriva, ce
                    qui était arrivé à Curval, l'engin dépassa de 6 pouces. --- "Fais comme j'ai
                    fait," lui disait Curval, "branle l'enfant sur ton vit, arrose ton gland de son
                    foutre " --- mais le duc trouva plus plaisant d'en enfiler deux à la fois, il
                    pria son frère de lui ajuster là Augustine, on la colle, les fesses contre les
                    cuisses de Zéphire, et le duc foutant pour ainsi dire à la fois une fille et un
                    garçon, pour y mettre encore plus de lubricité, branle le vit de Zéphire sur les
                    jolies fesses rondes et blanches d'Augustine et les inonde de ce petit foutre
                    enfantin, qui --- comme on l'imagine bien --- excité pour une si jolie chose, ne
                    tarde pas à couler abondamment. Curval qui trouve le cas plaisant, et qui voyait
                    le cul du duc entr'ouvert et baillant pour un vit comme sont tous les culs de
                    bougres, dans les instants, où leurs vits bandent, vint lui rendre ce qu'il en
                    avait reçu l'avant-veille, et le cher duc n'eut pas plutôt ressenti les
                    voluptueuses secousses de cette intromission que son foutre partant presqu'en
                    même temps que celui de Zéphire, fut inonder à revers, les bords du temple, dont
                    Zéphire arrosait les colonnes. Mais Curval ne déchargea point, et retirant du
                    cul du duc son engin fier et nerveux il menaça l'évêque qui se branlait de même
                    entre les cuisses de Giton, de lui faire éprouver qu'il venait de faire subir au
                    duc, l'évêque le défie, le combat s'engage, l'évêque est enculé, et va
                    délicieusement perdre entre les cuisses du joli enfant qu'il caresse un foutre
                    libertin si voluptueusement provoqué. Cependant Durcet spectateur bénévolant,
                    n'ayant pour lui qu'Hébé et la duègne, quoique presque ivre et mort, ne perdait
                    pas son temps et se livrait silencieusement à des infamies que nous sommes
                    encore contraints à tenir sous le voile, enfin le calme vint, on s'endormit, et
                    6 heures venant reveille nos acteurs, ils se rendirent aux nouveaux plaisirs que
                    la Duclos leur préparait ce soir-là. Les quadrilles étaient changées d'un sexe à
                    l'autre, toutes les petites filles en matelots, et tous les petits garçons en
                    grisettes, le coup d'œil en fut ravissant. Rien n'échauffe la lubricité, comme
                    ce petit trio voluptueux, on aime à trouver dans un petit garçon ce qui le fait
                    ressembler à une petite fille, et la fille est bien plus intéressante quand elle
                    emprunte pour plaire, le sexe qu'on voudrait qu'elle eût. Ce jour-là chacun
                    avait sa femme sur le canapé, on se loue réciproquement d'un ordre aussi
                    religieux, et tout le monde étant prêt d'entendre, Duclos reprit, comme on va le
                    voir, la suite de ses lubriques histoires : "Il y avait chez md. Guérin une
                    fille d'assez 30 ans, blonde, un peu replète, mais singulièrement blanche et
                    fraîche, on la nommait Aurore, elle avait la bouche charmante, les dents belles
                    et la langue voluptueuse, mais qui le croirait ? Soit défaut d'éducation, soit
                    faiblesse d'estomac, cette bouche adorable avait le défaut de laisser échapper à
                    tout instant une quantité prodigieuse de vents, et quand elle avait beaucoup
                    mangé surtout, il y en avait quelques fois pour une heure à ne cesser de faire
                    des rots qui eussent fait tourner un moulin, on a raison de le dire, il n'y a
                    pas de défaut, qui ne trouve un sectateur, cette belle fille, en raison même de
                    celui-ci, en avait un des plus ardents, c'était un sage et sérieux docteur de
                    Sorbonne, qui, las de prouver en pure perte l'existence de Dieu dans l'école,
                    venait quelquefois se convaincre au bordel de celle de la créature ; il
                    prévenait, et ce jour-là, Aurore, mangeait comme une crevée. Curieuse de ce
                    dévot tête-à-tête je vole au trou, et mes amants réunis après quelques caresses
                    préliminaires toutes dirigées vers la bouche, je vois notre rhéteur poser
                    délicatement sa chère compagne sur une chaise, s'asseoir vis-à-vis d'elle et lui
                    remettant ses reliques entre les Imams dans l'état le plus déplorable :
                    "Agissez," lui dit-il, "ma belle petite, agissez ; vous connaissez les moyens de
                    me sortir de cet état de langueur, prenez-là vite, je vous conjure, car je me
                    sens pressé de jouir " --- Aurore d'une main reçoit l'outil mollasse du
                    docteure, de l'autre elle lui saisit la tête, colle sa bouche sur la sienne, et
                    la voilà à lui dégorger dans la mâchoire une soixante de rots l'un sur l'autre,
                    rien ne peut peindre l'extase du serviteur de Dieu, il était aux nues, il
                    respirait, il avalait tout ce qu'on lui lançait, on eût dit, qu'il eût été
                    désolé d'en perdre le plus léger souffle, et pendant ce temps-là ses mains
                    s'égaraient sur le sein et sous les cotillons de ma compagne, mais ces
                    attouchements n'étaient qu'épisodiques, l'objet unique et capitale était cette
                    bouche, qui l'accablait de soupirs, enfin son vit gonflé par les chatouillements
                    voluptueux, que cette cérémonie lui fait éprouver, décharge enfin dans la main
                    de ma compagne et il se sauve en protestant qu'il n'a jamais eu tant de plaisir.
                    Un homme plus extraordinaire exigea de moi quelque temps après une particularité
                    qui ne mérite pas d'être passée sous silence ; la Guérin m'avait fait ce jour-là
                    manger presque par force aussi copieusement que j'avais vu quelques jours
                    auparavant diner ma compagne, elle avait eu soin de me faire servir tout ce
                    qu'elle savait que j'aimais le mieux dans le monde, et m'ayant prévenu en
                    sortant de table de tout ce qu'il y avait affaire avec le vieux libertin, avec
                    lequel elle allait m'unir, elle me fit avaler sur-le-champ trois grains
                    d'émétique dans un verre d'eau chaude, le paillard arrive. C'était un support du
                    bordel, que j'avais déjà vu bien des fois chez nous sans trop m'occuper de ce
                    qu'il y venait faire, il m'embrassa, enfonça une langue sale et dégoûtante dans
                    ma bouche, qui acheva de déterminer par sa puanteur l'effet du vomitif. Il voit
                    que mon estomac se soulève, il est dans l'extase : "Courage, ma petite,"
                    s'écriait-il, "courage, je n'en perdrai pas une goutte." --- Prévenue de tout ce
                    qu'il y avait à faire, je l'assois sur le canapé, je penche sa tête sur un des
                    bords, ses cuisses étaient écartés, je déboutonne sa culotte, j'en saisis un
                    instrument court et mollasse, qui ne m'annonce aucune érection, je secoue, il
                    ouvre la bouche ; tout en branlant, tout en recevant les attouchements de ses
                    mains impudiques, qui se promenèrent sur mes fesses, je lui lance à brut pompont
                    dans la bouche toute la digestion imparfaite d'un dîner que faisait dégorger
                    l'émétique. Notre homme est aux nues, il s'extasie, il avale, il va chercher
                    lui-même sur mes lèvres l'impure éjaculation qui l'enivra, il n'en perd pas une
                    goutte et lorsqu'il croit que l'opération va cesser, il en provoque le retour
                    par les chatouillements de sa langue et son vit, ce vit qu'à peine je touche,
                    tant je suis accablée de ma crise, ce vit qui ne s'échauffe sans doute que de
                    telles infamies, souffle, se dresse de lui-même et laisse en pleurant sous mes
                    doigts les preuves, non suspectes des impressions que cette saleté lui procure.
                    --- "Ah, sacré Dieu," dit Curval, "voilà une délicieuse passion, mais on
                    pourrait encore la rafiner"... "Et comment," dit Durcet d'une voix entrecoupée
                    par les soupirs de la lubricité... "Comment ?" dit Curval, "eh sacré Dieu par le
                    choix de la fille et des mets"... "De la fille ?... ah, j'entends tu voudrais là
                    une Fanchon." --- "Eh, sans doute." --- "Et les mets," continue Durcet,
                    qu'Adélaïde branlait..." "Les mets," reprit le président, "eh double Dieu en la
                    forçant de me rendre ce que je viendrais de lui communiquer de la même manière."
                    "C'est-à-dire," reprit le financier dont la tête commençait à s'égarer tout à
                    fait, "que tu lui dégueulerais dans la bouche, qu'il faudrait qu'elle l'avalât
                    et qu'elle te le rendît." --- "Précisément" --- et tous deux se jetant dans leur
                    cabinet, le président avec Fanchon, Augustine et Zélamir, Durcet avec la
                    Desgranges, Rosette et Bande-au-ciel, on fut obligé d'attendre près d'une demi
                    heure pour continuer les récits de Duclos. Ils reparurent enfin. --- "Tu viens
                    de faire de saletés," dit le duc à Curval, qui rentra le premier. ---
                    "Quelqu'une," dit le président, "c'est le bonheur de la vie, et pour moi je
                    n'estime la volupté qu'à ce qu'elle a de plus sale et de plus dégoûtant, mais au
                    moins y a-t-il eu du foutre de répandu par une nuit," dit le président,
                    "crois-tu donc, qu'on te ressemble et qu'on ait comme toi du foutre à perdre à
                    toutes les minutes, je laisse ces efforts-là à toi, et à des champions vigoureux
                    comme Durcet," continua-t-il, en le voyant rentrer pouvant à peine se soutenir
                    d'épuisement. "C'est vrai," dit le financier, "je n'y ai pas tenu, cette
                    Desgranges est si sale et dans ses propos et dans sa tenue, elle a une facilité
                    si grande à tout ce qu'on veut --- ." "Allons, Duclos," dit le duc, "reprenez,
                    car si nous ne lui coupons la parole, le petit indiscret va nous dire tout ce
                    qu'il a fait sans réfléchir, combien il est affreux de se vanter ainsi des
                    faveurs qu'on reçoit d'une jolie femme". Et la Duclos obéissant reprit ainsi son
                    histoire. "Puisque ces messieurs aiment tant ces drôleries-là," dit notre
                    historienne, "je suis fâchée, qu'ils n'aient pas encore un instant retenu leur
                    enthousiasme, et l'effet en eût été mieux placé, ce me semble après ce que j'ai
                    encore à vous conter ce soir ; ce que ms. le président a prétendu qu'il manquait
                    pour perfectionner la passion que je viens de conter, se retrouvait mot à mot
                    dans celle qui suivait, je suis fâchée, qu'il ne m'ait pas donné temps
                    d'achever, le vieux président de Saclanges offre mot à mot les singularités que
                    ms. de Curval paraissait désirer ; on avait choisi pour lui tenir tête la
                    doyenne de notre chapitre, c'était une grosse et grande fille d'environ 36 ans
                    bourgeonnée, ivrognesse, jureuse et très poissarde et harangère, quoique
                    d'ailleurs assez jolie. Le président arrive, on leur sert à souper, tous deux se
                    soûlent, tous deux se mettent hors de raison, tous deux vomissent dans la bouche
                    l'un de l'autre, tous deux avalent et se rendent mutuellement ce qu'ils se
                    prêtent, ils tombent enfin dans les débris du souper, dans les saletés dont ils
                    viennent d'arroser le parquet, alors on me détache, car ma camarade n'avait plus
                    ni connaissance ni force, c'était pourtant le moment important du libertin, je
                    le trouve à terre son vit drôle et dur comme une barre de fer, j'empoigne
                    l'instrument, le président balbutie et jure il m'attire à lui, il suce ma bouche
                    et décharge comme un taureau en se tournant et retournant et continuant de se
                    vautrer dans ses ordures. Cette même fille nous donna peu après le spectacle
                    d'une fantaisie pour le moins aussi sale ; un gros moine, qui la payait fort
                    bien, vint se placer à cheval sur son ventre, les cuisses de ma compagne étaient
                    dans le plus grand écartement possible et fixées à de gros meubles pour qu'elles
                    ne pussent varier, dans cette attitude on servit plusieurs mets sur le bas
                    ventre de la fille à cru, et sales qu'ils fussent dans aucun plat, le bonhomme
                    saisit des morceau avec sa main, les enfonce dans le con ouvert de sa dulcinée,
                    les y tourne et retourne, et ne les mange qu'après qu'il les a complètement
                    imprégné des sales que le vagin lui procure. --- "Voilà une manière de dîner
                    tout à fait nouvelle," dit l'évêque... "Et qui ne vous plairait point même par
                    musique," dit Duclos. "Non ventre Dieu," répondit le serviteur de l'église, "je
                    n'aime pas assez le con pour cela." "Eh bien," reprit notre historienne,
                    "écoutez donc celle par où je vais clore mes narrations de cette soirée, je suis
                    sûre, qu'elle vous amusera davantage. --- Il avait huit ans que j'étais chez md.
                    Guérin, je venais d'y prendre ma 17e année et depuis cet intervalle, je n'avais
                    pas été un seul jour sans y voir régulièrement venir tous les matins un certain
                    fermier général, pour lequel on avait de grands égards. C'était un homme pour
                    lors d'environ 60 ans, gros, court et ressemblant assez dans tous les points à
                    ms. Durcet. Il avait comme lui de la fraîcheur et de l'embonpoint. Chaque jour
                    il lui fallait une fille nouvelle, et celles de la maison ne lui servaient
                    jamais qu'à pitaller ou quand l'étrangère manquait au rendez-vous. Ms. Dupont,
                    c'était le nom de notre financier, était aussi difficile dans le choix des
                    filles que dans ces goûts, il ne voulait point absolument que la fille fût un
                    putain, à moins que dans le cas forcé, ainsi que je viens de le dire, il fallait
                    que ce fussent des ouvrières, des filles à boutique, surtout des marchandes de
                    modes, l'âge et la couleur étaient également réglées, il la fallait blonde,
                    depuis 15 ans jusqu'à 18, ni au-dessus ni au-dessous, et pas dessus toute
                    qualité, il fallait qu'elles eussent le cul moulé et d'une netteté si singulière
                    que le plus léger boubon au trou devenait un motif d'exclusion, quand elles
                    étaient pucelles, il les payait double. --- On attendait pour lui ce jour-là une
                    jeune ouvrière en dentelles de 16 ans dont le cul passait pour un véritable
                    modèle, mais il ne savait pas que c'était le présent que l'on voulait lui faire
                    et comme la jeune fille fit dire qu'elle ne pouvait se débarrasser ce matin-là
                    de ses parents et qu'on ne l'attendait pas, la Guérin, qui savait que Dupont ne
                    m'avait jamais vue, m'ordonne tout de suite de m'habiller en bourgeoise, d'aller
                    prendre un fiacre au bout de la rue et de débarquer chez elle, un quart d'heure
                    après que Dupont serait entré, en jouant bien mon rôle et me faisant passer pour
                    une apprentisseuse en modes. Mais par-dessus tout soin le plus important à
                    remplir fut de me remplir sur le champ l'estomac d'une demie livre d'anis,
                    par-dessus laquelle j'avalai un grand verre d'une liqueur balsamique qu'elle me
                    donna, et dont l'effet devait être celui que vous allez entendre. Toute à
                    l'heure, tout s'exécute au mieux, on avait eu heureusement quelques heures à
                    soi, moyennant quoi rien ne manqua. J'arriva d'un air bien, mais on me présente
                    au financier, qui d'abord me lorgne attentivement, mais comme je m'observais
                    avec la plus scrupuleuse attention, il ne peut rien découvrir en moi, qui
                    démentait l'histoire qu'on lui fabriquait. "Est-elle pucelle ?" dit Dupont. ---
                    "Non par là," dit Guérin, en mettant la main sur mon ventre, "mais pour l'autre
                    côté je réponds." --- Et elle mentait bien impudemment, n'importe, notre homme
                    s'y trompe et c'est tout ce qu'il fallait. --- "Troussez, troussez," dit Dupont
                    et la Guérin leva mes jupes par derrière, me pencha un peu sur elle et découvrit
                    par ce moyen au libertin le temple entier de son hommage. --- Il lorgne, il
                    touche un moment mes fesses, ses deux mains les écartent et, content sans doute
                    de son examen, il dit, que le cul est bien et qu'il s'en contentera, ensuite il
                    me fait quelques questions sur mon âge, sur le métier que je fais et content de
                    ma prétendue innocence et de l'air d'ingénuité, que j'affecte, il me fait monter
                    dans son appartement, car il en avait un à lui chez la Guérin, un où personne
                    n'entrait que lui et qui n'était point sujet à être observée de nulle part. Dès
                    que nous sommes entrés, il ferme avec soin la porte, et m'ayant encore
                    considérée un instant, il me demande d'un ton et d'un air assez brutal,
                    caractère qu'il conserva toute la scène, il me demande --- dis-je --- s'il est
                    bien vrai qu'on ne m'ait jamais foutue en cul, comme il était de mon rôle
                    d'ignorer une pareille expression, je me le fis répéter, lui protestant que je
                    ne l'entendais pas, et quand, par ses gestes, il m'eut fait comprendre, ce qu'il
                    voulait dire, d'une manière où il n'y avait plus moyen de ne le pas entendre, je
                    lui répondis avec un air d'effroi et de pudeur, que je serais bien fâchée de
                    m'être jamais prêtée à de pareilles infamies ; alors il me dit de quitter
                    seulement mes jupes, et sitôt que j'en obéis, en laissant ma chemise continuer
                    de cacher le devant il la relève sur le derrière le plus qu'il put sous mon
                    corset et comme en me déshabillant mon mouchoir de cou était tombé et que ma
                    gorge paraissait en entier, il se fâcha : "Que le diable emporte les tetons,"
                    s'écria-t-il, "et qui vous demande des tetons. Voilà ce qui m'impatiente avec
                    toutes ses créatures-là, c'est toujours cette impudente manie de montrer des
                    tetasses." Et m'empressant de les couvrir, je m'approchai de lui, comme pour lui
                    demander excuse, mais voyant que je lui montrais le devant par l'attitude que
                    j'allais prendre, il s'emporta encore une fois : "Eh, restez donc comme on vous
                    met, sacré Dieu," dit-il, en saisissant mes hanches et me replaçant de manière à
                    ne lui présenter que le cul, "restez comme cela, mortbleu, on ne veut pas plus
                    de votre con que de votre gorge, on n'a besoin ici que de votre cul." --- En
                    même temps il se leva, me conduisait au bord du lit, sur lequel il m'installe à
                    demie couchée sur le ventre, puis s'asseyant sur un siège très bas, entre mes
                    jambes, il se trouva par cet arrangement, que sa tête était à la juste hauteur
                    de mon cul. Il me lorgne encore un instant, puis ne me trouvant pas encore comme
                    cela, il se releva pour me placer un carreau sous le ventre, qui faisait porter
                    mon cul encore plus en arrière, il se rasseoit, examine et tout cela avec le
                    sang-froi, avec le flegme du libertinage réfléchi. Au bout d'un moment, il
                    s'empara de mes deux fesses, les écarte, pose sa bouche ouverte au trou, sur
                    lequel il la colle hermétiquement, et tout de suite suivant l'ordre que j'en ai
                    reçu et l'extrême besoin que j'en avais, je lui lâche au fond du gosier le pet
                    le plus ronflant qu'il eût peut-être reçu de sa vie, il se retire furieux :
                    "Comment donc, petite insolente," me dit-il, "vous avez la hardiesse de me péter
                    dans ma bouche ?" et la reposant aussitôt : "Oui monsieur," lui dis-je, en
                    relâchant un second camouflet, "c'est comme cela, que je traite ceux qui me
                    baisent le cul." --- "Eh bien, pète, pète, donc, petite coquine, puisque tu ne
                    peux te retenir, pète tant que tu voudras et tant que tu pourras " De ce moment
                    rien ne me contient plus, rien ne peut exprimer le besoin que me donna, de
                    lâcher ces vents, la drogue que j'avais avalée, et notre homme en extase, tantôt
                    les reçoit dans sa bouche, et tantôt dans sa narine. Au bout d'un quart d'heure
                    de pareils exercices il se coucha enfin sur un canapé, m'attira à lui, toujours
                    mes fesses sur son nez, m'ordonna de le branler dans cette posture en continuant
                    un exercice, dont il éprouva de si divins plaisirs, je pète, je branle, je
                    secoue un vit mollet guère plus long ni plus gros que le doigt, à force de
                    secousses et de pets l'instrument raidit à la fin, l'augmenta des plaisirs de
                    notre homme l'instant de sa crise m'est annoncé par le redoublement d'iniquité
                    de sa part, c'est la langue même qui maintenant provoque mes pets, c'est elle
                    qu'il darde au fond de mon anus comme pour en provoquer les vents, c'est sur
                    elle qu'il veut que je les pousse, il déraisonne, la tête n'y est plus, je m'en
                    aperçois, et le petit vilain engin vient arroser tristement mes doigts de sept
                    ou huit gouttes d'un sperme clair et bonnâtre, qui le mettent enfin à la raison
                    ; mais comme la brutalité chez lui et fomentait l'égarement et le remplaçait
                    bien vite, à peine me donna-t-il le temps de me rajuster, il grondait, il
                    grummetait, il m'offrait en un mot l'image odieuse du vice, quand il a satisfait
                    ses passions et cette inconséquente impolitesse, qui dès que le prestige est
                    tombé cherche de se venger par des mépris du culte usurpé par les sens... "Voilà
                    un homme, que j'aime mieux que tous ceux qui précèdent," dit l'évêque... "et
                    savez-vous si le lendemain il eut sa petite novice de 16 ans ?" --- "Oui mgr.,
                    il l'eut et le sur-lendemain une pucelle de 15 ans, encore bien autrement jolie,
                    comme peu d'hommes payaient autant peu étaient aussi bien servis. Cette passion
                    ayant échauffé des têtes si accoutumées aux désordres de cette espèce et en
                    rappellant ce goût qu'ils encensaient si merveilleusement, on ne voulut pas
                    attendre plus longtemps pour les mettre en usage, chacun réconciliait ce qu'il
                    put et prit un peu partout. Le souper vint, on l'entremêla de presque toutes les
                    infamies, qu'on venait d'entendre, le duc fit griser Thérèse et la fit vomir
                    dans sa bouche, Durcet fit péter tout le sérail et en reçut plus de 60 dans la
                    soirée ; pour Curval, à qui toute sorte d'extravagance passait par la tête, il
                    dit qu'il voulait faire ses orgies seul et fut s'enfermer dans le boudoir du
                    fond avec Fanchon, Marie, la Desgranges, et trente bouteilles de vin de
                    Champagne, on fut obligé de les emporter tous quatre, on les trouva nageant dans
                    les flots de leurs ordures et le président endormi, la bouche collée sur celle
                    de la Desgranges qui y vomissait encore. Les trois autres dans des genres ou
                    semblables ou différents en avaient fait pour le moins autant, ils avaient
                    également passé leurs orgies à boire, ils avaient fait soûler leurs bardaches,
                    ils les avaient fait vomir, ils avaient fait péter les petites filles, ils
                    avaient fait je ne sais quoi, et sans la Duclos, qui avait conservé sa raison,
                    qui mit ordre à tout, et qui les fit coucher, il est plus que vraisemblable que
                    l'aurore aux doigts des roses, en entr'ouvrant la porte du palais d'Apollon les
                    eût trouvés plongés dans leurs ordures bien plutôt comme des porceaux, que comme
                    des hommes. N'ayant besoin que de repos chacun couche seul et fut reprendre dans
                    le sein de Morphée un peu de force pour le lendemain. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head>
                    <hi rend="italic"> Septième journée. </hi>
                </head>
                <p> Les amis ne se soucièrent plus à aller se prêter chaque matin une heure aux
                    leçons de la Duclos, fatigués des plaisirs de la nuit, craignant d'ailleurs que
                    cette opération ne leur fît perdre leur foutre de trop bon matin, et jugeant de
                    plus que cette cérémonie les blasait trop tôt sur des voluptés et sur des objets
                    qu'ils avaient intérêt de se ménager ; qu'on substituerait chaque matin un des
                    fouteurs, alternativement au lieu d'eux ; les visites se firent, il ne manquait
                    plus qu'une des jeunes filles pour que toutes les 8 dussent passer à la
                    correction, c'était la belle et intéressante Sophie accoutumée à respecter tous
                    ses devoirs ; quelque ridicules que puissent lui paraître ceux-là, elle les
                    respectait néanmoins, mais Durcet qui avait prévenu Louison sa gardienne sut si
                    bien la faire tomber dans le panneau, qu'elle fut déclarée fautive et inscribée
                    en conséquence sur le livre fatal. La douce Aline également examinée de bien
                    près fut également jugée coupable, et la liste du soir, au moyen de cela, fut
                    donc composée de 8 jeunes filles, de deux épouses, et de quatre jeunes garçons.
                    Ces soins remplis on ne songea plus qu'à s'occuper du mariage qui devait
                    célébrer la fête projetée de la fin de la première semaine, on n'accorda aucune
                    permission des besoins publics à la chapelle ce jour-là, mgr. se revêtit
                    pontificalement et on se rendit à l'autel, le duc qui représentait le père de la
                    fille, et Curval qui représentait celui du jeune garçon amenèrent l'un Michette
                    et l'autre Giton. Tous deux étaient extraordinairement parés en habit de ville,
                    mais en son contraire, c'est-à-dire, que le petit garçon était en fille, et la
                    fille en garçon, nous sommes malheureusement obligés par l'ordre que nous nous
                    sommes préscrits pour les matières de retarder encore quelque temps le plaisir
                    qu'aurait sans doute le lecteur à apprendre les détails de cette cérémonie
                    religieuse, mais un moment viendra sans doute où nous pourrons la lui dévoiler.
                    On passa au salon, et ce fut en attendant l'heure du dîner que nos quatre
                    libertins, enfermés seuls avec ce charmant petit couple, les firent mettre nus,
                    et les obligèrent à commettre ensemble tout ce que leur âge leur permit des
                    cérémonies matrimoniales à l'exception cependant de l'introduction du membre
                    viril dans le vagin de la petite fille, laquelle aurait pu se faire puisque le
                    jeune garçon bandait fort bien et qu'on ne permit afin que rien n'entamât une
                    fleur destinée à d'autre usage, mais au reste on les laisse se boucher, se
                    caresser. La jeune Michette pollue son petit mari, et Giton à l'aide de ses
                    maîtres branle fort bien sa petite femme. Tous deux pourtant commençaient à
                    sentir trop bien l'esclavage dans lequel ils étaient pour que la volupté même
                    celle que leur âge leur permettait de sentir, pénètre dans leur petit cœur. On
                    dîna, les deux épouses furent du festin, mais au café les têtes s'étant
                    échauffées sur eux, ils furent mis tous nus, comme étaient Zélamir, Cupidon,
                    Rosette et Colombe, qui servaient le café ce jour-là, et la fouterie en cuisses
                    étant devenue à la mode à cette époque de la journée, Curval s'empara du mari,
                    le duc de la femme, et ils les encuissèrent tous deux, l'évêque, qui depuis que
                    le café était pris, s'acharnait au cul charmant de Zélamir, qu'il suçait et
                    faisait péter, l'enfila bientôt dans le même genre pendant que Durcet faisait
                    ses petites villanies de choix au cul charmant de Cupidon, nos deux principaux
                    athlètes ne déchargèrent point, et s'emparent bientôt l'un de Rosette et l'autre
                    de Colombe, ils les enfilèrent en levrette et entre les cuisses de la même
                    manière qu'ils venaient d'agir avec Michette et Giton, en ordonnant à ces
                    charmants enfants de branler avec leurs jolies petites mains et d'après les
                    instructions reçues. Ces monstrueux bouts de vit qui dépassaient au-delà de leur
                    ventre et pendant ce temps-là les libertins maniaient à l'aise les trous de culs
                    frais et délicieux de leurs petites jouissances. On ne répandit cependant point
                    de foutre, on savait qu'il y avait de la besogne délicieuse pour le soir, et on
                    se ménagea ; de ce moment les droits des jeunes épouses s'évanouirent, et leur
                    mariage, quoique fait dans toute la forme, ne devint plus qu'un jour, ils
                    rentrèrent chacun dans les quadrilles qui leur étaient destinés et on fut
                    écouter la Duclos qui reprit ainsi son histoire : "Un homme à-peu-près des mêmes
                    goûts que le financier qui termina mes récits d'hier soir, ou si vous le trouvez
                    bon, messieurs, commence ceux d'aujourd'hui ; c'était un maître de requêtes
                    d'environ 60 ans, et qui joignait à la singularité de sa fantaisie celle de ne
                    vouloir que des femmes plus vieilles que lui. La Guérin lui donna une vieille
                    maquerelle de ses amis dont les fesses ridées n'offraient plus que l'image d'un
                    vieux parchemin servant à humecter du tabac. Tel était pourtant l'objet qui
                    devait servir aux hommages de notre libertin, il s'agenouilla devant ce cul
                    décrépide, le baise amoureusement, on lui pète au nez, il s'extase, il ouvre la
                    bouche, on en fait autant, sa langue va chercher avec enthousiasme le vent
                    moelleux qu'on lui détache, cependant il ne peut résister au délire, où
                    l'entraîne une telle opération, il sort de sa culotte un petit membre vieux
                    pâle, et ridé, comme la divinité qu'il encense. --- "Ah, pète donc, pète donc,
                    ma mie " s'écria-t-il en se branlant de toutes ses forces, "pète mon cœur, ce
                    n'est que de tes seuls pets que j'attends le désenchauffement de cet outil
                    rouillé." La maquerelle redouble et le libertin ivre de volupté perd entre les
                    jambes de sa déesse deux ou trois malheureuses gouttes de sperme, auxquelles il
                    devait toute son extase." --- O, terrible effet de l'exemple Qui l'eut dit ? Au
                    même instant et comme s'ils se fussent donnés le mot, nos quatre libertins
                    appellent à eux les duègnes de leur quadrilles, ils s'emparent de leur vieux et
                    vilains culs, sollicitent des pets, en obtiennent et sont au moment d'être aussi
                    heureux que le maître des requêtes, si le souvenir des plaisirs qui les
                    attendent aux orgies, ne les contient pas ; mais ils se les rappellent, et s'en
                    tiennent là, congédient leurs venues et Duclos continue : "J'appuyerai peu sur
                    la suivante, messieurs," dit cette aimable fille, "je sais qu'elle a parmi vous
                    peu de sectateurs, mais vous m'avez ordonné de tout dire, j'obéis : un homme
                    fort jeune et d'une très jolie figure eut la fantaisie de me gamahucher le con
                    avec mes règles, j'étais couchée sur le dos, les cuisses ouvertes, il était à
                    genoux devant moi, et suçait en soulevant mes reins de ses deux mains pour mieux
                    placer le con à sa portée, il avala et le foutre et le sang, car il s'y prit si
                    adroitement, et il était si joli que je déchargeai. Il se branlait, il était au
                    3e ciel, il paraissait que rien au monde ne pouvait lui faire autant de plaisir
                    et la décharge la plus chaude et la plus ardente faite en opérant toujours, vint
                    bientôt m'en convaincre. Le lendemain il vit Aurore, peu après ma sœur, et en un
                    mois, il nous passa toutes en revue, au bout duquel il fut faire sans doute à
                    toutes les autres bordels de Paris. Cette fantaisie ne vous en conviendra
                    messieurs, n'est pourtant pas plus singulière que celle d'un homme autrefois ami
                    de la Guérin et qu'elle avait fourni longtemps, dont elle nous assura que toute
                    la volupté consistait à manger des faux germes ou des fausses couches, on
                    l'avertissait chaque fois qu'une fille se trouvait dans ce cas-là, il accourait
                    et avalait l'embrion en se pâmant de volupté. "J'ai connu cet homme-là," dit
                    Curval, "son existence et ses |goûts sont les choses du monde les plus sûres."
                    "Soit, dit l'évêque, mais ce que je connais d'aussi certain que votre homme
                    c'est que je ne l'imiterai pas." "Et d'où vient dit Curval, je suis persuadé,
                    que ça peut produire une décharge et si Constance veut me laisser faire,
                    puisqu'on dit que la voilà grosse, je lui promets de faire arriver son fils
                    avant le terme et de le croquer comme une sardine." "O, l'on connaît votre
                    horreur pour les femmes grosses," répondit Constance, "on sait bien que vous ne
                    vous êtes défait de la mère d'Adélaïde que pour ce qu'elle devint grosse une
                    seconde fois, et si Julie m'en croit elle prendra garde à elle." --- "Il est
                    bien certain," dit le président, "que je n'aime pas la progéniture, et que, si
                    la bête est pleine elle m'inspire un furieux dégoût, mais d'imaginer que j'ai
                    tué ma femme pour cela, c'est ce qui pourrait vous tromper, apprenez garce, que
                    vous êtes, que je n'ai pas besoin de motif pour tuer une femme, et surtout une
                    vache comme vous que j'empêcherais bien de faire son veau si elle m'appartenait
                    " --- Constance et Adélaïde se mirent à pleurer, et cette circonstance commença
                    à dévoiler la haine secrète que le président portait à cette charmante épouse du
                    duc, qui bien loin de la soutenir dans cette discussion, répondit à Curval,
                    qu'il devait bien savoir qu'il n'aimait pas plus la progéniture que lui, et que
                    si Constance était grosse, elle n'était pas encore accouchée. --- Ici les larmes
                    de Constance redoublèrent, elle était sur le canapé de Durcet, son père qui pour
                    toute consolation lui dit, que si elle ne se taisait pas sur-le-champ malgré son
                    état, il allait la mettre à la porte à coups de pieds au cul, la pauvre
                    infortunée fit tomber sur son cœur navré les larmes qu'on lui reprochait et se
                    contenta de dire : "Hélas grand Dieu, je suis bien malheureuse, mais c'est mon
                    sort, il faut le remplir " --- Adélaïde qui fondait en larmes et que le duc, sur
                    le canapé duquel elle était, lutinait de toutes ses forces pour la faire encore
                    mieux pleurer, parvint à sécher également ses pleurs et cette scène un peu
                    tragique, quoique très réjouissante pour l'âme scélérate de nos libertins étant
                    terminée, Duclos reprit en ces termes : "Il y avait chez la Guérin une chambre
                    assez plaisamment construite et qui ne servait jamais qu'à un seul homme, elle
                    avait un plafond double, et cet espèce d'entresol tout bas et dans lequel on ne
                    pouvait être que couché servait à placer le libertin d'espèce singulière, dont
                    je servis la passion, il s'enfermait avec une fille dans cette manière de
                    trappe, et sa tête était postée de manière qu'elle répondait à un trou qu'on
                    ouvrait dans la chambre supérieure ; la fille enfermée avec l'homme en question
                    n'avait d'autre emploi que de le branler, et moi, placée au-dessus, je devais en
                    faire autant à un autre homme, le trou très obscurément placé, se trouvait
                    ouvert comme par négligeance et moi, comme par propreté et pour ne point gâter
                    le parquet, je devais en manualisant mon homme faire tous les foutres dans ce
                    trou et par conséquence sur le visage de l'autre qui répondait exactement à
                    cette ouverture ; tout était construit avec tant d'art, que rien ne paraissait
                    et l'opération réussissait au mieux. Au moment où le patient recevait sur son
                    nez le foutre de celui qu'on branlait au-dessus, il y joignait le sien et tout
                    était dit. --- Cependant la vieille dont je viens de vous parler tout à l'heure
                    reparut, mais elle devait avoir affaire à un autre champion, celui, un homme
                    d'environ 40 ans, la fit mettre nue et la lécha ensuite dans tous les orifices
                    de son vieux cadavre, cul, con, bouche, narine, aisselle, oreille, rien ne fut
                    oublié et à chaque sucée le vilain avalait ce qu'il recueillait, il ne s'en tint
                    pas là, il la fit marcher de branches, de pâtisseries, qu'il avala dans sa
                    bouche même sitôt qu'elle les eut broyées, il la fit garder dans sa bouche
                    longtemps des gorges de vin dont elle se lava, dont elle se gargarisa et qu'il
                    avala de même, et son vit pendant tout ce temps-là était dans une si prodigieuse
                    érection que le foutre paraissait prêt à s'échapper sans qu'il eût besoin de le
                    provoquer. Il le sentit enfin prêt à partir et se reprécipitant sur la vieille,
                    il lui enfonça la langue dans le trou du cul au mieux d'un pied et déchargea
                    comme un furieux. --- "Eh sacré Dieu," dit Curval, "est-il donc besoin, d'être
                    jeune et joli pour faire couler du foutre ? Encore un coup : c'est dans toutes
                    les jouissances, la chose sale qui attire le foutre, ainsi plus elle est sale et
                    plus il doit voluptueusement se répandre." --- "Ce sont des sels," dit Durcet,
                    "qui s'exhalant de l'objet, qui nous sert en volupté, viennent irriter nos
                    esprits animaux et les mettre en mouvement, or qui doute que tout ce qui est
                    vieux, sale ou puant n'ait une plus grande quantité de ces sels et par
                    conséquent plus de moyen pour irriter et terminer notre éjaculation ?" On
                    discuta encore un moment cette thèse de part et d'autres et comme il y avait
                    beaucoup d'ouvrages à faire après soupé, on fit servir d'un peu meilleures
                    heures, et au dessert les jeunes filles, toutes condamnées à des pénitences,
                    repassèrent dans le salon, où elles devaient s'exécuter, avec les quatre garçons
                    et les deux épouses également condamnés, ce qui formait un total de quatorze
                    victimes, savoir les 8 filles comme Adélaïde et Aline, et les quatre garçons
                    Narcisse, Cupidon, Zélamir, Giton. --- Nos amis déjà ivres de la volupté si fort
                    dans leurs goûts qui les attendait achevèrent de s'irriter les têtes par une
                    prodigieuse quantité de vins et de liqueurs et sortirent de table pour passer au
                    salon où les patients les attendaient dans un tel état d'ivresse, de fureur et
                    de lubricité, qu'il n'est assurément personne qui eût voulu être à la place de
                    ces malheureux délinquents. Il ne devait se trouver aux orgies ce jour-là que
                    les coupables et les quatre vieilles pour le service, tout était nu, tout
                    frémissait, tout pleurait, tout, attendait son sort, quand le président,
                    s'asseyant sur un fauteuil, demanda à Durcet le nom et la faute de chaque sujet.
                    Durcet aussi gris que ses confrères prit le cahier et voulut lire, mais les
                    objets lui paraissant trembler et n'en pouvant venir au bout, l'évêque le
                    remplaça et quoique aussi ivre que son confrère mais contenant mieux son vit il
                    lut à haute voix tous à tous le nom de chaque coupable et sa faute, et aussitôt
                    le président prononçait une pénitence analogue aux forces de l'âge du délinquent
                    et néanmoins toujours fort dure. Cette cérémonie faite on exécuta. Nous sommes
                    désespérés de ce que l'ordre de notre plan nous empêche de peindre ici les
                    lubriques corrections mais que nos lecteurs ne nous en veulent pas, ils sentent
                    comme nous l'impossibilité où nous sommes de les satisfaire pour ce moment-ci,
                    ils peuvent être sûrs qu'ils n'y perdent rien. La cérémonie fut fort longue, il
                    y avait 14 sujets à punir et on y mêlait de très plaisants épisodes ; tout fut
                    délicieux sans doute puisque nos quatre scélérats déchargèrent et qu'ils se
                    retirèrent si fatigués eux-mêmes, si ivres et de vins et de plaisirs que sans
                    les secours des 4 fouteurs qui vinrent les prendre, ils n'eussent jamais pu
                    gagner leurs appartements, où, malgré tout ce qu'ils venaient de faire, de
                    nouvelles lubricités les attendaient encore. Le duc qui avait cette nuit-là
                    Adélaïde, n'en voulut pas, elle avait été du nombre des corrigées et si bien
                    corrigée par lui qu'ayant complètement versé du foutre en son honneur, il ne
                    voulut plus d'elle ce soir-là et la faisant coucher à terre sur un matelas, il
                    donna sa place à Duclos, toujours mieux que jamais dans ses bonnes grâces. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Huitième journée. </head>
                <p> Les exemples de la veille en ayant imposés, on ne trouva ni ne put trouver
                    personne en faute le lendemain, les leçons se continuèrent sur les fouteurs et
                    comme il n'y eut aucun événement jusqu'au café, nous ne prendrons cette journée
                    que cette époque, il était servi par Augustine, Zelmire, Narcisse et Zéphire,
                    les fouteries en cuisses commencèrent. Curval s'empara de Zelmire, et le duc
                    d'Augustine, et après avoir admiré et baisé leurs jolies fesses, qui avait, je
                    ne sais trop pourquoi ce jour-là des grâces, des attraits, un vermillon qu'on
                    n'y avait pas observé auparavant, --- après, dis-je, que nos libertins les
                    eurent bien baisés, bien caressés ces charmants petits culs, on exigea des pets,
                    l'évêque qui tenait Narcisse en avait déjà obtenu, on entendait ceux que Zéphire
                    lançait dans la bouche de Durcet --- pourquoi ne pas les imiter ? Zelmire avait
                    réussi, mais Augustine avait beau faire, beau s'efforcer, beau menacer du sort
                    pour samedi prochain pareil à celui qu'on avait éprouvé la veille, rien ne
                    sortit et la pauvre petite pleurait déjà, quand une vesse vint enfin le
                    satisfaire, il respira et content de cette marque de docilité du joli enfant,
                    qu'il aimait assez, il lui campe son énorme engin dans les cuisses et le
                    retirant au moment de sa décharge il lui arrosa complètement les deux fesses.
                    Curval en avait fait autant avec Zelmire, mais l'évêque et Durcet se
                    contentèrent de ce qu'on appelle la petite voie et la méridienne faite, on passa
                    au salon, où la belle Duclos mise ce jour-là avec tout, ce qui pouvait le mieux
                    faire oublier son âge parut vraiment belle aux lumières, et si tellement, que
                    nos libertins échauffés sur son compte ne voulurent pas lui permettre de
                    continuer, que du haut de sa tribune elle n'eût fait voir ses fesses à
                    l'assemblée. --- "Elle a vraiment un beau cul," dit Curval. --- "Eh bon, mon
                    ami," dit Durcel, "je te certifie, que j'en ai peu vu de meilleurs." --- Et ses
                    éloges reçus, notre héroïne rabaissa ses jupes, s'assit et reprit le fil de son
                    histoire de la façon dont le lecteur va le lire, s'il se donne la peine de
                    continuer, ce que nous lui conseillons pour l'intérêt de ses plaisirs. "Une
                    réflexion, et un évènement, furent cause, messieurs, que ce qu'il me reste à
                    vous conter maintenant n'est plus dans le même champ de bataille ; la réflexion
                    est bien simple : ce fut l'état malheureux de ma bourse, qui la fit naître,
                    depuis 9 ans que j'étais chez md. Guérin quoique je dépensasse fort peu, je ne
                    me trouvais pourtant pas cent louis devant moi, cette femme extrêmement à droite
                    et entendant au mieux ses intérêts trouvait toujours le moyen de garder pour
                    elle au moins les deux tiers des recettes et imposait même de grandes retenues
                    sur l'autre tiers ; ce manège me déplut et vivement sollicitée par une autre
                    maquerelle nommée Fournier, d'aller habiter avec elle, sachant que cette
                    Fournier recevait chez elle de vieux débauchés d'un bien meilleur ton et bien
                    plus riches que la Guérin, je me déterminais à prendre congé de celle-ci pour
                    aller chez l'autre. --- Quant à l'évènement qui vint appuyer mes réflexions, ce
                    fut la perte de ma sœur, je m'étais fortement attachée à elle, et je ne pus
                    rester davantage dans une maison où tout me la rappellait sans la retrouver.
                    Depuis près de 6 mois cette chère sœur était visitée par un grand homme sec et
                    noir, dont la physionomie me déplaisait infiniment, ils s'enfermaient ensemble,
                    et je ne sais ce qu'ils y faisaient, car jamais ma sœur ne me l'a voulu dire, et
                    ils ne se plaçaient point dans l'endroit où j'aurais pu les voir ; quoiqu'il en
                    soit, un beau matin elle vient dans ma chambre, m'embrasse et me dit que sa
                    fortune est faite, qu'elle est entretenue par un grand homme que je n'aimais pas
                    et tout ce que j'en appris, c'est que c'était à la beauté de ses fesses qu'elle
                    devait ce qu'elle allait gagner. Cela fait elle me donna son adresse, fit ses
                    comptes avec la Guérin, nous embrassa toutes et partit ; je ne manquai pas,
                    comme vous l'imaginez bien, d'aller deux jours après à l'adresse indiquée. Mais
                    on n'y savait seulement pas, ce que je voulais dire, je vis bien que ma sœur
                    avait été trompée elle-même, car d'imaginer qu'elle eût voulu me priver du
                    plaisir de la voir, je ne le pouvais supposer. Quand je me plaignis à la Guérin
                    de ce qui m'arrivait en ce sujet-là je vis qu'elle en souriait malignement et
                    qu'elle réfusait de s'expliquer. Je conclus donc de là, qu'elle était dans le
                    mystère de toute l'aventure mais qu'on ne voulut que je la démêlasse. Tout cela
                    m'affecta et me fit prendre mon parti et comme je n'aurais plus occasion de vous
                    parler de cette chère sœur, je vous dirai que quelques perquisitions que j'aie
                    faites, quelques soins que je me sois donnés pour la découvrir, il m'a été
                    parfaitement impossible de jamais savoir ce qu'elle était devenue. --- "Je le
                    crois bien," dit alors la Desgranges, "car elle n'existait plus de 24 heures
                    après t'avoir quittée, elle ne te trompait pas, elle était dupée elle-même, mais
                    la Guérin savait ce dont il s'agissait." --- "Juste ciel, que m'apprenez-vous,"
                    dit alors la Duclos, "hélas Quoique privée de la voir je me flattais encore de
                    son existence." --- "Très à tort," reprit la Desgranges, "mais elle ne t'avait
                    pas menti. Ce fut la beauté de ses fesses, la supériorité étonnante de son cul,
                    qui lui valut l'aventure où elle se flattait de trouver sa fortune, et où elle
                    ne rencontra que la mort."... "Et le grand homme sec ?" dit Duclos. --- "Il
                    n'était que le courtier de l'aventure, il ne travailla pour son compte." ---
                    "Mais cependant," dit Duclos, "il la voyait assidûment depuis 6 mois." "Pour la
                    tromper," reprit Desgranges, --- "mais reprends ton récit. Ces éclaircissements
                    pourraient ennuyer ces messieurs, et cette anecdote-là me regarde, je leur en
                    rendrai ton compte." --- "Grâce de l'attendrissement, Duclos," lui dit sèchement
                    le duc, en voyant qu'elle avait peine de retenir quelques larmes involontaires,
                    "nous ne connaissons pas ces regrets-là ici, et toute la nature se croulerait,
                    que nous n'en pousserions pas un soupir, laissez les pleurs aux imbéciles et aux
                    enfants et qu'ils ne souillent jamais les joues d'une femme raisonnable et que
                    nous estimons." À ces mots notre héroïne se contint et reprit aussitôt son récit
                    : "En raison des deux causes que je viens d'expliquer, je pris donc mon parti,
                    messieurs, et la Fournier m'offrant un meilleur logement, une table bien
                    autrement servie, des parties bien plus chères, quoique plus pénibles, mais
                    toujours le partage égal et sans, aucune retenue, je me déterminai sur-le-champ.
                    Md. Fournier occupait une maison toute entière, et cinq jeunes et jolies filles
                    composaient son sérail. Je fus la 6me. Vous trouverez bon que je fasse ici,
                    comme chez md. Guérin, c'est-à-dire que je ne vous peigne mes compagnes, qu'à
                    mesure qu'elles joueront un personnage. Dès le lendemain de mon arrivé on me
                    donna de l'occupation, car les pratiques allaient grand train chez la Fournier,
                    et nous en faisions souvent cinq ou six par jour chacune, mais je ne vous
                    parlerai <corr> ainsi que je l'ai fait jusqu'à présent </corr> , que de celles
                    qui peuvent exciter votre attention par leur piquant : ou leur singularité. Le
                    premier homme, que je vis dans mon nouveau séjour, fut un payeur de rentes,
                    homme d'environ 50 ans, il me fit mettre à genoux, la tête penchée sur le lit,
                    et s'établissant sur le lit également à genoux au-dessus de moi, il se branla le
                    vit dans ma bouche, en m'ordonnant de la tenir très ouverte, je n'en perdis pas
                    une goutte, et le paillard s'amusa prodigieusement des contorsions et des
                    efforts pour vomir que je me fis faire. Après ce dégoûtant gargarisme vous
                    voudrez, messieurs," continua la Duclos, "que je place tout de suite,
                    quoiqu'arrivées à des temps différents les quatre aventures du même genre que
                    j'eus encore chez md. Fournier. Ces récits, je le sais, ne déplairont à ms.
                    Durcet, et il me saura gré de l'entretenir le reste de la soirée d'un goût qu'il
                    aime et qui m'a procuré l'honneur de le connaître pour la première fois." ---
                    "Quoi, dit Durcet, "tu vas me faire jouer un rôle dans ton histoire ?" --- "Si
                    vous le trouvez bon, --- monsieur," répondit la Duclos, en observant seulement
                    d'avertir ces messieurs, "quand j'en serai à votre article." --- "Et ma pudeur.
                    Quoi, devant toutes les jeunes filles, tu vas comme cela dévoiler toutes mes
                    turpitudes ?" Et chacun ayant ri de la crainte plaisante du financier, Duclos
                    reprit ainsi : "Un libertin bien autrement vieux et bien autrement dégoûtant que
                    celui que je viens de citer, vint me donner la seconde représentation de cette
                    manie, il me fit coucher toute nue sur un lit, s'étendit à contre sens sur moi,
                    mit son vit dans ma bouche et sa langue dans mon con et dans cette attitude il
                    exigea que je lui rendisse la titillation de volupté, qu'il prétendait que
                    devait me procurer sa langue, je suçai de mon mieux. --- C'était mon pucelage
                    pour lui, --- il lécha, barbota, travailla, sans doute dans toutes ses maneuvres
                    infiniment plus pour lui que pour moi --- quoiqu'il en soit, je restai muette
                    bien heureuse de n'être pas horriblement dégoûtée, et le libertin déchargea,
                    opération que d'après la prière de la Fournier, qui m'avait prévenue de tout,
                    --- opération, dis-je, que je lui fis faire le plus lubriquement possible, en
                    serrant mes lèvres, en suçant, en exprimant de mon mieux dans ma bouche le jus
                    qu'il exhalait, et passant mes mains sur ses fesses, pour lui chatouiller
                    l'anus, épisode qu'il m'indiquait de faire en la remplissant de son côté de
                    mieux que lui était possible. --- L'affaire faite notre homme décampe en
                    assurant la Fournier qu'on ne lui avait point encore fourni de fille qui sût le
                    contenter mieux que moi. --- Peu après cette aventure, curieuse de savoir ce que
                    venait faire au logis une vieille sorcière âgée de plus de 70 ans, et qui avait
                    l'air d'attendre pratique, on me dit qu'effectivement. Elle allait me faire
                    excessivement curieuse de voir à quoi l'on allait faire servir une telle
                    emplâtre. Je demandai à mes compagnes, s'il n'y avait pas chez elles, une
                    chambre, d'où l'on peut voir ainsi que chez la Guérin. L'une m'ayant répondu
                    qu'oui, m'y mena et comme il y avait de la place pour deux nous nous y plaçâmes
                    et voici ce que nous vîmes et ce que nous entendîmes car les deux chambres
                    n'étant séparées que par une cloison, il était très aisé de ne pas perdre un
                    mot, la vieille arriva la première, et s'étant regardée au miroir, elle s'ajusta
                    sans doute comme si elle eût cru que ses charmes allaient encore avoir quelque
                    succès, à quelques minutes de là, nous vîmes arriver le Daphnis de cette
                    nouvelle Chloë. Celui-ci avait tout au plus 60 ans, c'était un payeur de rentes,
                    homme très à son aise et qui aimait mieux dépenser son argent avec des salopes
                    de rebut comme celle-là qu'avec de jolies filles et cela par cette singularité
                    de goût, que vous comprenez, dites-vous, messieurs, et que vous expliquez si
                    bien. Il s'avance de sa dulcinée qui lui fait une profonde révérence : "Pas tant
                    de façons, vieille garce," lui dit ce paillard, "et mets-toi nue --- mais
                    voyons, d'abord, as-tu des dents ?" "Non, monsieur, il ne m'en reste pas une
                    seule," dit la vieille en ouvrant sa bouche infecte --- regardez plutôt." ---
                    Alors notre homme s'approcha, et saisissant sa tête, il lui colla sur les lèvres
                    un des plus ardents baisers, que j'ai vus donner de ma vie, non seulement il
                    baisait, mais il suçait, mais il dévorait, mais il dardait amoureusement sa
                    langue au plus profond du gosier putréfait, et la bonne vieille qui de longtemps
                    ne s'était trouvée à une pareille fête, les lui rendit avec une tendresse qu'il
                    me serait difficile de vous peindre. --- "Allons," dit le financier, "mets-toi
                    nue." Pendant ce temps-là, il défait aussi ses culottes et met en l'air un
                    membre noir et ridé qui ne promettait pas de grossir de long-temps, cependant la
                    vieille est nue, et vient effrontément offrir à son amant un vieux corps jaune
                    et ridé, sec, pendant et décharné dont la description <corr> à quelques points
                        que soient vos fantaisies sur cela </corr> vous ferait trop d'horreur pour
                    que je veuille l'entreprendre, mais loin d'en être dégoûté, notre libertin
                    s'extasie, il la saisit, l'attire à lui sur le fauteuil où elle se manualisait,
                    en attendant qu'elle se déshabillât, lui darda encore une fois sa langue dans la
                    bouche, et la retournant il offre à l'instant son hommage au revers de la
                    médaille, je le vis distinctement manier les fesses, mais que dis-je "les
                    fesses", les deux torchons ridées qui de ses hanches tombaient en ondulation sur
                    ses cuisses, --- telles qu'elles étaient enfin, il les ouvrit, colla
                    voluptueusement ses lèvres sur la cloaque infâme qu'elles renfermaient, y
                    enfonça sa langue à plusieurs reprises différentes et tout cela pendant que la
                    vieille tâchait de donner un peu de consistance au membre mort, qu'elle
                    secouait. --- "Venons au fait," dit le Céladon, "sans mon épisode de choix, tous
                    tes efforts seraient inutiles, on t'a prévenue ?" --- "Oui monsieur." --- "Et tu
                    sais bien, qu'il faut avaler ?" --- "Oui mon toutou, oui mon poulet, j'avalerai,
                    je dévorerai tout ce que tu feras, et en même temps, le libertin la campe sur le
                    lit, la tête à bas ; en cette posture il lui met son engin mollasse dans le bec,
                    l'enfonce jusqu'aux couillons revient prendre les deux jambes de sa jouissance,
                    se les campe sur les épaules et par ce moyen son gosier se trouve absolument
                    niché entre les fesses de la duègne. Sa langue se replace au fond de ce trou
                    délicieux, l'abeille allant pomper le nectar de la rose ne suce plus
                    voluptueusement, cependant la vieille suça, notre homme s'agita : --- "Ah
                    foutre," s'écria-t-il au bout d'un quart d'heure de cet excercice libidineux,
                    "suce, suce, bougresse, suce et avale, il coule, double Dieu, il coule, ne le
                    sens-tu pas ?" Et baisant pour le coup tout ce qui s'offre à lui, cuisse, vagin,
                    fesse, anus, tout est léché, tout est sucé, la vieille avale et le pauvre
                    caduque qui sans doute se retire aussi mol qu'il est entré, et qui
                    vraisemblablement a déchargé sans érection, se sauve tout honteux de son
                    égarement, et gagne le plus promptement qu'il puisse la porte afin de s'éviter
                    de voir de sens froid l'objet hideux, qui vient de le séduire. --- "Et la
                    vieille," dit le duc. --- "La vieille toussa, cracha, se moucha, se vêtit le
                    plutôt qu'elle pût et partit. À quelques jours de là cette même compagne qui
                    m'avait procuré le plaisir de cette scène eut son tour, c'était une fille
                    d'environ 16 ans, blonde et de la physionomie du monde la plus intéressante, je
                    ne manquai pas d'aller la voir en besogne. L'homme à qui l'on l'assemblait était
                    pour le mieux aussi vieux que le payeur des rentes, il la fit mettre à genoux
                    entre ses jambes, lui fixa la tête en lui, saisissant les oreilles et lui campa
                    dans la bouche un vit, qui me parut plus sale et plus dégoûtant qu'un chiffon
                    traîné dans le ruisseau. Ma pauvre compagne voyant approcher de ses lèvres
                    fraîches ce dégoûtant morceau, voulut se jeter à la renverse, mais ce n'était
                    pas pour rien, que notre homme la tenait, comme un barbet, par les oreilles :
                    "Allons donc, garce," lui dit-il, "tu fais la difficile," et la menaçant
                    d'appeler la Fournier qui sans doute lui avait recommandé bien de la
                    complaisance, il parvint à vaincre ses résistances. --- Elle ouvre les lèvres,
                    se recule, les ouvre encore et engloutit enfin, en poussant des hoquets, cette
                    relique infâme dans la plus gentille des bouches. De ce moment ce ne furent plus
                    que des mauvais propos de la part du scélérat. "Ah coquine," disait-il en
                    fureur, "il le faut bien des façons pour sucer le plus beau vit de la France, ne
                    crois-tu pas qu'on va faire bidet tous les jours exprès pour toi ? Allons,
                    garce, suce la dragée." Et s'échauffant de ces sarcasmes et du dégoût qu'il
                    inspira à ma compagne, --- tant il est vrai, messieurs, que le dégoût que vous
                    nous procurez, devient une aiguille à votre jouissance, --- le libertin
                    s'extasie et laisse dans la bouche de cette pauvre fille des preuves non
                    équivoques de sa virilité. Moins complaisante que la vieille, elle n'avale rien,
                    et beaucoup plus dégoûtée qu'elle, elle vomit dans la minute tout ce qu'elle
                    avait dans l'estomac, et notre libertin en se rajustant sans trop prendre garde
                    à elle, ricanait entre ses dents des suites cruelles de son libertinage. ---
                    C'était mon tour, mais, plus heureux que les deux précédentes, c'était à l'amour
                    même que j'étais destinée, et il ne me resta après l'avoir satisfait, que
                    l'étonnement de trouver des goûts si étranges dans un jeune homme, si bien
                    taillé pour plaire ; il arrive, me fait mettre nue, s'étend sur le lit,
                    m'ordonne de m'accroupir sur son visage et d'aller avec ma bouche essayer de
                    faire décharger un vit très médiocre, mais qu'il me récommande et dont il me
                    supplie d'avaler le foutre, dès que je le sentirais couler. "Mais ne restez pas
                    oisive ce temps-là," ajouta le petit libertin, "que votre con inonde ma bouche
                    d'urine, que je vous promets d'avaler, comme vous avalerez mon foutre et que ce
                    beau cul me pète dans le nez " Je me mets à l'œuvre et remplis à la fois mes
                    trois besognes avec tant d'art, que le petit enchoix dégorge bientôt toute sa
                    fureur dans ma bouche pendant et que je l'avale et que mon Adonis fait autant de
                    l'urine dont je l'inonde et tout cela en respirant les pets, dont je ne cesse de
                    le parfumer. --- "En vérité mademoiselle," dit Durcet, "vous auriez bien pu vous
                    dispenser de relever ainsi les enfantillages de ma jeunesse." --- "Ah, ah," dit
                    le duc en riant, "eh comment ? Toi, qui à peine oses regarder un con
                    aujourd'hui, tu les faisais pisser dans ce temps-là ?" --- "C'est vrai," dit
                    Durcet, "j'en rougis, il est affreux d'avoir à se reprocher des turpitudes de
                    cette sorte, c'est bien à présent, mon ami, que je sens tous les poids des
                    remords. --- Culs délicieux " s'écria-t-il dans son enthousiasme, en baisant
                    celui de Sophie qu'il avait attirée à lui, pour la manier un instant, "c'est
                    délicieux Combien je me reproche l'encens, que je vous ai dérobé O culs
                    délicieux, je vous promets un sacrifice expiatoire, je fais serments sur vos
                    autels de ne plus m'égarer de la vie." ? Et, ce beau derrière l'ayant un peu
                    échauffé, <corr> il </corr> plaça la novice dans une posture fort indécente sans
                    doute, mais dans laquelle il pouvait, comme on l'a vu plus haut, faire têter son
                    petit enchoix en suçant l'anus le plus frais et le plus voluptueux. Mais Durcet,
                    trop blasé sur ce plaisir-là, n'y retrouvait que bien rarement sa vigueur, on
                    eut beau le sucer, il eut beau le rendre, il fallut se retirer dans le même état
                    de défaillance et remettre en pestant et jurant contre les jeunes filles à
                    quelques moments plus heureux, des plaisirs que la nature lui réfusait pour
                    lors. Tout le monde n'était pas aussi malheureux ; le duc, qui avait passé dans
                    son cabinet avec Colombe, Zélamir, Brise-cul et Thérèse, fit entendre des
                    hurlements qui prouvaient son bonheur et Colombe crachotant de toute sa force en
                    sortant, ne laissa plus de doute sur le temple, qu'il avait encensé. Pour
                    l'évêque tout naturellement couché sur son canapé, les fesses d'Adélaïde sur son
                    nez et le vit dans sa bouche, il se pâmait en faisant péter la jeune femme,
                    tandis que Curval debout faisant emboucher son énorme trompette à Hébé perdait
                    son foutre en s'égarant d'ailleurs. --- On servit ; le duc voulut soutenir au
                    soupé, que, si le bonheur consistait dans l'entière satisfaction de tous les
                    plaisirs des sens, il était difficile d'être plus heureux qu'ils étaient. ---
                    "Ce propos n'est pas d'un libertin," dit Durcet, "et comment est-il, que vous
                    puissiez être heureux, dites que vous pouvez vous satisfaire à tout instant. Ce
                    n'est pas dans la jouissance que consiste le bonheur, c'est dans le désir, c'est
                    à briser les freins qu'on oppose à ces désirs, or tout cela se trouve-t-il ici,
                    où je n'ai que souhaiter pour avoir, je fais serment," dit-il, "que depuis que
                    je suis, mon foutre n'a pas coulé une seule fois pour les objets qui y sont, il
                    ne s'est jamais répandu que pour ceux qui n'y sont pas, et puis d'ailleurs,"
                    ajouta le financier, "il manque selon moi une chose essentielle à notre bonheur
                    : --- C'est le plaisir de la comparaison, plaisir qui ne peut naître que du
                    spectacle du malheureux, et nous n'en voyons point ici, c'est de la vue de celui
                    qui ne jouit pas de ce que j'ai et qui souffre, que naît le charme de pouvoir se
                    dire "je suis donc plus heureux que lui." Partout où les hommes seront égaux, et
                    où ces différences-là n'existeront pas, le bonheur n'existera jamais, c'est
                    l'histoire d'un homme qui ne connaît bien le prix de la santé que quand il a été
                    malade." --- "Dans ce cas-là," dit l'évêque, "vous établiriez donc une
                    jouissance réelle à aller contempler les larmes de ceux que la misère accable ?"
                    --- "Très assurément," dit Durcet, "il n'y a peut-être point au monde de volupté
                    plus sensuelle, que celle dont vous parlez-là." --- "Quoi, sans les soulager ?"
                    dit l'évêque, qui était bien aise de faire entendre Durcet, sur un chapitre si
                    fort du goût de tous et qu'on le connaissait si capable de traiter au fond. ---
                    "Qu'appelez vous soulager," dit Durcet, "mais la volupté qui naît pour moi de
                    cette douce comparaison de leur état au mien n'existerait plus, si je les
                    soulageais, car alors, les sortant de leur état de misère je leur ferais goûter
                    un instant du bonheur qui les assimilant à moi, ôterait toute jouissance de
                    comparaison." "Eh bien, d'après cela," dit le duc, "il faudrait en quelque
                    façon, pour mieux établir cette différence essentielle au bonheur, il faudrait,
                    dis-je, aggraver leur situation ?" --- "Cela n'est pas douteux," dit Durcet, "et
                    voilà qui explique les infamies qu'on m'a reprochées sur cela toute ma vie. Ces
                    gens, qui ne connaissaient pas mes motifs, m'appelaient dur, féroce et barbare,
                    mais me moquant de toutes les dénominations, j'allais mon train, je faisais
                        <corr> j'en conviens </corr> ce que les sots appellent des atrocités, mais
                    j'établissais des jouissances, des comparaisons délicieuses, et j'étais
                    heureux." --- "Avoue le fait," lui dit le duc, "conviens, qu'il t'est arrivé
                    plus de vingt fois de faire ruiner des malheureux rien que pour servir en ce
                    sens-là les goûts pervers, dont tu conviens ici." --- "Plus de vingt fois ?" dit
                    Durcet, "plus de deux cent, mon ami, et je pourrais sans exagération citer plus
                    de 400 familles réduites aujourd'hui à l'aumône, et qui n'y sont que par moi "
                    --- "En as-tu profité au moins ?" dit Curval. --- "Presque toujours, mais
                    souvent aussi je ne l'ai fait que par cette certaine méchanceté, qui presque
                    toujours réveille en moi les organes de la lubricité, je bande à faire le mal,
                    je trouve au mal un attrait assez piquant pour réveiller en moi toutes les
                    sensations du plaisir, et je me livre pour lui seul, et sans autre intérêt que
                    lui seul." --- "Il n'y a rien que je conçoive comme ce goût-là," dit Curval,
                    "j'ai cent fois donné ma voix, quand j'étais au parlement pour faire prendre des
                    malheureux que je savais bien être innocents, et je ne me suis jamais livré à
                    cette petite injustice-là, sans éprouver au-delà de moi-même un chatouillement
                    voluptueux, où les organes du plaisir de la couille se seraient enflammés bien
                    vite, jugez ce que j'ai ressenti, quand j'ai fait pis." --- "Il est certain,"
                    dit le duc, qui commençait à s'échauffer la cervelle en maniant Zéphire, "que le
                    crime a suffisamment de charme pour enflammer lui seul tous les sens, sans qu'on
                    soit obligé d'avoir reconnue à aucun autre expédient, et personne ne conçoit
                    comme moi, que les forfaits mêmes les plus éloignés de ceux du libertinage
                    puissant faire bander comme ceux qui lui appartiennent, moi, qui vous parle,
                    j'ai bandé à voler, à assassiner, à incendier et je suis parfaitement sûr que ce
                    n'est pas l'objet du libertinage qui nous anime, mais l'idée du mal, qu'en
                    conséquence c'est pour le mal seul, qu'on bande et non pas pour l'objet en telle
                    sorte que, si cet objet était au-dessus de la possibilité de nous faire mal,
                    nous ne banderions plus pour lui." --- "Rien de plus certain," dit l'évêque, "et
                    de là naît la certitude du plus grand plaisir à la chose la plus infâme et le
                    système dont on ne doit point s'écarter qui est que : plus l'on voudra faire
                    naître le plaisir dans le crime et plus il faudra que le crime soit affreux, et
                    pour moi, messieurs," ajouta-t-il, "s'il m'est permis de me citer, je vous avoue
                    que je suis au point de ne plus ressentir cette sensation dont vous parlez, de
                    ne la plus épreuver, dis-je, pour les petits crimes, et si celui que je commets
                    ne réussit par autant de noirceur, autant d'atrocité, autant de fourberie et de
                    trahison, qu'il est possible, la sensation ne naît plus." --- "Bon," dit Durcet,
                    "est-il possible de commettre des crimes comme on les conçoit et comme vous les
                    dites là, pour moi j'avoue que mon imagination a toujours été sur cela au-delà
                    de mes moyens, j'ai toujours mille fois plus conçu que je n'ai fait et je me
                    suis toujours plaint de la nature, qui en me donnant le désir de l'outrager m'en
                    ôtait toujours les moyens." --- "Il n'y a que deux ou trois crimes à faire dans
                    le monde," dit Curval, "et sous ses faits tout est dit, le reste est inférieur,
                    et on ne sent plus rien. Combien de fois, sacré Dieu, n'ai-je pas désiré qu'on
                    pût attaquer le soleil, en priver l'univers, ou s'en servir pour embraser le
                    monde entier, ce serait des crimes cela, et non pas les petits écarts où nous
                    nous livrons, qui se bornent à métamorphoser au bout de l'an une douzaine de
                    créatures en mottes de terre." --- Et sur cela, comme les têtes s'allumaient,
                    que deux ou trois filles s'en étaient déjà ressenties, et que les vits
                    commencèrent déjà à dresser, on sortit de table pour aller verser dans de jolies
                    bouches les flots de cette liqueur, dont les picotements trop aigus faisaient
                    préférer tant d'horreurs. On s'en tint ce soir-là aux plaisirs de la bouche,
                    mais on inventa cent façons de les varier et quand on s'en fut bien rassasié, on
                    fut essayer de trouver dans quelques heures de repos des forces nécessaires à
                    recommencer. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Neuvième journée. </head>
                <p> Duclos avertit ce matin-là, qu'elle croyait prudent, ou d'offrir aux jeunes
                    filles d'autres plastrons pour l'exercice de la masturbation, que les fouteurs,
                    qu'on y employait, ou de cesser leur leçons, les croyant suffisamment
                    instruites. Elle dit avec beaucoup de raison et de vraisemblance qu'employant
                    ces jeunes gens sous le nom de fouteurs il pouvait en résulter des intrigues,
                    qu'il était prudent d'éviter ; que d'ailleurs ces jeunes gens, n'étaient rien du
                    tout pour cet exercice-là attendu qu'ils déchargeaient tout de suite et que
                    c'était autant de pris sur les plaisirs qu'en attendaient les culs de ces
                    messieurs, on décida donc que les leçons cesseraient, et d'autant mieux qu'il
                    s'en trouvaient déjà parmi elles, qui branlaient à merveille. Augustine, Sophie
                    et Colombe auraient pu le disputer pour l'adresse et la légèreté du poignet aux
                    plus fameuses branleuses de la capitale ; de toutes, Zelmire était la moins
                    habile, non qu'elle ne fut très leste et très adroite dans tout ce qu'elle
                    faisait, mais c'est que son caractère tendre et mélancolique ne lui permettait
                    pas d'oublier ses chagrins et qu'elle était toujours triste et pensive. À la
                    visite du déjeuner de ce matin-là, sa duègne l'accusait d'avoir été surprise la
                    vieille au soir à prier Dieu avant de se coucher, on la fit venir, on
                    l'interrogea, on lui demanda qu'elle était le sujet de ses prières, d'abord elle
                    réfusa de le dire, puis se voyant menacée, elle avoue en pleurant, qu'elle
                    priait Dieu de la délivrer des périls où elle était, et surtout avant qu'on
                    n'eût attenté à sa virginité, le duc alors lui déclara qu'elle méritait la mort,
                    et lui fit lire l'article expresse des ordonnances sur ce sujet. --- "Eh bien,"
                    dit-elle, "tuez-moi, Dieu, que j'invoque, aura au moins pitié de moi, tuez-moi
                    avant de me déshonorer, et cette âme que je lui consacra volera au moins pure
                    dans son sein, je serai délivrée du tourment de voir et d'entendre tant
                    d'horreurs chaque jour." --- Une réponse où régnait tant de vertu, de candeur et
                    d'aménité fit prodigieusement bander nos libertins, il y en avait, qui opinait à
                    la dépuceler sur-le-champ, mais le duc les rappelant aux engagements
                    inviolables, qu'ils avaient pris, se contenta de la condamner unaniment avec ses
                    confrères à une violente punition pour le samedi d'ensuite, et en attendant, de
                    venir à genoux sucer un quart d'heure le vit de chacun des amis dans sa bouche,
                    avec avertissement à elle donné qu'en cas de récidive, elle y perdrait
                    décidément la vie et serait jugée à toute la rigueur des lois. --- La pauvre
                    enfant vint accomplir la première partie de sa pénitence, mais le duc que la
                    cérémonie avait échauffé, et qui après l'arrêt prononcé lui avait
                    prodigieusement manié le cul, répandit comme en vilain toute sa semence dans
                    cette jolie petite bouche, en la menaçant de l'étrangler, si elle en rejetait
                    une goutte, et la pauvre petite malheureuse avale tout non sans de furieuses
                    répugnances, les trois autres furent sucées à leur tour, mais ne perdirent rien
                    ; et après les cérémonies ordinaires de la visite chez les garçons et de la
                    chapelle qui ce matin-là produisit peu, parce qu'on avait presque refusé tout le
                    monde, on dîna et on passa au café, il était servi par Fanni, Sophie, Hyacinthe
                    et Zélamir. Curval imagina, de foutre Hyacinthe en cuisses et d'obliger Sophie à
                    venir entre les cuisses d'Hyacinthe sucer ce qui dépasserait de son vit. La
                    scène fut plaisante et voluptueuse, il branla et fit décharger le petit bon
                    homme sur le nez de la petite fille, et le duc qui à cause de la longueur de son
                    vit était le seul, qui pût imiter cette scène s'arrangea de même avec Zélamir et
                    Fanni, mais le jeune garçon ne déchargeait point encore, aussi il fut privé
                    d'une épisode très agréable, dont Curval jouissait. Après eux, Durcet et
                    l'évêque s'ajustèrent des quatre enfants et s'en firent aussi sucer, mais
                    personne ne déchargea et après une courte méridienne on passa au salon
                    d'histoire, où tout le monde étant arrangé, la Duclos reprit ainsi le fil de sa
                    narration : "Avec tout autre que vous, messieurs," dit cette aimable fille, "je
                    craindrais d'entamer le sujet des narrations qui va nous occuper toute cette
                    semaine, mais quelque crapuleux qu'il soit, vos goûts me sont trop connus, pour
                    qu'au lieu d'appréhender de vous déplaire je ne sois au contraire très persuadée
                    de vous être agréable, vous allez, je vous en préviens entendre, des saletés
                    abominables, mais vos oreilles y sont faites, vos cœurs les aiment et les
                    désirent et j'entre en détails sans plus de délais. Nous avions une vieille
                    pratique chez md. Fournier, qu'on appelait le chevalier, je ne sais ni pourquoi,
                    ni comment, dont la coutume était de venir régulièrement tous les soirs à la
                    maison pour une cérémonie aussi simple que bizarre : Il déboutonnait sa culotte,
                    et il fallait qu'une de nous chacune à son tour vint lui pousser sa scelle
                    dedans. Il la reboutonnait aussitôt et sortait bien vite en emportant ce paquet
                    ; pendant qu'on le lui fournissait, il se branlait un instant, mais on ne le
                    voyait jamais décharger et l'on ne savait pas plus où il allait avec son étron,
                    ainsi enculotté." "Oh parbleu," dit Curval, qui n'entendait jamais rien qu'il
                    n'eût envie de le faire, "je veux qu'on chie dans ma culotte et garder cela
                    toute la soirée", et ordonnant à Louison de venir lui rendre ce service, le
                    vieux libertin donna à l'assemblée la représentation effective du goût, dont
                    elle ne venait que d'entendre le récit. "Allons continuez," dit-il
                    flegmatiquement à Duclos, en se campant sur le canapé, "je ne vois à cela que la
                    belle Aline, ma charmante compagne de soirée, qui pourra se trouver incommodée
                    de cette affaire-ci, car pour moi, je m'en accomode fort." --- Et Duclos reprit
                    en ces termes : Prévenue," dit-elle, "de tout ce qui devait se passer chez le
                    libertin, où on m'envoyait, je me vêtis en garçon et comme je n'avais que vingt
                    ans, de beaux charmes et une jolie figure, ce vêtement m'allait à merveille ;
                    j'ai la précaution de faire avant de partir, dans ma culotte ce que ms. le
                    président vient de se faire faire dans la sienne ; mon homme m'attendait au lit,
                    je m'approche, il me baise deux ou trois fois très lubriquement sur la bouche,
                    il me dit que je suis le plus joli petit garçon qu'il ait encore vu, et tout en
                    me louant, il cherche à déboutonner ma culotte, j'usai un peu de défense dans la
                    seule intention de mieux enflammer ses désirs. Il me presse, il réussit, mais
                    comment vous peindre l'extase qui le saisit dès qu'il aperçoit et le paquet que
                    je porte, et la bigarrure qu'il a fait sur mes deux fesses : "Comment, petit
                    coquin," me dit-il, "vous avez chié dans vos culottes --- mais peut-on faire des
                    cochonneries comme cela ?" et dans l'instant, me tenant toujours tournée et les
                    brayes rabattues, il se branle, il se secoue, s'acolle contre mon dos et lança
                    son foutre sur le paquet en m'enfonçant sa langue dans ma bouche. "Et quoi," dit
                    le duc, "il ne toucha rien, il ne mania rien de ce que vous savez ? --- "Non
                    mgr.," dit la Duclos, ? je vous dis tout et ne vous cache aucune circonstance,
                    mais un peu de patience et nous arriverons par degrés à ce que vous voulez
                    dire." --- "Allons en voir un bien plaisant," me dit md. ma compagne, "celui-là
                    n'a pas besoin de filles, il s'amuse tout seul." Nous nous rendons au trou,
                    instruites que, dans la chambre voisine où il devait se rendre, il y avait un
                    pot de chaise percé qu'on nous avait ordonné de remplir depuis quatre jours, et
                    il devait y avoir au moins plus d'une douzaine d'étrons. Notre homme arrive,
                    c'était un vieux soufermier d'environ 70 ans, il s'enferme, va droit au pot,
                    qu'il sait renfermer les parfums, dont il a demandé les jouissances. Il le prend
                    et s'asseyant sur un fauteuil, il examine amoureusement une heure toutes les
                    richesses dont on le rend possesseur, il respire, il touche, il manie, semble
                    les sortir tous, les uns après les autres, pour avoir le plaisir de les mieux
                    contempler, extasié à la fin il sort de sa braguette un vieux chiffon noir qu'il
                    secoue de toutes ses forces, une main branle, l'autre s'enfonce dans le pot
                    rapporte à cet outil qu'on fête une pâture capable d'enflammer ses désirs, mais
                    il n'en dresse pas davantage, il y a des moments où la nature est si rétive, que
                    les excès qui nous délectent le mieux ne parviennent pas à lui rien arracher, il
                    eut beau faire, rien ne dressa, mais à force de secousses faites avec la même
                    main, qui venait d'être trempée dans l'excrément même, l'éjaculation part, il se
                    roidit, il se renverse, sent, respire, frotte son vit et décharge sur le tas de
                    merde, qui vient de le si bien délecter. --- Un autre soupa tête-à-tête avec
                    moi, et voulut sur la table douze assiettes pleines des mêmes mets, entremêlées
                    avec celles du souper, il les flairait, il les respirait tour à tour, il
                    m'ordonna de le branler après le repas, sur celui qui lui avait paru le plus
                    beau. --- Un jeune maître des requêtes payait tout par le lavement que l'on
                    voulait recevoir ; lorsque je passai avec lui, j'en pris sept qu'il m'administra
                    tous sept de sa main, sitôt que j'en avais garde en quelque minute il fallait
                    monter sur une échelle double, il se plaçait dessous, et je lui rendais sur son
                    vit, qu'il branlait, toute l'immersion, dont il venait d'abreuver mes
                    entrailles." --- On imagine aisément que toute cette soirée se passa à des
                    saletés à-peu-près du genre de celle qu'on venait d'entendre et l'on le croira
                    d'autant plus aisément que ce goût-là était général chez nos quatre amis et
                    quoique Curval fût celui qui le porta le plus loin, les trois autres n'en
                    étaient guère moins enfichés, les 8 étrons des petites filles furent placés
                    parmi les plats du soupé, et aux orgies on en chérit encore sans doute surtout
                    cela avec les petits garçons et c'est ainsi que se termina cette 9e journée,
                    dont on vit arriver la fin avec d'autant plus de plaisir que l'on se flattait
                    que le lendemain ferait entendre sur l'objet qu'on chérissait autant des récits
                    un peu plus circonstanciés. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Dixième journée. </head>
                <p> Plus nous avançons, mieux nous pouvons éclaircir nos lecteurs sur de certains
                    faits que nous avons été obligés de lui tenir voilés, dans le commencement, à
                    présent par exemple nous pourrons lui dire, quel était l'objet des visites de
                    matin dans les chambres des enfants ; la cause qui les faisait punir, quand il
                    se trouvait quelque délinquent à ces visites, et quelles étaient les voluptés
                    qu'on goûtait à la chapelle ; il était expressément défendu aux sujets de
                    quelque sexe qu'ils fussent, d'aller à la garderobe sans une permission
                    expresse, afin que ces besoins ainsi conservés pussent fournir aux besoins de
                    ceux qui les désiraient. La visite servait à approfondir si personne n'avait
                    manqué à cet ordre, l'ami de mois, visitait avec soin tous les pots de chambre,
                    et s'il en trouvait un de plein, le sujet était à l'instant marqué, sur le livre
                    des punitions, cependant on accorda une facilité à ceux ou celles qui ne
                    pouvaient plus se retenir, c'était de se rendre un peu avant dîner à la chapelle
                    dont on avait formé une garderobe, contournée de manière à ce que nos libertins
                    puissent jouir du plaisir, que la satisfaction de ce besoin pouvait leur
                    procurer, et le reste qui avait pu garder le paquet, le perdait dans le cours de
                    la journée de la manière qui plaisait le plus aux amis, et toujours moins, bien
                    sûrement, d'une de celles dont on va entendre les détails, puisque ces détails
                    rempliront toutes les manières de se livrer à ce genre de volupté. --- Il y
                    avait encore un autre motif de punition, et le voici. Ce qu'on appelle la
                    cérémonie du bidet ne plaisait pas exactement à nos quatre amis, Curval par
                    exemple ne pouvait pas souffrir que les sujets qui devaient avoir affaire à lui
                    se lavassent, Durcet était de même moyennant quoi l'un et l'autre avertissait
                    les duègnes des sujets avec lesquelles ils prévoyaient de s'amuser le lendemain
                    et l'on défendait à ces sujets, de s'abstenir de toutes ablutions, ou
                    frottements de quelque nature qu'il pût être, et les deux autres qui ne
                    haïssaient point cela quoique cela ne leur fût essentiel comme aux deux
                    premiers, se prêtaient à l'exécution de cette épisode et si après
                    l'avertissement d'être impure, un sujet s'avisait d'être propre, il était à
                    l'instant marqué sur la liste des punitions. Ce fut l'histoire de Colombe et
                    d'Hébé dans cette matinée-là. Elles avaient chié, la veille des orgies, et
                    sachant qu'elles étaient du café le lendemain, Curval qui comptait s'amuser avec
                    toutes les deux, et qui les avait même prévenues qu'il ferait péter avait
                    recommandé qu'on laissait bien la chose dans l'état où elle était, quand les
                    enfants furent se coucher, elles n'en firent rien ; à la visite, Durcet prévenu,
                    fut très surpris de les trouver dans la plus grande netteté, elles s'excusèrent
                    en disant qu'elles ne s'en étaient pas souvenues, et n'en furent pas moins
                    inscrites sur le livre des punitions. On n'accorda ce matin-là aucune permission
                    de chapelle, et le lecteur voudra bien se souvenir de ce que nous entendrons par
                    là, à l'avenir, on prévoyait trop le besoin qu'on aurait de cela le soir à la
                    narration pour ne pas réserver tout à cette époque ; ce jour-là on fit également
                    cesser la leçon de masturbation aux jeunes garçons. Elles devenaient inutiles,
                    et tous branlaient comme les plus habiles putains de Paris, Zéphire et Adonis
                    l'emportaient surtout par leur adresse et leur légèreté, et il est peu de vits
                    qui n'eussent éjaculé jusqu'au sang, branlés par de petites mains si lestes et
                    si délicieuses. Il n'y eut rien de nouveau jusqu'au café, il était servi par
                    Giton, Adonis, Colombe et Hébé, ces quatre enfants prévenus étaient farnis de
                    toutes les drogues, qui peuvent le mieux provoquer des vents, et Curval, qui
                    s'était proposé de faire péter, en reçut une très grande quantité, le duc se fit
                    sucer par Giton, dont la petite bouche ne put pas venir au bout de resserrer
                    l'énorme vit que l'on lui présentait. Durcet fit de petites horreurs de choix
                    avec Hébé, et l'évêque foutait Colombe en cuisses. 6 heures sonnèrent, on passa
                    au salon, où tout étant disposé la Duclos se mit à raconter ce qu'on va lire :
                    "Il venait d'arriver chez md. Fournier une nouvelle compagne, qui, en raison du
                    rôle qu'elle va jouer dans le détail de la passion qui suit, mérite que je vous
                    la peigne au moins en gros, c'était une jeune ouvrière en mode, débauchée par le
                    séducteur dont je vous ai parlé chez la Guérin et qui travaillait aussi pour la
                    Fournier, elle avait 14 ans, cheveux châtains, les yeux bruns et pleins de feu,
                    la petite figure la plus voluptueuse qu'il fût possible de voir, la peau blanche
                    comme le lis et douce comme du satin, assez bien faite, mais pourtant un peu
                    grosse, léger, inconvénient, d'où il résultait le cul le plus frais et le plus
                    mignon, le plus potelé et le plus blanc qu'il y eut peut-être à Paris. L'homme
                    que je lui vis expédier par le trou était son <corr> premier amant </corr> car
                    elle était encore pucelle et très assurément de touts côtés. Aussi un tel
                    morceau bon n'est qu'à un grand ami de la maison. C'était le vieil abbé de
                    Fierville, aussi connu par ses richesses que par sa débauche, goutteux jusqu'aux
                    bout des doigts ; il arrive tout embéguiné, s'établit dans la chambre, visite
                    tous les utensils qui vont lui devenir nécessaires, prépare tout, et la petite
                    arriva. On la nommait Eugénie. Un peu effrayée de la figure grotesque de son
                    premier amant, elle baisse les yeux et rougit. "Approchez, approchez," lui dit
                    le libertin, "et faites-moi voir vos fesses." --- "Monsieur," dit l'enfant,
                    interdit. "Allons donc, allons donc," dit le vieux libertin, "il n'y a rien de
                    pis que toutes ces petites novices-là, ça ne conçoit pas, qu'on veuille voir un
                    cul, allons troussez donc, troussez donc," et la petite s'avança à la fin de
                    peur de déplaire à la Fournier, à laquelle elle promit d'être bien complaisante,
                    se trousse à moitié par derrière. --- "Plus haut donc, plus haut," dit le vieux
                    paillard, "croyez-vous que je vais prendre cette peine-là moi-même, et à la fin
                    le beau cul paraît tout à fait. L'abbé le lorgne, la fait tenir droite, la fait
                    courber, lui fait resserrer les jambes, les lui fait écarter, et l'appuyant
                    contre le lit, il frotte un moment avec grossièreté toutes ses parties de devant
                    qu'il mit à l'air contre le joli cul d'Eugénie comme pour s'électriser, comme
                    pour attirer à lui un peu de la chaleur de ce bel enfant, de là il passe aux
                    baisers, il s'agenouille pour y prendre plus à l'aise et tenant de ses deux
                    mains ces belles fesses dans le plus grand écartement possible, et sa langue et
                    sa bouche en vont parfouiller les trésors. "On ne m'a point trompé," dit-il
                    "vous avez un assez beau cul, y a-t-il longtemps que vous n'ayez chié ?" ---
                    "Toute à l'heure, monsieur," dit la petite, "madame avant de monter m'a fait
                    prendre cette précaution-là..." "Ah, ah..., de façon qu'il n'y a plus rien dans
                    les entrailles ?" dit le paillard, "eh bien nous allons voir, et s'emparant de
                    la seringue, il la remplit de lait ; revient près de son objet, braque la canule
                    et darde le clistère ; Eugénie prévenue se prêt à tout, mais à peine le remède
                    était dans le ventre, que, se couchant à plat sur un canapé, il ordonna à
                    Eugénie de venir se mettre à califourchon sur lui et de lui rendre toutes ces
                    petites affaires dans la bouche, la timide créature se place comme on lui a dit,
                    elle pousse, le libertin se branle, sa bouche hermétiquement collée sur le trou,
                    on ne lui laisse pas perdre une goutte de la liqueur précieuse qui en découle.
                    Il avale tout avec le soin le plus exact, et à peine est-il à la dernière gorgée
                    que son foutre s'échappe et le plonge dans le délire, mais quelle est donc cette
                    humeur, ce dégoût, qui chez presque tous les véritables libertins suit la chute
                    de leurs illusions. L'abbé rejetant la petite fille loin de lui brutalement dès
                    qu'il a fini, se rajuste, dit qu'on l'a trompé, en disant qu'on ferait chier cet
                    enfant, qu'elle n'avait sûrement point chié, et qu'il a avalé la moitié de son
                    étron, <corr> elle </corr> remarqua que l'abbé ne voulait que du lait. Il
                    grogne, il jure, il peste, dit qu'il ne payera point, qu'il ne reviendra plus,
                    que c'est bien la peine qu'il se déplace pour des petites morceaux comme cela,
                    et part en ajoutant à cela mille autres invectives que je trouverai occasion de
                    vous raconter dans une autre passion, dont elles sont le principal, au lieu
                    qu'elles ne seraient ici qu'un très mince accessoire. "Parbleu," dit Curval,
                    "voilà un homme bien délicat, se fâcher parcequ'il a reçu un peu de merde, et
                    ceux qui en mangent..." "Patience, patience mgr.," dit Duclos, "permettez que
                    mon récit aille dans l'ordre, que vous avez vous-mêmes exigé et vous verrez que
                    nous viendrons au tour des libertins singuliers dont vous parlez là <ref target="#N01"/> . </p>
                <p> Deux jours après ce fut mon tour, on m'avait prévenu et je me ret <corr> enais
                    </corr> depuis 36 heures. Mon héros était un vieil aumônier du roi, perclu de
                    goutte comme le précédent, il ne fallait l'approcher que nue. Mais le devant et
                    le sein devait être couvert avec le plus grand soin, on m'avait récommandé cette
                    clause avec la plus grande exactitude en m'assurant que, s'il venait
                    malheureusement à découvrir la plus petite apparence de ces parties, je ne
                    viendrais jamais au bout de le faire décharger ; j'approche, il examine
                    attentivement mon derrière, me demande mon âge, s'il est vrai, que j'aie une
                    forte envie de chier, de quelle espèce est ma merde, si elle est molle, si elle
                    est dure, et mille autres questions qui me paraissaient l'animer, car peu-à-peu
                    tout en causant son vit dressa, et il me le fit voir. Ce vit d'environ 4 pouces
                    de long, sur deux ou trois de circonférence avait malgré son brillant un air si
                    humble et si piteux qu'il fallait presque des lunettes pour se douter de son
                    existence, je m'en emparai pourtant aux sollicitations de mon homme et voyant
                    que mes secousses irritaient assez bien ses désirs, il se mit en train de
                    consommer le sacrifice. --- "Mais est-elle bien réelle, mon enfant," me dit-il,
                    "cette envie de chier que vous m'annoncez ? Car je n'aime pas à être trompé,
                    voyons, voyons si vous avez réellement de la merde dans le cul," et en disant
                    cela il enfonça le doigt du milieu de sa main droite dans le fondement pendant
                    que de la gauche il soutenait l'érection que j'avais excitée sur son vit. Ce
                    doigt sondeur n'eut pas besoin d'aller loin pour se souvaincre du besoin réel,
                    dont je l'assurais, à peine eut-il touché qu'il s'extasiait : "Ah ventre Dieu,"
                    dit-il, "elle ne me trompe pas, la poule va pondre et je viens de sentir l'œuf,"
                    le paillard enchanté me baise à l'instant le derrière, et voyant que je le
                    presse et qu'il ne me devient plus possible de retenir, il me fait monter sur
                    une espèce de machine, assez semblable à celle que vous avez ici, messieurs,
                    dans votre chapelle, là mon derrière parfaitement exposé à ses yeux pouvait
                    déposer son cac dans un vase placé un peu au-dessous, à deux ou trois doigts de
                    son nez, cette machine avait été faite pour lui ; et il en faisait un fréquent
                    usage, car il ne passait guère de jour, sans venir chez la Fournier pour de
                    pareilles expéditions tant avec des étrangères qu'avec des filles de la maison,
                    un fauteuil placé au-dessous du cercle qui supportait mon cul, était le trône du
                    personnage dès qu'il me voit en attitude, il se place et m'ordonne de commencer,
                    quelques pets préludents, il les respire, enfin l'étron paraît. Il se pâme :
                    "Chie, ma petite, chie, mon ange," s'écria-t-il tout en feu, "fais moi bien voir
                    l'étron sortir de ton beau cul, et il l'aidait, les doigts pressant l'anus
                    facilitaient l'explosion, il se branlait, il observait, il s'enivrait de volupté
                    et l' <corr> excès de </corr> plaisir le transportant à la fin hors de lui, ses
                    cris, ses soupirs, ses attouchements, tout me convain <corr> que </corr> qu'il
                    touche au dernier période du plaisir, et j'en deviens sûre en tournant la tête,
                    et voyant son engin en miniature dégorger quelques gouttes de sperme dans le
                    même vase que je viens de remplir. Celui-là sortit sans humeur, il m'assura même
                    qu'il me ferait l'honneur de me revoir, quoique je fus persuadée du contraire,
                    sachant qu'il ne revoyait jamais deux fois la même fille. --- "Mais je conçois
                    cela," dit le président, qui baisait le cul d'Aline, sa compagne du canapé, "il
                    faut en être où nous en sommes, il faut être réduit à la disette qui nous
                    accable pour faire chier un cul plus d'une fois." --- "M. le président," dit
                    l'évêque, "vous avez un certain son de voix entrecoupé, qui me fait voir que
                    vous bandez." "Ah pas un mot," reprit Curval, "je baise les fesses de mlle.
                    votre fille, qui n'a pas seulement la complaisance de nous décocher un
                    malheureux pet." --- "Je suis donc plus heureux que vous," dit l'évêque, "car
                    voilà md. votre femme qui vient de me faire le plus bel étron et le plus
                    copieux..." "Allons, silence messieurs, silence," dit le duc dont la voix
                    semblait être étouffée par quelque chose qui lui couvrait la tête, "silence,
                    mort bleu, nous sommes ici pour entendre et non pas pour agir " --- "C'est donc
                    à dire que tu ne fais rien," lui dit l'évêque, "et c'est pour écouter que te
                    voilà vautré, sous trois ou quatre culs ?" --- "Allons, allons, il a raison,"
                    continua Duclos, "il sera plus sage à nous, d'écouter des sottises que d'en
                    faire, il faut se réserver," et Duclos allait reprendre, lorsque l'on entendit
                    les hurlements ordinaires et les blasphèmes accoutumés des décharges du duc,
                    lequel, entouré et faisant avec Sophie, Zéphire et Giton tout plein de petites
                    sottises très analogues au genre de celle, qu'on racontait. "Ah sacre Dieu," dit
                    Curval, "je ne puis souffrir ces mauvais exemples-là, et je ne connais rien qui
                    fasse décharger comme une décharge, et voilà cette petite putain," dit-il en
                    parlant d'Aline, "qui ne pouvait rien tout à l'heure, et qui fait tout ce qu'on
                    veut à présent --- n'importe, je l'y aidrai, ah tu as beau chier, garce, tu as
                    beau chier, je ne déchargerai pas." --- "Je vois bien, messieurs," dit Duclos,
                    "qu'après vous avoir perverti, c'est à moi de vous mettre à la raison et pour y
                    parvenir je vais reprendre mon récit sans attendre vos ordres." --- "Eh non,
                    non," dit l'évêque, "je ne suis pas si réservé que ms. le président, moi, le
                    foutre me pique et il faut qu'il sorte." Et en disant cela, on lui vit faire
                    devant tout le monde des choses que l'ordre que nous nous sommes prescrit ne
                    nous permet pas de dévoiler encore, mais dont la volupté fit très rapidement
                    couler le sperme dont le piquotement commençait à gêner ses couilles. Pour
                    Durcet absorbé dans le cul de Thérèse, on ne l'entendit pas ; et
                    vraisemblablement la nature lui refusait ce qu'elle accordait aux deux autres,
                    car il n'était pas muet ordinairement, quand elle lui accordait des fureurs ; la
                    Duclos pour le coup voyant donc tout calmé, reprit ainsi la suite de ses
                    lubriques aventures : "Un mois après, je vois un homme, qu'il fallait presque
                    voiler pour une opération assez semblable à celle que je viens de vous
                    rapporter, je chie dans une assiette, et lui apporte sous le nez dans un
                    fauteuil où il s'occupait à lire sans avoir l'air de prendre garde à moi. Il
                    m'invective, me demande comment je suis assez insolente pour faire des choses
                    comme celle-là devant lui, mais à bon compte il sent l'étron, il le regarde et
                    le manie, je lui demande excuse de ma liberté, il continue de me dire des
                    sottises, et décharge, l'étron sous le nez, en me disant, qu'il me retrouverait
                    et que j'aurais un jour affaire à lui. <corr> Un autre </corr> n'employait à
                    semblables fêtes que de femmes de 70 ans, je le vis opérer avec une qui avait au
                    moins 80, il était couché sur un canapé, la matrone à califourchon sur lui, lui
                    déposa son vieux cac sur le ventre en lui branlant un vieux vit ridé qui ne
                    déchargea presque pas. Il y avait chez la Fournier un autre meuble assez
                    singulier, c'était une espèce de chaise percée, dans laquelle un homme pouvait
                    se placer de telle sorte que son corps dépassait dans une autre chambre et que
                    sa tête seule se trouvait à la plaine du pot ; j'étais du côté de son corps et à
                    genoux, entre ses jambes, je lui suçais le vit de mon mieux, pendant l'opération
                    ; or cette singulière cérémonie consistait à ce qu'un homme du peuple, gagé pour
                    cela sans savoir ni approfondir ce qu'il faisait, entra par le côté où était le
                    siège de la chaise, se posa dessus et y poussa ses scelles qui par ce moyen
                    tombaient à plomb sur le visage du patient que j'expédiais, mais il fallait que
                    cet homme fût exactement un manant et pris dans tout ce que la crapule pouvait
                    offrir de plus affreux, il fallait de plus qu'il fût vieux et laid, on le lui
                    faisait voir avant et sans toutes ces qualités il n'en voulait pas, je ne vis
                    rien, mais j'entendis ; l'instant du chie fut celui de la décharge de mon homme,
                    son foutre s'élança dans mon gosier à mesure que l'étron en couvrait la face et
                    je le vis sortir de là, dans un état qui me fit voir qu'il avait été bien servi.
                    Le hazard, l'opération finie, me fit rencontrer ce gentilhomme, qui venait d'y
                    servir, c'était un bon et honnête Auvergnat, servant de manœuvres aux maçons,
                    bien enchanté de rapporter un petit écu d'une cérémonie, qui en ne faisant que
                    le dégager du superflu de ses entrailles, lui devenait infiniment plus douce et
                    plus agréable, que de porter l'oiseau. Il était effroyable à force de laideur et
                    paraissait plus de 40 ans. "Sacre Dieu," dit Durcet, "voilà comme il le faut,"
                    et passant dans son cabinet avec le plus vieux des fouteurs, Thérèse et la
                    Desgranges, on l'entendit brailler quelques minutes après, sans qu'il voulût au
                    retour faire part à la compagnie des excès auxquels il venait de se livrer. On
                    servit, le soupé fut pour le moins aussi libertin qu'à l'ordinaire, et les amis
                    ayant en fantaisie cet après-souper-là de se caser tous chacun de leur côté, au
                    lieu de s'amuser à cet instant-là tous ensemble comme ils en avaient coutume :
                    le duc occupé en boudoir du fond avec Hercule, La Marraine, sa fille Julie,
                    Zelmire, Hébé, Zélamir et Cupidon et Marie. Curval s'empare du salon d'histoire,
                    avec Constance, qui frémissait toujours chaque fois qu'il fallait se trouver
                    avec lui, et qu'il était fort loin de rassurer, avec Fanchon, la Desgranges,
                    Brise-cul, Augustine, Fanni, Narcisse et Zéphire, l'évêque passe au salon
                    d'assemblée, avec la Duclos, qui fit ce soir-là infidélité au duc, pour se
                    venger de celle qu'il lui faisait en emmenant Martaine avec Aline,
                    Bande-au-ciel, Thérèse, Sophie, la charmante petite Colombe, Céladon et Adonis ;
                    pour Durcet il resta au salon à manger qu'on déservait et dans lequel on jeta
                    des tapis et des carreaux, il s'y enferma, dis-je, avec Adélaïde, sa chère
                    épouse, Antinous, Louison, Champville, Michette, Rosette, Hyacinthe et Giton, un
                    redoublement de lubricité plutôt qu'aucune autre raison avait sans doute dicté
                    cet arrangement, car les têtes s'échauffèrent toute cette soirée-là, que d'un
                    avis unanime personne ne se coucha, mais on revancha, ce qui avait été fait, de
                    saletés et d' <corr> impuretés </corr> de chaque chambre, <corr> on </corr> ne
                    s'imagine pas. Vers la pointe du jour on voulut se remettre à table quoiqu'on
                    eût <corr> dormi </corr> beaucoup peu pendant la nuit, on s'y mit tout pêlemêle
                    et indistinctement et les cuisinières que l'on reveilla envoyèrent des œufs
                    brouillés, des chincara, des potages à l'oignon et des omelettes, on but encore,
                    mais Constance était dans une tristesse que rien ne pouvait calmer, la haine de
                    Curval croissait en même temps que son pauvre ventre, elle venait d'en éprouver
                    pendant les orgies de cette nuit-là, excepté le corps, <corr> parcequ'on était
                        convenu, de laisser grossir la poire </corr> , d'en éprouver, dis-je,
                    excepté cela tout ce qu'on peut s'imaginer de mauvais procédés ; elle voulait
                    s'en pleindre à Durcet et au duc, son père et son mari, qui l'envoyèrent au
                    diable et lui dirent qu'il fallait bien qu'elle eût quelque défaut, dont il ne
                    s'apercevait pas, pour déplaire ainsi au plus vertueux et au plus honnête des
                    hommes, voilà tout ce qu'elle en eut. Et on fut se coucher. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Onzième journée. </head>
                <p> On se leva fort tard et supprimant absolument pour ce jour-là toutes les
                    cérémonies d'usage, on se mit à table, en sortant du lit, le café servi par
                    Giton, Hyacinthe, Augustine et Fanni fut assez tranquille, cependant Durcet
                    voulut absolument faire péter Augustine ; et le duc le mettre en bouche à Fanni,
                    or, comme, du désir à l'effet, il n'y avait jamais qu'un pas avec de telles
                    têtes, on se satisfit heureusement, qu'Augustine était préparée, elle en fit
                    près d'une douzaine dans la bouche du petit financier, qui faillirent presque à
                    le faire bander, pour Curval et l'évêque ils s'en tinrent de manier les fesses
                    des deux petits garçons, et on passa au salon d'histoire. Duclos reprit ainsi :
                    "Regarde donc," me dit un jour la petite Eugénie qui commençait à se
                    familiariser avec nous et que 6 mois de bordel n'avaient que rendue plus jolie,
                    "regarde Duclos," me dit-elle, en se troussant, "comme md. Fournier veut que
                    j'aie le cul toute la journée, et en disant cela, elle me fit voir un placard de
                    merde d'un pouce d'épaisseur, dont son joli petit trou de cul était entièrement
                    couvert, --- "et que veut-elle, que tu fasses de cela," lui dis-je. --- "C'est
                    pour un vieux monsieur qui vient ce soir," dit-elle, "et qui veut me trouver de
                    la merde au cul." --- "Eh bien," dis-je, "il sera content, car il est
                    impossible, d'en avoir davantage," et elle me dit qu'après avoir chié, la
                    Fournier l'avait ainsi barbouillée à dessein ; curieuse de voir cette scène, dès
                    qu'on appela cette jolie petite créature je volai au trou. C'était un moine,
                    mais un de ceux qu'on appelle de "gros bonnets", il était de l'ordre des
                    citeaux, gros, grand, vigoureux et approchant de la soixantaine, il caressa
                    l'enfant, la baisa sur la bouche, et lui ayant demandé si elle est bien propre,
                    il la trousse pour vérifier lui-même un état constant de netteté, qu'Eugénie lui
                    assurait, quoiqu'elle sût bien le contraire, mais on lui avait dit de parler
                    ainsi. "Comment, petite coquine," lui dit le moine, en voyant l'état des choses,
                    "comment, vous osez me dire, que vous êtes propre, avec un cul de cette
                    saleté-là, il faut qu'il y ait plus de quinze jours que vous n'avez torché votre
                    cul, voyez un peu la peine que je me donne, car enfin je veux le voir propre, et
                    il fardredona d'après cela que ce soit moi qui en prenne le soin," et en disant
                    cela, il avait appuyé la jeune fille contre un lit et s'était placé aux genoux à
                    bas de ses fesses, en les écartant de ses deux mains, on dirait d'abord qu'il ne
                    fait que <corr> d'examiner </corr> la situation, il en paraît surpris, peu-à-peu
                    il s'y apprivoise, sa langue approche, elle en détache les morceaux, ses sens
                    s'éveillent, son vit dresse, le nez, la bouche, la langue, tout semble
                    travailler à la fois, son extase paraît si délicieuse, qu'à peine lui reste-t-il
                    le pouvoir de parler, le foutre monte à la fin, il saisit son vit, le branle et
                    arrive en déchargeant de nettoyer si complètement cet anus, qu'il ne semblait
                    seulement plus qu'il eût pu être sale un instant. Mais le libertin n'en restait
                    pas là et cette voluptueuse manie n'était pour lui qu'un préliminaire, il se
                    rélève, baise encore la petite fille, lui expose un gros, vilain cul sale, qu'il
                    lui ordonne de secouer et de socratiser, l'opération le fait rebander, il
                    s'empare du cul de ma compagne, l'accable de nouveaux baisers ; et comme ce
                    qu'il fit après, n'est ni de mon ressort ni placé dans ces narrations
                    préliminaires, vous trouverez bon, que je remette à madame Martaine à vous
                    parler des déportements d'un scélérat qu'elle n'a que trop connu et que pour
                    éviter même toute question de votre part, messieurs, auxquelles il ne me serait
                    pas permis par vos lois-mêmes de satisfaire, je passe à un autre détail. ---
                    "Qu'un mot, Duclos," dit le duc, "je parlerai à mots couverts, ainsi tes
                    réponses n'enfraindront point nos lois : le moine l'avait-il gros et était ce la
                    première fois qu'Eugénie ?"... "Oui, monseigneur, c'était la première fois et le
                    moine l'avait presque aussi gros que vous." --- "Ah foutre," dit Durcet, "la
                    bonne scène et comme j'aurais voulu voir cela " --- "Peut-être eussiez-vous eu
                    là même curiosité," dit Duclos en se reprenant, "pour le personnage, qui me
                    palia quelques jours après par la main menée du vase, contenant 8 ou 10 étrons,
                    pris de toute part, et dont il eût été bien fâché de connaître les auteurs. Il
                    fallait que de ma main je le frottasse toute entière de cette pomade
                    odoriférante, rien ne fut épargné que même le visage, et quand j'en fus au vit,
                    que je branlai, en même temps, l'infâme cochon qui se regardait ainsi avec
                    complaisance devant une glace, me laissa dans la main les preuves de sa triste
                    virilité ; enfin nous y voilà, messieurs Enfin l'hommage va se rendre au
                    véritable temple On m'avait dit de me tenir prête, je me réservais depuis deux
                    jours, c'était un commandeur de Malthe, qui, pour pareille opération, voyait
                    tous les matins une fille nouvelle, c'était chez lui que se passait la scène,
                    --- "les belles fesses," me dit-il en embrassant mon derrière, "mais mon
                    enfant," continua-t-il, "ce n'est pas tout que d'avoir un beau cul, il faut
                    encore que ce beau cul-là chie En avez-vous envie ?" "À tel point que je m'en
                    meurs, monsieur," lui repondis-je. --- "Ah parbleu, c'est délicieux," dit le
                    commandeur, "c'est ce qu'on appelle servir son monde à souhait, mais voudrez
                    bien chier, ma petite, dans le pot de chambre que je vais vous présenter." ---
                    "Ma foi, monsieur," lui répondis-je, "je chierais partout, de l'envie, que j'en
                    ai, et même dans votre bouche"... "Ah, dans votre bouche Elle est délicieuse, eh
                    bien, c'est précisément-là le seul vase que j'aie à vous offrir." --- "Eh bien,
                    donnez, monsieur, donnez bien vite," lui répondis-je, "car je n'en puis plus "
                    Il se place, je monte à califourchon sur lui, en opérant, je le branle, il
                    soutient une hanche de ses mains et reçoit, mais en le rendant, morceau par
                    morceau tout ce que je lui dépose dans le bec, cependant il s'extasie, à peine
                    mon poignet peut-il suffire à faire jaillir les flots de semence, qu'il perd, je
                    branle, j'achève de chier, notre homme s'extasie et je le quitte enchanté de
                    moi, à ce qu'il eut au moins la complaisance de faire dire à la Fournier en lui
                    en redemandant une autre pour le lendemain. ? Celui qui suivit, avec à-peu-près
                    les mêmes épisodes y joignait celle de garder plus longtemps les morceaux dans
                    sa bouche, il les réduisait à fluide, s'en rinçait longtemps la bouche et ne les
                    rendait qu'amollis. Voici, qui en avait une fantaisie plus bizarre, encore, s'il
                    est possible ; il voulait trouver quatre étrons sans une goutte d'urine dans le
                    pot d'une chaise percée. On l'enfermait seul dans la chambre, où était ce
                    trésor. Jamais il ne prenait des filles avec lui, et il fallait avoir le plus
                    grand soin, que tout fût bien clos, qu'il ne pût être vu, ni aperçu d'aucun
                    côté, alors il agissait, mais de vous dire comment, c'est ce que m'est
                    impossible de faire, car jamais personne ne l'a vu, tout ce qu'on sait est que
                    lorsqu'on retournait dans la chambre après lui, on trouvait le pot très vide et
                    extrêmement propre, mais ce qu'il faisait des 4 étrons, je crois que le diable
                    lui-même aurait de la peine à vous le dire, il avait la facilité de les jeter
                    dans des lieux, mais peut-être en faisait-il autre chose, ce qui semble faire
                    croire, qu'il n'en faisait cette autre chose que vous pourriez supposer, c'est
                    qu'il laissait à la Fournier le soin de lui fournir les 4 étrons sans jamais
                    s'informer de qui ils venaient et sans jamais faire sur eux la moindre
                    recommandation. Un jour pour voir, si ce que nous allions lui dire l'alarmerait,
                    alarme qui aurait pu nous donner quelque lumière sur le sort des étrons ; nous
                    lui dîmes que ceux qu'on lui avait donné ce jour-là étaient de plusieurs
                    personnes malsaines et attaqués de la vérole, il en rit avec nous sans s'en
                    fâcher, ce qu'il est pourtant vraisemblable qu'il eût fait, s'il eût employé ces
                    étrons à autre chose qu'à les jeter. Lorsque nous avons voulu quelques fois
                    pousser plus loin nos questions, il nous a fait taire, et nous n'en avons jamais
                    su davantage. C'est tout ce que j'ai à vous dire pour ce soir," dit Duclos, "en
                    attendant que j'entre demain dans un nouvel ordre des choses, au moins
                    relativement à mon existence. Car pour ce qui touche ce goût charmant, que vous
                    idolâtrez, il me reste encore au moins deux ou trois jours, messieurs, à avoir
                    l'honneur de vous en entretenir." --- Les opinions se partagèrent sur le sort
                    des étrons de l'homme dont on venait de parler et tout en raisonnant on en fit
                    faire quelqu'uns, et le duc qui voulait que tout le monde vit le goût qu'il
                    prenait pour la Duclos, fit voir à toute la société la manière libertine dont il
                    s'amusa avec elle et l'aisance, l'adresse, la promptitude accompagnées des plus
                    jolis propos, dont elle avait tant, de le satisfaire, --- le souper et les
                    orgies furent assez tranquilles et comme il n'y eut aucun événement de
                    conséquence jusqu'à la soirée d'ensuite, c'est par le récit dont la Duclos
                    l'égayait que nous allons commencer l'histoire de la 12me journée. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Douzième journée. </head>
                <p> "Le nouvel état dans lequel je vais entrer m'oblige," dit la Duclos, "de vous
                    ramener, messieurs, un instant au détail de mon personnel, on se figura mieux
                    les plaisirs que l'on peint, quand l'objet qui les procure est connu. Je venais
                    d'atteindre ma vingtième année ; j'étais brune, mais la peau malgré cela d'un
                    blanc le plus agréable, l'immensité des cheveux, qui couvraient ma tête,
                    redescendaient en boucles flottantes et naturelles jusqu'au bas de mes cuisses,
                    j'avais les yeux que vous me voyez et qu'on a toujours trouvés beaux, ma taille
                    était un peu remplie, quoique grande, souple et déliée ; à l'égard de mon
                    derrière, de cette partie, si intéressante parmi les libertins du jour, il était
                    de l'aveu de tout le monde, supérieur à tout ce qu'on peut voir de plus sublime
                    en ce genre, et peu de femmes dans Paris l'avaient aussi délicieusement tourné,
                    il était plein, rond, fort gras et très potelé, sans que cet embonpoint diminuât
                    rien de son élégance. Le plus léger mouvement découvrait à l'instant cette
                    petite rose, que vous chérissez tant, messieurs, et qui <corr> je le pense bien
                        comme vous </corr> est l'attrait le plus délicieux d'une femme, quoiqu'il y
                    eut très long-temps que je fus dans le libertinage ; il était impossible d'être
                    plus fraîche, tant à cause du bon tempérament, que m'avait donné la nature que
                    par mon extrême sagesse sur les plaisirs, qui pouvaient gâter ma fraîcheur, ou
                    nuire à mon tempérament. J'aimais très peu les hommes et je n'avais jamais en
                    eu, qu'un seul attachement, il n'y avait guère dans moi que la tête de
                    libertine, mais elle l'était extraordinairement. Et après vous avoir peint mes
                    attraits, il est bien juste que je vous entretienne un peu de mes vices, j'ai
                    aimé les femmes, messieurs, je ne m'en cache point, pas cependant au degré de ma
                    chère compagne md. Champville qui vous dira sans doute qu'elle s'est ruinée pour
                    elles. Mais je les ai toujours préférées aux hommes, dans mes plaisirs, et ceux
                    qu'elles me procuraient ont toujours eu sur mes sens un empire plus puissant,
                    que les voluptés masculines, j'ai eu outre cela le défaut d'aimer à voler, il
                    est inouï, à quel point j'ai poussé cette manière, entièrement convaincue que
                    tous les biens doivent être égaux sur la terre et que ce n'est que la force et
                    la violence qui s'opposent à cette égalité, première loi de la nature. J'ai
                    tâché de corriger le sort et de rétablir l'équilibre du mieux, qu'il m'a été
                    possible et sans cette maudite manie peut-être serais-je encore avec le mortel
                    bienfaisant, dont je vais vous entretenir. --- "Et as-tu beaucoup volé dans ta
                    vie ?" lui demanda Durcet. --- "Étonnamment, monsieur ; si je n'avais pas
                    toujours dépensé ce que je dérobais je serais bien riche aujourd'hui." --- "Mais
                    y as-tu mis quelques détails aggravants," continua Durcet, "il y eut-il de
                    brisements de portes, abus de confiance, tromperies manifestes ?" "Il y a de
                    tout ce qu'il peut y avoir, je n'ai pas crû devoir vous arrêter, sur ces objets,
                    pour ne troubler l'ordre de ma narration. Mais puisque je vois que cela peut
                    vous amuser, je n'oublierai plus à l'avenir de vous en entretenir. --- À ces
                    défauts on m'a toujours reproché d'en joindre un autre, celui d'un très mauvais
                    cœur, mais est-ce ma faute ? N'est-ce pas de la nature, que nous tenons nos
                    vices ou nos perfections, et puis j' <corr> adorais </corr> ce cœur qu'elle a
                    fait insensible, je ne sache pas d'avoir de ma vie pleuré ni sur mes maux ni sur
                    ceux d'autrui, j'ai aimé ma sœur et je l'ai perdu sans la plus petite douleur,
                    vous avez été témoins du flegme avec lequel je viens d'apprendre sa perte, je
                    verrais, Dieu merci, périr l'univers que je n'en verserais pas une larme." ---
                    "Voilà comme il faut être," dit le duc, "la compassion est la vertu des sots et
                    en bien s'examinant, on voit, qu'il n'y a jamais qu'elle qui nous fait perdre
                    des voluptés. Mais avec ces défauts-là tu as dû faire des crimes, car
                    l'insensibilité y mène toute droite." --- "Mgr.," dit la Duclos, "les règles que
                    vous avez préscrits à nos récits me défendent de vous entretenir de bien des
                    choses, vous en avez laissé le soin à mes compagnes, mais je n'ai qu'un mot à
                    vous dire ; c'est que quand elles se peindront scélérates à vos yeux, d'être
                    parfaitement sûr, que je n'ai jamais valu mieux qu'elles." --- "Voilà, qui
                    s'appelle, ,se rendre justice'," dit le duc, "allons, continue, il faut se
                    contenter de ce que tu nous diras, puisque nous t'avons bornée nous mêmes, mais
                    souviens-toi, que dans le tête-à-tête je ne te ferai pas grâce de tes petites
                    inconduites particulières." --- "Je ne vous cacherai rien, mgr., puissiez vous
                    après m'avoir entendue, un peu vous repentir d'avoir accordé un peu de
                    bienveillance à un aussi mauvais sujet et je reprends. Malgré tous ces défauts
                    et plus que tout celui de méconnaître entièrement le sentiment humiliant de la
                    reconnaissance, que je n'admettais que comme poids injurieux à l'humanité, et
                    qui dégrade tout à fait la fierté que nous avons reçue de la nature, avec tous
                    les défauts <corr> dis-je </corr> mes compagnes m'aimaient, et j'étais de toutes
                    la plus récherchée des hommes. Telle était ma situation, lorsqu'un fermier
                    général nommé d'Aucourt vint faire une partie chez la Fournier ; comme il était
                    une de ses pratiques, <corr> mais plus pour les filles étrangères que pour elle
                    </corr> de la maison, on avait de grands égards pour lui, et Madame qui voulait
                    absolument nous faire faire connaissance, me prévint un jour à l'avance de lui
                    garder ce que vous savez, et ce qu'il aimait plus qu'aucun des hommes, que j'en
                    eu encore vus, vous l'allez voir par le détail. d'Aucourt arriva, et m'ayant
                    baisée, il gronde Md. Fournier, de ne lui avoir toujours procuré plutôt une
                    aussi jolie créature, je le remercie de son honnêteté et nous montons. d'Aucourt
                    était un homme d'environs 50 ans, gros, mais d'une figure agréable, ayant de
                    l'esprit et ce qui me plaisait le plus en lui, une douceur et une honnêteté de
                    caractère, qui m'enchantèrent dès le premier moment. --- "Vous devez avoir le
                    plus beau cul du monde," me dit d'Aucourt en m'attirant vers lui et me fourrant
                    la main sous les jupes qu'il dirigea sur-le-champ au derrière. "Je suis
                    connaisseur et les filles de votre tournure ont presque toujours un beau cul, eh
                    bien, ne le disais-je pas bien," continua-t-il dès qu'il l'eut palpé un instant,
                    "comme c'est frais, comme c'est rond," --- et me retournant lestement, en
                    relevant d'une main mes jupes sur mes reins, et en palpant de l'autre, il se mit
                    en devoir d'examiner l'autel où s'adressaient ses vœux. "Parbleu," s'écria-t-il,
                    "c'est réellement un des plus beaux culs que j'ai vus de ma vie, et j'en ai
                    pourtant beaucoup vu, --- écartez, voyez cette fraise --- que je la suce --- que
                    je la dévore --- c'est réellement un très beau cul cela en vérité,... eh
                    dites-moi, ma petite, vous a-t-on prévenu ?" --- "Oui, monsieur." --- "Vous
                    a-t-on dit que je faisais chier ?" --- "Oui, monsieur." --- "Mais votre santé ?"
                    reprend le financier. --- "Oh, monsieur, elle est sûre." --- "C'est que je
                    pousse la chose un peu loin," continua-t-il, "et si vous n'étiez pas absolument
                    bien saine, j'y risquerais." --- "Monsieur," lui dis-je, "vous pouvez faire
                    absolument tout ce que vous voudrez, je vous réponds de moi, comme de l'enfant
                    qui vient de naître, vous pouvez agir en sûreté." Après ces préambules,
                    d'Aucourt me fit pencher vers lui, toujours en tenant mes fesses écartés et
                    collant sa bouche sur le mien, il suça ma salive un quart d'heure, il se
                    reprenait pour lécher quelque foutre, et se remettait aussitôt à pomper
                    amoureusement : "Crachez, crachez dans ma bouche " me disait-il de temps en
                    temps, "remplissez le bien de salive," et alors je sentis sa langue, qui
                    tournait tout autour de mes gencives, qui s'enfonçait le plus avant qu'elle
                    pouvait et qui semblait attirer tout, ce qu'elle rencontrait, à elle. ---
                    "Allons," dit-il, "je bande, mettons nous à l'ouvrage " alors il se remit à
                    considérer mes fesses, en m'ordonnant de donner l'essort à son vit, je sortis un
                    petit engin gros comme trois doigts, et long de près de 5 pouces, lequel était
                    fort raide et fort en fureur. --- "Quittez vos jupes " me dit d'Aucourt, "moi,
                    je vais quitter ma culotte, il faut d'une part et d'autre, que les fesses soient
                    bien à l'aise pour la cérémonie que nous allons faire." Puis dès qu'il se vit
                    obéi : "Relève bien," continua-t-il, "votre chemise sous votre corset et dégagez
                    absolument le derrière --- Consternez vous à plat sur le lit " Alors, il s'assit
                    sur une chaise, et il se remit à caresser mes fesses dont il semblait que la vue
                    l'enivrait, un instant il les écarte et je sentis sa langue peut-être dans le
                    plus intérieur, "pour vérifier," disait-il, "d'une manière incontestable, s'il
                    était bien vrai que la poule eut envie de pondre", je vous rends ses propres
                    expressions, cependant je ne le touchais pas, il agitait légèrement lui-même ce
                    petit membre sec, que je venais de mettre à découvert : "Allons," dit-il, "mon
                    enfant, mettons nous à l'œuvre, la merde est prête, je l'ai sentie, souvenez
                    vous de chier peu-à-peu, et d'attendre toujours que j'aie dévoré un morceau
                    avant de pousser l'autre, mon opération est longue ; mais ne la presse pas, un
                    petit coup sur les fesses vous avertira de pousser, mais que ce soit toujours en
                    détail " S'étant alors placé le plus à l'aise possible relativement à l'objet de
                    son culte, il colla sa bouche et je lui dépose tout de suite, un morceau d'étron
                    gros comme un petit œuf, il le suça, il le tourne et retourne mille fois dans sa
                    bouche, il le mâche, il le savoure et au bout de deux ou trois minutes, je le
                    lui vois distinctement avaler, je repousse mes cérémonies, et comme mon envie
                    était prodigieux, dix fois de suite sa bouche se remplit et se vide, sans qu'il
                    ait jamais l'air d'être rassasié. --- "C'est fait, monsieur," lui dis-je à la
                    fois, "je pousserais en vain maintenant." --- "Oui," dit-il "ma petite, s'est-il
                    fait ? Allons, il faut donc que je décharge, oui, que je décharge en torchant ce
                    beau cul, oh sacre Dieu que tu me donnes de plaisir, je n'ai jamais mangé de
                    merde plus délicieuse, je le certifierais à toute la terre. Donne, donne, mon
                    ange, donne ce beau cul que je le suce, que je le dévore encore." Et en y
                    enfonçant un pied de langue et se manualisant lui-même, le libertin répand son
                    foutre sur mes jambes, non sans une multitude de paroles sales et de jurements
                    nécessaires, à ce qu'il me parut, à compléter son extase ; quand il eut fait, il
                    s'assit, me fit mettre auprès de lui et me regardant avec intérêt, il me
                    demanda, si je n'étais point lasse de la vie du bordel, et si j'aurais quelque
                    plaisir à trouver quelqu'un qui consentit à m'en retirer. Le voyant pris, je fis
                    la difficile et pour vous éviter en détail qui n'aurait rien d'intérêt pour
                    vous, après une heure de débat, je me laissai persuader et il fut décidé, que
                    j'irais le lendemain vivre chez lui en raison de 20 louis par mois et nourrie et
                    comme il était seul, je pourrais sans inconvénient, occuper un entresol de son
                    hôtel, que là j'aurais une fille pour me servir et la société de trois de ses
                    amis et de leurs maîtresses avec lesquels il se réunissait pour des soupers
                    libertins quatre fois de la semaine, tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre. Que
                    mon unique occupation serait de beaucoup manger et toujours ce qu'il me ferait
                    servir, parce que faisant ce qu'il faisait, il était essentiel qu'il me fit
                    nourrir à sa mode, de bien manger, dis-je, de bien dormir pour que les
                    digestions fussent faciles, de purger régulièrement tout les mois, et de lui
                    chier deux fois par jour dans la bouche ; que ce nombre ne devait pas
                    m'effrayer, parce qu'en me gonflant de nourriture, comme il allait faire,
                    j'aurais peut-être plutôt besoin d'y aller trois que deux ; le financier pour
                    premier gage du marché, me remit un très joli diamant, m'embrassa, me dit de
                    prendre tous mes arrangements avec la Fournier, et de me tenir prête le
                    lendemain matin, époque où il me viendrait chercher lui-même ; mes adieux furent
                    bientôt faits, mon cœur ne regrettait rien, car il ignorait l'art de s'attacher,
                    mais mes plaisirs regrettaient Eugénie, avec laquelle j'avais depuis 6 mois des
                    liaisons très intimes et je partis. D'Aucourt me reçut à merveille et m'établit
                    lui-même dans le très joli appartement, qui devait faire mon habitation, et je
                    fus bientôt parfaitement établie. J'étais condamnée de faire quatre repas,
                    desquels on retranchait une infinité de choses que j'aurais pourtant beaucoup
                    aimées, tels que le poisson, le huitre, la salaison, les œufs et toute espèce de
                    laitages, mais j'étais si bien dédommagée d'ailleurs qu'en vérité il y aurait de
                    l'humeur en moi, de me plaindre. Le fond de mon ordinaire consistait en une
                    immensité de blanc de volaille, et de gibier désossé, accommodés de toute sorte
                    de façons, peu de viande de boucherie, mille sortes de graisse, fort peu de pain
                    et de fruits. Il fallait manger de la sorte de viande même le matin, à déjeuner,
                    et le soir à goûter, et ces heures-là, on me les servait sans pain, et d'Aucourt
                    peu-à-peu me pria de m'en abstenir tout à fait, au point que dans le dernier
                    temps je n'en mangeais plus du tout, non plus de potage, il résultait de ce
                    régime, comme il l'avait prévu, deux scelles par jour, très adoucies, très
                    molles et d'un goût le plus exquis à ce qu'il prétendait, ce qui n'en pouvait
                    pas être avec une nourriture ordinaire, et il fallait le croire, car il était
                    connaisseur. Nos opérations se faisaient à son réveil et à son coucher ; les
                    détails étaient à-peu-près les mêmes que je vous aie dits, il commençait
                    toujours par sucer très longtemps ma bouche, qu'il fallait toujours lui
                    présenter dans l'état naturel et sans jamais être lavée, il ne m'était permis de
                    la rincer qu'après, d'ailleurs il ne déchargeait pas à chaque fois. Notre
                    arrangement n'exigeant aucune fidélité de sa part, d'Aucourt m'avait chez lui
                    comme le plat de résistance, comme la pièce de bœuf, mais il n'en allait pas
                    moins, tous les matins se divertir ailleurs ; d'un jour après mon arrivée, ses
                    camarades de débauche vinrent souper chez lui, et comme chacun des trois offrait
                    dans le goût que nous analysons un genre différent de passion, quoique qu'il
                    dans le fond --- vous prouvera-t-on --- mêmes que devant faits rouler dans notre
                    recueil, j'appuye un peu sur les fantaisies auxquelles ils se livraient. Les
                    convives arrivèrent. Le premier était un vieux conseiller au parlement d'environ
                    60 ans, qui s'appelait d'Erville, il avait pour maîtresse une femme de quarante
                    ans, fort belle, et n'ayant d'autre défaut qu'un peu trop d'embonpoint, on la
                    nommait md. du Cange. Le second était un militaire retiré de 45 à 50 ans, qui
                    s'appelait Desprès, sa maîtresse était une très jolie personne, de 26 ans,
                    blonde et le plus joli corps, qu'on puisse voir, elle se nommait Marianne ; le
                    troisième était un vieux abbé de 60 ans, qu'on nommait du Coudrais et dont la
                    maîtresse était un jeune garçon de 16 ans, beau comme le jour et qu'il faisait
                    passer pour son neveu. On servit dans les entresols, dont j'occupais une partie,
                    le repas fut aussi gai que délicat et je remarquai que la demoiselle et le jeune
                    garçon étaient à-peu-près au même régime que moi ; les caractères s'ouvrirent
                    pendant le souper, il était impossible d'être plus libertin que ne l'était
                    d'Erville, ses yeux, ses propos, ses gestes, tout annonçait la débauche, tout
                    peignait le libertinage. Desprès avait l'air plus de sens-froid, mais la luxure
                    n'en était pas moins l'âme de sa vie, pour l'abbé c'était le plus fier athée
                    qu'on pût voir, les blasphèmes volaient sur ses lèvres presque chaque parole ;
                    quant aux demoiselles, elles imitaient leurs aimants, elles étaient babillardes
                    et néanmoins des têtes assez agréables, pour le jeune homme il me parut aussi
                    sot qu'il était joli et la Ducange qui en paraissait un peu férue avait beau lui
                    lancer de temps à autre de tendres regards, à peine avait-il l'air de s'en
                    douter. Toutes les bienséances se perdirent au dessert et les propos devinrent
                    aussi sales que les actions, d'Erville félicitait d'Aucourt sur sa nouvelle
                    acquisition, et lui demanda si j'avais un beau cul, et si je chierais bien. ---
                    "Parbleu," lui dit mon financier, "il ne tiendra qu'à toi de le savoir, tu sais
                    qu'entre nous tous les biens sont communs et que nous nous prêtons aussi
                    volontiers nos maîtresses que nos bourses." "Ah parbleu," dit d'Erville,
                    "j'accepte et me prenant aussitôt par la main, il me proposa de passer dans un
                    cabinet, comme j'hésitais, la Ducange me dit, effrontément : "Allez, allez,
                    mademoiselle, nous ne faisons pas de façons ici, j'aurai soin de votre mari,
                    pendant ce temps-là", et d'Aucourt, dont je consultai les yeux, m'ayant fait un
                    signe d'approbation, je suivis le vieux conseiller, c'est lui, messieurs, qui va
                    vous offrir ainsi que les deux suivants, les trois épisodes du goût, que nous
                    traitons et qui doivent composer la meilleure partie de ma narration de cette
                    soirée. Dès que je fus enfermée avec d'Erville très échauffé des fumés de
                    Bacchus, il me baisa sur la bouche avec les plus grands transports et me lança
                    trois ou quatre hoquets de vin qu'il s'amusa à me faire rejeter par la bouche,
                    ce qu'il me parut bientôt avoir grande envie, de voir sortir ; d'ailleurs il me
                    trousse, examine mon derrière avec toute la lubricité d'un libertin consommé,
                    puis me dit, qu'il ne s'étonnait du choix de d'Aucourt, car j'avais un des plus
                    beaux culs de Paris, il me pria de débuter par quelques pets, et quand il en eut
                    reçu une demi-douzaine, il se remit à me baiser la bouche, en me maniant et
                    ouvrant fortement les fesses. "L'envie, n'y est-elle ?" me dit-il. --- "Elle est
                    toute venue," lui dis-je. --- "Eh bien, bel enfant," me dit-il, "chiez dans
                    cette assiette," et il avait à cet effet apporté une de porcelaine blanche,
                    qu'il tint pendant que je poussais, et qu'il examinait scrupuleusement l'étron
                    sortir de mon derrière. "Spectacle délicieux qui l'enivrait," disait-il, de
                    plaisir. Dès que j'eus fait, il prit l'assiette respira délicieusement les mets
                    voluptueux, qu'elle contenait, mania, baisa, flaira l'étron, puis me disant,
                    qu'il n'en pouvait plus et que la lubricité l'enivrait à la vue d'un étron plus
                    délicieux qu'aucun qu'il eût jamais vu de sa vie. Il me pria de lui sucer le vit
                    ; quoique cette opération n'eût rien de trop agréable, la crainte de fâcher
                    d'Aucourt en manquant à son ami, me fit tout accepter, il se plaça dans le
                    fauteuil, l'assiette appuyée sur une table voisine, sur laquelle il se coucha à
                    mi corps, le nez sur la merde, il étendit ses jambes, je me plaça sur un siège
                    plus bas près de lui, et ayant tiré de sa bragette un scrupon de vit très
                    mollasse au lieu d'un membre réel, je me mis malgré ma répugnance à suçoter
                    cette belle relique, espérant qu'elle prendrait au moins, un peu de consistance
                    dans ma bouche ; je me trompais. Dès que je lui récueille, le libertin commença
                    son opération, il dévora plutôt qu'il mangea, le joli petit œuf tout frais, que
                    je venais de lui faire, ce fut l'affaire de trois minutes, pendant lesquelles
                    ses extensions, ses mouvements, ses contorsions m'annoncèrent une volupté des
                    plus ardentes et des plus expressives ; mais il eut beau faire, rien en dresse,
                    et le petit vilain outil après avoir pleuré de dépit dans ma bouche, se retira
                    plus honteux que jamais, et laissa son maître dans cet abattement, dans cet
                    abandon, dans cet épuisement, suite funeste des grandes voluptés. Nous
                    rentrâmes. "Ah Jérémias," dit le conseiller, "je n'ai jamais vu chier comme
                    cela"; il n'y avait que l'abbé et son neveu, quand nous revînmes ; et comme ils
                    opéraient, je puis vous le détailler tout de suite ; on avait beau changer ses
                    maîtresses dans la société, du Coudrais, toujours content, n'en prenait jamais
                    d'autre et ne cédait jamais la sienne. Il lui aurait été impossible,
                    m'apprit-on, de s'amuser avec une femme, c'était la seule différence qu'il y eut
                    entre d'Aucourt et lui, il s'y prit d'ailleurs de même pour les cérémonies. Et
                    quand nous parûmes, le jeune homme était appuyé sur un lit, présentait le cul à
                    son cher oncle, qui à genoux devant lui recevait amoureusement dans sa bouche et
                    avalait à mesure ; et le tout en branlant lui-même un fort petit vit, que nous
                    lui vîmes prendre entre ses cuisses. L'abbé déchargea malgré notre présence, en
                    jurant que cet enfant-là chiait toujours de mieux en mieux. Marianne et
                    d'Aucourt, qui s'amusèrent ensemble reparurent bientôt et furent suivis de
                    Desprès et du Cange qui n'avaient, disaient-ils, que flotter en m'attendant :
                    "Parce que," dit Desprès, "elle et moi sommes des vieilles connaissances, plutôt
                    que vous, ma belle reine, que je vois pour la première fois m'inspire le plus
                    ardent désir de m'amuser tout à fait avec vous." "Mais, monsieur," lui dis-je,
                    "monsieur le conseiller a tout pris, je n'ai plus rien à vous offrir." --- "Eh
                    bien," me dit-il, en riant, "je ne vous demande rien, c'est moi qui fournira
                    tout, je n'ai besoin que de vos doigts." --- Curieuse de voir ce que signifiait
                    cet énigme, je le suis et dès que nous sommes enfermés, il me demande mon cul à
                    baiser seulement par une minute, je le lui offre et après deux ou trois suçons
                    sur le trou, je déboutonnai sa culotte et me pris, de lui rendre ce qu'il vient
                    de me prêter. L'attitude, où il s'était mis me donnait quelques soupçons, il
                    était à cheval sur une chaise, se soutenant au dos et ayant sous lui un vase
                    prêt à recevoir, moyennant quoi le voyant prêt à faire lui-même l'opération, je
                    lui demandai, quelle nécessité qu'il y avait à ce que je lui baisa le cul. "La
                    plus grande, mon cœur," me dit-il, "car mon ; cul, le plus capricieux de tous
                    les culs, ne chie jamais que quand on le baise." Je baise, mais sans m'y
                    hazarder, et lui s'en apercevant : "Plus près, mortbleu, plus près, milloi," mit
                    dit-il impérieusement, "avez-vous donc peur d'un peu de merde ?" --- Enfin par
                        <corr> couder </corr> , je postai mes lèvres jusqu'aux environs du trou,
                    mais à peine les a-t-il senties qu'il débonde, et l'irruption fut si violente,
                    qu'une de mes joues s'en trouva ; toute barriolée, il n'eut besoin, que d'un
                    seul jet, pour combler le plat, de ma vie je n'avais vu un tel étron, il
                    remplissait à lui tout seul un très profond saladier, notre homme s'en empare,
                    se couche avec lui sur le bord du lit, me présenta son cul, tout merdeux, et
                    m'ordonna de le lui branler fortement pendant qu'il va faire subitement repasser
                    dans ses entrailles, ce qu'il vient de dégorger ; quelque sale que fût ce
                    derrière il fallut obéir sans doute. "Sa maîtresse le fait," me dis-je, "il ne
                    faut pas être plus difficile qu'elle." J'enfonçai trois doigts dans l'orifice
                    bombeur, qui se présenta, notre homme est ac <corr> cablé </corr> ,il se plonge
                    dans ses propres excréments, il y barbote, il s'en nourrit, une de ses mains
                    soutientle plat, l'autre secoue un vit qui s'annonce très majestueusement entre
                    ses cuisses, cependant jeredouble mes soins, il réunissait, je m'aperçois aux
                    resserrements de son anus, que les musclesérecteurs sont prêts à lancer la
                    semence, je ne <corr> tarde point </corr> , le plat se vuide et mon homme
                    décharge. De retour au salon, je retrouvai mon inconstant d'Aucourt avec la
                    belle Marianne, ce fripon-là avait passé toutes les darts. --- Il ne lui restait
                    plus que le page dont je crois, qu'il se serait fort bien arrangé aussi, si le
                    jaloux abbé eût consenti à le céder. Quand tout le monde fut réuni, on parla de
                    se mettre tous nus et de faire tous les uns devant les autres quelques
                    extravagances. Je fus bien aise du projet, parce qu'il allait me mettre à même
                    de voir le corp de Marianne, que j'avais fort envie d'examiner, il était
                    délicieux, ferme, blanc, soutenu et son cul que je maniai deux ou trois fois à
                    plaisantant, me parut un véritable chef d'œuvre. "À quoi vous sert un aussi joli
                    fils," dis-je d'après, "pour le plaisir, que vous me paraissez chérir." ---
                    "Ah," me dit-elle, "vous ne connaissez pas tous nos mystères " --- Il me fut
                    impossible d'en apprendre davantage, et quoique j'aie vécu plus d'un an avec
                    eux, ni l'un ni l'autre ne voulut me rien éclaircir et j'ai toujours ignoré le
                    reste de leurs intelligences secrètes, qui de quelque sorte qu'elles puissent
                    être n'empêchent pas que lequel que son amant satisfit avec moi, ne sont <corr>
                        des </corr> passions complètes et dignes à tous égards d'avoir une place
                    dans ce recueil ce qui pouvait en être ailleurs ne pouvait qu'être épisodique et
                    a été, vous sera certainement raconté dans nos soirées après quelques
                    libertinages assez indécents, quelques pets encore, quelque petits restes
                    d'étrons, beaucoup propos et de grandes impiétés de la part de l'Abbé, qui
                    paraissait mettre à en dire une de ses plus parfaites voluptés, on se r'habilla
                    et chacun fut se coucher. Le lendemain matin, je parus comme à mon ordinaire, au
                    lever de d'Aucourt sans que nous nous reprochassions ni l'un ni l'autre nos
                    petites infidélités de la veille, il me dit qu'après moi, il ne connaissait pas
                    de filles, qui chient mieux que Marianne, je lui fis quelques questions sur ce
                    qu'elle faisait avec un amant qui se suffisait si bien lui-même, mais il me dit,
                    que c'était un secret, que ni l'un ni l'autre n'avait jamais voulu reveler. Et
                    nous reprîmes, mon amant et moi, notre petit train ordinaire ; je n'étais pas
                    tellement consigné chez d'Aucourt, qu'il ne me fut permis de sortir quelques
                    fois. Il s'en rapportait, disait-il, pleinement à mon honnêteté, je devais voir
                    le danger où je l'exposerais en dérangeant ma santé, et il me laissait maîtresse
                    de tout ; je lui gardai donc foi et hommage pour ce qui regardait cette santé, à
                    laquelle il prenait égoïstement tant d'intérêt, mais sur tout le reste, je me
                    crus permis de faire à-peu-près tout ce qui me procurerait de l'argent, et en
                    conséquence vivement sollicitée par la Fournier, d'aller faire des parties chez
                    elle, je me livrais à toutes celles qu'elle m'assura un honnête profit, ce
                    n'était plus une fille de sa maison, c'était une demoiselle entretenue par un
                    fermier général et qui pour lui faire plaisir, voulait bien venir passer une
                    heure chez elle --- Jugez, comme ça se payait. Ce fut dans le cours de ces
                    infidélités passagères que je rencontrai le nouveau sectateur de merde dont je
                    vais vous rendre compte." --- "Un moment," dit l'évêque, "je n'ai pas voulu vous
                    interrompre, que vous ne fussiez en un endroit de repos, mais puisque vous y
                    voilà, éclaircissez-nous, je vous prie, deux ou trois objets essentiels de cette
                    dernière partie. Quand vous célébrâtes vos orgies après les tête-à-têtes, l'abbé
                    qui n'avait jusque là caressé que son bardache, lui fit-il infidélité, et vous
                    mania-t-il, et les autres en firent-ils à leurs femmes pour caresser le jeune
                    homme ?" --- "Mgr.," dit Duclos, "jamais l'abbé ne quitta son jeune garçon à
                    peine jeta-t-il même des regards sur nous, quoique nous fussions nues et à ses
                    côtés, mais il s'amusa des culs de d'Aucourt, de Desprès et de d'Erville, il les
                    baisa, il les gamahucha, d'Aucourt et d'Erville lui chièrent dans la bouche, et
                    il avala plus d'une moitié de ces deux étrons, mais pour les femmes, il ne les
                    toucha pas. Il n'en fut pas de même des trois autres amis, relativement à son
                    jeune bardache, il le baisèrent, lui léchèrent le trou du cul, et Desprès
                    s'enferma avec lui pour, je ne sais quelle, opération." "Bon," dit l'évêque,
                    "vous voyez, que vous n'aviez pas tout dit, et que ceci, que vous ne nous
                    contiez pas forme une passion de plus, puisqu'elle offre l'image du goût d'un
                    homme qui se fait chier dans la bouche par d'autres hommes quoique fort âgées."
                    --- "Cela est vrai, monseigneur," dit Duclos, "vous me faites encore sentir
                    mieux mon tort, mais je n'en suis pas fâchée, puisque au moyen de cela, voici ma
                    soirée finie, et qu'elle n'était déjà que trop longue une certaine cloche, que
                    nous allons entendre m'aurait convaincue que je n'aurais pas eu le temps de
                    terminer la soirée par l'histoire que j'allais entamer et sous votre bon plaisir
                    nous la remettrons à demain." Effectivement la cloche sonna et comme personne
                    n'avait déchargé de la soirée et que tous les vits étaient pourtant très en
                    l'air, on fut souper en se promettant bien de se dédommager aux orgies, mais le
                    duc ne pouvait jamais aller si loin, et ayant ordonné à Sophie de venir lui
                    présenter les fesses, il fit chier cette belle fille et avala l'étron pour son
                    dessert ; Durcet, l'évêque et Curval tout également occupés firent faire la même
                    opération l'un à Hyacinthe, le second à Céladon et le troisième à Adonis ; ce
                    dernier n'ayant point pu satisfaire, fut inscrit sur le fatal livre de punitions
                    et Curval en jurant comme un scélérat se vengea sur le cul de Thérèse qui lui
                    lécha à brûle-pourpoint l'étron le plus complet qu'il fut possible de voir, les
                    orgies furent libertines et Durcet renonçant aux étrons de la jeunesse, dit
                    qu'il ne voulait pour cette soirée que ceux des trois vieux amis. On le contenta
                    et le petit libertin déchargea comme un étalon en dévorant la merde de Curval.
                    La nuit vint mettre un peu de calme à tant d'intempérance, et rendre à nos
                    libertins et des désirs et des forces. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Treizième journée. </head>
                <p> Le président, qui couchait cette nuit-là avec sa fille Adélaïde, s'en étant
                    amusé, jusqu'à l'instant de son premier sommeil, l'avait réléguée sur un matelas
                    par terre près de son lit pour donner sa place à Fanchon qu'il voulait toujours
                    avoir près de lui, quand la lubricité le reveillait, ce qui lui arrivait presque
                    toutes les nuits, vers les trois heures, il se reveillait en sursaut, jurait et
                    blasphémait comme un scélérat, il lui prenait alors une espèce de fureur
                    lubrique, qui quelquefois devenait dangereuse, voilà pourquoi il aimait à avoir
                    cette vieille Fanchon près de lui alors, parce qu'elle avait au mieux trouvé
                    l'art de le calmer, soit en s'offrant elle-même, soit en lui présentant tout de
                    suite quelqu'un des objets qui couchaient dans sa chambre. Cette nuit, le
                    président qui se rappelle tout de suite quelques infamies faites à sa fille en
                    s'endormant, la redemande tout de suite pour les recommencer, mais elle n'y
                    était pas, qu'on juge du trouble et de la rumeur qui excite aussitôt un tel
                    avènement, Curval se lève en fureur, demande sa fille, on allume des bougies, on
                    cherche, on fouille, rien ne paraît, le premier mouvement fut de passer dans
                    l'appartement des filles, on visite tous les lits et l'intéressante Adélaïde se
                    trouve enfin assise à déshabille auprès de celui de Sophie, les deux charmantes
                    filles qui unissaient au caractère de tendresse égal <corr> ement </corr> une
                    piété, des sentiments de vertu, de candeur et d'aménité absolument les mêmes,
                    s'étaient prises de la plus belle tendresse l'une pour l'autre et elles se
                    consolaient mutuellement du sort affreux qui les accablait, on ne s'en était pas
                    douté jusque lors, mais les suites firent découvrir que ce n'était pas la
                    première fois que cela arrivait, et l'on sut que la plus âgée entretenait
                    l'autre de ces meilleurs sentiments et l'engageait surtout à ne pas s'éloigner
                    de la religion et de ses devoirs envers un Dieu, qui les consolerait un jour de
                    tous leurs maux. Je laisse au lecteur de juger de la fureur et des emportements
                    de Curval lorsqu'il découvrit là la belle missionaire, il la saisit par les
                    cheveux et l'accabla d'injures, il la traîna dans sa chambre, où il l'attacha à
                    la colonne du lit et la laissa là jusqu'au, lendemain matin réfléchir à son
                    incartade. Chacun des amis étant accouru à cette scène, on imagine aisément avec
                    quel empressement Curval fit inscrire les deux délinquantes sur le livre des
                    punitions, le duc était d'avis d'une correction subite, et celle qu'il
                    proposait, n'était pas douce, mais l'évêque lui ayant fait quelques objections
                    très raisonnables sur ce qu'il voulait faire, Durcet se contenta de les
                    inscrire, il n'y avait pas moyen de s'en prendre aux vieilles, messieurs les
                    avaient ce soir-là tout à fait couchées dans une autre chambre. <corr> On se
                        consola </corr> donc sur ce défaut d'administration, et on s'arrangea à
                    l'avenir, pour qu'il resta toujours assidûment au moins une vieille chez les
                    filles, et une chez les garçons, on fut se recoucher et Curval que la colère
                    n'avait rendu que plus cruellement impudique, fit à sa fille des choses que nous
                    ne pouvons pas encore dire, mais qui en précipitant sa décharge le firent au
                    moins rendormir tranquille. Le lendemain toutes les poules étaient si effrayées,
                    qu'on ne trouva aucunes délinquantes et seulement chez les garçons, le petit
                    Narcisse à qui Curval avait défendu depuis la veille de se torcher le cul,
                    voulant l'avoir merdeux au café, que cet enfant devait servir ce jour-là, et qui
                    malheureusement ayant oublié l'ordre s'était nettoyé l'anus avec le plus grand
                    soin, il eut beau dire que sa faute était réparable, puisqu'il avait envie de
                    chier, on lui dit de le garder, et qu'il n'en serait moins inscrit au fatal
                    livre, cérémonie que le redoutable Durcet vint faire à l'instant sous ses yeux,
                    en lui faisant sentir toute l'énormité de sa faute et qu'il ne faudrait
                    peut-être que cela, pour faire manquer la décharge de notre président. Constance
                    qu'on ne gênait plus sur cela à cause de son état, la Desgranges et Brise-cul
                    furent les seuls, qui eurent des permissions de chapelle, et tout le reste avait
                    ordre de se reserver pour le soir, l'événement de la nuit fit la conversation
                    des amis, on railla le président de laisser ainsi sauter les oiseaux de sa cage,
                    le vin de Champagne lui rendit sa gaieté, et on passa au café, Narcisse et
                    Céladon, Zelmire et Sophie le servaient. Cette dernière était bien honteuse, on
                    lui demanda, combien de fois cela était arrivé, elle répondit que ce n'était que
                    la seconde, que madame de Durcet lui donnait de si bons conseils qu'il était en
                    vérité très injuste de les punir toutes les deux, pour cela. Le président
                    l'assura que ce qu'elle appelait "de bons conseils" en était de très mauvais
                    dans la situation, et que les dévotions qu'elle lui mettait dans la tête ne
                    serviraient qu'à la faire punir tous les jours, qu'elle ne devait avoir où elle
                    se trouvait d'autres maîtres et d'autres dieux que ses trois confrères et lui,
                    et d'autre religion que de les servir et de les obéir aveuglément dans tout. Et
                    tout en sermonnant il la fit mettre à genoux entre ses jambes, et lui ordonna de
                    lui sucer le vit, ce que la pauvre petite malheureuse exécutait tout en
                    tremblant ; le duc toujours partisan de fouteries en cuisses, en défaut de
                    mieux, enfilait Zelmire de cette manière, en se faisant chier dans la main par
                    elle et gobant à mesure qu'il recevait, et tout cela pendant que Durcet fit
                    décharger Céladon dans sa bouche, et que l'évêque faisait chier Narcisse ; on se
                    livra à quelques minutes de méridienne et s'étant arrangés au salon d'histoire,
                    Duclos reprit ainsi le fil de son histoire : "Le galant octogénaire, que me
                    destinait la Fournier, était, messieurs, un maître de comptes petit, replet, et
                    d'une fort désagréable figure, il établit un vase entre nous deux, nous nous
                    postâmes dos à dos, nous chiâmes à la fois, il s'empara du vase de ses doigts
                    mêla les deux étrons et les avala tous deux, pendant que je le fais décharger
                    dans ma bouche, à peine regarda-t-il mon derrière, il ne le baisa point, mais
                    son extase n'en fut pas moins très vive, il trépigna, il jura tout en gobant et
                    en déchargeant et se retira en me donnant quatre louis pour cette bizarre
                    cérémonie ; cependant mon financier prenait chaque jour plus de confiance à moi
                    et plus d'amitié et cette confiance dont je ne tardai pas d'abuser, devint
                    bientôt la cause de notre éternelle séparation. Un jour qu'il m'avait laissée
                    seule dans son cabinet, je remarquai qu'il remplissait sa bourse pour sortir
                    dans un tiroir fort large et entièrement rempli d'or. "Oh quelle capture," me
                    dis-je en moi-même, et ayant dès cet instant conçu l'idée de m'emparer de cette
                    somme, j'observai avec le plus grand soin tout ce qui pouvait me l'approprier.
                    D'Aucourt ne fermait point ce tiroir, mais il emportait la clef du cabinet, et
                    ayant vu que cette porte et cette serrure étaient très légères, j'imaginai qu'il
                    me faudrait bien peu d'effort pour faire sauter l'une et l'autre avec facilité.
                    Ce projet adopté, je ne m'occupai plus que de saisir avec empressement le
                    premier jour où d'Aucourt s'absenterait pour tout le jour, comme cela lui
                    arrivait deux fois de la semaine, jours de bacchanales particulières, où il se
                    rendit avec Desprès et l'abbé pour des choses que md. Desgranges vous dira
                    peut-être mais qui ne sont pas de mon ministère, ce favorable instant se
                    présenta bientôt, les valets, aussi libertins, que leurs maîtres, ne manquaient
                    jamais d'aller à leurs parties, ce jour-là, de façon que je me trouvais presque
                    seule à la maison ; pleine d'impatience d'exécuter mon projet, je me rends tout
                    de suite à la porte du cabinet, d'un coup de poing je le jette au dedans, je
                    vole au tiroir, j'y trouve la clef, je la savais ; j'en tire tout ce que j'y
                    trouve, il n'y avait moins de trois mille louis, je remplis mes poches, je
                    fouille les autres tiroirs, un écrin fort riche s'offre à moi, je m'en empare,
                    mais que trouvai-je dans les autres tiroirs de ce fameux secrétaire ? Heureux
                    d'Aucourt Quel bonheur pour toi, que ton imprudence ne fut découverte que par
                    moi, il y avait de quoi le faire rouer, messieurs, c'est tout ce que je puis
                    vous dire, indépendamment de billets clairs et expressifs que Desprès et l'abbé
                    lui adressaient sur leurs bacchanales secrètes, il y avait tous les meubles, qui
                    pouvaient servir à ces infamies... mais je m'arrête, les bornes que vous m'avez
                    prescrites m'empêchent de vous en dire davantage, et la Desgranges vous
                    expliquera tout cela, pour moi, mon vol fait, je décampai en frémissant
                    intérieurement de tous les dangers que j'avais peut-être courus à fréquenter de
                    tels scélérats, je passai à Londres et comme mon séjour dans cette ville, où je
                    vécus six mois sur le plus grand ton, ne vous offrirait, messieurs, aucun des
                    détails qui vous intéressent seuls, vous permettrez que je coule légèrement sur
                    cette partie des événements de ma vie, je n'avais conservé commerce à Paris
                    qu'avec la Fournier, et comme elle m'instruisait de tout le tapage que faisait
                    le financier pour ce malheureux vol, je résolus à la fin de le faire taire, en
                    lui écrivant sèchement, que celle qui avait trouvé l'argent, avait aussi trouvé
                    autre chose, et que s'il se décidait à continuer ses poursuites, j'y consentais,
                    mais que chez le même juge où je déposerais ce qu'il y avait dans les petits
                    tiroirs, je le citerais de déposer ce qui était dans les grands. --- Notre homme
                    se tût, et comme 6 mois après leur débauche à tous trois vint à éclater et
                    qu'ils passèrent eux-mêmes en pays étrangers, n'ayant plus rien à redouter, je
                    revins à Paris, et faut-il vous avouer mon inconduite, messieurs ? J'y revins
                    aussi pauvre que j'en étais partie, et si tellement, que je fus obligée de me
                    remettre chez la Fournier ; comme je n'avais que 23 ans, les aventures ne me
                    manquèrent pas, je vais laisser celles, qui ne sont pas de notre ressort, et
                    reprendre sous votre bon plaisir, messieurs les seules auxquelles je sais que
                    vous prenez maintenant quelqu'intérêt. --- Huit jours après mon retour, on plaça
                    dans l'appartement destiné aux plaisirs un tonneau entier de merde, mon Adonis
                    arrive, c'est un saint ecclésiastique, mais si tellement blasé sur ces
                    plaisirs-là, qu'il n'était plus susceptible de s'émouvoir que par l'excès, que
                    je vais peindre, il entra, j'étais nue, il regarda un moment mes fesses, puis
                    après les avoir touchés assez brutalement, il me dit de le déshabiller et à
                    entrer dans le tonneau, je le mets nu, je le soutiens, le vieux pourceau se
                    place dans son élément, par un trou préparé il en fait au bout d'un instant
                    sortir son vit presque bandant, et m'ordonne de le branler, malgré la saleté et
                    les horreurs, dont il est couvert, j'exécute, il plonge sa tête dans le tonneau,
                    il barbote, il avale, il hurle, il décharge, et va se jeter dans un baignoire,
                    où je le laisse entre les mains de deux servantes de la maison, qui le
                    nettoyèrent un quart d'heure. --- Un autre parut peu après, il y avait huit
                    jours que j'avais chié et pissé dans un vase soigneusement conservé, ce terme
                    était nécessaire, pour que l'étron fût au point où le désirait notre libertin,
                    c'était un homme d'environ 35 ans, et que je soupçonnais dans les finances, il
                    me demanda en entrant : "Où est le pot ?" Je le lui présenta, il le respira. ---
                    "Est-il bien certain," me dit-il "qu'il y a 8 jours que c'est fait ?" --- "Je
                    puis vous en répondre," lui dis-je, "monsieur, et vous voyez comme il est déjà
                    presque moisi." --- "Oh, c'est ce qu'il me faut," me dit-il, "il ne peut jamais
                    l'être trop pour moi. Faites-moi voir, je vous en prie," continua-t-il, "le beau
                    cul qui a chié cela." --- Je le lui présente. "Allons," dit-il, "placez-le bien
                    en face de moi, et de manière à ce que je puisse l'avoir pour perspective en
                    dévorant son ouvrage." Nous nous arrangeons, il goûte, il s'extasie, il se
                    renfonce dans son opération et dévore en une minute ce mets délicieux, en ne
                    s'interrompant que pour observer mes fesses mais sans aucune autre espèce
                    d'épisode, car il ne sortit pas même son vit de sa culotte. ? Un mois après le
                    libertin, qui se présenta, ne voulut avoir affaire qu'à la Fournier elle-même,
                    et quel objet choisissait-il, grand Dieu Elle avait alors 68 ans faits, une
                    érésipèle lui mangeait toute la peau, et 8 dents pourries dont sa bouche était
                    décorée, lui communiquaient un odeur si fétide, qu'il devenait comme impossible
                    de lui parler de près, mais c'étaient des défauts mêmes, qui enchantaient
                    l'amant auquel elle allait avoir affaire, curieuse d'une telle scène, je vole au
                    trou, l'adonis était un vieux médecin, mais pourtant plus jeune qu'elle ; dès
                    qu'il la tient, il la baise sur la bouche un quart d'heure, puis lui faisant
                    présenter un vieux fessier ridé, qui ressemblait au pis d'une vieille vache, il
                    le baisa et suça avec avidité, on apporte une seringue et 3 demies bouteilles de
                    liqueurs. Le sectateur d'Aesculape darda au moyen de la seringue l'anodine
                    boisson dans les entrailles de son Iris, elle reçoit, elle garde, cependant le
                    médecin ne cesse pas de la baiser, de la lécher dans toutes les parties de son
                    corps. "Ah, mon ami," dit à la fin la vieille maman, "je ne puis plus, je ne
                    puis plus, prépare-toi, mon ami, il faut que je rende." --- L'écolier de
                    Salerne, s'agenouille, tire de sa culotte un chiffon noir et ridé, qu'il branla
                    avec emphase, la Fournier lui colla son grand vilain fessier sur la bouche, elle
                    pousse, le médecin boit, quelques étrons sans doute se mêlent aux liquides, tout
                    passe ; le libertin décharge et tombe ivre, mort à la renverse. C'était ainsi
                    que ce débauché satisfaisait à la fois deux passions, son ivrognerie et sa
                    lubricité." --- "Un moment," dit Durcet, "ces excès-là me font toujours bander.
                    Desgranges," continua-t-il, "je te suppose un cul assez semblable à celui, que
                    Duclos vient de peindre, viens me l'appliquer sur la face." La vieille
                    maquerelle obéit, "lâche, lâche," lui dit Durcet, dont la voix paraissait
                    étouffée sous ce duplicate de fesses épouvantable, "lâche, bougresse, lâche, si
                    ce n'est pas de liquide, ce sera de dur, et j'avalerai toujours " Et l'opération
                    se termine, pendant que l'évêque fait autant avec Antinous, Curval avec Fanchon,
                    et le duc avec Louison, mais nos quatre athlètes férus à glace sur tous les
                    excès, s'y livrèrent avec un flegme accoutumé et les quatre étrons furent gobés
                    sans qu'il y eût ni d'un part ni d'autres une seule goutte de foutre de
                    répandue. ? Allons achever, à présent, Duclos," dit le duc, "si nous ne sommes
                    pas plus tranquilles, au moins sommes-nous moins impatients, et plus en état de
                    l'entendre." --- "Hélas, messieurs," dit notre héroïne, "cela qui me reste à
                    vous conter ce soir, est, je crois, beaucoup trop simple pour l'état où je vous
                    vois." --- "N'importe c'est son tour, il faut qu'elle tienne sa place." "Le
                    héros de l'aventure était un vieux brigadier des armées du roi, il fallait le
                    mettre tout nu, ensuite l'emmalloter comme un enfant, en cet état, je devais
                    chier devant lui dans le plat et lui faire manger mon étron avec le bout de mes
                    doigts, en guise de bouillie, tout s'exécute, notre libertin avale tout et
                    décharge dans ses linges et contrefaisant les cris d'un enfant. --- "Ayons donc
                    recours aux enfants," dit le duc, "puisque tu nous laisses sur une histoire
                    d'enfants, Fanni," continua le duc, "viens me chier dans la bouche et
                    souvenez-vous de secouer mon vit en opérant, car encore faut-il décharger." ---
                    "Soit fait ainsi qu'il est réglé," dit l'évêque, "approchez-vous donc, Rosette,
                    vous avez entendu ce qu'on ordonne à Fanni, faites en autant." --- "Qu'à mon
                    ordre vous servez," dit Durcet à Hébé qui approche également, "il faut donc se
                    mettre à la mode," dit Curval, "Augustine imitez vos compagnes et faites-moi
                    autant, faites couler à la fois mon foutre dans votre gosier, et votre merde
                    dans ma bouche." Tout s'exécute, et, pour cette fois, tout partit, on entendit
                    de toute part des pets merdeux et des décharges et la lubricité satisfaite, on
                    fut contenter l'appétit. Mais aux orgies on raffina, et l'on fit coucher tous
                    les enfants, les heures délicieuses ne furent employées qu'avec les quatre
                    fouteurs d'élite, les 4 servantes et les 4 historiennes, on s'y enivra
                    complètement, et on fit des horreurs d'une saleté si complète que je ne pourrais
                    les peindre, sans faire torts aux tableaux moins libertins qu'il me reste encore
                    à offrir aux lecteurs. Curval et Durcet furent emportés sans connaissance. Mais
                    le duc et l'évêque aussi de sens froid que s'ils n'eussent rien fait n'en furent
                    pas moins se livrer tout le reste de la nuit à leurs voluptés ordinaires. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Quatorzième journée. </head>
                <p> On s'aperçut ce jour-là que le temps venait favoriser encore les projets infâmes
                    de nos libertins, et les soustraire mieux que leur précautions mêmes aux yeux de
                    l'univers entier, il était tombé une quantité effroyable de neige, qui
                    remplissant les vallons d'Alenton, semblaient interdire la retraite de nos
                    quatre scélérats aux approches même des bêtes, car pour des humains, il ne
                    pouvait plus exister un seul qui pût oser arriver jusqu'à eux ; on n'imagine pas
                    comme la volupté est servie par ces sûretés-là, et ce qu'on entreprend, quand on
                    peut se dire, "je suis seul ici, je suis au bout du monde soustrait à tous les
                    yeux et sans qu'il puisse devenir possible à aucune créature d'arriver à moi",
                    plus de freins, plus de barrière de ce moment-là, les désirs s'élancent avec une
                    impétuosité, qui ne connaît plus de bornes, et l'impunité qui les favorise en
                    accroît bien délicieusement notre ivresse, on n'a plus là que Dieu et la
                    conscience ; or de quelle force peut-être le premier frein aux yeux d'un athée
                    de cœur et de réflexion, et quel empire peut avoir la conscience sur celui, qui
                    s'est si bien accoutumé à vaincre ses remords qu'il deviennent pour lui presque
                    des jouissances. Malheureux troupeau livré à la dent meurtrière de tels
                    scélérats que vous eussiez frémi, si l'expérience, qui vous manquait, vous eût
                    permis l'usage de la réflexion Ce jour était celui de la fête de la seconde
                    semaine, on ne s'occupa qu'à la célébrer, le mariage qui devait se faire était
                    celui de Narcisse et Hébé. Mais ce qu'il y avait de cruel, c'est que les deux
                    époux étaient tous deux dans le cas d'être corrigés le même soir, ainsi du sein
                    des plaisirs de l'hymen, il fallait passer aux amertumes de l'école, --- quel
                    chagrin Le petit Narcisse, qui avait de l'esprit, le remarqua, et on n'en
                    procéda pas moins aux cérémonies ordinaires. On conjoignait les deux époux et on
                    leur permit de se faire l'un devant l'autre, et aux yeux de tout le monde tout
                    ce qu'ils voudraient, mais qui le croirait --- "L'ordre était déjà trop étendu,
                    et le petit bonhomme qui s'instruisait fort bien, très enchanté de la tournure
                    de sa petite femme, et ne pouvant pas venir au bout de lui mettre, allait
                    pourtant la dépuceler avec ses doigts, si on l'eût laissé faire, on s'y opposa à
                    temps et le duc s'en emparant, la foutit en cuisses sur-le-champ, pendant que
                    l'évêque en faisait autant à l'époux. On dîna, ils furent admis au festin, et
                    comme on les fit prodigieusement manger, tous deux en sortant de table
                    satisfirent en chiant, l'un Durcet, l'autre Curval, qui gobèrent délicieusement
                    ces petites digestions enfantines ; le café fut servi par Augustine, Fanni,
                    Céladon et Zéphire. Le duc ordonna à Augustine de branler Zéphire et à celui-ci
                    de lui chier dans sa bouche en même temps qu'il déchargerait, l'opération
                    réussit à merveille et si bien que l'évêque voulut en faire autant à Céladon,
                    Fanni le branla, et le petit bonhomme eut de chier dans la bouche de mgr. en
                    même temps qu'il sentirait son foutre couler. Mais il n'y eut pas de ce côté un
                    succès aussi brillant que de l'autre. L'enfant ne put jamais chier en même temps
                    qu'il déchargeait, et comme ceci n'était qu'une épreuve et que les règlements
                    n'ordonnaient rien sur cela, on ne lui infligea aucune punition. Durcet fit
                    chier Augustine et l'évêque qui bandait ferme, se fit sucer par Fanni, pendant
                    qu'elle lui chiait dans la bouche ; il déchargea, et comme sa crise avait été
                    violente, il brutalisa un peu Fanni, et ne put malheureusement point la faire
                    punir, quelqu'envie, qu'il paraissait bien, qu'il en eût. Il n'y avait rien si
                    taquin que l'évêque sitôt qu'il avait déchargé, il aurait volontiers voulu voir
                    au diable l'objet de sa jouissance, on le savait, et il n'y avait rien que les
                    jeunes filles, les épouses et les jeunes garçons craignissaient autant que de
                    lui faire perdre du foutre, après la méridienne on passa au salon où chacun
                    ayant pris place, Duclos reprit ainsi le fil de sa narration. --- "J'allais
                    quelquefois faire des parties en ville et comme elles étaient communément plus
                    lucratives, la Fournier tâchait de se procurer de celles-là les plus qu'elle
                    pouvait, elle m'envoya un jour chez un vieux chevalier de Malthe, qui m'ouvrit
                    une espèce d'armoire, toute remplie de cases ayant chacune un vase de
                    porcelaine, dans lequel était un étron, le vieux débauché était arrangé avec md.
                    sa sœur qui était abbesse d'un des plus considérables couvents de Paris. Cette
                    bonne fille à sa sollicitation lui envoyait tous les matins des caisses pleines
                    des étrons de ses plus jolies pensionnaires, il rangeait tout cela par ordre, et
                    quand j'arrivai il m'ordonna de prendre un tel numéro qu'il m'indiqua et qui
                    était le plus ancien, je le lui présentai. --- "Ah," dit-il, "c'est celui d'une
                    fille de Mans, belle comme le jour, branle-moi, pendant que je vais le manger."
                    Toute la cérémonie consistait à le secouer, et à lui présenter les fesses
                    pendant qu'il dévorait, puis mettre sur le même plat mon étron à la place de
                    celui qu'il venait de gober, il me le regardait faire, me torchait le cul avec
                    sa langue et déchargea en me suçant l'anus. Ensuite les tiroirs se renfermaient,
                    j'étais payée et notre homme, à qui je rendais cette visite d'assez bon matin,
                    se rendormait comme si de rien n'était. Un autre, selon moi plus extraordinaire
                    (c'était un vieux moine), entra, demanda 8 ou 10 étrons des premiers venus
                    filles ou garçons, ça lui est égal. Il les mêle, les paîtrit, mord au milieu et
                    décharge en en dévorant au moins la moitié, pendant que je le suce. Un
                    troisième, et c'est celui de tous qui sans doute m'a donné le plus de dégoût
                    dans ma vie, il m'ordonne de bien ouvrir la bouche, j'étais nue, couchée à terre
                    sur un matelas, et lui, à califourchon sur moi, il me dépose son cac dans la
                    bouche, il m'ordonne de bien ouvrir la bouche, en m'arrosant les tétons de
                    foutre. --- "Ah, ah, il est plaisant, celui-là," dit Curval, "parbleu, j'ai
                    précisément envie de chier, il faut que je l'essaye, qui prendrai-je, M. le duc
                    ?" --- "Quoi," reprit Blangis "ma foi, je vous conseille Julie, ma fille, elle
                    est là sous votre main, vous aimez sa bouche, servez-vous en " --- "Merci, du
                    conseil," dit Julie en restrignant, ? que vous ai-je fait, pour dire de telles
                    choses contre moi ?" --- "Eh, puisque cela fâche," dit le duc, "et que c'est une
                    assez bonne fille, prenez mdlle. Sophie, c'est frais, c'est joli. Ça n'a que 14
                    ans." --- "Allons soit, va pour Sophie," dit Curval dont le vit turbulent
                    commençait à gesticuler, "Fanchon approche la victime " --- Le cœur de cette
                    pauvre petite misérable se soulève, déjà d'avance, Curval en rit, il approche
                    son gros vilain et sale fessier de ce petit visage charmant et nous donne l'idée
                    d'un crapaud qui veut flétrir une rose, on le branle, la bombe part, Sophie n'en
                    perd pas une miette, et le crapuleux vient repomper ce qu'il a rendu, et avale
                    tout en 4 bouchées, pendant qu'on les suce sur le ventre de la pauvre petite
                    infortunée, qui l'opération faite vomit tripes et boyaux, au nez de Durcet, qui
                    vint le recevoir avec emphase et qui se branle en s'en faisant couvrir. "Allons,
                    Duclos, continue," dit Curval, "et réjouis-toi de l'effet de tes discours, tu
                    vois comme ils opèrent." Alors Duclos se reprit dans ces termes, toute enchantée
                    au fond de l'âme de réussir si bien dans ses récits. "L'homme que je vis après
                    celui dont l'exemple vient de vous séduire," dit Duclos, "voulait absolument que
                    la femme qui lui fut présentée eût une indigestion, en conséquence la Fournier
                    qui ne m'avait prévenue de rien me fit avaler au dîner une certaine drogue qui
                    ramollit ma digestion et la rendit fluide comme si ma scelle fût devenue la
                    suite d'une médecine, notre homme arriva et après quelques baisers préliminaires
                    à l'objet de son culte dont je ne pouvais souffrir le retardement à cause de
                    colique, dont je commençais à être tourmentée, il me laisse libre d'opérer,
                    l'injection part, je tenais son vit, il pâme, il avale tout, m'en redemande
                    encore, je lui fournis une seconde bordée, bientôt suivie d'une troisième et le
                    choix libertin laisse enfin dans mes doigts des preuves non équivoques de la
                    sensation qu'il a reçue. Le lendemain j'expédiai un personnage dont la manie
                    baroque aura peut-être quelques sectateurs parmi vous, messieurs, on le plaça
                    d'abord dans la chambre à côté de celle où nous avions coutume d'opérer et dans
                    laquelle était ce trou si commode aux observations, il s'y arrange seul, un
                    autre acteur m'attendant dans la chambre voisine, c'était un cocher de fiacre,
                    qu'on avait envoyé prendre au hazard et qu'on avait prévenu de tout, comme je
                    l'étais également, les personnages furent bien remplis. Il s'agissait de faire
                    chier le phaëton positivement en face du trou, afin que le libertin caché ne
                    perdit rien de l'opération, je reçois l'étron dans un plat, j'aide bien à ce
                    qu'il soit déposé tout entier, j'écarte les fesses, je presse l'anus, rien n'est
                    oubliée par moi de tout ce qui peut faire chier commodément ; dès que mon homme
                    a fait, je lui saisis le vit et le fais décharger sur sa merde et tout cela
                    toujours bien en perspective de notre observateur, enfin le paquet prêt je volai
                    à l'autre chambre. ? Tenez, gobez vite, monsieur," m'écriai-je, il est tout
                    chaud " Il ne se le fait pas répéter, il saisit le plat, m'offre son vit que je
                    branle et le coquin avale tout ce que je lui présente, pendant que son foutre
                    exhala sous les mouvements élastiques de ma main diligente. "Eh quel âge avait
                    le cocher," dit Curval. --- "Trente ans à-peu-près," dit Duclos. --- "Oh, ce
                    n'est rien que cela," répondit Curval, "Durcet vous dira quand vous voudrez, que
                    nous avons connu un homme qui faisait la même chose et positivement avec les
                    mêmes circonstances, mais avec un homme de 60 ou 70 ans, qu'il fallait prendre
                    dans tout ce que la lie du peuple a de plus crapuleux." --- "Mais il n'est joli
                    que comme cela," dit Durcet, dont le petit engin commençait à lever le nez,
                    depuis l'aspersion de Sophie, "je parie quand on voudra le faire avec le doyen
                    des invalides." --- "Vous bandez, Durcet," dit le duc, "je vous connais : quand
                    vous commencez à devenir sale, c'est que votre petit foutre bouille, tiens, je
                    ne suis pas le doyen des invalides, mais pour satisfaire votre intempérance, je
                    vous offre ce que j'ai dans les entrailles, et je crois que cela sera copieux."
                    --- "Oh, ventre Dieu," dit Durcet, "c'est une bonne fortune que cela, mon cher
                    duc." --- Le duc acteur se rapprochant, Durcet s'agenouille au bas des fesses,
                    qui vont le combler d'aise. Le duc pousse, le financier avale, et le libertin,
                    que cet excès de crapule transporte, décharge en jurant qu'il n'eut jamais tant
                    de plaisir. "Duclos," dit le duc, "viens me rendre ce que j'ai fait à Durcet."
                    --- "Mgr.," répondit notre historienne, "vous savez que je l'ai fait ce matin et
                    que vous l'avez même avalé." --- "Ah, c'est vrai, c'est vrai," dit le duc. ---
                    "Eh bien, Martaine, il faut donc, que j'aie recours à toi, car je ne veux pas
                    d'un cul d'enfant, je sens que mon foutre veut partir, et pourtant, qu'il ne se
                    rendra qu'avec peine, moyennant quoi je veux d'une singulière manie." ---
                    Martaine était dans le cas de Duclos, Curval l'avait fait chier le matin. ---
                    "Comment, double Dieu," dit le duc, "je ne trouverais donc pas un étron ce soir
                    ?" --- Et alors Thérèse s'avança et vint offrir le cul le plus sale, le plus
                    large et le plus puant qu'il fût possible de voir. "Ah, passe pour cela," dit le
                    duc, en se postant, "et si dans le désordre où je suis cet infâme cul-là ne fait
                    pas son effet, je ne sais plus, à quoi il faudra que j'aie recours." Thérèse
                    pousse, le duc reçoit, l'encens était aussi affreux que le temple, dont il
                    exhalait, mais quand on bande comme bandait le duc, ce n'est jamais de l'excès
                    de la saleté, qu'on se plaint ; ivre de volupté, le scélérat avale et fait
                    sauter au nez de Duclos, qui le branle, les preuves les plus incontestables de
                    sa mâle vigueur. On se mit à table. --- Les orgies furent consacrées aux
                    punitions, il y avait cette semaine-là 7 délinquantes Zelmire, Colombe, Hébé,
                    Adonis, Adélaïde, Sophie et Narcisse, la tendre Adélaïde ne fut pas ménagée,
                    Zelmire et Sophie remportèrent aussi quelques marques des traitements qu'elles
                    avaient éprouvés et sans plus de détail puisque les circonstances ne nous les
                    permettent pas encore, chacun fut se coucher et prendre dans les bras de Morphée
                    les forces nécessaires à se sacrifier de nouveaux à Vénus. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Quinzième journée. </head>
                <p> Rarement le lendemain des corrections offrait de coupables, il n'y en avait
                    aucun ce jour-là, mais toujours stricte sur les permissions de chier le matin,
                    on n'accorda cette faveur qu'à Hercule, Michette, Sophie et la Desgranges, et
                    Curval pensa décharger en voyant opérer cette dernière, on fit peu de choses au
                    café, on se contenta d'y manier des fesses et d'y sucer quelques trous de culs,
                    et l'heure sonnant, on fut promptement s'installer au cabinet d'histoire, où
                    Duclos reprit à ces termes : "Il venait d'arriver chez la Fournier une jeune
                    fille d'environ 12 ou 13 ans, toujours fruit des séductions de cet homme
                    singulier, dont je vous ai parlé, mais je doute que depuis longtemps il eût
                    débauché rien d'aussi mignon, d'aussi frais, et d'aussi joli ; elle était
                    blonde, grande pour son âge, faite à peindre, la physionomie tendre et
                    voluptueuse, les plus beaux yeux, qu'on pût voir et dans toute sa charmante
                    personne un ensemble doux et intéressant, qui achevait de la rendre
                    enchanteresse. Mais à quel avilissement tant d'appas allaient-ils être livrés Et
                    quel début honteux ne leur préparait-on pas C'était la fille d'un marchand à
                    lingère du palais très à son aise et qui très sûrement était destinée à un sort
                    plus heureux que celui de faire la putain. Mais plus par ses perfides séductions
                    notre homme en question faisait perdre de bonheur à sa victime, et mieux il
                    jouissait. La petite Lucile était destinée à satisfaire dès son arrivée les
                    caprices sales et dégoûtantes d'un homme qui ne se contentant d'avoir le goût le
                    plus crapuleux, voulait encore l'exercer sur une pucelle, il arriva, c'était un
                    vieux notaire cousu d'or, et qui avait avec sa richesse toute la brutalité, que
                    donne l'avarice et la luxure dans une vieille âme. Quand elles y sont réunies,
                    on lui fait voir l'enfant, quelque jolie qu'elle fut, son premier mouvement est
                    celui du dédain, il bougonne, il jure entre ses dents, qu'il n'est plus possible
                    à présent de trouver une jolie fille à Paris, il demande enfin, si elle est bien
                    certainement pucelle, on l'assure qu'oui, on lui offre de le lui faire voir.
                    "Moi voir un con, md. Fournier ? Moi voir un con ? Vous n'y pensez pas, je
                    crois, m'en avez-vous vu beaucoup considérer, depuis que je viens chez vous, je
                    m'en sers, il est vrai, mais d'une manière, je crois, qui ne prouve pas mon
                    grand attachement pour eux." --- "Eh bien, monsieur," dit la Fournier, "en ce
                    cas rapportez-vous en à nous, je vous proteste qu'elle est vierge, comme
                    l'enfant, qui vient de naître." On monta et comme vous l'imaginez, bien curieuse
                    d'un tel tête-à-tête, je vais m'établir à mon trou. La pauvre petite Lucile
                    était d'une honte qui ne saurait se peindre qu'avec les expressions
                    superlatives, qu'il faudrait employer pour peindre l'impudence, la brutalité et
                    la mauvaise humeur de son sexagénaire amant. --- "Eh bien qu'est-ce que vous
                    faites là toute droite comme une bête ?" lui dit-il d'un ton brusque, "faut-il
                    que je vous dise de vous trousser, ne devrais-je pas déjà avoir vu votre cul
                    depuis 2 heures ?" --- "Eh bien, allons donc " --- "Mais, monsieur, que faut-il
                    faire ?" --- "Eh sacre Dieu, est-ce que ça se demande --- "Que faut-il faire ?
                    Il faut vous trousser et me montrer les fesses " --- Lucile obéit en tremblant
                    et découvre un petit cul blanc et mignon, comme le serait celui de Vénus même.
                    --- "Huss --- la belle médaille," dit le brutal, "approchez vous " --- puis lui
                    empoignant durement les deux fesses en les écartant, "est-il bien sûr, qu'on ne
                    vous a jamais rien fait par là ?" --- "Oh, monsieur, jamais personne ne m'a
                    touchée. --- "Allons pétez." --- "Mais, monsieur, je ne peux pas." --- "Eh bien,
                    efforcez-vous." --- Elle obéit, un léger vent s'échappe et vient retentir dans
                    la bouche empoisonnée du vieux libertin, qui s'en délecta en mouvement, ---
                    "Avez-vous envie de chier ?" continua le libertin. --- "Non, monsieur." --- "Eh
                    bien, j'en ai envie, moi, et un copieux, afin que vous le sachiez, ainsi
                    préparez-vous à le satisfaire --- quittez les jupes." --- Elles disparaissent
                    --- posée bon sur ce sopha, les cuisses très élevées et la tête fort basse,
                    Lucile se place, le vieux notaire l'arrange et la pose de manière à ce que ses
                    jambes très séparées laissent voir un petit con dans le plus grand écartement
                    possible, et si bien placé à la hauteur du fessier de notre homme, qu'il peut
                    s'en servir comme d'un pot de chambre, telle était sa céleste intention et pour
                    rendre le vase plus commode il commence par l'écarter de ses deux mains autant
                    qu'il a de force --- il se place, il pousse, un étron vint se poser dans ce
                    sanctuaire où l'amour même n'eût pas dédaigné d'avoir un temple, il se retourne
                    et de ses doigts enfonçant autant qu'il peut dans le vagin entr'ouvert le sale
                    excrément qu'il vint de déposer, il se replace, en pousse un second, puis un
                    troisième, et toujours à chaque la même cérémonie d'introduction, enfin un
                    dernier ; il le fait avec tant de brutalité, que la petite jeta un cris et
                    perdit peut-être par cette dégoûtante opération la fleur précieuse, dont la
                    nature ne l'avait ornée que pour en faire part à l'hymen, telle était l'instant
                    de jouissance de notre libertin ; avoir rempli le jeune et joli petit con, l'y
                    fouler et l'y refouler tel était son délice suprême, il sort toujours en
                    agissant une manière de vit de sa brayette, tout mou, qu'il est, il le secoue et
                    parvient en s'occupant de son dégoûtant ouvrage à jeter à terre quelques gouttes
                    d'un sperme rare et flétri et dont il devrait bien regretter la perte, quand
                    elle n'est due qu'à de telles infamies. Son affaire finie, il décampe, Lucile se
                    lave et tout est dit. On m'en découcha un quelque temps après dont la manie me
                    parut plus dégoûtante, c'est un vieux conseiller du grand chambre, il fallait
                    non seulement le regarder chier, mais l'aider faciliter de mes doigts le
                    dégorgement de la matière. En pressant, ouvrant, comprimant l'anus, et
                    l'opération faite lui nettoyer de ma langue avec le plus grand soin toute la
                    partie qui venait d'être souillée. "Eh parbleu voilà en effet une corvée bien
                    fatiguante," dit l'évêque, est-ce que ces quatre dames que vous voyez ici et qui
                    sont pourtant nos épouses, nos filles et nos nièces, n'ont pas ce département-là
                    toujours, et à quoi diable servirait, je vous prie, la langue d'une femme, si ce
                    n'était à torcher de culs ? Pour moi, je ne lui connais que cet usage-là.
                    Constance," poursuivit l'évêque à cette belle épouse du duc, qui était pour lors
                    sur son sopha --- "prouvez un peu à la Duclos votre habileté dans cette
                    partie-là, voilà mon cul, tout sale, il n'a pas été torché depuis ce matin, je
                    vous le gardais, --- allons déployer ton talent " Et la malheureuse trop
                    accoutumée à ces horreurs, les exécute en femme consommée ; que ne produisent
                    pas, grand Dieu, la crainte et l'esclavage. "Oh parbleu," dit Curval en
                    présentant son vit au trou bombeau à la charmante Aline, "tu ne seras pas la
                    seule à donner ici l'exemple, allons petite putain," dit-il à cette belle et
                    vertueuse fille, "surpassez votre compagne," et on exécute. "Allons, continuez,
                    Duclos," dit l'évêque, "nous voulions seulement te faire voir, que tes hommes
                    n'exigeaient rien de trop singulier et qu'une langue de femme n'est bonne qu'à
                    torcher un cul." L'aimable Duclos se mit à rire et continua ce qu'on va lire.
                    --- "Vous me permettez, messieurs," dit-elle "d'interrompre un instant le récit
                    des passions, pour vous faire part d'un événement qui n'y a aucun rapport, il me
                    regarde seule, mais comme vous m'avez ordonné de suivre les événements
                    intéressants de mon histoire, même quand ils ne tiendront pas ces récits des
                    goûts, j'ai cru que celui-ci était de nature à ne devoir pas rester dans le
                    silence. Il y avait très longtemps que j'étais chez md. Fournier, devenue la
                    plus ancienne de son sérail, et celle en qui elle avait le plus de confiance,
                    c'était moi le plus souvent, qui arrangeais les parties, et qui en recevais les
                    souds. Cette femme m'avait tenu lieu de mère, elle m'avait secourue dans
                    différents besoins, m'avait écrit fidèlement en Angleterre, m'avait amicalement
                    ouvert sa maison au retour, quand mon dérangement m'y fit désirer un nouvel
                    asile, vingt fois elle m'avait prêté de l'argent et souvent sans en exiger la
                    reddition, l'instant vint de lui prouver ma reconnaissance, et de répondre à son
                    extrême confiance en moi et vous allez juger, messieurs, comme mon âme s'ouvrait
                    à la vertu, et l'accès facile qu'elle y a fait. La Fournier tomba malade et son
                    premier soin est de me faire appeler : "Duclos, mon enfant, je t'aime," me
                    dit-elle, "tu le sais et je vais te le prouver par l'extrême confiance que je
                    vais avoir en toi dans ce moment-ci, je te crois malgré ta mauvaise tête
                    incapable de tromper une amie, me voilà fort malade, je suis vieille, et ne sais
                    par conséquent ce que ceci deviendra ; j'ai des parents qui vont tomber sur ma
                    succession, je veux au moins leur frustrer cent mille francs que j'ai encore
                    dans ce petit coffre, tiens, mon enfant," dit-elle, "le voilà, je te les remets
                    en exigeant de toi, que tu en fasses la disposition que je te vais prescrire."
                    --- "Oh, ma chère mère," lui dis-je, en lui tendant les bras, "ces précautions
                    me désolent, elles seront sûrement inutiles, mais si malheureusement elles
                    devenaient nécessaires, je vous fais serment de mon exactitude à remplir vos
                    intentions." --- "Je le crois, mon enfant," me dit-elle, "et voilà pourquoi j'ai
                    jeté les yeux sur toi, ce petit coffre contient cent mille francs en or, j'ai
                    quelques scrupules, ma chère amie, quelques remords de la vie que j'ai menée, de
                    la quantité des filles que j'ai jetées dans le crime et que j'ai arrachées à
                    Dieu, je veux donc employer deux moyens pour me rendre la divinité moins sévère
                    ; celui de l'aumône et de la prière, les deux premières portions de cette somme,
                    que tu composeras de quinze mille francs chacune, l'une pour être remise aux
                    capucins de la rue St. Honoré, afin que ces bons pères disent à perpétuité une
                    messe pour le salut de mon âme, l'autre part de ma somme, tu la remettras, dès
                    que j'aurai fermé les yeux, au curé de la paroisse afin qu'il la distribue en
                    aumône pour les pauvres du quartier. C'est une excellente chose que l'aumône,
                    mon enfant, rien ne répare comme elle aux yeux de Dieu les péchés que nous avons
                    commis sur la terre, les pauvres sont ses enfants, et il chérit tous ceux qui
                    les soulagent, on ne lui plaît jamais autant que par des aumônes, c'est la
                    véritable façon de gagner le ciel, mon enfant. À l'égard de la troisième part tu
                    le formeras de 60 mille livres que tu remettras tout de suite après ma mort au
                    nommé Pétignon, garçon cordonnier, rue du Bouloir. Ce malheureux est mon fils,
                    il ne s'en doute pas, c'est un bâtard adultérin. Je veux donner à ce malheureux
                    orphelin en mourant des marques de ma tendresse. À l'égard des 10 mille autres
                    livres restantes, ma chère Duclos, je te prie de les garder comme une faible
                    marque de mon attachement pour toi et pour te dédommages des soins, que va te
                    donner l'emploi du reste, puisse cette faible somme t'aider à prendre un parti
                    et quitter l'indigne métier que nous faisons, dans lequel il n'y a point de
                    salut ni d'espoir de le jamais faire " --- Intérieurement enchantée de tenir une
                    si bonne somme et très décidée de peu m'embrouiller dans les partages, de n'en
                    faire qu'un seul dot pour moi seule, je me jetai artificieusement en larmes dans
                    les bras de la vieille matrone, lui renouvelant mes serments de fidélité, et ne
                    m'occupais plus que des moyens d'empêcher qu'un cruel retour de santé n'allait
                    lui faire changer de résolution. Ce moyen se présente dès le lendemain, le
                    médecin ordonna l'émétique, et comme c'était moi, qui la soignait, ce fut à moi
                    qu'il remit le paquet, me faisant observer qu'il y en avait deux prises, de
                    prendre bien garde de les séparer, parce que je la faisais créver, si je lui
                    donnais tout à la fois ; et de n'administrer la seconde dose que dans le cas où
                    la première ne ferait pas assez d'effet, je promis bien à l'esculape, d'avoir
                    tous les égards possibles, et dès qu'il eut le dos tourné, bannissant de mon
                    cœur tous les subtiles sentiments de reconnaissance, qui auraient arrêté une âme
                    faible, écartant tout repentir et toute faiblesse, et ne considérant que mon or,
                    que la douce chance de le posséder, et le chatouillement délicieux qu'on éprouve
                    toujours chaque fois, qu'on projette une mauvaise action, pronostic certain du
                    plaisir qu'elle donnera, ne me livrais qu'à tout cela, dis-je, je campai
                    sur-le-champ les deux prises dans un verre d'eau et présentai le breuvage à ma
                    douce amie, qui l'avalant avec sécurité y trouva bientôt la mort que j'avais
                    tâchée de lui procurer. Je ne puis vous peindre, ce que je sentis, quand je vis
                    réussir mon ouvrage. Chacun des vomissements par lesquels s'exhalait sa vie,
                    produisait une sensation vraiment délicieuse sur toute mon organisation, je
                    l'écoutais, je la regardais, j'étais exactement dans l'ivresse, elle m'étendait
                    son bras, elle m'adressait un dernier adieu et je jouissais et je formais déjà
                    mille projets avec cet or que j'allais posséder. Ce ne fut pas long, la Fournier
                    creva dès le même soir et je me vis maîtresse de l'argent. --- "Duclos," dit le
                    duc, "sois vraie, te branlas-tu, la sensation fine et voluptueuse d'un crime
                    atteignait-elle l'organe de la volupté ?" --- "Oui, mgr., je vous l'avoue, et
                    j'en déchargeai 5 fois de suite dès le même soir." --- "Il est donc vrai," dit
                    le duc, en s'écriant, "il est donc vrai que le crime a par lui-même un tel
                    attrait, qu'indépendamment de toute volupté il peut suffire à enflammer toutes
                    les passions et à jeter dans le même délire que les actes mêmes de la
                    lubricité." --- "Eh bien --- eh bien, mgr., le duc, je fis enterrer
                    honorablement la matrone, héritai du bâtard Pétignon, me gardai bien de faire
                    dire des messes et encore plus de distribuer des aumônes, espèce d'action que
                    j'ai toujours eu en véritable horreur, quelque bien que m'ait pu dire la
                    Fournier ; je maintiens qu'il faut qu'il y ait des malheureux dans le monde, que
                    la nature le veut, qu'elle l'exige et que c'est aller contre ses lois, en
                    prétendant remettre l'équilibre, si elle a voulu de désordre." --- "Comment
                    donc, Duclos," dit Durcet, "mais tu as des principes, je suis bien aise de t'en
                    voir sur cela, tout soulagement fait à l'infortuné, est un crime réel contre
                    l'ordre de la nature, l'inégalité qu'elle a mis dans nos individues prouve, que
                    cette discordance lui plaît, puisqu'elle l'établit et qu'elle la veut dans les
                    fortunes comme dans le corps, et comme il est permis aux faibles de la réparer
                    par le vol, il est également permis au fort de la rétablir par le refus de son
                    secours. L'univers ne subsisterait pas un instant, si la ressemblance était
                    exécutée dans tous les êtres, c'est de cette dissemblance que naît l'ordre qui
                    conserve et qui conduit tout, il faut donc bien se garder de la troubler,
                    d'ailleurs en croyant faire un bien à cette malheureuse classe d'homme, je fais
                    beaucoup de mal à une autre ; car l'infortuné est la pépinière, où le riche va
                    chercher les objets de ses luxures ou de sa cruauté, je le prive de cette
                    branche de plaisir en empêchant par mes secours cette classe de se livrer à lui,
                    je n'ai donc par mes aumônes obligé que faiblement une partie de la race
                    humaine, et prodigieusement nui à l'autre. Je regarde donc l'aumône non
                    seulement comme une chose mauvaise en elle-même, mais je la considère encore
                    comme un crime réel envers la nature, qui en nous indiquant des différences n'a
                    nullement prétendu que nous les troublions ainsi, bien loin d'aider les pauvres,
                    de consoler les veuves et de soulager les orphelins, si j'agis d'après les
                    véritables intentions de la nature non seulement je les laisserais dans l'état
                    où la nature les a mis, mais j'aiderais même ses vues, en leur prolonguant cet
                    état et en m'opposant vivement à ce qu'il en change et je croirais sur cela tout
                    les moyens permis." --- "Quoi," dit le duc, "même de les voler ou de les ruiner
                    ?" --- "Assurément," dit le financier, "même d'en augmenter le nombre, puisque
                    leur classe sert à une autre et qu'en les multipliant, si je fais un peu de
                    peine à l'une, je ferais beaucoup de bien à l'autre." --- "Voilà un système bien
                    dur, mon ami," dit Curval, "il est pourtant, dit-on, si doux de faire de bien
                    aux malheureux." --- "Alors," reprit Durcet, "cette jouissance ne tient pas
                    contre l'autre, la première est chimérique, l'autre est réelle, la première
                    tient aux préjugés, l'autre est fondée sur la raison, l'une par l'organe de
                    l'orgueil, le plus faux de toutes nos sensations, peut chatouiller un instant le
                    cœur, l'autre est la véritable jouissance de l'esprit et qui enflamme toute la
                    passion par cela même, qu'elle contrarie les opinions communes, en un mot : je
                    bande à l'une," dit Durcet, "et je sens très peu de choses à l'autre " --- "Mais
                    faut-il toujours tout rapporter à ses sens ?" dit l'évêque. --- "Tout, mon ami,"
                    dit Durcet, "ce sont eux seuls, qui doivent nous guider dans toutes les actions
                    de la vie, parce que ce sont eux seuls, dont l'organe est vraiment impérieux."
                    --- "Mais mille et mille crimes peuvent naître de ce système," dit l'évêque. ---
                    "Eh, que m'importent les crimes ?" dit Durcet, "pourvu que je me délecte ; le
                    crime est un mode de la nature, une manière dont elle meut l'homme, pourquoi ne
                    voulez-vous pas, que je me laisse mouvoir aussi bien par elle en ce sens-là que
                    par celui de la vertu, elle a besoin de l'un et de l'autre, et je la sers aussi
                    bien dans l'un que dans l'autre. Mais nous voici dans une discussion, qui nous
                    mènerait trop loin, l'heure du souper va venir et Duclos est bien loin d'avoir
                    fini sa tâche, poursuivez, charmante fille, poursuivez, et croyez que vous venez
                    de nous avouer là une action et des systèmes, qui vous méritent à jamais notre
                    estime, ainsi que celle de tous les philosophes." --- "Ma première idée dès que
                    ma bonne patronne fut enterrée fut de prendre moi-même sa maison, et de la
                    maintenir sur le même pied qu'elle, je fis part de ce projet à mes compagnes qui
                    toutes, et Eugénie surtout, --- qui était toujours ma bien aimée, --- me
                    promirent de me regarder comme leur maman, je n'étais point trop jeune pour
                    prétendre à ce titre, j'avais près de trente ans et toute la raison qu'il
                    fallait pour diriger le conseil, --- ainsi, messieurs, ce n'est plus sur le pied
                    des filles du monde, que je vais finir le récit de mes aventures, c'est sur
                    celui d'abbesse, assez jeune et assez jolie pour faire souvent ma pratique
                    moi-même comme cela m'arriva souvent, et comme j'aurai soin de vous le faire
                    démasquer chaque fois que cela sera. Toutes les pratiques de la Fournier me
                    restèrent, et j'eus le secret d'en attirer encore de nouvelles, tant par la
                    propreté de mes appartements que par l'excessive soumission de mes filles à tous
                    les caprices des libertins, et par le choix heureux de mes sujets. Le premier
                    chaland qui m'arriva fut un vieux trésorier de France, ancien ami de la
                    Fournier, je le donnai à la jeune Lucile, dont il parut fort enthousiasmé, sa
                    manie d'habitude, aussi sale que désagréable pour les filles, consistait à chier
                    sur le visage même de sa dulcinée, en lui barbouillant toute la face avec son
                    étron, et puis de la baiser, de la sucer en cet état. Lucile par amitié pour
                    moi, se laissa faire tout ce que voulut le vieux satire, et il lui déchargea sur
                    le ventre en baisant et rebaisant son dégoûtant ouvrage. Peu après, il en vint
                    un autre, qu'Eugénie passa, il se faisait apporter un tonneau, plein de merde,
                    il y plongeait la fille, nue, et la léchait sur toutes les parties du corps en
                    avalant, jusqu'à ce qu'il l'eût rendue aussi propre qu'il l'avait prise,
                    celui-là était un fameux avocat, homme riche et très connu et qui ne possédant
                    pour la jouissance des femmes que les plus minces qualités, y remédiait par ce
                    genre de libertinage, qu'il avait aimé toute sa vie. Le marquis de ......,
                    vieille pratique de la Fournier, vint peu après sa mort, m'assurer de sa
                    bienveillance, il m'assure qu'il continuerait de venir chez moi et pour m'en
                    convaincre dès le même soir, il vit Eugénie ; la passion de ce vieux libertin
                    consistait à baiser d'abord prodigieusement la bouche de la fille, il avalait le
                    plus qu'il pouvait de sa salive, ensuite il lui baisait les fesses un quart
                    d'heure, faisait péter et enfin demandait la grosse affaire, dès qu'on avait
                    fini, il gardait l'étron dans sa bouche, et faisait pencher la fille sur lui,
                    qui l'embrassait d'une main et le branlait de l'autre, pendant qu'il goûtait le
                    plaisir de cette masturbation en chatouillant le trou merdeux, il fallait que la
                    demoiselle vint manger l'étron qu'elle venait de lui déposer dans la bouche ;
                    quoiqu'il payât ce goût-là fort cher, il trouvait fort peu de filles, qui
                    voulussent s'y prêter, voilà pourquoi le marquis vint me faire sa cour, il était
                    aussi jaloux de conserver ma pratique que je pouvais l'être d'avoir la sienne."
                    En cet instant le duc échauffé dit que le souper dut-il sonner, il voulait avant
                    que de se mettre à table exécuter cette fantaisie-là, et voici comme il s'y prit
                    ; il fit approcher Sophie, reçut son étron dans la bouche, puis obligea Zélamir
                    à venir manger l'étron de Sophie. Cette manie eût pu devenir une jouissance pour
                    tout autre, que pour un enfant tel que Zélamir ; pas assez formé pour en sentir
                    tout le délicieux, il n'y vit que du dégoût et voulut faire quelques façons,
                    mais le duc le menaçant de toute sa colère, s'il balançait une seule minute, il
                    exécuta. L'idée fut trouvée si plaisante, que chacun l'imita de plus au moins,
                    car Durcet prétendit, qu'il fallait partager les faveurs, et qu'il n'était pas
                    juste, que les petits garçons mangeassent la merde des filles, pendant que les
                    filles n'auraient rien pour elles, et en conséquence, il se fit chier dans la
                    bouche par Zéphire et ordonne à Augustine de venir manger la marmelade, ce que
                    cette belle et intéressante fille fit en vomissant jusqu'au sang. Curval imita
                    ce bouleversement, et reçut l'étron de son cher Adonis, que Michette vint
                    manger, non sans imiter les répugnances d'Augustine ; pour l'évêque, il imita
                    son frère, et fit chier la délicate Zelmire, en obligeant Céladon à venir avaler
                    la confiture ; il y eut de détails de répugnance très intéressants pour des
                    libertins, aux yeux desquels les tourments, qu'ils infligent, sont des
                    jouissances. L'évêque et le duc déchargèrent, les deux autres ou ne le purent ou
                    ne le voulurent, et on pensa à souper, on y loua étonnamment l'action de la
                    Duclos. "Elle a eu l'esprit de sentir," dit le duc qui la partageait
                    étonnamment, "que la reconnaissance était une chimère, et que ses liens ne
                    doivent jamais ni arrêter ni suspendre même les effets du crime, par ce que
                    l'objet qui nous a servi, n'a nul droit à notre cœur, il n'a travaillé que pour
                    lui, sa seule présence est une humiliation pour une âme forte, et il faut le
                    haïr ou s'en défaire." "Cela est si vrai," dit Durcet, "que vous ne verrez
                    jamais un homme d'esprit chercher à s'attirer de la reconnaissance, bien sûr de
                    se faire des ennemis ; il n'y travaillera jamais." --- "Ce n'est pas à vous
                    faire plaisir, que travaille celui qui vous sert," interrompit l'évêque, "c'est
                    à se mettre au-dessus de vous par ses bienfaits, or je demande ce que mérite un
                    tel projet en nous servant, il ne dit pas, "je vous sers parce que je veux vous
                    faire de bien," il dit seulement, "je vous oblige pour vous rabaisser et pour me
                    mettre au-dessus de vous." --- "Ces réflexions," dit Durcet, "prouvent donc
                    l'abus du service qu'on rend et combien la pratique du bien est absurde, mais,
                    vous dit-on, c'est pour soi-même, soit pour ceux dont la faiblesse de l'âme peut
                    se prêter à ces petites jouissances-là ; mais ceux qu'elles répugnent, comme
                    nous, seraient, ma foi, bien dupes de se les procurer." --- Ce système ayant
                    échauffé les têtes, on but beaucoup et fut célébrer les orgies, pour lesquels
                    nos inconstants libertins imaginèrent de faire coucher les enfants et de passer
                    une partie de la nuit à boire, rien qu'avec les 4 vieilles et les 4
                    historiennes, et de s'exhaler là à qui mieux mieux, en infamies et atrocités
                    comme parmi ces 12 intéressantes personnes, il n'y en avait une, qui n'eût
                    mérité la corde et la roue plusieurs fois, et je laisse au lecteur à penser et à
                    imaginer ce qu'il y fut dit de propos ; on passe aux actions, le duc s'échauffe,
                    et je ne sais ni pourquoi ni comment, on prétendit que Thérèse porta quelque
                    temps les marques qu'on y mit ce soir. --- Laissons nos acteurs passer de ces
                    bacchanales au <corr> service </corr> de leurs épouses, qu'on leur avait préparé
                    à chacun pour ce soir-là et voyons ce qui se passe le lendemain. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Seizième journée. </head>
                <p> Tous nos héros se levèrent frais comme s'il fussent arrivés de confesse, excepté
                    le duc, qui commençait à un peu se dépuiser, on en accusa Duclos ; il est
                    certain que cette fille avait entièrement saisi l'art de lui procurer des
                    voluptés, et qu'il avoua ne décharger lubriquement qu'avec elle, tant il est
                    vrai, que pour ces choses-là tout tient absolument aux caprices, que l'âge, la
                    beauté, la vertu, que tout cela n'y fait rien, qu'il n'est question que d'un
                    certain tacte bien plus souvent saisi par des beautés dans leur automne, que par
                    celles sans expérience, que le printemps couronne encore de tous ses dons. Il y
                    avait aussi une autre créature dans la <corr> société </corr> qui commençait à
                    se rendre très aimable et à y devenir très intéressante, c'était Julie ; elle
                    annonça déjà de l'imagination de la débauche et du libertinage assez politique,
                    pour sentir qu'elle avait besoin de protection, assez fausse pour caresser
                    eux-mêmes, dont peut-être elle ne soucissait au fond, elle se faisait amie de
                    Duclos pour tâcher de rester toujours un peu en faveur auprès de son père, dont
                    elle connaissait le crédit dans la société. Toutes les fois que c'était son tour
                    de coucher avec le duc, elle se réunissait si bien à la Duclos, elle employait
                    tant d'adresse et tant de complaisance, que le duc était toujours sûr, d'obtenir
                    des décharges délicieuses, toutes les fois, que ces deux créatures-là
                    s'employaient à les lui procurer. Néanmoins il se blasait prodigieusement sur sa
                    fille et peut-être sans les secours de la Duclos qui la soutenait de tout son
                    crédit, n'aurait-elle jamais pu réussir dans ses vues ; son mari Curval en était
                    à-peu-près au même point, et quoique par le moyen de sa bouche et de ses baisers
                    empressés, elle obtenait encore de lui quelques décharges. Le dégoût n'était
                    cependant pas éloigné, on eût dit qu'il naissait sous le feu même de ses
                    impudiques baisers ; Durcet l'estimait assez peu et elle ne l'avait pas fait
                    décharger que deux fois depuis qu'on était réuni, il ne lui restait donc plus
                    que l'évêque, qui aimait beaucoup son jargon libertin, et qui lui trouvait le
                    plus beau cul du monde, --- il est certain qu'elle l'avait fourni comme celui de
                    Vénus même, elle se cantonna donc de ce côté, car elle voulut absolument plaire,
                    et à quelque prix que ce fût, comme elle sentait l'extrême besoin d'une
                    protection, elle en voulait une. --- Il ne parut à la chapelle ce jour-là
                    qu'Hébé, Constance et la Martaine, et l'on n'avait trouvé personne en faute ce
                    matin. Après que ces 3 sujets eurent déposé leur cac, Durcet eut envie d'en
                    faire autant. Le duc qui tournaillait dès ce matin autour de son derrière,
                    saisit ce moment pour se satisfaire, et ils s'enfermèrent à la chapelle avec la
                    seule Constance qu'on garda pour le service. Le duc se satisfit et le petit
                    financier lui chia complètement dans la bouche, ces messieurs ne s'en tinrent
                    pas là, et Constance dit à l'évêque qu'ils avaient tous deux ensemble des
                    infamies une demi heure de suite. Je l'ai dit --- ils étaient amis dès
                    l'enfance, et n'avaient pas cessé depuis lors de se rappeler leurs plaisirs
                    d'écolier. À l'égard de Constance elle servit à peu de choses dans ce
                    tête-à-tête, elle torcha des culs, suçait, branlait quelques fois, tout au plus,
                    on passa au salon, où après un peu de conversation entre les 4 amis, on vint
                    leur annoncer le dîner. Il fut splendide et libertin comme à l'ordinaire et
                    après quelques attouchements et baisers libertins, plusieurs propos scandaleux,
                    qui l'assaisonnèrent, on passa au salon dans lequel on trouva Zéphire et
                    Hyacinthe, Michette et Colombe pour servir le café. Le duc foutit Michette en
                    cuisses, et Curval Hyacinthe. Durcet fit chier Colombe et l'évêque le mit en
                    bouche à Zéphire, Curval se ressouvenant d'une des passions racontées la veille
                    par Duclos voulut chier dans le con de Colombe, la vieille Thérèse qui était du
                    café, la plaça, et Curval agit, mais comme il faisait des scelles prodigieuses
                    et proportionées à l'immense quantité des vivres dont il se gonflait tous les
                    jours, presque tout culbuta par terre et ce ne fut, pour ainsi dire, que
                    superficialement qu'il allait merdifier ce joli petit con vierge, qu'il ne
                    semblait pas, que la nature eût destiné sans doute à d'ainsi sales plaisirs.
                    L'évêque délicieusement branlé par Zéphire, perdit son foutre plus <corr> fré
                    </corr> quemment en joignant au plaisir qu'il sentait celui du délicieux
                    tableau, dont on le rendait spectateur, il était furieux, il gronda Zéphire, il
                    gronda Curval, il s'en prit à tout le monde, on lui fit avaler un grand verre
                    d'élixir pour reparer, ses forces ; Michette et Colombe le couchèrent sur un
                    sopha pour sa méridienne, et ne le quittèrent pas. Il se réveilla assez bien
                    rétabli, et pour lui rendre encore mieux ses forces, Colombe le suça un instant,
                    son engin remonta le nez, et l'on passa au salon d'histoire --- il avait ce
                    jour-là Julie sur le canapé, comme il l'aimait assez, cette vue lui rendit un
                    peu de bonne humeur, le duc avait Aline, Durcet Constance, et le président sa
                    fille, tout étant prêt, la belle Duclos s'installa sur son trône et commença
                    ainsi : "Il est bien faux de dire que l'argent acquis par un crime ne porte pas
                    bonheur, nul système aussi faux, j'en réponds --- tout prospérait dans ma
                    maison, jamais la Fournier n'y avait vu tant de pratique ; ce fut alors, qu'il
                    me passa par la tête une idée un peu cruelle, je l'avoue, mais qui pourtant,
                    j'ose m'en flatter, messieurs, ne vous déplaira pas à un certain point, --- il
                    me semble que quand on n'avait pas fait à quelqu'un le bien que l'on devait lui
                    faire, il y avait une certaine volupté méchante à lui faire du mal et ma perfide
                    imagination m'inspira cette taquinerie libertine contre ce même petit Pétignon,
                    fils de ma bienfaitrice, et auquel j'avais été chargé de compter une fortune
                    bien attrayante certainement pour ce malheureux, et que je commençai déjà à
                    dissiper en folies, voici ce qui en fit naître l'occasion. Ce malheureux garçon
                    cordonnier marié avec une pauvre fille de son état, avait pour unique fruit de
                    cet hymen infortuné, une jeune fille de 12 ans et que l'on m'avait dépeinte
                    comme réunissant aux attraits de l'enfance tous les attributs de la plus tendre
                    beauté ; cet enfant qu'on élevait pauvrement mais cependant avec tout le soin
                    que pouvait permettre l'indigence des parents, dont elle faisait les délices, me
                    parut une excellente capture à faire, Pétignon ne venait jamais au logis, il
                    ignora les droits qu'il y avait, mais sitôt que la Fournier m'en eût parlé, mon
                    premier soin fut de me faire informer de lui et de tous ses entours, et ce fut
                    ainsi que j'appris qu'il possédait un trésor chez lui. Dans ce même temps, le
                    cte. de Mesanges, libertin fameux et de profession dont la Desgranges sans doute
                    aura plus d'une fois occasion de vous entretenir, vint s'adresser à moi, pour
                    lui faire avoir une pucelle qui n'eût pas 13 ans et cela à quelques prix que ce
                    fut. Je ne sais ce qu'il en voulait faire, car il ne passait pas pour un très
                    vigoureux homme, sur cette article, mais il y mettait pour clause après que son
                    prestige aurait été constaté par des experts, de l'acheter de ma main, une somme
                    prescrite, et que de ce moment-là, il n'aurait plus affaire à qui que ce fut,
                    attendu, disait-il, que l'enfant serait dépaisé et ne reviendrait peut-être
                    jamais en France. --- Comme, le Marquis était une de mes pratiques, et que vous
                    l'allez voir bientôt lui-même sur la scène, je mis tout à l'œuvre, pour le
                    satisfaire et la petite fille de Pétignon me parut positivement ce qu'il m'y
                    fallait, mais comment la dépaiser ? L'enfant ne sortait jamais, on l'instruisait
                    dans la maison même, c'était retenu avec une sagesse, une circonspection, qui ne
                    me laissait aucun espoir. Il ne m'était possible d'employer pour lors ce fameux
                    débaucheur de filles, dont j'ai parlé, il était pour lors à la campagne et le
                    marquis me pressait. Je ne trouvai donc qu'un moyen et ce moyen servait on ne
                    peut mieux la petite méchanceté secrète qui me portait à faire ce crime, car il
                    l'aggravait, je suscitai des affaires au mari et à la femme, de tâcher de les
                    faire enfermer tous deux, et la petite fille se trouvant par ce moyen ou moins
                    gênée ou chez des amis, il me serait aisé de l'attirer dans mon piège. Je leur
                    lançai donc un procureur de mes amis, homme à toute main, et dont j'étais sûre
                    pour de tels coups d'adresse, il s'informa déterra des créanciers, les excite,
                    les soutient, bref, en huit jours le mari et la femme sont en prison. De ce
                    moment, tout me devint aisé, une marcheuse, adroite accosta bientôt la petite
                    fille abandonnée chez des pauvres voisins, elle vint chez moi, tout répondait à
                    son extérieur, c'était la peau la plus douce, et la plus blanche, les petits
                    appas les plus ronds, les mieux formés... il était difficile en un mot, de
                    trouver un plus joli enfant, comme elle me revenait près de vingt louis tous
                    frais faits, et que le marquis voulait la payer une somme préscrite, au delà du
                    payement de laquelle il ne prétendait ni en entendre parler ni avoir affaire en
                    personne, je la lui laissai pour cent louis et comme il devenait essentiel que
                    l'on n'eût jamais vent de mes démarches, je me contentai de gagner 60 louis sur
                    cette affaire et fis passer encore 20 à mon procureur pour embrouiller les
                    choses de manière à ce que le père et la mère de cette jeune enfant ne pussent
                    savoir de longtemps des nouvelles de leur fille ; il en surent, sa fuite était
                    impossible à cacher, les voisins coupables de négligence s'excusèrent comme ils
                    purent, et quant au cher cordonnier et à son épouse, mon procureur fit si bien,
                    qu'ils ne purent jamais remédier à cet accident, car ils moururent tous deux en
                    prison au bout de près d'onze ans de capture. Je gagnai doublement à ce petit
                    malheur, puisqu'en même temps qu'il m'assurait la possession certaine de
                    l'enfant que j'avais vendu, il m'assurait aussi celle de 60 mille francs qui
                    m'avaient été comptés pour lui. Quant à la petite fille, le marquis m'avait dit
                    vrai, jamais je n'en entendis parler, et ce sera vraisemblablement md.
                    Desgranges qui vous finira son histoire. Il est temps de vous ramener à la
                    mienne et aux événements journaliers qui peuvent vous offrir les détails
                    voluptueux dont nous avons entamé la liste." --- "Oh, parbleu," dit Curval,
                    "j'aime ta prudence à la folie, il y a là une scélératesse réfléchie, un ordre
                    qui me plaît, on ne saurait davantage, et la taquinerie d'ailleurs, d'avoir
                    donné le dernier coup à une victime que tu n'avais encore qu'accidentellement
                    écorchée me paraît un raffinement d'infamie qui peut se placer à côté de nos
                    chef-d'œuvres." "Moi j'aurais peut-être fait pis," dit Durcet, "car enfin ces
                    gens-là pouvaient obtenir la délivrance, il y a tant de sots dans le monde qui
                    ne songent qu'à soulager ces gens-là, pendant tout le temps de leur vie,
                    c'étaient des inquiétudes pour toi." --- "Non," reprit la Duclos, "quand on n'a
                    pas dans le monde le crédit que vous y avez, et que pour ses coquineries il faut
                    employer des gens en son ordre, la circonspection devient souvent nécessaire, et
                    l'on n'ose pas alors tout ce que l'on voudrait bien faire." --- "C'est juste,
                    c'est juste," dit le duc. "Elle ne pouvait en faire davantage." Et cette aimable
                    créature reprit ainsi la suite de sa narration : "Il est affreux," dit cette
                    belle fille, "d'avoir encore à vous entretenir de turpitudes semblables à celles
                    dont je vous parle depuis, plusieurs jours, mais <corr> vous </corr> avez exigé
                    que <corr> je </corr> réunisse tout ce qui pouvait y avoir trait, et que je ne
                    laisse rien sous le voile. Encore trois exemples de ces saletés atroces, et nous
                    passerons à d'autres fantaisies. Le premier que je vous citerai est celui du
                    vieux directeur des domaines âgé d'environ 66 ans. Il faisait mettre la femme
                    toute nue, et après lui avoir caressé un instant les fesses avec plus de
                    brutalité que de délicatesse, il l'obligeait de chier devant lui à terre au
                    milieu de la chambre, quand il avait joui de la perspective, il venait à son
                    tour déposer son cac à la même place, puis les réunissant avec ses mains tous
                    deux, il obligeait la fille à venir à quatre pattes manger la galimafrée,
                    toujours en présentant bien le derrière qu'elle devait avoir eu l'attention de
                    laisser très merdeux, il se manualisait pendant la cérémonie, et déchargeait
                    quand tout était mangé. Peu de filles, comme vous le croyez bien, messieurs,
                    consentaient à se soumettre à de telles cochonneries, et cependant il les lui
                    fallait jeunes et fraîches. --- Je les trouvais parce que tout se trouve à
                    Paris, mais je les lui faisais payer. --- Le second exemple des trois qui me
                    restent à vous citer en ce genre, exigeait de même une furieuse docilité de la
                    part de la fille, mais comme le libertin la voulait extrêmement jeune, je
                    trouvais plus facilement des enfants pour se prêter à ces choses-là que des
                    filles faites. Je lui donnai à celui, que je vais vous citer, une petite
                    bouquetière de 13 à 14 ans, fort jolie. Il arrive, fait quitter à la fille
                    seulement ce qui la couvre de la ceinture en bas, lui maniait un instant le
                    derrière, la faisait péter, puis se donnait lui-même quatre ou cinq lavements
                    qu'il obligea la petite fille à recevoir dans sa bouche et à avaler à mesure que
                    le flot tombait dans sa gorge. Pendant ce temps-là comme il était à cheval sur
                    sa poitrine, d'une main il branlait un assez gros vit, et de l'autre il lui
                    paîtrissait la motte, et il lui fallait en raison de cela toujours sans le plus
                    léger poil. Celui dont je vous parle, voulut encore recommencer après 6 parce
                    que sa décharge n'était pas faite. La petite fille qui vomissait à mesure, lui
                    demanda grâce, mais il lui rit au nez, et n'en fut pas moins son train, et ce ne
                    fut que le 6me, que je vis son foutre couler. Un vieux banquier vient enfin nous
                    fournir le dernier exemple de ces saletés, prises au principal, car je vous
                    avertis, que comme accessoire nous les reverrons encore souvent. Il lui fallait
                    une femme belle, mais de 40 à 45 ans, et dont la gorge était extrêmement
                    flacque. Dès qu'il fut avec elle, il la fit mettre nue seulement de la ceinture
                    en haut, et ayant manié brutalement les tetons : "Les beaux pics de vaches,"
                    s'écria-t-il, "à quoi des triples comme cela peuvent-elles être bonnes si ce
                    n'est à torcher mon cul ?" Ensuite il les pressait, les tortillait l'une avec
                    l'autre, les tiraillait, les broyait, crachait dessus et mettait quelquefois son
                    pied crotté dessus, toujours en disant que c'était une chose bien infâme qu'une
                    gorge et qu'il ne concevait pas à quoi la nature avait destiné ces peaux-là, et
                    pourquoi il en avait gâté et déshonoré le corps de la femme. Après tous ces
                    propos saugrenus, il se mit nu comme la main, mais, Dieu, quel corps Comment
                    vous le peindre, messieurs Ce n'était qu'un ulcère dégoûtant, sans cesse de pus,
                    depuis les pieds jusqu'à la tête et dont l'odeur infect se faisait même sentir
                    de la chambre voisine, où j'étais. Tel était pourtant la belle relique qu'il
                    fallait sucer." --- "Sucer ?" dit le duc. --- "Oui, messieurs," dit Duclos,
                    "sucer depuis les pieds jusqu'à la tête sans laisser une seule place large comme
                    un louis d'or, où la langue n'eût passé ; la fille que je lui avais donnée eut
                    beau être prévenue, dès qu'elle vit ce cadavre ambulant, elle recula d'horreur."
                    --- "Comment dont, garce," dit-il, "je crois que je te dégoûte, il faut pourtant
                    que tu me suces, que ta langue lèche absolument toutes les parties de mon corps.
                    Ah, ne faites pas tant la dégoûtée, d'autres que toi l'ont bien fait, allons,
                    allons, point de façons " On a bien raison de dire que l'argent fait tout faire,
                    la malheureuse que je lui avais donnée était dans la plus extrême misère ; il y
                    avait deux louis à gagner, elle fit tout ce qu'on voulut et le vieux podagre
                    enchanté de sentir une langue douce se promener sur son corps hideux, et adoucir
                    l'âcreté dont il était dévoré, se branlait voluptueusement pendant l'opération.
                    Quand elle fut faite, et comme vous le croyez bien ce ne fut pas sans de
                    terribles dégoûts de la part de cette infortunée, quand elle fut faite, dis-je,
                    il la fit étendre à terre sur le dos, se mit à cheval sur elle, lui chia sur les
                    tetons, et les pressant après l'une après l'autre, il s'en torcha le derrière,
                    mais de décharge je n'en vis point, et je sus quelque temps après qu'il lui
                    fallait plusieurs semblables opérations pour en déterminer une et comme c'était
                    un homme qui ne revenait guère d'une fois dans le même endroit, je ne le revis
                    plus et j'en fus en vérité fort aise." --- "Ma foi," dit le duc ; "je trouve la
                    clôture de l'opération de cet homme-là très raisonnable, et je n'ai jamais
                    compris que des tetons pussent réellement servir à autre chose qu'à torcher des
                    culs." --- "Il est certain," dit Curval qui maniait assez brutalement ceux de la
                    tendre et délicate Aline, "il est certain, en vérité, que c'est une chose bien
                    infâme que des tetons, je n'en vois jamais, que ce ne me mette en fureur --- je
                    prouve en voyant cela, un certain dégoût, une certaine répugnance, je ne connais
                    que le con, qui m'en fasse éprouver une plus vive." Et en même temps il se jeta
                    dans son cabinet en entraînant par le sein Aline, et se faisant suivre de Sophie
                    et de Zelmire, les deux filles de son sérail, et de Fanchon. On ne sait trop ce
                    qu'il y fit, mais on entendit un grand cri de femme, et peu après les hurlements
                    de sa décharge, il rentra, Aline pleurait et tenait un mouchoir sur son sein, et
                    comme tous ces évènements-là ne faisaient jamais sensation, ou tout au plus
                    celle de rire, Duclos reprit en continuant le fil de son histoire. "J'expédiai
                    moi-même," dit-elle, quelques jours après, un vieux moine dont la manie plus
                    fatiguante pour les mains, n'était cependant pas aussi répugnante au cœur. Il me
                    livra un gros vilain fessier dont la peau était comme du parchemin, il fallait
                    lui paîtrir le cul, le lui serrer de toutes mes forces, mais quand j'en fus au
                    trou, rien ne paraissait assez violent pour lui, il fallait saisir la peau de
                    cette partie-là, la frotter, la pincer, l'agiter fortement entre mes doigts, et
                    ce n'était qu'à la vigueur de l'opération qu'il répandait son foutre, du reste
                    il se branlait lui-même pendant l'opération, et ne me troussa seulement pas.
                    Mais il fallait que cet homme-là avait une fierce habitude de cette
                    manipulation, car son derrière, d'ailleurs mollasse et pendant, était pourtant
                    revêtu d'une peau aussi épaisse, que de cuir. Le lendemain sur les éloges sans
                    doute, qu'il fit en son couvent de ma manière d'agir, il m'amena un de ses
                    confrères, sur le cul duquel il fallait appuyer des claques de toutes mes forces
                    avec mes mains, mais celui-ci plus libertin et plus examinateur, visitait
                    soigneusement avant les fesses de la femme, et mon cul fut baisé, langoté à dix
                    ou douze reprises de suite, dont les intervalles furent remplis par des claques
                    sur le sien. Quand sa peau fut devenue écarlate, son vit dressa et je puis
                    certifier que c'était un des plus beaux engins que j'eusse encore maniés, alors
                    il me le remit entre les mains, en m'ordonnant de le branler pendant que je
                    continuerais de claquer de l'autre." --- "Ou je me trompe," dit l'évêque, "ou
                    nous voici à l'article des fustigations passives." --- "Oui, mgr.," dit la
                    Duclos, "et comme ma tâche d'aujourd'hui est remplie vous trouverez bon, que je
                    remette à demain le commencement des goûts de cette nature, dont nous aurons
                    plusieurs soirées de suite à nous occuper." --- Comme il restait encore près
                    d'une demi-heure avant l'instant du souper, Durcet dit, que pour se donner de
                    l'appétit, il voulait prendre quelques lavements, on se doute du fait, et toutes
                    les femmes frémissaient, mais l'arrêt était porté, il n'y avait plus à en
                    revenir. Thérèse qui le servait ce jour-là, assura qu'elle le donnait à
                    merveille, de l'assertion elle passa à la preuve, et dès que le petit financier
                    eut les entrailles chargées, il signifia à Rosette d'avoir à venir tendre le
                    bec, il y eut un peu de réguignements, un peu de difficultés, mais il fallut
                    obéir, et la pauvre petite en avala deux, quitte à les rendre après, ce qui
                    comme on l'imagine bien ne fut pas long, heureusement, que le souper vint, car
                    il allait sans doute recommencer, mais cette nouvelle ayant chargé la
                    disposition de tous les esprits, on fut s'occuper d'autres plaisirs, aux orgies
                    on poussa quelques scelles sur des tetons et on fit beaucoup chier de cul, le
                    duc mangea devant tout le monde l'étron de la Duclos, pendant que cette belle
                    fille le suçait et que les mains du paillard s'égaraient un peu partout, son
                    foutre partit avec abondance, et Curval l'ayant imité avec la Champville, on
                    parla enfin de s'aller coucher. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Dix-septième journée. </head>
                <p> La terrible antipathie du président pour Constance éclatait tous les jours, il
                    avait passé la nuit avec elle par un arrangement avec Durcet, à qui elle
                    revenait, et il en fit le lendemain les plaintes les plus amères : "Puisqu'à
                    cause de son état," dit-il, "on ne veut pas la soumettre aux corrections
                    ordinaires, de peur qu'elle n'accouche avant l'instant, où nous nous disposons à
                    recevoir ce fruit-là, au moins, sacre Dieu," disait-il, "faudrait-il trouver un
                    moyen de punir cette putain, quand elle fait des sottises " Mais que l'on voie
                    un peu ce que c'est que le maudit esprit des libertins, lorsqu'on analyse ce
                    tort prodigieux, ô lecteur, devine ce que c'était, il s'agissait de s'être
                    malheureusement tournée par devant lorsqu'on lui demandait le derrière, et ces
                    torts-là, ne se pardonnaient pas, mais ce qu'il y a de pis encore, c'est qu'elle
                    ne vit le fait, elle prétendait --- avec assez de fondement, --- que c'était aux
                    calomnies du président qui ne cherchait qu'à la perdre et qu'elle ne couchait
                    jamais avec lui, sans qu'il n'inventa de pareils mensonges, mais comme les lois
                    étaient formulées sur cela, et que jamais les femmes n'étaient crues, il fut
                    question de savoir, comment on punirait à l'avenir cette femme sans risque de
                    gâter son fruit, on décida qu'à chaque délit elle serait obligée à manger un
                    étron et en conséquence Curval exigea qu'elle commença sur le champ, on
                    approuva, on était pour lors au déjeuner dans l'appartement des filles, elle eut
                    ordre de s'y rendre, le président chia au milieu de la chambre, et il lui fut
                    enjoint d'aller à 4 pattes dévorer ce que le cruel homme venait de faire, elle
                    se jeta aux genoux, elle demanda pardon, rien n'attendrit, et la nature avait
                    mis de bronze au lieu d'un cœur dans ce ventre-là, rien de plus plaisant que
                    toutes les simagries que la pauvre petite femme fit avant d'obéir, et Dieu sait
                    comme on s'en amusait, enfin il fallait prendre son parti, le cœur bondit à la
                    moitié de l'ouvrage, il n'en fallut pas moins l'achever, et tout y passa, chacun
                    de nos scélérats excité par cette scène, se faisait, en la voyant, branler par
                    une petite fille et Curval singulièrement excité de l'opération et qu'Augustine
                    branlait à merveille, se sentant prêt à débonder, appela Constance qui finissait
                    à peine son triste déjeuner : "Viens putain," lui dit-il, "quand on a gobé le
                    poisson, il y faut mettre de la sauce, elle est blanche, viens la recevoir, il
                    fallut encore passer par là et Curval, qui tout en opérant faisait chier
                    Augustine, lâcha le cul dans la bouche de cette malheureuse épouse du duc, en
                    avalant la petite merde fraîche et délicate de l'intéressante Augustine. Les
                    visites se firent, Durcet trouva de la merde dans le pot de chambre de Sophie.
                    --- La pauvre personne s'excusa en disant qu'elle s'était trouvée incommodée.
                    "Non," dit Durcet, en maniant l'étron, "une scelle d'indigestion est en foire,
                    et ceci est un étron très sain," et en prenant aussitôt son funeste cahier, il
                    inscrivit dessus le nom de cette charmante créature, qui fut cacher ses larmes,
                    et déplorer sa situation, tout le reste était en règle, mais dans la chambre des
                    garçons, Zélamir, qui avait chié la veille aux orgies et à qui l'on avait fait
                    dire de ne pas se torcher le cul, se l'était nettoyé sans permission ; tout cela
                    était des crimes capitaux ; Zélamir fut inscrit --- Durcet malgré cela lui baise
                    le cul et s'en fit sucer un instant, puis l'on passa à la chapelle, où l'on vit
                    chier deux fouteurs subalternes, Aline, Fanni, Thérèse et la Chanville. Le duc
                    reçut dans sa bouche l'étron de Fanni, et le mangea, l'évêque celui des deux
                    fouteurs dont il en goba un, Durcet celui de Chanville, et le président celui
                    d'Aline, qu'il envoya malgré sa décharge à côté de celui d'Augustine. La scène
                    de Constance avait échauffé les têtes, car il y avait longtemps qu'on ne s'était
                    permis de telles incartades le matin. On parla morale au dîner, le duc dit qu'il
                    ne concevait pas comment les lois en France sévissaient contre le libertinage,
                    puisque le libertinage en occupant les citoyens les distraisait de cabales et de
                    révolutions, l'évêque dit que les lois ne sévissaient pas positivement contre le
                    libertinage, mais contre les excès, alors on les analysa, et le duc prouva qu'il
                    n'y en avait aucun de dangereux, aucun qui pût être suspect au gouvernement et
                    qu'il y avait d'après cela non seulement de la cruauté, mais même de
                    l'absurdité, en vouloir fronder contre de telles minuties ; des propos on vint
                    aux effets, le duc à moitié ivre s'abandonna dans les bras de Zéphire et suça
                    une heure la bouche de ce bel enfant, pendant qu'Hercule profitant de la
                    situation, enfonça au duc son énorme engin dans l'anus, Blangis se laissa faire
                    et sans autre action, sans autre mouvement, il changea de sexe, sans s'en
                    apercevoir. Ses compagnons se livrèrent de leur côté à d'autres infamies, et
                    l'on fut prendre le café ; comme on venait de faire beaucoup de sottises, il fut
                    assez tranquille, et ce fut peut-être le seul de tout ce voyage, où il n'y eut
                    de foutre de répandu ; Duclos, déjà sur son estrade, attendait la compagnie et
                    lorsqu'elle fut placée, elle s'annonça de la manière suivante : "Je venais de
                    faire une perte dans ma maison, qui m'était sensible de toutes les manières,
                    Eugénie, que j'aimais passionément, et qui m'était singulièrement utile à cause
                    de ses extraordinaires complaisances, pour tout ce qui pouvait me rapporter de
                    l'argent, Eugénie, dis-je, venait de m'être enlevée de la plus singulière façon,
                    un domestique ayant payé la somme convenue était venu la chercher, disait-il,
                    pour un souper à la campagne, dont elle rapporterait peut-être sept ou huit
                    louis, je n'étais pas à la maison lorsque cela était arrivé, car je ne l'aurais
                    jamais laissée ainsi sortir avec un inconnu, mais on ne s'adressa qu'à elle, et
                    elle accepta --- de mes jours, je ne l'ai revue." --- "Ne la reverras," dit la
                    Desgranges, "la partie qu'on lui proposait, était la dernière de sa vie et ce
                    sera à moi de dénouer cette partie-là du roman de cette belle fille." --- "Ah,
                    grand Dieu," dit Duclos, "une si belle fille à 20 ans, la figure la plus fine et
                    la plus agréable." --- "Et," ajouta la Desgranges, "le plus beau corps de Paris,
                    tous ces attraits-là lui devinrent funestes, mais poursuivez, et n'empiétons pas
                    sur les circonstances." --- "Ce fut Lucile," dit Duclos, "qui la remplaça et
                    dans mon cœur et dans mon lit, mais non pas dans les emplois de la maison, car
                    il s'en fallait beaucoup qu'elle eût et sa soumission et sa complaisance, ---
                    quoiqu'il en soit, ce fut entre ses mains que je confiai peu après le prieur des
                    bénédictins, qui venait de temps en temps me faire visite et qui communément
                    s'amusait avec Eugénie ; après que ce bon père avait branlé le con avec sa
                    langue, et qu'il avait bien sucé la bouche, il fallait le fouetter légèrement
                    avec des verges, seulement sur le vit et les couilles, et il déchargeait sans
                    bander, du seul frottement, de la seule application des verges sur ces
                    parties-là. Son plus grand plaisir alors consistait à voir la fille faire sauter
                    en l'air avec le bout des verges, les gouttes de foutre, qui sortaient de son
                    vit. Le lendemain, j'en expédiai moi-même un, auquel il fallait appliquer cent
                    coups de verges bien comptés sur le derrière, précédemment il baisait le
                    derrière, et pendant qu'on le fessait, il se branlait lui-même. ? Un troisième
                    voulut encore de moi quelque temps après ; mais il y mettait en tous les points
                    plus de cérémonie, j'étais avertie de 8 jours à l'avance, et il fallait que
                    j'eusse passé tout ce temps-là sans me laver en aucune partie de mon corps, et
                    principalement ni le con, ni le cul, ni la bouche, que du moment de
                    l'avertissement, j'eusse mis, trempé dans un pot, plein d'urine et de la merde,
                    au moins trois poignets de verge. Il arriva enfin, c'était un vieux receveur de
                    gabelles, homme fort à son aise, veuf sans enfants et qui faisait très souvent
                    de pareilles parties ; la première chose dont il s'informa, est de savoir, si
                    j'avais été exacte sur l'abstinence des ablutions, qu'il m'avait prescrites, je
                    l'assurai que oui et pour s'en convaincre, il commença par m'appliquer un baiser
                    sur les lèvres, qui le satisfit sans doute, car nous montâmes et je savais que
                    si à ce baiser qu'il me faisait, moi étant à jeûne, il avait reconnu, que
                    j'eusse usé de quelque toilette, il n'aurait pas voulu consommer la partie. Nous
                    montons donc, il regarde les verges dans le pot, où je les avais placées, puis
                    m'ordonnant de me déshabiller, il vient avec attention, flairer toutes les
                    parties de mon corps, où il m'avait le plus expressivement défendu, de me laver,
                    comme j'avais été très exacte, il y trouva sans doute le fumet, qu'il y
                    désirait, car je le vis s'échauffer dans son harnois, et s'écrier : "Ah, foutre,
                    c'est bien cela que je veux"; alors je lui maniai le derrière de mon tour,
                    c'était exactement un cuir bouilli, tant pour la couleur que pour la dureté de
                    la peau. Après avoir un instant caressé, manié, entr'ouvert ce fessier
                    rabouteux, je m'empare des verges et sans les essuyer je commence par lui en
                    cingler dix coups de toutes mes forces, mais non seulement il ne fit aucun
                    mouvement, mais même mes coups ne parurent seulement pas effleurer cette
                    inentamable citadelle. Après cette première reprise, je lui enfonça trois doigts
                    dans l'anus, et je me mis de l'y secouer de toute ma force, mais notre homme
                    était également insensible partout, il ne frétilla seulement pas, ces deux
                    premières cérémonies faites, ce fut lui qui agit, je m'appuyai le ventre sur le
                    lit, il s'agenouilla, écarta mes fesses et promena sa langue alternativement
                    dans les deux trous, lesquels sans doute d'après ses ordres ne devaient pas être
                    très odoriférants. Après qu'il a bien sucé je refouette et je socratise, lui se
                    ragenouille et me lèche, et ainsi de suite au moins pendant quinze reprises ;
                    enfin, instruite de mon rôle et me réglant sur l'état de son vit que
                    j'observais, sans le toucher, avec le plus grand soin, à l'une de ses
                    agenouillades, je lui lâche mon étron sur le nez, il renverse, me dit que je
                    suis une insolente, et décharge en se branlant lui-même, et en jetant des cris
                    qu'on eût entendus dans la rue, sans les précautions que j'avais prises pour
                    empêcher qu'il ne pussent percer, mais l'étron tomba à terre, il ne fit que le
                    voir et le sentir, ne le reçut point dans sa bouche, et n'y toucha point ; il
                    avait reçu au moins deux cent coups de fouet, et je puis le dire, --- sans qu'il
                    y parût, sans que son derrière raccorni par une longue habitude en eût seulement
                    les plus légères marques. --- "Oh, parbleu," dit le duc, "voilà un cul,
                    président, qui peut faire parole au tien." --- "Il est bien certain," dit Curval
                    en balbutiant, parce qu'Aline le branlait, "il est bien certain que l'homme dont
                    on parle là a positivement mes fesses et mes goûts, car j'approuve infiniment
                    l'absence du bidet, mais je la voudrais plus longue, je voudrais qu'on n'eût pas
                    touché d'eau, au moins de trois mois." --- "Président, tu bandes," lui dit le
                    duc. --- "Croyez-vous," dit Curval, "ma foi, demande-le à Aline, elle vous dira
                    ce qu'il en est, car pour moi, je suis si accoutumé à cet état, que je ne
                    m'aperçois jamais ni quand il cesse ni quand il commence, tout ce que je puis
                    vous certifier, c'est que dans le moment, où je vous parle, je voudrais une
                    putain très impure, je voudrais qu'elle débouchât pour moi de la lunette des
                    commodités, que son cul sentît bien la merde, et que son con sentît la marée.
                    --- Hélas, Thérèse, dont la saleté remonte au déluge, toi, qui, depuis le
                    baptême n'as pas torché ton cul, et dont l'infâme con empeste à trois lieues à
                    la ronde, viens apporter tout cela sur mon nez, je te prie, et joins y même un
                    étron, si tu veux " --- Thérèse approche, de ses appas sales dégoûtants et
                    flétris elle frotte le nez du président, elle y pose de plus l'étron désiré,
                    Aline branle, le libertin décharge, et Duclos reprend ainsi la suite de sa
                    narration. "Un vieux garçon qui recevait tous les jours une fille nouvelle pour
                    l'opération, que je vais dire, me fit prier par une de mes amies, d'aller le
                    voir et on m'instruisit en même temps du cérémonial en usage chez ce paillard
                    d'habitude. J'arrive, il m'examine avec ce coup d'œil flegmatique, que donne
                    l'habitude du libertinage, coup d'œil sûr et qui dans une minute apprécie
                    l'objet qu'on lui offre. --- "On m'a dit que vous aviez un beau cul," me dit-il,
                    "et comme j'ai depuis près de 60 ans un faible décidé pour de belles fesses,
                    j'ai voulu voir, si vous souteniez votre réputation. --- Troussez " --- Ce mot
                    énergique était un ordre suffisant, non seulement j'offre la médaille, mais je
                    l'approche le plus que je peux du nez de ce libertin de profession ; d'abord je
                    me tiens droite, peu-à-peu je me penche et lui montre l'objet de son culte, sous
                    toutes les formes qui peuvent lui plaire le plus, à chaque mouvement je sentais
                    la main du paillard, qui se promenait sur la surface et qui perfectionnait la
                    situation, soit en la consolidant, soit en la faisant prendre un peu mieux à sa
                    guise. "Le trou est bien large," me dit-il, "il faut que vous vous soyez
                    furieusement prostituée sodomitement dans votre vie." --- "Hélas, monsieur," lui
                    dis-je, "nous vivons dans un siècle, où les hommes sont si capricieux que pour
                    leur plaire il faut bien un peu se prêter à tout." Alors je sentis sa bouche se
                    coller hermétiquement au trou de mes fesses, et sa langue essaya de pénétrer
                    dans l'orifice, je saisis l'instant avec adresse, ainsi que cela m'était
                    recommandé, et lui fais glisser sur la langue le vent le mieux nourri et le plus
                    moëlleux. Le procédé ne lui déplaît nullement, mais il ne s'en émeut pas
                    davantage, enfin au bout d'une demie douzaine, il se lève, me conduisit dans la
                    ruelle de son lit, et m'y fait voir un sceau de fayence dans lequel trempaient
                    quatre poignets de verges, au-dessus du sceau pendaient plusieurs martinets
                    attachés à des clous à crochets dorés. --- "Armez-vous," me dit le paillard, "de
                    l'une et de l'autre de ces armes, voilà mon cul, il est, comme vous le voyez,
                    sec, maigre et très endurci, touchez " et comme je venais d'obéir : --- "Vous le
                    voyez," continuait-il, "c'est un vieux cuir endurci aux coups et qui ne
                    s'échauffe plus qu'aux excès les plus incroyables, je vais me tenir dans cette
                    attitude," dit-il, en s'étendant sur les pieds de son lit, couché sur le ventre
                    et les jambes à terre, "servez-vous tour à tour de ces deux instruments, tantôt
                    les verges et tantôt le martinet, ce sera long, mais vous aurez une marque sûre
                    de l'approche du dénouement, dès que vous verrez, qu'il arrivera à ce cul
                    quelque chose d'extraordinaire, tenez-vous prête à imiter ce que vous lui verrez
                    faire, nous changerons de place, je m'agenouillerai devant vos belles fesses,
                    vous ferez ce que vous m'aurez vu faire et je déchargerai, mais surtout ne vous
                    impatientez pas, parce que je vous préviens encore une fois, qu'il y en a pour
                    très longtemps." Je commence, je change de meuble, comme il me l'a recommandé,
                    mais quel flegme, grand Dieu j'étais en nage ; pour frapper plus à mon aise, il
                    m'avait fait mettre le bras nu jusqu'au cou, il y avait plus de trois quarts
                    d'heure, que j'y allais à tour de bras, tantôt avec les verges, tantôt avec le
                    martinet et je n'en voyais pas ma besogne plus avancer, notre paillard immobile
                    ne remuait pas plus que s'il eût été mort, on eût dit, qu'il savourait en
                    silence les mouvements internes de volupté, qu'il recevait de cette opération,
                    mais aucun vestige extérieur, nulle apparence qu'elle influa seulement sur sa
                    peau, enfin deux heures sonnèrent --- et j'étais depuis onze à l'ouvrage, "tout
                    à coup, je le vois soulever les reins, il écarte les fesses, j'y passe et
                    repasse mes verges dans de certains intervalles, tout en continuant de fouetter
                    ; un étron part, je fouette, mes coups vont faire voler la merde au plancher.
                    "Allons courage," lui dis-je, "nous voilà au port," ? alors notre Homme se
                    relève en fureur, son vit dur et mutin, était collé contre son ventre.
                    "Imitez-moi," me dit-il, "imitez-moi, il ne me faut plus que de la merde, pour
                    vous donner du foutre " --- Je me courbe promptement à sa place, il
                    s'agenouille, comme il l'avait dit, et je lui ponds dans la bouche un œuf, qu'à
                    ce dessein je gardais depuis près de trois jours, en le recevant, son foutre
                    part, et il se jette en arrière en hurlant de plaisir, mais sans avaler et sans
                    même garder plus d'une seconde l'étron que je venais de lui déposer, au reste,
                    excepté vous, messieurs, qui, sans doute --- êtes des modelles en ce genre, j'ai
                    vu peu d'hommes avoir des crispations plus aiguës, il s'évanouit presque en
                    répandant son foutre. La sauce me valut deux louis. Mais à peine rentrée à la
                    maison, que je trouvais Lucile aux prises avec un autre vieillard, qui sans lui
                    avoir fait aucun attouchement préliminaire, se faisait simplement fustiger,
                    depuis le haut des reins jusqu'au bas des jambes, avec des verges trempés dans
                    le vinaigre, et les coups dirigés tant que la force de son bras y pouvait
                    suffire ; celui terminait l'opération en se faisant sucer, la fille se mettait à
                    genoux devant lui, dès qu'il en donnait le signal, et faisant flotter ses
                    vieilles couilles usées sur ses tetons, elle prenait l'engin mollasse dans sa
                    bouche, où le pêcheur amendé ne tardait pas à pleurer ses fautes" --- et Duclos
                    ayant terminé ce qu'elle avait à dire dans sa soirée, comme l'heure du soupé
                    n'était pas encore venue, on fit quelques poliçonneries en l'attendant. "Tu dois
                    être rendu, président," dit le duc à Curval, "voilà deux décharges que je te
                    vois faire aujourd'hui, et tu n'es guère accoutumé à perdre dans un jour une
                    telle quantité de foutre." --- "Gageons pour une troisième," dit Curval, qui
                    patinait les fesses de la Duclos. --- "Oh tout ce que tu voudras," dit le duc,
                    --- "Mais j'y mets une clause," dit Curval, "c'est que tout me sera permis." ---
                    "Oh, non," reprit le duc, "tu sais bien, qu'il y a des choses que nous nous
                    sommes promis de ne pas faire avant les époques, où elles nous seront comptées,
                    nous faire foutre était du nombre, avant d'y procéder, nous devions attendre
                    qu'on nous citât dans l'ordre reçu quelque exemple de cette passion et cependant
                    vos représentations à tous messieurs, nous avons passé par le dessein, il est
                    beaucoup de jouissances particulières que nous aurions dû nous interdire
                    également jusqu'au temps de leur narration et que nous tolérons, pourvu qu'elles
                    se passent ou dans nos chambres ou dans nos cabinets, tu viens de t'y livrer
                    tout à l'heure avec Aline, est-ce pour rien qu'elle a jeté un cri percent et
                    qu'elle maintenait son mouchoir sur sa gorge ? Eh bien, choisis donc ou dans les
                    jouissances mystérieuses ou dans celles, que nous nous permettons publiquement,
                    et que ta troisième vienne d'une de ces seules espèces de choses, et je parie
                    cent louis que tu ne la fais pas." Alors le président demanda, s'il pourrait
                    passer au boudoir du fond, avec tels sujets que bon lui semblerait, --- on le
                    lui accorda, avec la seule clause, que Duclos serait présente, et qu'on ne s'en
                    rapportait qu'à elle sur la certitude de cette décharge. "Allons," dit le
                    président, "j'accepte," et pour débuter, il se fit donner d'abord devant tout le
                    monde cinq cent coups de fouet par la Duclos, cela fait, il emmena avec lui sa
                    chère et seule amie Constance, à qui l'on le pria pourtant de ne rien faire qui
                    puisse faire tort à sa grossesse, il y joignit sa fille Adélaïde, Augustine,
                    Zelmire, Céladon, Zéphire, Thérèse, Fanchon, la Chanville, la Desgranges et la
                    Duclos avec trois fouteurs. "Oh foutre," dit le duc, "nous n'étions pas convenus
                    que tu te servirais de tant de sujets." --- Mais l'évêque et Durcet prenant le
                    parti du président, assurèrent qu'il n'avait été question du nombre, le
                    président avec sa troupe fut donc s'enfermer, et au bout d'une demi heure que
                    l'évêque Durcet et le duc avec ce qui leur restait de sujets ne passèrent pas à
                    prier Dieu, au bout d'une demi heure --- dis-je --- Constance et Zelmire
                    rentrèrent en pleurant et le président les suivit bientôt avec le reste de sa
                    troupe. Soutenu sur la Duclos qui rendit témoignage de sa vigueur et certifia
                    qu'à bonne justice il méritait une couronne de myrte, le lecteur trouvera bon
                    que nous ne révélions pas ce que le président avait fait, les circonstances ne
                    nous le permettent point encore, mais il avait gagné la gageure, et c'était là
                    l'essentiel. "Voilà cent louis," dit-il, en les recevant, "qui me serviront à
                    payer une amende, à laquelle je crains d'être bientôt condamné." --- Voilà
                    encore une chose que nous prions le lecteur de nous permettre de ne lui
                    expliquer qu'à l'événement, mais qu'il y voie seulement comme ce scélérat
                    prévoyait ses fautes d'avance, et comme il prenait son parti sur la punition
                    qu'elles devaient lui mériter, sans se mettre le moins du monde en peine, ou de
                    les prévenir ou de les éviter. --- Comme il ne se passa absolument que des
                    choses ordinaires depuis cet instant là jusqu'à celui où les narrations du
                    lendemain commencèrent, nous allons tout de suite y transporter le lecteur. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Dixième-huitième journée. </head>
                <p> Duclos, belle, pariée et toujours plus brillante, que jamais commença ainsi les
                    récits de la 18me soirée. --- "Je venais de faire l'acquisition d'une grosse et
                    grande créature, nommée Justine, elle avait 25 ans, 5 pieds 6 de haut, membrée
                    comme une servante de cabaret, d'ailleurs de beaux traits, une belle peau, et le
                    plus beau cul du monde, comme ma maison abondait en ces sortes de vieux
                    paillards, qui ne retrouvent quelque motion de plaisirs que dans les supplices
                    qu'on leur fait éprouver, je crus qu'une telle pensionnaire ne pouvait que
                    m'être d'un grand secours ; dès le lendemain de son arrivée, pour faire
                    l'épreuve de ses talents fustigateurs, que l'on m'avait prodigieusement vantés,
                    je la mis aux prises avec un vieux commissaire, de quartier qu'il fallait
                    fustiger à tour des bras depuis le bas de la poitrine jusqu'aux genoux et depuis
                    le milieu du dos jusqu'aux gras des jambes, et cela jusqu'à ce que le sang
                    distillât de partout, l'opération faite, le libertin troussait tout simplement
                    la donzelle et lui plantait son paquet sur les fesses. Justine se comporta en
                    véritable héroïne de Cythère, et notre paillard vint m'avouer que je possédais
                    là un trésor et que de ses jours il n'avait été fustigé comme par cette
                    coquine-là. --- Pour lui faire voir le cas que je faisais d'elle, je l'assemblai
                    peu de jours après à un vieux invalide de Cythère, qui se faisait donner plus de
                    mille coups de fouets sur toutes les parties du corps indistinctement et
                    lorsqu'il était tout sanglant, il fallait que la fille pissât dans sa main à
                    elle, et le frottât de son urine sur toutes les parties les plus molestes de son
                    corps, cette lotion faite, on recommençait la besogne, alors, il déchargeait, la
                    fille recueuillait avec soin dans ses mains le foutre qu'il rendait et elle le
                    frictionnait une seconde fois avec ce nouveau baume. Succès égaux de la part de
                    ma nouvelle emplette, et chaque jour plus amples louanges, mais il n'était plus
                    possible de l'employer avec le champion qui se présentait cette fois-ci ; cet
                    homme singulier ne voulut de féminin que l'habit, mais dans le fait il fallait
                    que ce fût un homme, et pour m'expliquer mieux : c'était par un homme habillé en
                    femme, que le paillard voulait être fessé, et de quelle arme encore se
                    servait-on N'imaginez pas que ce fussent des verges, c'était un faisceau
                    d'osier, dont il fallait barbarement lui déchirer les fesses, dans le fait cette
                    affaire-ci sentait un peu la sodomie, je ne devais pas trop m'en mêler,
                    cependant comme c'était une ancienne pratique de la Fournier, un homme
                    véritablement attaché de tout temps à notre maison, et qui par sa place pouvait
                    me rendre quelque service, je ne fis pas la difficile, et ayant fait joliment
                    déguiser un jeune garçon de 18 ans, qui faisait quelques fois nos commissions et
                    qui était d'une très jolie figure, je le lui présentai, armé du faisceau
                    d'osier. Rien de plus plaisant que la cérémonie, vous imaginez bien que je
                    voulus la voir --- il commença par bien regarder sa prétendue pucelle, et
                    l'ayant sans doute trouvée très à son gré, il débuta par cinq ou six baisers sur
                    la bouche, qui sentaient le fagot d'un lieu loin. Cela fait, il montra ses
                    fesses, et ayant dans le propos toujours l'air de prendre le jeune homme, pour
                    une fille, il lui dit de les lui manier et de les lui paîtrir un peu durement,
                    le petit garçon, que j'avais bien instruit, fit tout ce qu'on lui demandait.
                    "Allons," dit le paillard, "fouette-moi et surtout ne m'épargne pas," le jeune
                    garçon s'empare du paquet de gaule, laisse tomber alors d'un bras vigoureux
                    cinquante coups tout de suite sur les fesses qui lui sont offertes, le libertin
                    déjà vigoureusement marqué des cinglons, fournies par ces houssinnes, se jeta
                    sur sa masculine fouetteuse, il la troussa, une main vérifia son sexe, l'autre
                    saisit avidement les deux fesses, d'abord il ne sait pas, quel temple il
                    encensera le premier, le cul le détermine enfin, il y colla sa bouche avec
                    ardeur, oh quelle différence du culte rendu par la nature à celui, qu'on dit qui
                    l'outrage, juste dieu Si cet outrage était réel, l'hommage aurait-il tant
                    d'ardeur ? Jamais cul de femme n'a été baisé comme le fut celui de ce jeune
                    garçon, trois ou quatre fois la langue du paillard disparut en entier dans
                    l'anus, se replaçant enfin. "Ô cher enfant," s'écria-t'il, "tiens continue tes
                    opérations," on reflagelle mais comme il était plus animé, il soutient cette
                    seconde attaque avec bien plus de force, on le met en sang, pour le coup son vit
                    dresse, et il le fait empoigner avec empressement au jeune objet de ses
                    transports, pendant que celui-ci le lui mania, l'autre veut lui rendre un pareil
                    service, il trousse encore, mais c'est au vit qu'il en veut cette fois, il le
                    touche, il le branle, il le secoue, et l'introduit bientôt dans sa bouche, après
                    ces caresses préliminaires, il se représente une troisième fois aux coups, cette
                    dernière scène le mit tout-à-fait en fureur, il jeta son Adonis sur le lit et
                    s'étend sur lui, presse à la fois et son vit et le sien, colle sa bouche sur les
                    lèvres de ce beau garçon, et étant venu à l'échauffer par ses caresses, il lui
                    procure le divin plaisir au même instant, qu'il le goûte lui-même, tous deux
                    déchargent à la fois. Notre libertin enchanté de la scène, tâcha de lever mes
                    scrupules, et me fit promettre de lui procurer souvent le même plaisir, soit
                    avec celui-là, soit avec d'autres, je voulus travailler à sa conversion. Je
                    l'assurai que j'avais des filles charmantes, qui le fouetteraient tout aussi
                    bien, il ne voulut seulement pas les regarder." --- "Je le crois," dit l'évêque,
                    "quand on a décidemment le goût des hommes, il ne change point, la différence
                    est si extrême qu'on n'est pas tenté de l'épreuve." --- "Mgr.," dit le
                    président, "vous entamez là une thèse qui mériterait une dissertation de "deux
                    heures." --- "Et qui finirait toujours à l'avantage de mon assertion, parce
                    qu'il est sans réplique, qu'un garçon vaut mieux qu'une fille." --- "Sans
                    contredit," reprit Curval, "mais on pourrait pourtant vous dire, qu'il y a
                    quelques objections au système et que pour les plaisirs d'une certaine sorte,
                    tels que ceux par exemple, dont nous parleront Martaine et Desgranges, une fille
                    vaut mieux qu'un garçon." --- "Je le nie," dit l'évêque, "et même pour ceux que
                    vous voulez dire, le garçon vaut mieux que la fille. Considérez-le du côté du
                    mal, qui est presque toujours le véritable attrait du plaisir, le crime vous
                    paraîtra plus grand avec un être absolument de votre espèce, qu'avec un qui n'en
                    est pas, et de ce moment-là la volupté est double." --- "Oui," dit Curval. "Mais
                    ce despotisme, cet empire, ce délice qui naît de l'abus qu'on fait de sa force
                    sur le faible, il s'y trouve tout de même," répondit l'évêque, "si la victime
                    est bien à vous, cet empire que dans ce cas-là vous croyez mieux établi avec une
                    femme, qu'avec un homme, ne vient que du préjugé, ne vient que de l'usage, qui
                    soumet et plus ordinairement ce sexe-là à vos caprices, que l'autre, mais
                    renoncez pour un instant à ces préjugés d'opinion et que l'autre soit
                    parfaitement dans vos chaînes, avec la même autorité, vous retrouvez l'idée d'un
                    crime plus grand et nécessairement votre lubricité doit doubler." --- "Moi, je
                    pense comme l'évêque," dit Durcet, "et une fois, qu'il est certain que l'empire
                    est bien établi, je crois l'abus de la force plus délicieux à exercer avec son
                    semblable, qu'avec une femme." --- "Messieurs," dit le duc, "je voudrais bien
                    que vous remettiez vos discussions pour l'heure du repas et que ces heures-ci,
                    qui sont destinées à écouter les narrations, vous ne les employassiez pas à des
                    sophismes." --- "Il a dit raison," dit Curval, " allons Duclos, reprenez," et
                    l'aimable directrice des plaisirs de Cythère se renoua dans les termes suivants.
                    "Un vieux greffier du parlement," dit-elle, "vient me rendre visite un matin, et
                    comme il était accoutumé du temps de la Fournier, à n'avoir affaire qu'à moi, il
                    ne voulut pas changer sa méthode ; il s'agissait en le branlant de le
                    souffletter par gradation, c'est-à-dire doucement d'abord, puis un peu plus
                    fort, à mesure que son vit prenait de la consistance et enfin à tour de bras,
                    lorsqu'il déchargeait, j'avais si bien saisi la manie de ce personnage, qu'au
                    vingtième soufflet je faisais partir son foutre." --- "Au 20e," dit l'évêque,
                    "corbleu il ne m'en faudrait pas tant pour me faire débander tout d'un coup."
                    --- "Tu le vois, moi aussi," dit le duc, "chacun a sa manie, nous ne devons
                    jamais ni blâmer, ni nous étonner de celles de personne. Allons, Duclos, encore
                    une, et termine." "Celle dont il me reste à vous parler pour ce soir," dit
                    Duclos, "me fut apprise par une de mes amies, elle vivait depuis deux ans avec
                    un homme, qui ne bandait jamais qu'après qu'on lui avait appliqué vingt nazardes
                    sur le nez, tiré les oreilles jusqu'au sang, mordu les fesses, le vit et les
                    couilles ; excité par les dures titillations de ces préliminaires, il bandait
                    comme un étalon et déchargeait en jurant comme un diable presque toujours sur le
                    visage de celle, dont il venait de recevoir un si singulier traitement." --- De
                    tout ce qui venait d'être dit, messieurs, n'ayant échauffé leur cervelle, que de
                    ce qui tenait aux fustigations masculines, on n'imita ce soir là que cette
                    fantaisie, le duc s'en fit donner jusqu'au sang par Hercule, Durcet par
                    Bande-au-ciel, l'évêque par Antinous, et Curval par Brise-cul ; l'évêque qui
                    n'avait rien fait de la journée déchargea, dit on, aux orgies en mangeant
                    l'étron de Zélamir, qu'il se faisait garder depuis deux jours. Et l'on fut se
                    coucher. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Dix-neuvième journée. </head>
                <p> Dès le matin, d'après quelques observations faites sur la merde des sujets
                    destinés aux lubricités, on décida, qu'il fallait essayer une chose, dont Duclos
                    avait parlé dans ses narrations, je veux dire, le retranchement du pain et de la
                    soupe, à toutes les tables excepté à celles des messieurs, ces deux objets
                    furent soustraits, on y redoubla au contraire la volaille et le gibier, on ne
                    fut pas huit jours à s'apercevoir d'une différence essentielle dans les
                    excréments : ils étaient plus moëlleux, plus fondants, d'une délicatesse
                    infiniment plus grande, et l'on trouva que le conseil de d'Aucourt à Duclos
                    était celui d'un libertin véritablement consommé dans ces matières-là ; on
                    prétendit qu'il en résulterait peut-être un peu d'altération dans les haleines.
                    "Eh qu'importe," dit sur cela Curval, à qui le duc faisait l'objection, "il est
                    très mal vu, de dire, qu'il faille pour donner du plaisir, que la bouche d'une
                    femme ou d'un jeune garçon soit absolument saine, mettons apart toute manie, je
                    vous accorderai tant que vous voudrez, que celui qui veut une bouche puante
                    n'agit que par dépravation, mais accordez moi de votre côté qu'une bouche qui
                    n'a pas la moindre odeur, ne donne aucune sorte de plaisir à baiser, il faut
                    toujours qu'il y ait un certain sel, un certain piquant à tous ces plaisirs-là,
                    et ce piquant ne se trouve que dans un peu de saleté, tel propos que soit une
                    bouche, l'amant qui la suce fait assurément une saleté, et il ne se doute pas
                    que c'est cette saleté-là même qui lui plaît, --- donne un degré de force de
                    plus au mourant, et vous voudrez que cette bouche, ait quelque chose d'impur,
                    qu'elle ne sente pas la pourriture ou le cadavre, à la bonne heure, mais qu'elle
                    n'ait qu'une odeur de lait ou d'enfant, voilà ce que je confirme ne devoir pas
                    être ; ainsi le régime, que nous ferons suivre, aura tout au plus l'inconvénient
                    d'altérer un peu sans corrompre, et c'est tout ce qu'il faut." --- Les visites
                    de matin ne rendirent rien --- on s'observait, personne ne demanda de permission
                    pour la garderobe du matin, et l'on se mit à table, Adélaïde, au service ayant
                    été sollicitée par Durcet à péter dans un verre de vin de Champagne, et ne
                    l'ayant pu faire, fut à l'instant écrite sur le fatal livre, par ce même mari
                    barbare, qui depuis le commencement de la semaine ne cherchait qu'une occasion
                    de la trouver en faute ; on passa au café, il était servi par Cupidon, Giton,
                    Michette et Sophie ; le duc foutit Sophie en cuisses, en la faisant chier dans
                    sa main, et en s'en barbouillant le visage, l'évêque en fit autant à Giton, et
                    Curval à Michette, pour Durcet il le mit en bouche à Cupidon, en venant de le
                    faire chier, on ne déchargea point, et la méridienne faite, on fut écouter la
                    Duclos. --- "Un homme que nous n'avions pas encore vu," dit cette aimable fille,
                    "vint me proposer une cérémonie assez singulière ; il s'agissait de l'attacher
                    sur le 3e échellon d'une échelle double, à ce 3e échellon on attachait ses
                    pieds, son vit portait, et ses mains élevées étaient au plus haut de l'échelle.
                    Il était nu en cette situation, il fallait le flageller à tour de bras, et avec
                    le manche des verges, quand les pointes étaient usées, il était nu, il n'était
                    nullement nécessaire de le toucher, il ne se touchait pas non plus lui-même,
                    mais au bout d'une certaine dose, son instrument monstrueux prenait l'essort, on
                    le voyait balloter entre des échellons comme le bâton d'une cloche, et peu après
                    lancer avec impétuosité son foutre au milieu de la chambre, on le détachait, il
                    payait et tout était dit. --- Il nous envoya le lendemain un de ses amis, auquel
                    il fallait piquoter le vit et les couilles, les fesses et les cuisses avec une
                    aiguille d'or, il ne déchargeait que quand il était en sang, ce fut moi-même qui
                    l'expédiai, et comme il me disait toujours, d'aller plus fort, ce fut en lui
                    enfonçant presque jusqu'à la tête l'aiguille dans le gland, que je vis jaillir
                    son foutre dans ma main, en le lâchant, il se jeta sur ma bouche, qu'il suça
                    prodigieusement et tout fut dit. --- Un troisième toujours de la connaissance
                    des deux premiers, m'ordonna de le flageller avec des chardons, sur toutes les
                    parties du corps indistinctement, je le mis en sang, il se regarda dans une
                    glace et ce fut qu'en se voyant en cet état qu'il lâcha son foutre, sans rien
                    toucher, sans rien manier, sans rien exiger de moi. --- Ces excès-là me
                    divertissaient fort, et j'avais une volupté secrète à les servir, aussi tous
                    ceux qui s'y livraient étaient-ils enchantés de moi. Ce fut environ vers le
                    temps de ces trois scènes-là, qu'un seigneur danois, m'ayant été adressé pour
                    des parties de plaisirs différents et qui ne sont pas de mon ressort, eut
                    l'impudence de venir chez moi avec dix mille francs de diamants, autant de
                    bijoux et cinq cent louis d'argent comptant, la capture était trop bonne pour la
                    laisser échapper, entre Lucile et moi, le gentilhomme fut volé jusqu'à son
                    dernier sou, il voulut faire des plaintes, mais comme je soudoyais fortement la
                    police et que dans ce temps-là avec de l'or on en faisait ce qu'on voulait, le
                    gentilhomme eut ordre de se taire et ses effets m'appartinrent à quelques bijoux
                    près qu'il me fallut céder aux exempts pour jouir tranquillement du reste. ---
                    Il ne m'était jamais arrivé de faire un vol, sans qu'un bonheur ne m'arrivât le
                    lendemain, cette bonne fortune-ci fut une nouvelle pratique, mais une de ces
                    pratiques journalières, qu'on peut regarder comme les pièces de bœuf d'une
                    maison, celui-ci était un vieux courtisan qui las des hommages qu'il recevait
                    dans les palais des rois, aimait à venir changer de rôle chez des putains. Ce
                    fut par moi, qu'il voulut débuter, il fallait que je lui fisse dire sa leçon, et
                    à chaque faute qu'il y faisait, il était condamné à se mettre à genoux, et à
                    recevoir tantôt sur les mains, tantôt sur le derrière de vigoureux coups de
                    ferrules de cuir, telles que celles, dont les régents font usage en classe,
                    c'était à moi de m'apercevoir quand il était bien en feu, je m'emparai alors de
                    son vit et je le secouais adroitement toujours en le grondant, en l'appellant :
                    "petit libertin", "petit mauvais sujet" et autres invectives enfantines, qui le
                    faisaient voluptueusement décharger. Cinq fois de la semaine pareille cérémonie
                    devait s'exécuter chez moi, mais toujours avec une fille nouvelle et bien
                    instruite, et je recevais pour cela 25 louis par mois. Je connaissais tant de
                    femmes dans Paris, qu'il me fut aisé de lui promettre ce qu'il demandait, et de
                    le lui tenir, j'ai eu dix ans dans ma pension ce charmant écolier qui s'avisa
                    vers cette époque d'aller prendre d'autre leçons en enfer. Cependant je prenais
                    des années, et quoique ma figure fut d'espèce à se conserver, je commençais à
                    m'apercevoir que ce n'était plus guère que par caprice, que les hommes voulaient
                    avoir affaire à moi, j'avais cependant encore d'assez jolies pratiques, quoique
                    âgée de 36 ans --- et le reste des aventures où j'ai eu part, s'est passé pour
                    moi depuis cet âge jusqu'à celui de 40. --- Quoiqu'âgéé, dis-je, de 36 ans, le
                    libertin dont je vais vous conter la manie, qui va clore cette soirée-ci, ne
                    voulut avoir affaire qu'à moi. C'était un abbé âgé d'environ 60 ans, car je ne
                    recevais jamais que des gens d'un certain âge, et toute femme, qui voudra faire
                    sa fortune dans notre métier, m'imitera sur cela sans doute, le St. homme
                    arriva, et dès que nous sommes ensemble, il me demande à voir mes fesses :
                    "Voilà le plus beau cul dans le monde," me dit-il, "mais malheureusement ce
                    n'est pas lui, qui va me fournir la pitance que je vais dévorer, tenez," me
                    dit-il, en mettant ses fesses entre les mains, "voilà celui qui va me la fournir
                    --- faites moi chier, je vous en, prie, je m'empare d'un vase de porcelaine, que
                    je place sur mes genoux, l'abbé se place à hauteur, je presse son anus, je
                    l'entrouvre et lui donne en un mot toutes les différentes agitations, que
                    j'imagine devoir hâter son évacuation, elle a lieu, un énorme étron remplit le
                    plat, je l'offre au libertin il le saisit, se jette au dessus, dévore et
                    décharge au bout d'un quart d'heure de la plus violente fustigation administrée
                    par moi sur ces mêmes fesses, qui viennent de lui pondre un si bel œuf ; tout
                    était avalé, il avait si bien compassé ses besognes que son éjaculation n'avait
                    lieu qu'à la dernière bouchée. Tout le temps que je l'avais fouillé, je n'avais
                    cessé de l'exciter par de propos analogues : "Allons donc, petit coquin," lui
                    dis-je, "petit malpropre, pouvez vous manger de la merde, comme cela, ah, je
                    vous apprendrai, petit drôle, à vous livrer à de telles infamies," et c'était
                    par ces procédés et par ces propos que le libertin arrivait au comble de ses
                    plaisirs." --- Ici Curval, avant le souper voulut donner à la société le
                    spectacle en réalité, dont Duclos ne venait donner que la peinture, il appella
                    Fanchon, elle le fit chier, et le libertin dévore, pendant que cette vieille
                    sorcière l'étrillait en tours de bras. Cette lubricité ayant échauffé les têtes,
                    on voulut de la merde de tous les côtés, et alors Curval qui n'avait point
                    déchargé, mêla à son étron celui de Thérèse qu'il fit chier sur-le-champ.
                    L'évêque accoutumé à se servir des jouissances de son frère, en fit autant avec
                    la Duclos, le duc avec Marie, et Durcet avec Louison, il était atroce, inouï, je
                    le répète, de se servir de vieilles go <corr> uines </corr> comme celles-là,
                    quand on avait à ses ordres d'aussi jolis objets, mais on le sait, la satiété
                    naît au sein de l'abondance et c'est au milieu des voluptés, que l'on se délecte
                    par des supplices. Ces saletés faites, sans qu'il n'eût coûté qu'une décharge,
                    et ce fut l'évêque, qui la fit, on fut se mettre à table ; en train de faire des
                    saletés, on ne voulut aux orgies que les 4 vieilles et les 4 historiennes, et on
                    renvoya tout le reste, on en dit tant, on en fit tant, que pour-le-coup, tout le
                    monde partit et nos libertins ne furent se coucher que dans les bras de
                    l'épuisement et de l'ivresse. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingtième journée. </head>
                <p> Il était arrivé quelque chose de très plaisant ce soir-là précédent, le duc
                    absolument ivre, au lieu de gagner sa chambre avait été se mettre dans le lit de
                    la jeune Sophie, et quelque chose que pût lui dire cet enfant, qui savait bien
                    que ce qu'il faisait était contre les règles il n'en démordit pas, soutint
                    toujours qu'il était dans son lit, avec Aline, qui devait être sa femme de nuit,
                    mais comme il pouvait prendre avec Aline de certaines privautés qui lui étaient
                    encore interdites avec Sophie, quand il voulut mettre celle-ci en posture pour
                    s'amuser à sa guise et que le pauvre enfant, à qui on n'avait encore rien fait
                    de pareil, sentit l'énorme tête du vit du duc frapper à la porte étroite de son
                    jeune derrière, et vouloir l'enfoncer, la pauvre petite se mit à faire des cris
                    affreux, et à se sauver toute nue, au milieu de la chambre, le duc la suit en
                    jurant comme un diable après elle, la prenant toujours pour Aline : "Bougresse,"
                    lui disait-il, "est-ce donc la première fois," et croyant l'attraper dans sa
                    fuite, il tomba sur le lit de Zelmire, qu'il prend pour le sien, et embrasse
                    cette jeune fille, croyant qu'Aline soit mise à la raison, même procédé avec
                    celle-ci qu'avec l'autre, parce que le duc voulut décidemment en venir à la fin,
                    mais dès que Zelmire s'aperçoit du projet, elle imite sa compagne, pousse un cri
                    terrible et se sauve, cependant Sophie qui s'était sauvée la première, voyant
                    bien qu'il n'y avait d'autre moyens de mettre ordre à ce qui pro quo, que
                    d'aller chercher et de la lumière et quelqu'un de sens froid, qui pût venir
                    mettre ordre à tout, en conséquence elle était allée trouver Duclos, mais
                    celle-ci qui s'était saoulée comme une bête aux orgies, était étendue sans
                    presque de connaissance, dans le milieu du lit du duc, et ne pût lui donner
                    aucune raison, désespérée et ne sachant à qui avoir recours, dans une telle
                    circonstance, et entendant toutes ses camarades appeller au secours, elle osa
                    entrer chez Durcet, qui couchait avec Constance, sa fille, et elle lui dit, ce
                    qui arrivait, Constance à tout évènement osa se lever, malgré les efforts que
                    Durcet, ivre, faisait pour la retenir, en lui disant qu'il voulait décharger,
                    elle prit une bougie et vint dans la chambre des filles, elle les trouva toutes
                    en chemise au milieu de la chambre, et le duc les poursuivant les unes après les
                    autres et croyant toujours n'avoir affaire qu'à la même, qu'il prenait pour
                    Aline, et qu'il disait être sorcière cette nuit-là, enfin Constance lui montra
                    son erreur, et le pria de permettre qu'elle le conduisit à sa chambre, où il
                    trouverait Aline très soumise à tout ce qu'il voudrait en exiger ; le duc qui,
                    très ivre, et de très bonne foi, n'avait réellement point d'autre dessein, que
                    d'enculer Aline, se laissa conduire, cette belle fille le reçut, et on se
                    coucha, Constance se retira et tout rentre dans le calme, chez les jeunes
                    filles. On rit beaucoup tout le lendemain de cette avanture nocturne et le duc
                    prétendit que si malheureusement dans un tel cas, il eût fait sauter un
                    pucelage, il n'aurait pas été dans le cas de l'amende, parce qu'il était saoul.
                    On l'assura qu'il se trompait, et qu'il l'aurait très bien payée. On déjeuna
                    chez les sultanes à l'ordinaire, et toutes avouèrent qu'ils avaient eu une
                    furieuse peur. On n'en trouva cependant aucune en faute malgré la révolution,
                    tout était de même en ordre chez les garçons, et le diner non plus que le café
                    n'ayant rien offert d'extraordinaire on passa au salon d'histoire où la Duclos
                    bien remise, de ses excès de la veille, amusa l'assemblée ce soir-là des cinq
                    récits suivants, --- "Ce fut encore moi," dit-elle, "messieurs, qui servit à la
                    partie que je vais vous conter, c'était un médecin, son premier soin fut de
                    visiter mes fesses, et comme il les trouva superbes, il fut plus d'une heure à
                    ne faire autre chose que les baiser, enfin il m'avoua ses petites faiblesses, il
                    s'agissait de chier, je les servais et m'étais arrangée en conséquence, je
                    remplis un vase de porcelaine blanche, qui me servait à ces sortes
                    d'expéditions, dès qu'il est maître de mon étron, il se jette dessus et le
                    dévore, à peine est-il à l'œuvre, que je m'arme d'un nerf de bœuf, --- tel était
                    l'instrument, dont il fallait lui caresser le derrière, --- je le menace, je
                    frappe, le gronde des infamies auxquelles il se livre, et sans m'écouter, le
                    libertin tout en avalant décharge, et se sauve avec la rapidité de l'éclair en
                    jetant un louis sur la table. J'en remis un autre peu après entre les mains de
                    Lucile, qui n'eut pas peu de peine à le faire décharger, il fallait d'abord
                    qu'il fût sûr, que l'étron, qu'on allait lui présenter était d'une vieille
                    pauvresse, et pour l'en convaincre, la vieille était obligée d'opérer devant
                    lui, je lui en donnai une de 70 ans, pleine d'ulcères et d'érésypèle, et qui
                    depuis 13 ans n'avait plus une dent aux gencives. "C'est bon, c'est excellent,"
                    dit il, "voilà comment il me les faut " Puis s'enfermant avec Lucile et l'étron,
                    il fallut que cette fille aussi adroite que complaisante l'excitât à manger
                    cette merde infâme, il la sentait, il la regardait, il la touchait, mais il
                    avait bien de la peine, à se décider à autre chose, alors Lucile employant les
                    grands moyens, met la pelle au feu, et la retirant toute rouge, elle lui annonce
                    qu'elle va lui brûler les fesses, pour le déterminer à ce qu'elle exigea de lui,
                    s'il ne s'y décida pas sur-le-champ. Notre homme frémit, il s'essaiye encore,
                    même dégoût, alors Lucile ne le ménageant plus, rabaisse ses culottes et
                    s'exposant un vilain cul, tout flétri, tout exoré à de semblables opérations,
                    elle lui grécille légèrement les fesses, le paillard jure, Lucile redouble, elle
                    finit par le brûler très serré sur le milieu du derrière, la douleur le
                    détermina enfin, il mord une bouchée, on le réexcite par de nouvelles brûlures
                    et tout y passe à la fin. Telle fut l'instant de sa décharge, et j'en n'ai pas
                    vu de plus violentes, il jeta les hauts cris, il se roula par terre, je le crus
                    frénétique ou attaqué d'épilepsie, "enchanté de nos bonnes manières, le libertin
                    promit sa pratique, mais aux conditions, que je lui donnerais et la même fille
                    et toujours de nouvelles vieilles. "Plus elles seront dégoûtantes," me dit-il,
                    "et mieux je vous les payerai. Vous n'imaginez pas," ajouta-t-il, "jusqu'où je
                    porte la dépravation sur cela, je n'ose presque le convenir moi-même. Un de ses
                    amis, qu'il envoya le lendemain le portait cependant selon moi plus loin que
                    lui, car avec la seule différence qu'au lieu de lui gréciller les fesses, il
                    fallait les lui frapper fortement avec des pincettes rouges, avec cette seule
                    différence, dis-je, il lui fallait l'étron du plus vieux, du plus sale, et du
                    plus dégoûtant de tous les crocheteurs ; un vieux valet de 80 ans, que nous
                    avions dans la maison depuis un temps immense, lui plut étonnemment pour cette
                    opération, et il en goba délicieusement l'étron tout chaud, pendant que Justine
                    le rossait avec des pinces, qu'on pouvait à peine toucher, tant elles étaient
                    brûlantes et encore fallait-il lui pincer avec de gros morceaux de chair et les
                    lui rôtir presque. --- Un autre se faisait piquer les fesses, le ventre, les
                    couilles et le vit avec une grosse alêne de savetier et cela avec à-peu-près les
                    mêmes cérémonies, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il eût mangé un étron que je lui
                    présentais dans un pot de chambre, sans qu'il voulût savoir, de qui il était.
                    --- On n'imagine pas, messieurs, où les hommes portent le délire dans le feu de
                    leur imagination N'en ai-je pas vu un qui toujours dans les mêmes principes
                    exigeait, que je le rossasse à grands coups de canne sur les fesses, jusqu'à ce
                    qu'il eût mangé l'étron, qu'il faisait tirer devant lui du fond même de la fosse
                    des lieux Et sa perfide décharge ne coulait dans ma bouche à cette expédition,
                    que lorsqu'il avait dévoré cette fange impure." --- "Tout cela se conçoit," dit
                    Curval, en maniant les fesses de Desgranges, "je suis persuadé qu'on peut encore
                    aller plus loin, que tout cela." --- "Plus loin," dit le duc, qui plottait un
                    peu ferme le derrière nu d'Adélaïde, sa femme du jour, "et que, diable veux-tu
                    que l'on fasse ?" --- "Pis," dit Curval, , "pis et je trouve qu'on n'en fait
                    jamais assez sur toutes ces choses-là." --- "Je pense bien comme lui," dit
                    Durcet, qui enculait Antinous, "et je sens que ma tête raffinerait encore sur
                    toutes ces cochonneries." --- "Je parie que je sais ce que Durcet veut dire,"
                    dit l'évêque qui n'opérait encore, "et qui diable est-ce donc ?" dit le duc. ---
                    "Alors l'évêque se leva, parla bas à Durcet, qui dit que c'était cela, et
                    l'évêque fut le rendre à Curval, qui dit : "Eh vraiment oui," et au duc, qui
                    s'écria : "ah foutre, je n'aurais jamais trouvé celle-là." Comme les messieurs
                    ne s'expliquèrent pas davantage, il nous a été impossible de savoir ce qu'ils
                    ont voulu dire, et je crois que nous ferions bien par pudeur de la tenir
                    toujours sous le voile, car il y a tout plein de choses, qu'il ne faut
                    qu'indiquer, une prudente circonspection l'exige, on peut rencontrer des
                    oreilles chastes et je suis intimement persuadé que le lecteur nous sait déjà
                    gré de toutes celles, que nous employons avec lui, plus il ira en avant, plus
                    nous serons sur cet objet dignes de ses plus sincères louanges. C'est de quoi
                    nous pouvons déjà l'assurer enfin, quoiqu'on en puisse dire, chacun en son âme à
                    sauver et de quelle punition et dans ce monde et dans l'autre n'est pas digne
                    celui qui sans aucune modération se plairait par exemple à divulguer tous les
                    caprices, tous les goûts, toutes les horreurs secrètes auxquels les hommes sont
                    sujets dans le feu de leur imagination, en serait révéler des secrets qui
                    doivent être enfouis pour le bonheur de l'humanité ce sera entreprendre la
                    corruption générale des mœurs et précipiter ses frères en Jésus Christ en tous
                    les écarts où pourraient porter de tels tableaux, et Dieu, qui voit le fond de
                    nos cœurs, ce Dieu puissant qui a fait le ciel et la terre, et qui doit nous
                    juger un jour, sait si nous aurions envie d'avoir à nous entendre reprocher, par
                    lui de tels crimes. --- On acheva quelques horreurs qui étaient commencées,
                    Curval par exemple fit chier Desgranges, les autres ou les mêmes choses avec
                    différents sujets, ou d'autres, qui ne valaient pas mieux, et l'on passa au
                    souper. Aux orgies Duclos ayant entendu ces messieurs disserter sur le nouveau
                    régime indiqué plus haut, et dont l'objet était de rendre la merde plus
                    abondante et plus délicate, leur dit que pour des amateurs comme eux, elle était
                    étonnée de leur voir ignorer le véritable secret, d'avoir des étrons très
                    abondants et très délicats, interrogée sur la façon, dont on devait s'y prendre,
                    elle dit, que le seul moyen était de donner sur-le-champ une légère indigestion
                    au sujet, non pas en lui faisant manger des choses ou malsaines, mais en
                    l'obligeant à manger précipitamment hors des heures de ses repas ; l'expérience
                    fut faite, dès le même soir, on fit réveiller Fanni, dont on ne s'était pas
                    soucié ce soir-là et qui s'était couchée après son souper, on l'obligea de
                    manger sur-le-champ quatre très grands biscuits, et le lendemain elle fournit un
                    des plus gros et des plus beaux étrons, que l'on se fut encore procurés. On
                    adopte donc ce système avec la clause cependant, de ne point donner du pain, que
                    Duclos approuva, et qui ne pouvait qu'améliorer les fruits que produisait
                    l'autre secret, il n'y eut pas de jours où l'on ne donnât ainsi de demies
                    indigestions à ces jeunes filles et à ces jolis petits garçons, et ce que l'on
                    en obtint ne s'imagine pas, (je le dis en passant, afin que si quelqu'amateur
                    veuille user de ce secret, il soit fermement persuadé qu'il n'en est pas de
                    meilleur). Le reste de la soirée n'ayant rien produit d'extraordinaire, on fut
                    se coucher afin de se préparer le lendemain aux noces brillantes de Colombe et
                    de Zélamir, qui devaient former la célébration de la fête de la 3e semaine. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt et unième journée. </head>
                <p> On s'occupa dès le matin de cette cérémonie suivant l'usage accoutumé, mais je
                    ne sais si c'était fait exprès ou non, mais la jeune épouse se trouva coupable
                    dès le matin, Durcet assura qu'il avait trouvé de la merde dans son pot de
                    chambre, elle s'en défendit, elle dit que pour la faire punir, c'était la
                    vieille qui était venue faire cela, et qu'on lui faisait souvent de ces
                    tromperies-là, quand on avait envie de les punir. Elle eut beau dire, elle ne
                    fut pas écoutée et comme son petit mari était déjà sur la liste, on s'amusait
                    beaucoup du plaisir de les corriger tous deux. Cependant les jeunes époux furent
                    conduits en pompe après la messe au grand salon de compagnie, où la cérémonie
                    devait se compléter avant l'heure de repas ; ils étaient tous deux du même âge,
                    et l'on livra la jeune fille nue à son mari, en permettant à celui-ci d'en faire
                    tout ce qu'il voudrait, "rien ne parle comme l'exemple, il était impossible d'en
                    recevoir de plus mauvais, et de plus contagieux, le jeune homme saute donc comme
                    un trait sur sa petite femme et comme il bandait fort dur, quoiqu'il ne
                    déchargea point encore, il l'aurait inévitablement enfilé ; mais quelque légère
                    qu'eût été la brèche, messieurs mettaient toute leur gloire à ce que rien
                    n'altérait ces tendres femmes, qu'ils voulaient ensouillir seuls, moyen en quoi
                    l'évêque, arrêtant l'enthousiasme du jeune homme, profita lui-même de
                    l'érection, et se fit mettre dans le cul l'engin très joli et déjà très ferme
                    dont Zélamir allait enfiler sa jeune moitié, --- quelle différence pour ce jeune
                    homme Et quelle distance entre ce cul fort large du vieil évêque et le jeune con
                    étroit d'une petite vierge de 13 ans Mais on avait à faire à des gens, avec
                    lesquels il n'y avait pas à raisonner. Curval s'empara de Colombe et la foutit
                    en cuisses par devant en lui léchant les yeux, la bouche, les narines et la
                    totalité du visage, sans doute on lui rendit pendant ce temps-là quelques
                    services, car il déchargea et Curval n'était pas homme à perdre son foutre pour
                    de niaiseries semblables. On dîna, les deux époux furent admis au café, comme
                    ils l'avaient été au repas et ce café fut servi ce jour-là par l'élite des
                    sujets, je veux dire par Augustine, Zelmire, Adonis et Zéphire. Curval, qui
                    voulait rebander, voulut de la merde absolument et Augustine lui lâcha le plus
                    bel étron qu'on pût faire, le duc se fit sucer par Zelmire, Durcet par Colombe
                    et l'évêque par Adonis, ce dernier chia dans la bouche de Durcet, quand il eut
                    expédié l'évêque. Mais point de foutre, il devenait rare, on ne s'était point
                    ménagé dans les commencements, et comme l'on sentait l'extrême besoin, que l'on
                    en aurait vers la fin, on se ménageait. On passa au salon d'histoire, où la
                    belle Duclos invitée à montrer son derrière avant que de commencer, après
                    l'avoir exposé libertinement aux yeux de l'assemblée, reprit le fil de son
                    discours. --- " Encore un trait de mon caractère, messieurs," dit cette belle
                    fille, "après lequel vous l'ayant assez fait connaître, vous voudrez bien juger
                    ce que je vous cacherai sur ce que je vous aurai dit et me dispenser de vous
                    entretenir davantage de moi. La mère de Lucile venait de tomber dans une misère
                    effroyable, et c'était par le plus grand hazard du monde, que cette charmante
                    fille, qui n'avait point eu de leurs nouvelles, depuis qu'elle s'était sauvée de
                    chez eux, apprit sa malheureuse détresse ; une de nos marcheuses aux haquets
                    d'une jeune fille, qu'une de mes pratiques me demandait dans le même goût que
                    celle, que m'avait demandée le Marquis de Mésanges, c'est-à-dire à acheter pour
                    n'en jamais entendre parler, une de nos marcheuses, dis-je, vint me rapporter
                    comme j'étais au lit avec Lucile, qu'elle avait trouvé une petite fille des 15
                    ans, très sûrement pucelle, extrêmement jolie et ressemblant, disait-elle, comme
                    deux gouttes d'eau à Mlle. Lucile, mais qu'elle était dans un tel état de misère
                    qu'il faudrait la garder quelques jours, pour l'empâter, avant de la vendre, et
                    alors elle fit la description de la vieille femme avec qui elle l'avait trouvée
                    et de l'état d'indigence effroyable dans lequel était cette mère. À ces traits
                    au détail de l'âge et de la figure, à tout ce qui concernait l'enfant, Lucile
                    eut un pressentiment secret que ce pouvait bien être sa mère et sa sœur. Elle
                    savait qu'elle avait laissé celle-ci en bas âge avec sa mère lors de sa fugue,
                    et elle me demanda permission d'aller vérifier ses doutes. --- Mon infernal
                    esprit me suggéra ici une petite horreur, dont l'effet embrasa si promptement
                    mon physique, que faisant aussitôt sortir notre marcheuse, et ne pouvant calmer
                    l'embrasement de mes sens, je commençai par prier Lucile de me branler, ensuite
                    m'arrêtant au milieu de l'opération. --- "Que veux-tu aller faire chez cette
                    vieille femme," lui dis-je, "et quel est ton dessein ?" --- "Eh mais," dit
                    Lucile, qui n'avait pas encore mon cœur, s'il s'en fallait. --- "La soulager, si
                    je puis, et principalement si c'est ma mère." --- "Imbécile," lui dis-je, en la
                    repoussant, "va, va sacrifier seule à tes préjugés populaires, et perds en
                    n'osant les braver la plus belle occasion d'irriter tes sens, par une horreur
                    qui te fera décharger dix ans." --- Lucile étonnée me regarda, et je vis bien
                    alors qu'il fallait lui expliquer en philosophie, qu'elle était loin d'entendre,
                    je lui fis comprendre, combien sont viles les liens, qui nous enchaînent aux
                    auteurs de nos jours, je lui démontrai qu'une mère pour nous avoir porté dans
                    son sein au lieu de mériter de nous quelque reconnaissance, ne méritait que de
                    la haine, puisque pour son seul plaisir et au risque de nous exposer à tous les
                    malheurs, qui pouvaient nous atteindre dans le monde, elle nous avait cependant
                    mises au jour, dans la seule intention de satisfaire à sa brutale lubricité.
                    J'ajoutai à cela tout ce qu'on pouvait dire pour étaler ce système, que le bon
                    sens dicte et que le cœur conseille, quand il n'est pas absorbé par les préjugés
                    de l'enfance. --- "Et que t'importe," ajoutai-je, "que cette créature-là soit
                    heureuse ou infortunée, éprouves-tu quelque chose de sa situation ? Écarte ces
                    viles liens dont je viens de te démontrer l'absurdité, et isolant alors
                    entièrement cette créature, la séparant tout à fait de toi, tu verras que non
                    seulement son infortune doit t'être indifférente, mais qu'il peut même devenir
                    très voluptueux, de la redoubler, car enfin tu lui dois de la haine, cela est
                    démontré, et tu te venges, tu fais ce que les sots appellent une mauvaise
                    action, et tu sais l'empire que le crime eut toujours sur les sens, voici donc
                    des motifs du plaisir dans les outrages, que je veux que tu lui fasses, et ces
                    délices de la vengeance, et ceux qu'on goûte toujours à faire le mal." Soit que
                    je misse avec Lucile plus d'éloquence, que je bien employe pour vous rendre le
                    fait, soit que son esprit déjà libertin et très corrompu avertît sur-le-champ
                    son cœur de la volupté de mes principes, mais elle les goûta, et je vis sa belle
                    joue se colorer de cette flamme libertine qui ne manque jamais de paraître
                    chaque fois qu'on brise le frein. --- "Eh bien," me dit-elle, "que faut-il faire
                    ?" --- "Nous en amuser," lui dis-je, "et en tirer de l'argent, quant au plaisir,
                    il est sûr, si tu adoptes mes principes, quant à l'argent, il l'est de même,
                    puisque je peux les faire servir, et ta vieille mère et ta sœur, à deux
                    différentes parties, qui nous deviendront très lucratives." Lucile accepte, je
                    la branle pour l'exciter encore mieux au crime, et nous ne nous occupons plus
                    que des arrangements --- occupons nous d'abord de vous détailler le premier
                    plan, puisqu'il fait nombre dans la classe des goûts que j'ai à vous conter,
                    quoique je le dérange un peu de sa place, pour suivre l'ordre des événements, et
                    quand vous serez instruits de cette première branche de mes projets, je vous
                    éclairerai sur la seconde. Il y avait un homme dans le monde fort riche, fort en
                    crédit et du dérèglement d'esprit, qui passe tout ce qu'on peut dire, comme je
                    ne le connaissais, que sous le titre du comte, vous trouverez bon, quelque
                    instruite que je puisse être de son nom, que je ne vous le désigne que par ce
                    seul titre. Le cte. était dans toute la force des passions, âgé au plus de 35
                    ans, sans foi, sans loi, sans Dieu, sans religion et doué surtout comme vous,
                    messieurs, d'une invincible horreur pour ce qu'on appelle le sentiment de la
                    charité, il disait, qu'il était plus fort que lui, de le comprendre, et qu'il
                    n'admettait pas qu'on pût imaginer d'outrager la nature au point de déranger
                    l'ordre qu'elle avait mis dans les différentes classes de ses individus, en
                    élevant un par des secours à la place de l'autre, et en employant à ces secours
                    absurdes et révoltants des sommes bien plus agréablement employées à ses
                    plaisirs. Pénétré de ses sentiments, il ne s'en tenait par là, non seulement il
                    trouvait une jouissance réelle dans le refus des secours, mais il améliorait
                    même cette jouissance par des outrages à l'infortuné, une de ses voluptés par
                    exemple était de faire chercher de ces asiles ténèbres où l'indigence affamée
                    mange comme elle peut un pain arrosé de ses larmes et dû à ses travaux, il
                    bandait à aller, non seulement jouir de l'amertume de telles pleurs, mais même,
                    à en redoubler la source et arracher s'il le pouvait ce malheureux soutien des
                    jours de ces infortunés, et ce goût-ci n'était pas une fantaisie, c'était une
                    fureur, il n'avait pas, disait-il, de délices plus vives et rien ne pouvait
                    irriter, enflammer son âme comme cet excès-là. Ce n'était point, m'assurait-il
                    un jour, le fruit de la dépravation, il avait dès l'enfance cette extraordinaire
                    manie, et son cœur perpétuellement endurci aux accents plaintifs du malheur,
                    n'avait jamais conçu des sentiments plus doux ; comme il est essentiel que vous
                    connaissiez ce sujet, il faut que vous sachiez d'abord que le même homme avait
                    trois passions différentes, celle que je vais vous conter, une que vous
                    expliquera la Martaine en vous la rappellant par son titre, et une plus atroce
                    encore que la Desgranges vous réservera sans doute pour la fin de ses récits,
                    comme une des plus fortes qu'elle ait sans doute à vous raconter. Mais
                    commençons par ce qui me regarde : aussitôt que j'eus prévenu le cte. de l'asile
                    infortuné, que je lui avais découvert, et des attenances qu'il avait, il fut
                    transporté de joie, mais comme des affaires de la plus grande importance pour
                    ses fortunes et son avancement, --- qu'il négligeait d'autant moins, qu'il y
                    voyait une sorte d'étai à ses écarts, comme, dis-je, ses affaires allaient
                    l'occuper près de 15 jours, et qu'il ne voulait pas manquer la petite fille, il
                    aima mieux perdre quelque chose du plaisir, qu'il se promettait à cette première
                    scène et s'assurer la seconde, en conséquence il m'ordonna de faire à l'instant
                    enlever l'enfant à tel prix que ce fût, et de la faire remettre à l'adresse,
                    qu'il m'indiqua, et pour ne pas vous tenir plus longtemps en suspends,
                    messieurs, cette adresse était celle de la Desgranges, qui la fournissait dans
                    la troisième partie secrète, ensuite non loin jour jusque là nous fûmes trouver
                    la mère de Lucile, tel pour préparer la reconnaissance avec sa fille que pour
                    aviser aux moyens d'enlever sa sœur. Lucile, bien instruite, ne reconnut sa mère
                    que pour l'insulter, lui dire qu'elle était cause de ce qu'elle s'était jetée
                    dans le libertinage, et mille autre propos semblables qui déchiraient le cœur de
                    cette pauvre femme, et troublaient tout le plaisir qu'elle avait à retrouver sa
                    fille. Je crus dans ce début trouver nos textes, et je présentai à la mère
                    qu'ayant retiré sa fille aînée du libertinage, je m'offrais d'en retirer la
                    seconde, mais <corr> le </corr> moyen ne réussit pas, la malheureuse pleura et
                    dit que pour rien au monde on ne lui arracherait le seul secours, qui lui
                    restait dans sa seconde fille, qu'elle était vieille, infirme, qu'elle recevait
                    des soins de cet enfant, et que l'en priver, serait lui arracher la vie, ici, je
                    l'avoue à ma honte, messieurs, mais je sentis un petit mouvement au fond de mon
                    cœur, qui me fit connaître que ma volupté allait croître du raffinement
                    d'horreur que j'allais dans ce cas mettre à mon crime, et ayant prévenu la
                    vieille que dans peu de jours, sa fille viendrait lui rendre une seconde visite
                    avec un homme en crédit, qui pourrait lui rendre de grands services, nous nous
                    retirâmes, et je ne m'occupai que d'employer mes cordes ordinaires, pour me
                    rendre maîtresse de cette jeune fille. Je l'avais bien examinée, elle en valait
                    la peine, 15 ans, une jolie taille, une très belle peau, et de très jolis traits
                    ; trois jours après, elle arriva, et après l'avoir examinée sur toutes les
                    parties de son corps, et n'y avoir rien trouvé que de charmant, que de très
                    potelé et de très frais, malgré la mauvaise nourriture, où elle était condamnée
                    depuis si long temps, je la fis passer à Md. Desgranges avec qui j'avais cette
                    fois le commerce pour la 1e fois de ma vie ; notre homme revient enfin de ses
                    affaires, Lucile le conduisit chez sa mère et c'est ici que commence la scène
                    que j'ai à vous peindre. On trouva la vieille mère au lit, sans feu, quoique au
                    milieu d'un hiver très froid ; ayant près de son lit un vase de bois, dans
                    lequel était un peu de lait, où le cte. pissa dès en entrant, pour empêcher
                    toute espèce de train et être bien maître du réduit. Le cte. avait mis deux
                    grands coquins à sa gage dans l'escalier, qui devaient fortement s'opposer à
                    toute montée ou des <corr> entrées </corr> hors de propos. "Vieille bougresse,"
                    lui dit le cte., "nous venons ici avec ta fille, que voilà et qui est, par ma
                    foi, une très jolie putain, nous venons, vieille sorcière, pour soulager tes
                    maux, mais il faut nous les peindre, allons," dit-il, en s'asseyant et
                    commençant de palper les fesses de Lucile, "allons, détaille-nous tes
                    souffrances." --- "Hélas," dit la bonne femme, "vous venez avec cette coquine
                    plutôt pour les insulter que pour les soulager. "Coquine," dit le cte., "tu oses
                    insulter ta fille ? allons," dit-il, en se levant et arrachant la vieille de son
                    grabat, hors du lit, tout à l'heure, "et demande-lui excuse à genoux de
                    l'insulte que tu viens de lui faire," il n'y avait pas moyen de résister, "et
                    vous, Lucile, troussez-vous, faites baiser vos fesses, à votre mère, que je
                    m'assure bien qu'elle va les baiser, et que la réconciliation se rétablisse."
                    L'insolente Lucile frotte son cul sur le visage de sa pauvre mère, en
                    l'accablant de sottises, le cte. permit à la vieille de se recoucher, et il
                    rentama la conversation. "Je vous dis encore un coup," continua-t-il, "que si
                    vous me contez toutes vos doléances je les soulagerai " --- Et les malheureux
                    croyant tout ce qu'on leur dit, ils aiment à se plaindre, la vieille dit tout ce
                    qu'elle souffrait et se plaignit surtout amèrement du vol, qu'on lui avait fait
                    de sa fille, accusant vivement Lucile, de savoir où elle était, puisque la dame
                    avec laquelle elle était venue la voir, il y avait peu de temps, lui avait
                    proposé d'en prendre soin, et elle calculait de là avec assez de raison que
                    c'était cette dame qui l'avait enlevée. Cependant le comte en face du cul de
                    Lucile, dont il avait fait quitter les jupes, baisant de temps à autre ce beau
                    cul et se branlant lui-même, écoutait, interrogeait, demandait des détails et
                    réglait toutes les titillations de sa perfide volupté sur les réponses qu'on lui
                    faisait. Mais quand la vieille dit, que l'absence de la fille qui par son
                    travail lui procurait de quoi vivre, allait la conduire insensiblement au
                    tombeau, puisqu'elle manquait de tout et n'avait vécu depuis quatre jours, que
                    de ce peu de lait, qu'on venait de lui gober : "Eh bien, garce," dit-il, en
                    dirigeant son foutre sur la vieille et en continuant de serrer fortement les
                    fesses de Lucile, "eh bien, putain, tu crèveras, le malheur ne sera pas grand,"
                    et en achevant de lâcher son sperme, "je n'y aurai, si cela arrive, qu'un seul
                    et unique regret, c'est de ne pas en hâter l'instant." --- Mais tout n'était pas
                    fait, le comte n'était pas un homme à s'appaiser par une décharge, Lucile, qui
                    avait son rôle s'occupa dès qu'il eut fait, à empêcher que la vieille ne vit ses
                    manœuvres, et le cte. furetant partout, s'empara d'un gobelet d'argent, unique
                    reste du petit bien être qu'avait eu autrefois cette malheureuse et le mit dans
                    sa poche. Ce redoublement d'outrage l'ayant fait rebander, il tira la vieille du
                    lit, la mit nue, et ordonna à Lucile de le branler sur le corps flétri de cette
                    vieille matrone, il fallut bien encore se laisser faire, et le scélérat darda
                    son foutre sur cette vieille chair, en redoublant ses injures et en disant à
                    cette pauvre malheureuse, qu'elle pouvait se tenir pour dit, qu'il n'en
                    resterait pas là et qu'elle aurait bientôt de ses nouvelles, et de celles de sa
                    petite fille, qu'il voulait bien lui apprendre être entre ses mains, il procéda
                    à cette dernière décharge avec des transports de lubricité, vivement allumés
                    parce que sa perfide imagination lui faisait déjà concevoir d'horreurs de toute
                    cette malheureuse famille, et il sortit, mais pour n'avoir plus à revenir à
                    cette affaire. Écoutez, messieurs, jusqu'à quel point je comblai la mesure de ma
                    scélératesse : le cte. voyant qu'il pouvait avoir confiance en moi, m'instruisit
                    de la seconde scène qu'il préparait à cette vieille et à sa petite fille, il me
                    dit, qu'il fallait que je la lui fisse enlever sur-le-champ, et que de plus,
                    comme il voulait réunir toute la famille, je lui cédasse aussi Lucile, dont le
                    beau corps l'avait vivement ému et dont il ne me cachait pas, qu'il projetait la
                    perte ainsi que des deux autres. J'aimais Lucile, mais j'aimais encore mieux
                    l'argent, il me donnait un prix <corr> net </corr> de ces trois créatures, je
                    consentis à tout, quatre jours après, Lucile, sa petite sœur et la vieille mère
                    furent réunis, ce sera à Md. Desgranges, à vous conter, comment, pour quant à
                    moi, je reprends le fil de mes récits interrompu par cette anecdote, qui
                    n'aurait dû vous être racontée qu'à la fin de mes récits, comme une de mes plus
                    fortes." --- "Un moment," dit Durcet, "je n'entends pas ces choses-là de sens
                    froid, elles ont un empire sur moi, qui se peindrait difficilement, je retiens
                    mon foutre depuis le milieu du récit, trouvez bon que je le perde," et se jetant
                    dans son cabinet avec Michette, Zélamir, Cupidon, Fanni, Thérèse et Adélaïde, on
                    l'entendit hurler au bout de quelques minutes, et Adélaïde rentra en pleurant et
                    disant qu'elle était bien malheureuse, que l'on alla encore échauffer la tête de
                    son mari, par des récits comme ceux-là, et que c'était à celles qui les
                    contaient à être victimes elles-mêmes ; pendant ce temps-là le duc et l'évêque
                    n'avaient pas perdu leur temps, mais la manière, dont ils avaient opéré, étant
                    encore du nombre de celles que les circonstances nous obligent de voiler, nous
                    prions nos lecteurs, de trouver bon, que nous tirions le rideau, et que nous
                    passions tout de suite au quatre récits qu'il restait à faire à la Duclos pour
                    terminer la 21e soirée. "Huit jours après le départ de Lucile, j'expédiai un
                    paillard d'une assez plaisante manie : prévenue de plusieurs jours à l'avance,
                    j'avais laissé dans ma chaise percée accumuler un grand nombre d'étrons et
                    j'avais prié quelqu'unes de mes demoiselles, d'y en ajouter encore ; notre homme
                    arrive, déguisé en Savoyard, c'était le matin, il balaiya ma chambre, s'empare
                    du pot de la chaise percée, monte au lieu pour le vuider, ce qui, par
                    parenthèse, l'occupa fort longtemps, il revient, me fait voir, avec quel soin il
                    l'a nettoyé, et me demande son payement, mais prévenue du cérémonial, je tombe
                    sur lui, la mouche à balai à la main : "Ton payement, scélérat," lui dis-je,
                    "tiens-le, voilà ton payement Et je lui en affesse au moins une douzaine de
                    coups, il veut fuir, je le suis, et le libertin, dont c'était-là l'instant,
                    déchargea tout du long de l'escalier, en criant à tuer bête, qu'on l'estropie,
                    qu'on le tue, et qu'il est chez une coquine, et non pas chez une honnête femme,
                    comme il le croyait. --- Un autre voulait que je lui insinuasse dans le canal de
                    l'urèthre un petit bâton noué, qu'il portait à ce dessein dans un étui, il
                    fallait secouer vivement le petit bâton, qu'on introduisait de 3 pouces, et de
                    l'autre main lui branler le vit à tête décalottée, à l'instant de sa décharge on
                    retirait le bâton, on se troussait par devant, et il déchargeait sur la motte.
                    Un abbé, que je vis 6 mois après, voulait que je lui laissasse dégoutter de la
                    cire de bougie brûlante sur le vit et les couilles, il déchargeait de cette
                    seule sensation, et sans qu'on fut obligé de le toucher, mais il ne bandait
                    jamais, et pour que son foutre partît, il fallait que tout fût enduit de cuir,
                    et qu'on n'y reconnût plus figure humaine. ? Un ami de ce dernier se faisait
                    cribler le cul d'épingles d'or et quand son derrière ainsi garni ressemblait à
                    une casserole, bien plus, qu'à un fessier, il s'asseiyait pour mieux sentir les
                    piqûres, on lui présentait les fesses très écartées, il se branlait lui-même, et
                    déchargeait sur le trou de cul. "Durcet," dit le duc, "j'aimerais assez à voir
                    ton beau cul, tout grassouillet, tout couvert comme cela, d'épingles d'or, je
                    suis persuadé qu'il serait, --- on ne saurait plus, --- intéressant." --- "Ms.
                    le duc," dit le financier, "vous savez qu'il y a quarante ans, que je fais
                    gloire et honneur de vous imiter, ayez la bonté de me donner l'exemple et je
                    vous réponds de le suivre." --- "Je renie Dieu," dit Curval, qu'on n'avait pas
                    encore entendu, "comme l'histoire de Lucile m'a fait bander, je me tenais muet,
                    mais je n'en pensais pas moins, tenez," dit-il, en faisant voir son vit collé
                    contre son ventre, "voyez, si je vous ments, j'ai une furieuse impatience de
                    savoir le dénouement de l'histoire de ces trois bougresses-là, je me flatte
                    qu'un même tombeau doit les réunir." --- "Doucement, doucement," dit le duc,
                    "n'empiétons pas sur les événements, parce que vous bandez, M. le président,
                    vous voudriez, qu'on vous parlât tout de suite de roues et de potences, vous
                    ressemblez beaucoup aux gens de votre robe, dont on prétend que le vit dresse
                    toujours, chaque fois qu'ils condamnent à mort." --- "Laissons-là l'état et la
                    robe," dit Curval, "le fait est que je suis si échauffé des procédés de Duclos,
                    que je la trouve une fille charmante et que son histoire du comte m'a mis dans
                    un état affreux ; dans un état, où je crois que j'irais volontiers sur le grand
                    chemin arrêter et voler une coche." --- "Il faut mettre ordre à cela,
                    président," dit l'évêque, "autrement nous ne serions pas ici en sûreté, et le
                    moins que tu puisses faire, serait, de nous condamner tous à être pendus." ---
                    "Non pas vous, mais je ne vous cache pas, que je condamnerais de bon cœur ces
                    demoiselles et principalement Md. la duchesse, que voilà-là couchée, comme un
                    veau sur mon canapé, et qui parce qu'elle a un peu de foutre modifié dans la
                    matrice, s'imagine qu'on ne peut plus la toucher." --- "Oh," dit Constance, "ce
                    n'est assurément pas avec vous, que je compterais sur mon état, pour m'attirer
                    un tel respect, on sait trop, à quel point vous détestez les femmes grosses."
                    --- "Oh prodigieusement," dit Curval, "c'est la vérité," et il allait dans son
                    transport commettre je crois quelque sacrilège --- sur ce beau ventre, lorsque
                    Duclos s'en empara : "Venez, venez," dit-elle, M. le président, "puisque c'est
                    moi, qui ai fait le mal, je veux le réparer," --- et ils passèrent ensemble dans
                    le boudoir de fond, suivis d'Augustine, d'Hébé, de Cupidon et de Thérèse, on ne
                    fut pas longtemps sans entendre brailler le président, et malgré tous les soins
                    de Duclos, la petite Hébé revint toute en pleurs, il y avait même quelques
                    choses de plus que des larmes, mais nous n'osons pas encore dire ce que c'était,
                    les circonstances ne nous le permettent pas ; un peu de patience, ami lecteur,
                    et bientôt nous ne te cacherons plus rien. Curval rentré et grummulant encore
                    entre ses dents, disant que toutes ces lois-là faisaient qu'on ne pouvait pas
                    décharger à son aise, --- si on fut se mettre à table. Après le souper on
                    s'enferma pour les corrections, elles étaient ce soir-là peu nombreuses, il n'y
                    était eu faute que Sophie, Colombe, Adélaïde et Zélamir. Durcet dont la tête dès
                    le commencement de la soirée s'était fortement échauffée contre Adélaïde, ne la
                    ménagea pas, Sophie, de qui l'on avait surpris des larmes pendant le récit de
                    l'histoire du comte, fut punie pour son ancien délit et pour celui-là, et le
                    petit ménage du jour, Zélamir et Colombe fut, dit-on, traité par le duc et
                    Curval avec une sévérité, qui tenait un peu de la barbarie. Le duc et Curval
                    singulièrement en train, dirent qu'ils ne voulaient pas se coucher, et ayant
                    fait apporter de liqueur, ils passent la nuit à boire avec les quatre
                    historiennes et Julie dont le libertinage s'augmentant tous les jours la faisait
                    passer pour une créature fort aimable, et qui méritait d'être mise au rang des
                    objets, pour lesquels on avait des regards. Tous les sept furent trouvés le
                    lendemain ivres morts par Durcet qui vint les visiter, on trouve la fille nue
                    entre le père et le mari, et dans une attitude, qui ne prouvait ni la vertu, ni
                    même la décence dans le libertinage, il paraissait enfin, pour ne pas tenir le
                    lecteur en suspends, qu'ils en avaient joui tous les deux à la fois. Duclos qui
                    vraisemblablement avait servi de second, était couchée morte-ivre auprès d'eux,
                    et le reste était l'un sur l'autre dans un autre coin, vis-à-vis le grand feu,
                    qu'on avait eu soin d'entretenir toute la nuit. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt-deuxième journée. </head>
                <p> Il résulta de ces bacchanales nocturnes, qu'on fit très peu de choses ce jour-là
                    ; on oublia la moitié des cérémonies, on dîna en l'air, et ce ne fut guère qu'au
                    café, que l'on commença à se reconnaître, il était servi par Rosette, et Sophie,
                    Zélamir et Giton ; Curval, pour se remettre, fit chier Giton, et le duc avala
                    l'étron de Rosette, l'évêque se fit sucer par Sophie, et Durcet par Zélamir,
                    mais personne ne déchargea. On passa au salon, la belle Duclos, très malade des
                    excès de la veille, ne s'y offrit qu'en battant l'œil, et ses récits furent si
                    courts, elle y mêla si peu d'épisodes que nous avons pris le parti de les
                    suppléer, et d'extraire au lecteur ce qu'elle dit aux amis ; suivant l'usage,
                    elle raconta cinq passions. La première fut celle d'un homme, qui se faisait
                    branler le cul avec un godmiché d'étain, que l'on remplissait d'eau chaude et
                    qu'on lui seringuait dans le cul fondement à l'instant de son éjaculation, à
                    laquelle il procédait de lui-même et sans qu'on le touchât. Le second avait la
                    même manie, mais on y procédait avec un bien plus grand nombre d'instruments, on
                    débutait par un très petit et augmentant peu-à-peu et de ligne à ligne, on
                    arrivait jusqu'à un dernier dont la taille était énorme. Et il ne déchargeait
                    qu'à celui-là. Il fallait beaucoup plus de mystères au 3e, il s'en faisait
                    d'entrée déjà mettre un énorme dans le cul, ensuite on le retirait, il chiait,
                    mangeait ce qu'il venait de rendre, et alors on le fouettait. Cela fait, on
                    remettait l'instrument dans son derrière, on le retirait encore, à cette fois
                    c'était la putain, qui chiait et qui le fouettait, pendant qu'il mangeait ce
                    qu'elle venait de faire, on renfonça pour la 3e fois l'instrument, pour cette
                    fois il lâchait son foutre sans qu'on le touchât, et en achevant de manger
                    l'étron de la fille. --- Duclos parla dans le 4e récit d'un homme qui se faisait
                    lier toutes les articulations avec des ficelles, pour rendre sa décharge plus
                    délicieuse, on lui serrait même le cou et en cet état il lâchait son foutre en
                    face du cul de la putain ? et dans son 5e, d'un autre qui se faisait fortement
                    lier le gland avec une corde, à l'autre bout de la chambre, une fille nue
                    passait entre ses cuisses le bout de la corde, et le tirait devant elle en
                    présentant les fesses au patient, qui déchargeait ainsi. L'historienne
                    véritablement exédée, après sa tâche remplie, demanda permission de se retirer,
                    elle lui fut accordée. On poliçonna quelques instants, après quoi on fut se
                    mettre à table. Mais tout se sentait encore du désordre de nos deux acteurs
                    principaux, on fut également aussi sage aux orgies, qu'il était possible, que de
                    tels libertins le fussent, et tout le monde fut au lit assez tranquille. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt-troisième journée. </head>
                <p> "Peut-on brailler, peut-on hurler comme tu le fais, en déchargeant ?" dit le duc
                    à Curval en le voyant le 23e au matin, "à qui diable en avais-tu, pour crier de
                    la sorte ? Je n'ai jamais vu des décharges de cette violence-là." --- "Ah
                    parbleu " dit Curval, c'est bien à toi qu'on entend d'une lieue m'adresser une
                    pareille reproche Ces cris-là, mon ami, viennent de l'extrême sensibilité de
                    l'organisation, les objets de nos passions donnent une commotion si vive aux
                    fluides électriques, qui coulent dans nos nerfs. Le choc reçu par les esprits
                    animaux qui composent ce fluide, est d'un tel degré de violence que toute la
                    machine en est étranglée et qu'on n'est pas plus le maître de retenir ses cris à
                    ces secousses terribles de plaisir, qu'on ne le pourrait aux émotions puissantes
                    de la douleur." --- "Voilà qui est fort bien défini, mais quel était le délicat
                    objet, qui mettait ainsi tes esprits animaux en vibration ?" --- "Je suçais
                    violemment et le vit et la bouche et le trou du cul d'Adonis, mon compagne de
                    couche, désespéré de ne pouvoir encore lui en faire davantage, et cela, pendant
                    qu'Antinous, aide de votre chère fille Julie, travaillaient, chacun dans leur
                    genre à faire évacuer cette liqueur dont l'écoulement a occasionné ces cris qui
                    ont frappé vos oreilles." --- "De façon qu'aujourd'hui," continua le duc, "vous
                    voilà sur les dents." --- "Point du tout," dit Curval, "si vous daignez me
                    suivre et me faire l'honneur de m'examiner, vous verrez que je me conduirai pour
                    le moins aussi bien que vous." On en était à ce propos, quand Durcet vint dire
                    que le déjeuner était servi, on passa à l'appartement des filles, où l'on vit
                    ces huit charmantes petites sultanes mêmes présenter des tasses et du café à
                    l'eau ; alors le duc demanda à Durcet, le directeur du mois, pourquoi le café à
                    l'eau le matin ?" --- "Il sera au lait, quand vous voudrez," dit le financier,
                    "en desirez vous ?" --- "Oui," dit le duc. --- "Augustine," dit Durcet, "servez
                    du lait à M. le duc." --- Alors la jeune fille préparée, veut placer son joli
                    petit cul sur la tasse, et répandit par son anus sur la tasse du duc trois au
                    quatre cuillères d'un lait très clair et nullement souillé, on rit beaucoup de
                    la plaisanterie, et chacun demande du lait, tous les culs étaient préparés comme
                    celui d'Augustine, c'était une surprise agréable, que le directeur des plaisirs
                    du mois voulait donner à ses amis. Fanni vint en répandre dans la tasse de
                    l'évêque, Zélamir dans celle de Curval, et Michette dans celle du financier, on
                    reprit une seconde tasse, et les quatre autres sultanes vinrent faire dans ces
                    nouvelles tasses la même cérémonie que leur compagnes avaient faite dans les
                    anciennes. On trouva la plaisanterie fort bonne, elle échauffa la tête de
                    l'évêque qui voulut autre chose que du lait, et la belle Sophie vient le
                    satisfaire ; quoique toutes eussent envie de chier, on leur avait très
                    recommandé de se retenir dans l'excercice du lait, et de ne donner cette
                    première fois absolument que du lait, on passa chez les garçons, Curval fit
                    chier Zélamir, et le duc Giton, les garderobes de la chapelle ne fournirent que
                    deux fouteurs subalternes, Constance et Rosette. C'était une de celles, sur
                    laquelle on avait essayé la veille l'histoire des indigestions, elle avait eu
                    une peine affreuse à se retenir au café et elle lâcha pour lors l'étron le plus
                    superbe, qu'il fut possible de voir, on félicita Duclos de son secret, et on en
                    usa tous les jours depuis avec le plus grand succès. La plaisanterie du déjeuner
                    anima la conversation du dîner et fit imaginer dans le même genre des choses
                    dont nous aurions peut-être occasion de parler dans la suite. On passa au café,
                    servi par quatre jeunes sujets du même âge, Zelmire, Augustine, Zéphire et
                    Adonis, tous quatre de 12 ans, le duc foutit Augustine en cuisses en lui
                    chatouillant l'anus, Curval en fit autant à Zelmire, le duo à Zéphire et le
                    financier foutit Adonis en bouche, Augustine dit qu'elle attendait qu'on la
                    faisait chier à cette époque, et qu'elle n'en pouvait plus, c'était encore une
                    de celles sur laquelle l'on avait éprouvé les indigestions la veille. Curval à
                    l'instant lui tendit le bec, et la charmante petite fille y déposa un étron
                    monstrueux que le président goba à trois bouchées, non sans perdre entre les
                    mains de Fanchon, qui le secouait, une rivière abondante de foutre. --- "Eh
                    bien," dit-il au duc, "vous voyez que les excès de la nuit ne portent aucuns
                    préjudices aux plaisirs du jour, et vous voilà en arrière, M. le duc." "Je n'y
                    serai pas longtemps," dit celui-ci, à qui Zelmire toute aussi pressée rendait le
                    même service qu'Augustine venait de rendre à Curval, et dans le même instant le
                    duc jette des cris, avale de la merde, et décharge comme un furieux. --- "En
                    voilà assez," dit l'évêque, "que deux de nous conservent au moins leur force
                    pour les récits. Durcet, qui n'avait pas comme ça deux messieurs de foutre à
                    commandement y consentit de tout son cœur et après un instant de méridienne, on
                    fut s'établir au salon, où l'intéressante Duclos reprit dans les termes suivants
                    le fil de sa brillante et lascive histoire : "Comment est-il, messieurs," dit
                    cette belle fille, "qu'il y ayant des yeux dans le monde à qui le libertinage
                    ait tellement engourdi le cœur, tellement abruti tous les sentiments d'honneur
                    et de délicatesse, que l'on les voie se plaire et s'amuser uniquement de ce qui
                    les dégrade et les avilit, on dirait que leur jouissance ne se trouve qu'au sein
                    de l'opprobre, qu'elle ne peut exister pour eux, que dans ce qui les reproche du
                    déshonneur et de l'infamie, dans ce que je vais vous raconter, messieurs, dans
                    les différents exemples, que je vais vous donner en preuve de mon assertion, ne
                    m'alléguez pas la sensation physique Je sais qu'elle s'y trouve, mais soyez bien
                    parfaitement sûrs, qu'elle n'existe à quelque sorte que par l'élan puissant que
                    lui donne la sensation morale, et que si vous fournissiez à ces gens-là la même
                    sensation physique, sans y joindre tout ce qu'ils retirent dans la morale, vous
                    ne réussirez pas à les émouvoir. --- Il venait très souvent chez moi un homme
                    dont j'ignorais le nom et la qualité, mais que je savais pourtant bien être
                    certainement un homme d'érudition, l'espèce des femmes, avec qui je le mariais,
                    lui était parfaitement égale, belle ou laide, vieille ou jeune ; tout lui était
                    indifférent, il ne s'agissait que de bien jouer son rôle, et voici ce dont il
                    s'agissait : il venait ordinairement le matin, il entrait comme par mégarde dans
                    une chambre, où se trouvait une fille sur un lit, troussée jusqu'au milieu du
                    ventre, et dans l'attitude d'une femme, qui se branle, dès qu'on le voyait
                    entrer, la femme, comme surprise, se jetait aussitôt au bas du lit : "Que viens
                    tu faire ici, scélérat," lui disait-elle, "qui te donne, coquin, la permission
                    de me troubler ?" --- Il demanda excuse, on ne l'écoutait pas et tout en
                    l'accablant d'un nouveau déluge d'invectives les plus dures, et les plus
                    piquantes, elle tombait sur lui à grand coups de pieds dans le cul, et il lui
                    devenait d'autant plus difficile de manquer son coup, que le patient, loin
                    d'éviter, ne manquait jamais de se tourner et de présenter le derrière,
                    quoiqu'il eût l'air d'éviter et de vouloir fuir. On redoublait, il demanda
                    grâce, les coups et les sottises étaient toute la réponse, qu'il recevait, et
                    dès qu'il se sentait suffisamment excité, il sortit promptement son vit d'une
                    culotte, que jusqu'à cet instant il avait avec soin tenue très boutonnée, et se
                    donnant légèrement trois ou quatre coups de poignets, il déchargeait en se
                    sauvant, pendant que l'on continuait et les invectives et les coups. Un second
                    ou plus dur, ou plus accoutumé à cette sorte d'exercice, ne voulait y procéder
                    qu'avec un porte-faix ou un crocheteur, qui comptait son argent, le libertin
                    entrait furtivement, le malotru criait au voleur, de ce moment, comme sur
                    l'autre, les coups et les sottises se distribuèrent, mais avec cette différence,
                    que celui-ci tenant toujours sa culotte baissée, voulait recevoir en plein sur
                    le milieu des fesses à nu les coups, que l'on lui appliquait, et qu'il fallait
                    que l'assaillant eût un gros soulier ferré, plein de boucles. Au moment de sa
                    décharge, celui-ci ne s'esquivait pas, planté, ses culottes bien basses, au
                    milieu de la chambre en se secouant de toutes ses forces, il recevait les coups
                    de son ennemi, et à ce dernier instant, le déficit de lui faire demander
                    quartier, l'insulte à son tour, et jurant qu'il mourait de plaisir ; plus
                    l'homme que je donnais à celui-ci était vile, plus il était de la lie du peuple,
                    plus son soulier était grossier et sale, et plus je le comblais de volupté, je
                    devais mettre à ces raffinements-là les mêmes soins qu'il faudrait employer avec
                    un autre homme, pour farder et embellir une femme. Un troisième voulait se
                    trouver dans ce qu'on appelle dans une maison. Le sérail à l'instant, où deux
                    hommes payés et apportés exprès y élevèrent une dispute. On s'en prenait à lui,
                    il demandait grâce, il se jetait à genoux, on ne l'écoutait pas, et l'un des
                    deux champions tombant aussitôt sur lui, l'accablait de coups de cannes jusqu'à
                    l'entrée d'une chambre préparée et dans laquelle il se sauvait, là une fille le
                    recevait, le consolait, le caressait comme on ferait à un enfant qui vient se
                    plaindre, elle troussait ses jupes, lui montrait le derrière, et le libertin
                    déchargeait dessus. Un quatrième exigeait les mêmes préliminaires, mais dès que
                    les coups de cannes commençaient à pleuvoir sur son dos, il se branlait devant
                    tout le monde. Alors on suspendait un instant la dernière opération, quoique les
                    coups de cannes et les invectives roulassent toujours, puis dès qu'on le voyait
                    s'animer, et que son foutre était prêt à partir, on ouvrait une fenêtre, on le
                    saisissait par le milieu du corps, et on le jetait de l'autre côté sur le fumier
                    préparé exprès, et que ne lui faisait faire une chute tout au plus que de 6
                    pieds, tel était l'instant de sa décharge, son moral était excité par les
                    apprêts qui précédaient, et son physique ne le devenait que par l'élan d'une
                    chute, et ce n'était jamais que sur le fumier que son foutre coulait, on ne le
                    revoyait plus, une petite porte, dont il avait la clef, se trouvant en bas, il
                    disparaissait sur le champ. Un homme payé pour cela et mis en tapageur, entrait
                    brusquement dans la chambre, où l'homme qui nous fournit le 5e exemple se
                    trouvait enfermé avec une fille, dont il baisait le derrière en attendant
                    l'exécution. Le tapageur s'en prenant au miché, lui demandait insolemment en
                    enfonçant la porte, de quel droit il prenait ainsi sa maîtresse, puis mettant
                    l'épée à la main, il lui disait de se défendre, le miché tout confus se jetait à
                    genoux, demandait pardon, baisait la terre, baisait les pieds de son ennemi, et
                    lui jurait qu'il pouvait reprendre sa maîtresse, et qu'il n'avait pas envie de
                    se battre pour une femme, le tapageur rendu plus insolent par ces souplesses de
                    son adversaire, devenait bien plus impérieux, il traitait son ennemi de poltron,
                    de plat déjà à foutre et le menaçait de lui couper le visage avec la lame de son
                    épée, et plus l'un devenait méchant plus l'autre aussitôt s'humiliait, enfin au
                    bout de quelqu'instants de débat, l'assaillant offrait une composition à son
                    ennemi. --- "Je vois bien que tu <corr> demandes pardon </corr> ," lui
                    disait-il, "je te fais grâce mais à condition que tu baiseras mon cul." --- "Oh,
                    monsieur, tout ce que vous voudrez," disait l'autre enchanté, "je vous le
                    baiserai merdeux même, si vous voulez pourvu que vous ne me fassiez aucun mal."
                    Le tapageur rengainant, exposait à l'instant son derrière, le miché trop heureux
                    se jetait dessus avec enthousiasme, et pendant que le jeune homme lui lâchait
                    une demi douzaine de pets au nez, le vieux paillard au comble de sa joie lâchait
                    du foutre en mourant de plaisir. </p>
                <p> "Tous ces excès se conçoivent," dit Durcet, en bégayant parce que le petit
                    libertin bandait au récit de ces turpitudes, "rien de si simple que d'aimer
                    l'avilissement et de trouver des jouissances dans le mépris. Celui qui aime avec
                    ardeur les choses qui déshonorent, trouve du plaisir à l'être, et doit bander
                    quand on lui dit, qu'il l'est, la turpitude est une jouissance très commode,
                    c'est aimer ainsi, on aime à s'entendre dire ce qu'on aime à mériter, et il est
                    impossible de savoir, où peut aller sur cela l'homme qui ne rougit plus de rien,
                    c'est ici l'histoire de certains malades qui se plaisent dans leur cacochymie."
                    --- "Tout cela est l'affaire du cynisme," dit Curval en maniant les fesses de
                    Fanchon, "qui ne sait pas que la punition même produit des enthousiasmes et
                    n'a-t-on pas vu des gens bander à l'instant où l'on les déshonorait publiquement
                    ?" Tout le monde sait l'histoire du Marquis de... qui dès qu'on lui eut appris
                    la sentence, qui le brûlait en effigie, sortit son vit de sa culotte et s'écria
                    : "foutre Dieu," me voilà au point où je me voulais, me voilà couvert d'opprobre
                    et d'infamie, laissez-moi, laissez-moi, il faut que j'en décharge," et il le fit
                    au même instant. --- "Ce sont des faits," dit à cela le duc, "mais expliquez
                    m'en la cause." --- "Elle est dans notre cœur," reprit Curval, "une fois que
                    l'homme s'est dégradé, qu'il s'est avili par des excès, il a fait prendre à son
                    âme une espèce de tournure vicieuse, dont rien ne peut plus la sortir ; dans
                    tout autre cas, la honte servirait de contrepoids aux vices, où son esprit lui
                    conseillerait de se livrer, mais ici, cela ne se peut plus, c'est le premier
                    sentiment qu'il a éteint, c'est le premier, qu'il a banni loin de lui, et de
                    l'état où l'on est, en ne rougissant plus, à celui d'aimer tout ce qui fait
                    rougir, il n'y a exactement qu'un pas. Tout ce qui affectait désagréablement,
                    trouvant une âme différemment préparée, s'a métamorphosé alors à plaisir, et de
                    ce moment-là tout ce qui rappelle le nouvel état, que l'on adopte, ne peut plus
                    être que voluptueux." --- "Mais quel chemin il faut avoir fait dans les vices,
                    pour en être là " dit l'évêque. --- "J'en conviens," dit Curval, "mais cette
                    route se fait imperceptiblement, on ne la suit que sur des fleurs, un excès
                    amène l'autre, l'imagination toujours insatiable nous amène bientôt au dernier
                    terme, et comme elle ne parcourt sa carrière qu'en endurcissant le cœur, dès
                    qu'elle a touché le but, ce cœur, qui contenait jadis quelque vertu, ne
                    reconnait plus une seule, accoutumé à des choses plus vives, il secoue
                    promptement les premières impressions molles et sans douceur, qui l'avaient
                    enivré jusque lors et comme il sent bien que l'infamie et le déshonneur vont
                    être la suite de ses nouveaux mouvements pour n'avoir pas à le redouter, il
                    commence par se familiariser avec eux, il ne les a pas plutôt caressés, qu'il
                    les aime parce qu'ils tiennent à la nature de ses nouvelles conquêtes, et il ne
                    change plus." --- "Voilà donc ce qui rend la correction si difficile," dit
                    l'évêque. --- "Dites impossible," mon ami, et comment les punitions infligées à
                    celui que vous voulez corriger réussiraient-elles à les convertir, puisque à
                    cela près de quelques privations, l'état d'avilissement, qui caractérise celui
                    où vous le placez, en le punissant lui plaît l'amuse, le délecte, et il jouit au
                    dedans de lui même d'avoir été assez loin pour mériter d'être ainsi traité." ---
                    "Ô quelle énigme, que l'homme," dit le duc. --- "Oui mon ami," dit Curval, "et
                    voilà ce qu'on a fait dire à un homme de beaucoup d'esprit, "qu'il valait mieux
                    de foutre que de le comprendre." --- Et le souper venant interrompre nos
                    interlocuteurs, on fut se mettre à table sans avoir rien fait de la soirée. Mais
                    Curval au dessert bandant comme un diable, déclara qu'il voulait faire sauter un
                    pucelage, dût-il en payer vingt amendes, et s'emparant aussitôt de Zelmire, qui
                    lui était destinée, il allait l'entraîner dans le boudoir, lorsque les trois
                    amis se jettent au devant de lui, le supplièrent de se soumettre à ce que
                    lui-même avait prescrit, et puisqu'eux avaient pour le moins autant d'envie
                    d'enfraindre ces lois, s'y soumettaient cependant, il devait les imiter au moins
                    par complaisance, et comme on avait sur-le-champ envoyé chercher Julie qu'il
                    aimait, elle s'empara de lui avec la Champville et Brise-cul et ils passèrent
                    tous trois dans le salon, où les autres amis les rejoignant bientôt pour
                    commencer les orgies, les trouvèrent aux prises et Curval lâchant enfin son
                    foutre au milieu des plus lubriques postures et des épisodes les plus libertins.
                    Durcet aux orgies se fit donner deux ou trois cent coups de pieds au cul par les
                    vieilles ; l'évêque, Curval et le duc, par les fouteurs et personne avant
                    d'aller se coucher ne fut exempt de perdre plus ou moins de foutre, suivant les
                    facultés qu'il en avait reçues de la nature. Comme on craignait quelque nouveau
                    retour de la fantaisie déflorante, que Curval venait d'annoncer, on fit coucher
                    avec soin les vieilles dans les chambres des filles et des garçons, mais ce soin
                    ne fut pas nécessaire, et Julie qui s'en empara toute la nuit, le rendit le
                    lendemain à la société aussi souple qu'un gant. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt-quatrième journée. </head>
                <p> C'est une véritable maladie de l'âme, la dévotion, on a beau faire, on ne s'en
                    corrige point, plus facile de s'imprégner dans l'âme des malheureux, parce
                    qu'elle les console, parce qu'elle leur offre des chimères pour les consoler de
                    leurs maux, il est bien plus difficile encore de l'extirper dans ces âmes-là,
                    que d'âmes d'autres : c'était l'histoire d'Adélaïde, plus le tableau de la
                    débauche et du libertinage se développait à ses yeux, plus elle se rejeta dans
                    les bras de ce Dieu consolateur, qu'elle espérait avoir un jour pour libérateur
                    des maux, où elle ne voyait que trop qu'allait l'entraîner sa malheureuse
                    situation ; personne ne sentait mieux son état qu'elle ; son esprit lui
                    présageait au mieux tout ce qui devait suivre ; le funeste commencement dont
                    elle était déjà victime, quoique légèrement ; elle comprenait à merveille qu'en
                    mesure que les récits deviendraient plus forts, les procédés des hommes envers
                    les compagnes et elle deviendraient aussi plus féroces, tout cela, quelque chose
                    qu'on pût lui dire, lui faisait, tant qu'elle pouvait, rechercher avec avidité
                    la société de sa chère Sophie, elle n'osait plus y aller la nuit, on s'en était
                    trop aperçu et on s'opposait trop bien à ce que de pareilles incartades purent
                    arriver désormais, mais sitôt qu'elle avait un instant elle y volait, et cette
                    même matinée-ci, dont nous écrivons le journal, s'étant levée de très bonne
                    heure d'auprès de l'évêque avec qui elle avait couchée, elle était venue dans la
                    chambre des jeunes filles, causer avec sa chère Sophie ; Durcet qui, à cause des
                    fonctions de son mois, se levait aussi plus matin que les autres, l'y trouva et
                    lui déclara qu'il ne pouvait pas s'empêcher d'en rendre compte et que la société
                    en déciderait, comme il lui plairait. Adélaïde pleura, c'était là toutes ses
                    armes, et se laissa faire, la seule grâce qu'elle osa demander à son mari, fut
                    de tâcher de ne point faire punir Sophie, qui ne pouvait pas être coupable, puis
                    que c'était elle, qui était venue la trouver, et non Sophie, qui était venue
                    dans sa chambre. Durcet dit qu'il dirait le fait, comme il était, et qu'il n'en
                    déguiserait rien, rien ne s'attendrit, moins qu'un correcteur, qui a le plus
                    grand intérêt à la correction ; c'était ici le cas, il n'y avait rien de si joli
                    à punir que Sophie ; par quel motif Durcet l'aurait-il épargnée ? On s'assemble
                    et le financier rendit compte, c'était une récidive ; le président se ressouvint
                    que quand il était au palais, ses ingénieux confrères prétendaient que comme une
                    récidive prouvait que la nature agissait dans un homme plus fortement que
                    l'éducation et que les principes, que par conséquent en récidivant il attestait
                    pour ainsi dire, qu'il n'était pas maître de lui-même, il fallait le punir
                    doublement. <corr> Il </corr> voulut raisonner aussi conséquemment, avec autant
                    d'esprit que ses anciens condisciples, et déclara qu'en conséquence, il fallait
                    les punir, elle et sa compagne, dans toute la rigueur des ordonnances ; mais
                    comme ces ordonnances portaient peine de mort pour un tel cas, et qu'on avait
                    envie de s'amuser encore quelque temps avec ces dames, avant d'en venir là, on
                    se contenta de les faire venir, de les faire mettre à genoux, et de leur lire
                    l'article des ordonnances en leur faisant sentir tout ce qu'elles venaient de
                    risquer en s'exposant à un tel délit, cela fait, à leur infliger une pénitence
                    triple de celle qu'elles avaient endurée samedi dernier, on les fit jurer, que
                    cela n'arriverait plus, on leur protesta que si ça arrivait encore, on userait
                    de toute rigueur envers elles, et on les inscrivit sur le livre fatal. --- La
                    visite de Durcet y fit placer encore trois noms de plus, deux chez les filles,
                    et un chez les garçons, c'était le résultat de la nouvelle expérience des
                    petites indigestions, elles réussissaient fort bien, mais il en arrivait, que
                    ces pauvres enfants ne pouvant plus se retenir, se mettaient à tout instant dans
                    le cas d'être punis, c'était l'histoire de Fanni, d'Hébé chez les sultanes, et
                    d'Hyacinthe chez les garçons, ce qu'on trouva dans leur pot, était énorme, et
                    Durcet s'en amusa longtemps, on n'avait jamais tant demandé <corr> de </corr>
                    permission <corr> s </corr> du matin, et tout le monde jurait après Duclos de ce
                    qu'elle avait indiqué un beau secret. Malgré la multitude des permissions
                    demandées on n'en accorda qu'à Constance, Hercule, 2 fouteurs subalternes,
                    Augustine, Zéphire et la Desgranges, on s'en amusa un instant et l'on se mit à
                    table. --- "Tu vois," dit Durcet à Curval, "le tort que tu as eu de laisser
                    instruire tes filles de la religion, on ne peut plus maintenant la faire
                    renoncer à ces imbécillités-là, je te l'avais bien dit dans le temps." --- "Ma
                    foi," dit Curval, "je croyais que de les connaître serait pour elle une raison
                    de plus de les détester, et qu'avec l'âge elle se convaincrait de l'imbécillité
                    de ces infâmes dogmes." --- "Ce que tu dis-là est bon dans une tête
                    raisonnable," dit l'évêque, "mais il ne faut pas s'en flatter avec un enfant."
                    --- "Nous serons obligés d'en venir à des parties violentes," dit le duc, qui
                    savait bien qu'Adélaïde l'écoutait. "On y viendra," dit Durcet, "je lui réponds
                    d'avance, que si elle n'a que moi pour avocat, elle sera mal défendue." --- "Oh
                    je le crois, monsieur," dit Adélaïde, en pleurant, "vos sentiments pour moi sont
                    assez connus." --- "Des sentiments," dit Durcet, "je commence, ma belle épouse,
                    par vous prévenir, que je n'en ai jamais eu pour aucune femme, et moins
                    assurément pour vous, qui êtes la mienne, que pour toute autre, j'ai la religion
                    en haine, ainsi que tous ceux, qui la pratiquent, et de l'indifférence que je
                    prouve pour vous je vous préviens, que je passerais bien promptement à la plus
                    violente aversion, si vous continuez de révérer d'infâmes et exécrables
                    chimères, qui firent de tous temps l'objet de mon mépris ; il faut avoir perdu
                    l'esprit pour admettre un Dieu et être devenu tout à fait imbécile, pour
                    l'adorer, je vous déclare en un mot devant votre père et ces messieurs, qu'il
                    n'y aura point d'extrémités, où je ne me porte vis-à-vis de vous, si je vous
                    reprends encore à pareille faute, il fallait vous faire religieuse, si vous
                    vouliez adorer votre Jean Foutre de Dieu, vous l'auriez prié là tout à votre
                    aise." --- "Ah," reprit Adélaïde en gémissant, "religieuse, grand Dieu,
                    religieuse, plût au ciel, que je le fusse." --- Et Durcet, qui se trouvait alors
                    vis-à-vis d'elle, impatienté de la réponse, lui lança de côté une assiette
                    d'argent au visage, qui l'aurait tuée, si elle l'eût atteinte à la tête, car le
                    choc en fut si violent qu'elle se plia contre la muraille. "Vous êtes une
                    insolente créature," dit Curval à sa fille, qui pour éviter l'assiette s'était
                    jetée entre son père et Antinous, "vous mériteriez, que je vous, donnasse cent
                    coups de pieds dans le ventre," et la rejetant loin de lui avec un coup de poing
                    : "allez faire à genou des excuses à votre mari," lui dit-il, ou nous allons
                    vous faire subir tout à l'heure la plus cruelle des punitions, elle fut se jeter
                    en larmes aux pieds de Durcet, mais celui-ci qui avait vivement bandé en jetant
                    l'assiette, et qui disait que pour mille louis, il n'aurait pas voulu manquer
                    son coup, dit, qu'il fallait qu'il y eût sur-le-champ une correction générale et
                    exemplaire, sans faire tort à celle de samedi, qu'il demandait que pour cette
                    fois, sans conséquence, on congédia les enfants du café, et que cette expédition
                    se fit à l'heure où l'on avait coutume de s'amuser en venant de prendre le café,
                    tout le monde consentit. Adélaïde et les deux seules vieilles Louison et
                    Fanchon, les plus méchantes des quatre et les plus craintes des femmes,
                    passèrent au salon de café, où les circonstances nous obligent de tirer le
                    rideau sur ce qui se passa, ce qu'il y a de certain, c'est que nos quatre héros
                    déchargèrent, et qu'on permit à Adélaïde de s'aller coucher. --- C'est au
                    lecteur à faire sa combinaison et à trouver agréable, s'il lui plaît que nous le
                    transportions tout de suite aux narrations de Duclos. Chacun s'étant placé
                    auprès des épouses, excepté le duc, qui ce soir la devait avoir Adélaïde, et qui
                    la fit remplacer par Augustine, chacun donc s'étant arrangé, Duclos reprit ainsi
                    le fil de son histoire. --- "Un jour," dit cette belle fille, "que je soutenais
                    à une de mes compagnes en maquerellage, que j'avais sûrement vu au fait de
                    flagellations passives tout ce qu'il était possible de voir de plus fort,
                    puisque j'avais fouetté et vu fouetter des hommes avec des épines et avec des
                    nerfs de bœufs." --- "Oh parbleu," me dit-elle, "pour te convaincre qu'il s'en
                    faut beaucoup, que tu aies vu, ce qu'il y a de plus fort dans ce genre, je veux
                    t'envoyer demain une de mes pratiques," --- et m'ayant fait avertir le matin de
                    l'heure de la visite, et du cérémonial à observer avec ce vieux fermier, qui se
                    nommait, je m'en souviens, M. de Grancourt, je préparais tout ce qu'il fallait
                    et j'attendais notre homme, c'était à moi, qu'il devait avoir affaire, les
                    choses étaient ainsi arrangées ; il arriva, et après nous être enfermés :
                    "Monsieur," lui dis-je, "je suis désespérée de la nouvelle que j'ai à vous
                    apprendre, mais vous voilà prisonnier, et vous ne pouvez plus sortir d'ici, je
                    suis désespérée, que le parlement ait jeté les yeux sur moi, pour exécuter votre
                    arrêt, mais il l'a voulu ainsi, et j'ai son ordre dans ma poche, la personne qui
                    vous a envoyé chez moi, vous a tendu une piège, car elle savait bien de quoi il
                    était question, et certainement elle aurait pu vous éviter cette scène, au reste
                    vous savez votre affaire, on ne se livre pas impunément aux crimes noirs et
                    affreux, que vous avez commis, et je vous trouve fort heureux, d'en être quitte
                    à si bon marché." --- Notre homme avait écouté ma harangue avec la plus grande
                    attention, et dès qu'elle fut finie, il se jeta en pleurant à mes genoux en me
                    suppliant de le ménager. "Je sais bien," dit-il, "que je me suis grandement
                    oublié, j'ai puissamment offensé Dieu et la justice, mais puisque c'est vous, ma
                    bonne dame, qui êtes chargée de ma correction, je vous demande avec instance de
                    me ménager." --- "Monsieur," lui dis-je, "je ferai mon devoir, que savez-vous si
                    je ne suis pas moi-même examinée, et si je suis maîtresse, de me livrer à la
                    compassion, que vous m'inspirez, "déshabillez-vous et soyez docile, c'est tout
                    ce que je puis vous dire." --- Grancourt obéit et dans une minute il fut nu
                    comme la main, mais grand Dieu Quel corps offrait-il à ma vue, je ne puis vous
                    le comparer qu'à un taffetas chiné, il n'y avait pas une place de son corps tout
                    marqué, qui ne portât les preuves des déchirures, cependant j'avais mis au feu
                    une discipline de fer armée de pointes aiguës qui m'avait été envoyée le matin
                    avec l'instruction de cette arme meurtrière, se trouva rouge à peu près au même
                    instant, où Grancourt se trouva nu, je m'en empare et commençant à le flageller
                    avec doucement d'abord, puis un peu plus fort, et puis à tour de bras, et cela
                    indistinctement depuis la nuque du cou jusqu'aux talons, en un instant je mets
                    mon homme en sang. --- "Vous êtes un scélérat," lui disais-je, en frappant
                        <corr> son corps </corr> , "qui avez commis toute sorte de crimes, rien
                    n'est sacré pour vous et dernièrement encore ; on dit, que vous avez empoisonné
                    votre mère." --- "Cela est vrai, madame, cela est vrai, disait-il, en se
                    branlant, "je suis un monstre, je suis un criminel, il n'y a pas d'infamies et
                    que je n'aie pas faites, et que je ne sois prêt à faire encore, allez, vos coups
                    sont inutiles, je ne me corrigerai jamais, j'ai trop de volupté dans le crime,
                    "vous me tueriez que je le commettrais encore, le crime est mon élément, il est
                    ma vie, j'y ai vécu, et j'y veux mourir." --- "Et vous sentez," <corr> dit
                        Duclos </corr> ? combien <corr> il </corr> m'animait lui-même par ce propos,
                    je redoublais et mes invectives et mes coups, le foutre, lui échappe, pourtant
                    c'était le signal, à ce mot je redouble de vigueur et tâche de le frapper sur
                    les endroits les plus sensibles, il cabriole, il saute, il m'échappe et va se
                    jeter en déchargeant dans un cuve d'eau tiède préparée tout exprès pour la
                    purition de cette sanglante cérémonie. --- Oh pour le coup je cédais à ma
                    compagne l'honneur d'en avoir vu plus que moi, sur cet article, et je crois, que
                    nous pouvions bien nous dire alors les deux seules de Paris, qui en eussions vu
                    autant, car notre Grancourt ne variait jamais, et il y avait plus de vingt ans,
                    qu'il allait tous les 3 jours chez cette femme, pour pareille expédition. ---
                    Peu après, cette même amie m'adresse chez un autre libertin dont la fantaisie,
                    je le crois, vous paraîtra pour le moins aussi singulière : la scène se passait
                    à sa petite maison, en route, on m'introduit dans une chambre assez sombre, où
                    je vois un homme au lit, et dans le milieu de la chambre une bière : "Vous
                    voyez," me dit notre libertin, "un homme au lit de la mort, et qui n'a voulu
                    fermer les yeux sans rendre encore une fois hommage à l'objet de son culte,
                    j'adore les culs, et je veux mourir en en baisant un, dès que j'aurai fermé les
                    yeux, vous me placerez vous-même dans cette bière, après m'avoir enseveli et
                    vous m'y clouerez, il entre dans mes intentions, de mourir ainsi dans le sein du
                    plaisir, et d'être servi dans ce dernier moment par l'objet même de la
                    lubricité. "Allons," continua-t-il, d'une voix faible et entrecoupée,
                    "dépêchez-vous, car je suis au dernier moment." --- J'approche, je me tourne, je
                    lui fais voir mes fesses. "Ah le beau cul," dit-il, "que je suis bien aise
                    d'emporter au tombeau l'idée d'un si joli derrière, et il le maniait et il
                    l'entr'ouvrait, et il le baisait, comme l'homme du monde qui se porte le mieux.
                    "Ah," dit-il, au bout d'un instant en quittant sa besogne et se retournant de
                    l'autre côté, "je savais bien que je ne jouirais pas longtemps de ce plaisir,
                    j'expire, souvenez-vous de ce que je vous ai recommandé, et en disant cela, il
                    pousse un grand soupir, se roidit, et joue si bien son rôle, que le diable
                    m'emporte, si je ne le crus mort, je ne perds pas la tête. Curieuse de voir la
                    fin d'une si plaisante cérémonie, je l'ensevelis, il ne bougeait plus, et soit
                    qu'il eût un secret pour paraître ainsi, soit que mon imagination fût frappée,
                    mais il était raide et froid comme une barre de fer, son vit seul donnait
                    quelque signe d'existence, car il était dur et collé contre son ventre, et des
                    gouttes de foutre semblaient s'en exhaler, malgré lui, sitôt qu'il est empaqueté
                    dans un drap, je l'emporte, et ce n'était pas là le plus aisé, car la manière,
                    dont il se raidissait le rendit aussi lourd qu'une bombe, j'en viens pourtant au
                    bout, et je l'étends dans sa bière, dès qu'il y est, je me mets à réciter
                    l'office des morts, et je le cloue enfin, telle était l'instant de sa crise, à
                    peine a-t-il entendu les coups de marteau, qu'il s'écrie comme un furieux : "Ah,
                    sacre nom du Dieu, je décharge, sauve-toi, putain, sauve toi, car si je
                    t'attrape, tu es morte " --- La peur me prend, je me lance sur l'escalier, où je
                    rencontre un valet de chambre adroit et au fait des manies de son maître, qui me
                    donne deux louis, et qui entre précipitamment dans la chambre du patient, pour
                    le délivrer de l'état où je l'avais mis. --- "Voilà un plaisant goût," dit
                    Durcet, "eh bien, Curval, le connaissais-tu celui-là ?" --- "À merveille," dit
                    Curval, "ce personnage-là est un homme qui veut se familiariser avec l'idée de
                    la mort, et qui n'a pas vu de meilleur moyen pour cela, que de le lier avec une
                    idée libertine, il est parfaitement sûr, que cet homme là mourra en maniant des
                    culs." --- "Ce qu'il y a de certain," dit Champville, "c'est, que c'est un fier
                    impie, je le connais, et j'aurais occasion de vous faire voir comme il <corr>
                        agit </corr> avec les plus saints mystères de la religion." --- "Ce doit
                    être," dit le duc, "c'est un homme qui se moque de tout et qui veut s'accoutumer
                    à penser et à agir de même à ses derniers instants." --- "Pour moi," ajouta
                    l'évêque, "je trouve quelque chose de très piquant à cette passion, et je ne
                    vous cache pas, que je bande ; continue, Duclos, continue, car je sens que je
                    ferais quelque sottise, et je n'en veux plus faire aujourd'hui." --- "Eh bien,"
                    dit cette belle fille, "en voici un moins compliqué ; il s'agit d'un homme qui
                    me suivit cinq ans de suite pour l'unique plaisir de se faire coudre le trou du
                    cul ; il s'étendait à plat ventre sur un lit, je m'asseyais entre ses jambes, et
                    là, armée d'une aiguille, et d'une demi aune de gros fil ciré, je lui cousais
                    exactement l'anus tout autour, et la peau de cette partie était chez cet homme
                    tellement dure, et tellement faite au coup d'aiguille, que mon opération n'en
                    faisait pas sortir une goutte de sang ; il se branlait lui-même, pendant ce
                    temps-là et déchargeait comme un diable au dernier coup d'aiguille, son ivresse
                    dissipée, je défaisais promptement mon ouvrage, et tout était dit. --- Un autre
                    se faisait frotter avec de l'esprit du vin sur tous les endroits de son corps,
                    où la nature avait placé du poil, puis j'allumais cette liqueur spiritueuse, qui
                    consommait à l'instant tous les poils, il déchargeait en se voyant en feu,
                    pendant que je lui faisais voir mon ventre, ma motte et le reste. Car celui-là
                    avait le mauvais goût de ne regarder que des devants. --- Mais qui de vous,
                    messieurs, a connu Miracont, aujourd'hui président de grande chambre et dans ce
                    temps conseiller clair ?" --- "Moi," répondit Curval. --- "Eh bien, monsieur,"
                    dit Duclos, "savez-vous, quelle était et quelle est encore à ce que je crois sa
                    passion ?" --- "Non, et comme il passe ou veut passer pour un dévot, je serais
                    fort aise de le savoir." --- "Eh bien," répondit Duclos, "il veut qu'on le
                    prenne pour un âne."... "Ah morbleu," dit le duc à Curval, "mon ami, c'est un
                    goût débat que ceci, je parierais qu'alors, cet homme-là croit qu'il va juger,
                    eh bien, ensuite," dit le duc. --- "Ensuite, Mgr.," reprit Duclos, "il faut le
                    mener par le cou, le promener ainsi à l'heure dans la chambre, il braye, on le
                    miche, et dès qu'on est dessus, on le fouette sur tout le corps avec une
                    houcine, comme pour presser sa marche, il le redouble, et comme il se branle
                    pendant ce temps-là, dès qu'il décharge, il jette les hauts cris, fait une
                    ruade, et jette la fille les quatre <corr> pattes </corr> en l'air." --- "Oh,
                    pour celle-là," dit le duc, "elle est plus divertissante, que lubrique et dis
                    moi, je te prie, Duclos, cet homme-là t'a-t-il dit, s'il avait quelques
                    camarades de son goût ?" --- "Oui, Mgr.," dit l'aimable Duclos, en entrant avec
                    esprit dans la plaisanterie, et descendait de son estrade, parce que sa tâche
                    était remplie, "oui, Mgr., il me dit, qu'il en avait beaucoup, mais qu'ils ne
                    voulaient partout se laisser monter." La scène étant finie, on voulait faire
                    quelques sottises avant souper. Le duc serrait Augustine, de fort près : "Je ne
                    m'étonne pas," disait-il, en la branlant sur le clitoris, et en lui faisant
                    empoigner son vit, "je ne m'étonne pas, qu'il prenne quelque fois à Curval des
                    tentations de rompre le pacte, et de faire sauter un pucelage, car je sens que
                    dans ce moment-ci par exemple, j'enverrais de bon cœur au diable celui de
                    Augustine." --- "Lequel," dit Curval. --- "Ma foi, tous deux," dit le duc, "mais
                    il faut être sage, en attendant ainsi nos plaisirs, nous les rendrons plus
                    délicieux. Allons, petite fille, faites-moi voir vos fesses, ça fera changer
                    peut-être la nature de mes idées. --- Sacre Dieu, le beau cul, qu'à cette petite
                    putain-là, Curval, que me conseilles-tu, d'en faire ?" --- "Une vinaigrette,"
                    dit Curval. --- "Peut à Dieu," dit le duc, "mais patinée... tu verras, que tout
                    viendra avec le temps." --- "Mon très cher frère," dit le prélat d'une voix
                    coupée, "vous tenez des propos, qui sentent le foutre." --- "Eh vraiment, c'est
                    que j'ai grande envie d'en perdre." --- "Et qui vous en empêche ?" dit l'évêque.
                    --- "Oh tout plein de choses," reprit le duc, "d'abord il n'y a pas de merde, et
                    j'en voudrais, et puis je ne sais, j'ai envie de tout plein de choses." --- "Et
                    de quoi ?" dit Durcet, à qui Antinous chiait dans la bouche --- "De quoi ?" dit
                    le duc, "d'une petite infamie, à laquelle il faut que je me livre," --- et
                    passant au boudoir du fond avec Augustine, Zélamir, Cupidon, Duclos, Desgranges
                    et Hercule, on entendit au bout d'une minute des cris et des jurements qui
                    prouvaient, que le duc venait enfin de calmer et sa tête et ses couilles. On ne
                    sait pas trop, ce qu'il avait fait à Augustine, mais malgré son amour pour elle,
                    on la vit revenir en pleurant, et un de ses doigts entortillé, nous sommes
                    désolés de ne pouvoir pas encore expliquer tout cela, mais il est certain, que
                    ces messieurs, sous main et avant que cela ne fût bien exactement permis, se
                    livraient à des choses qu'on ne leur avait pas encore racontées, et à cela, ils
                    manquaient formalement aux conventions qu'ils avaient établies, mais quand une
                    société entière commet les mêmes fautes, elle se les pardonne assez communément
                    ; le duc rentra et vit avec plaisir, que Durcet et l'évêque n'avaient pas perdu
                    leur temps, et que Curval entre les bras de Brise-cul faisait délicieusement,
                    tout ce qu'on peut faire, avec tout ce qu'il avait pu rassembler près de lui
                    d'objets voluptueux. On servit, --- les orgies à l'ordinaire, et l'on fut se
                    coucher, toute <corr> écarbouillée </corr> qu'était Adélaïde, le duc qui devait
                    l'avoir cette nuit-là, la voulut, et comme il était revenu des orgies un peu
                    ivre à son ordinaire, on dit, qu'il ne la ménagea pas, enfin la nuit se passa
                    comme toutes les précédentes, c'est à dire dans le sein du délire et de la
                    débauche, et la blonde Aurore étant venue, comme disent les poètes, "ouvrir le
                    palais d'Apollon," ce Dieu assez libertin lui-même, ne monta sur son char azuré
                    que pour venir éclairer de nouvelles luxures. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt-cinquième journée. </head>
                <p> Une nouvelle intrigue se formait pourtant à la soudaine dans les murs
                    impénétrables du château de Silliny, mais elle n'était pas d'une conséquence
                    aussi dangereuse, que celle d'Adélaïde et de Sophie ; cette nouvelle société se
                    tramait entre Aline et Zelmire, la conformité de caractère de ces deux jeunes
                    filles avait aidé beaucoup à ce lieu, toutes deux douces et sensibles, deux ans
                    et demi de différence au plus dans leur âge, bien de l'enfance, bien de la
                    bonhomie dans leur caractère, en un mot, presque toutes deux les mêmes vertus et
                    presque toutes deux les mêmes vices, car Zelmire, douce et tendre, était
                    nonchalante et paresseuse, comme Aline, en un mot, elles se convenaient si bien
                    que le matin du 25e on les trouva dans le même lit, et voici comme cela eut
                    lieu, Zelmire était destinée à Curval, couchait comme on sait dans sa chambre
                    cette-même nuit, Aline était femme de lit de Curval, mais Curval revenu
                    ivre-mort des orgies, ne voulut coucher qu'avec Bande-au-ciel, et moyennant cela
                    les deux petites colombes abandonnées et réunies par hasard, se campèrent, de
                    crainte du froid, toutes les deux dans le même lit. Et là on prétendit que leurs
                    petits doigts s'étaient grattés ailleurs, qu'au coude. Curval en ouvrant les
                    yeux le matin et voyant les deux oiseaux dans le même nid, leur demanda, ce
                    qu'elles faisaient là, et leur ordonnant de venir à l'instant toutes deux dans
                    son lit, il les flaira au dessous du clitoris et reconnut clairement, qu'elles
                    étaient encore toutes deux plein de foutre, le cas était grave, on voulait bien
                    que ces demoiselles fussent des victimes d'impudicité, mais on n'exigeait
                    qu'entre elles il y eut de la décence, car que n'exige pas le libertinage dans
                    sa perpétuelle inconséquence, et si l'on voulait bien quelquefois leur permettre
                    d'être impures entre elles, il fallait que ce fût et par ordre de ces messieurs,
                    et sous leurs yeux moyennant quoi le cas fut porté au conseil, et les deux
                    délinquantes qui ne purent ou n'osèrent désavouer, eurent ordre de montrer comme
                    elles s'y prenaient, et de faire voir devant tout le monde, quel était leur
                    petit talent particulier, elles le firent en rougissant beaucoup, en pleurant,
                    et en demandant pardon de ce qu'elles avaient fait, mais il était trop doux
                    d'avoir ce joli petit couple à punir le samedi d'ensuite, pour qu'on imaginât de
                    leur faire grâce et elles furent subitement inscrites sur le fatal livre de
                    Durcet, --- qui par parenthèse --- se remplissait très agréablement cette
                    semaine. Cette expédition faite, on acheva le déjeuner et Durcet fit ses visites
                    : Les fatales indigestions valurent encore une délinquante, c'était la petite
                    Michette, elle n'en pouvait plus, disait-elle, on l'avait fait trop manger la
                    veille, et mille autres petites excuses enfantines, qui ne l'empêchèrent pas
                    d'être inscrite. Curval qui bandait beaucoup, saisit le pot de chambre et dévora
                    tout ce qui était dedans. Et jetant ensuite sur elle des yeux courroucés : "Oh
                    oui, parbleu, petite coquine," lui dit-il, " oh oui, parbleu, vous serez
                    corrigée, et de ma main encore, il n'est pas permis de chier comme cela ; vous
                    n'aviez qu'à nous avertir au moins, vous savez bien qu'il n'y a pas d'heures, où
                    nous ne soyons prêts à recevoir de la merde." Et il lui maniait fortement les
                    fesses en lui adressant la leçon. Les garçons se trouvèrent intacts. On
                    n'accorda nulle permission pour la chapelle, et l'on se mit à table. On raisonna
                    beaucoup pendant le dîner sur l'action d'Aline, on la croyait une St. Nitouche,
                    et tout à coup voilà des preuves de son tempérament. "Eh bien," dit Durcet à
                    l'évêque, "mon ami, faut-il s'en rapporter à l'air des filles ?" Maintenant on
                    convint unanimement qu'il n'y avait rien de si trompeur, et que, comme elles
                    étaient toutes fausses, elles ne se servirent de leur esprit, qu'à l'être avec
                    plus d'adresse, ces propos firent tomber la conversation sur les femmes et
                    l'évêque, qui les abhorrait se livra à toute la haine, qu'elles lui inspiraient,
                    il les ravala à l'état des plus vils animaux, et prouva leur existence si
                    parfaitement inutile dans le monde, qu'on pourrait les extirper toutes de dessus
                    la terre, sans nuire en rien aux vues de la nature, qui ayant bien trouvé
                    autrefois le moyen de créer sans elles, le trouverait bien encore, quand il
                    n'existerait que des hommes. On passa au café, il était présenté par Augustine,
                    Michette, Hyacinthe, et Narcisse. L'évêque dont un des plus grands plaisirs
                    simples était de sucer le vit des petits garçons s'amusait depuis quelques
                    minutes à ce jeu avec Hyacinthe, lorsque tout à coup, il s'écria en retirant sa
                    bouche pleine. "Ah, secondez, mes amis, voilà un pucelage, voilà la première
                    fois, que ce petit drôle-là décharge j'en suis sur." Et du fait personne n'avait
                    encore vu Hyacinthe en venir là, on le croyait même trop jeune pour y parvenir
                    encore, mais il avait 14 ans fait, c'était l'âge où la nature a coutume de nous
                    combler de ses fureurs, et rien n'était plus réel que la victoire que l'évêque
                    s'imaginait avoir remporté. On voulut cependant constater le fait, et chacun :
                    voulut être témoin de l'avanture. On s'assit en demi cercle autour du jeune
                    homme, Augustine, la plus célèbre branleuse du sérail, eut ordre de manualiser
                    l'enfant en face de l'assemblée ; et le jeune homme eut permission de la manier
                    et de la caresser en telle partie du corps, qu'il le désirerait. Nul spectacle
                    plus voluptueux, que celui de voir une jeune fille de 15 ans, belle comme le
                    jour, se prêter aux caresses d'un jeune garçon de 14 et l'exciter à la décharge
                    par la plus délicieuse pollution. Hyacinthe aidé peut-être de la nature, mais
                    plus certainement encore par des exemples, qu'il avait sous ses yeux, ne touche,
                    ne manie, ne baise que les jolies petites fesses de sa branleuse, et au bout
                    d'un instant, ses belles joues se colorèrent, il poussa 2 ou 3 soupirs, et son
                    joli petit vit lança à 3 pieds de lui cinq ou six jets d'un petit foutre doux et
                    blanc comme de la crème, qui vint tomber sur les cuisses de Durcet, placé le
                    plus près de lui, et qui se faisait branler par Narcisse, en regardant
                    l'opération. Le fait bien constaté, on caressa et baisa l'enfant de toute part,
                    chacun voulut recueillir une petite portion de sperme, et comme il parut, qu'à
                    son âge et par un début 6 décharges n'étaient pas trop un don qu'il venait de
                    faire, nos libertins lui en firent joindre, chacun un, qu'il leur répandit dans
                    la bouche. Le duc s'étant échauffé de ce spectacle s'empara d'Augustine, et la
                    branla sur le clitoris avec la langue, jusqu'à ce qu'elle eut déchargé deux ou
                    trois fois, ce que la petite friponne pleine de feu et de tempérament fit
                    bientôt, pendant que le duc polluait ainsi Augustine, il n'y avait rien de si
                    plaisant, que de voir Durcet, venant recueillir les symptômes du plaisir, qu'il
                    ne procurait point, baiser mille fois sur la bouche cette belle enfant, et
                    avaler pour ainsi dire la volupté qu'un autre faisait circuler dans ses fesses ;
                    il était tard, on fut obligé de soustraire la méridienne et de passer au salon
                    d'histoire, où Duclos attendait depuis longtemps ; dès que tout le monde fut
                    arrangé, elle poursuivit le récit de ses avantures dans les termes suivants. ---
                    "J'ai déjà eu l'honneur de vous dire, messieurs, il est très difficile de
                    comprendre tous les supplices, que l'homme invente contre lui-même, pour
                    retrouver dans leur avilissement ou dans leur douleur, ces étincelles de
                    plaisir, que l'âge ou la satiété lui ont fait perdre. Croiriez-vous qu'un de cet
                    espèce de gens, homme de 60 ans et singulièrement blasé sur tout le plaisir de
                    la lubricité, ne les reveillait plus dans ses sens, qu'en se faisant brûler avec
                    une bougie sur toutes les parties de son corps et principalement sur celles que
                    la nature destine à ce plaisir-là, on la lui éteignait fortement sur les fesses,
                    le vit, les couilles et surtout sur le trou du cul. Il baisait un derrière
                    pendant ce temps-là, et quand on lui avait vivement renouvelé quinze ou vingt
                    fois cette douloureuse opération, il déchargeait en suçant l'anus, que sa
                    branleuse lui présentait. --- J'en vis un autre, peu après, qui m'obligeait de
                    me servir d'une étrille de cheval et de le panser avec sur tout le corps,
                    précisément comme on aurait fait de l'animal, que je viens de nommer, dès que
                    son corps était tout en sang, je le frottais avec de l'esprit de vin, et cette
                    seconde douleur le faisait abondamment décharger sur ma gorge. Telle était le
                    champ de bataille, qu'il voulait arroser de son foutre, je me mettais à genoux
                    devant lui, je prenais son vit dans mes tetons, et il y répandait-là tout à
                    l'aise l'acre superflu de ses couilles. --- Un troisième se faisait arracher,
                    brise-à-brise, tous les poils des fesses, il se branlait pendant l'opération sur
                    un étron tout chaud, que je venais de lui faire. Puis à l'instant où ce "foutre"
                    de convention m'apprenait l'approche de sa crise, il fallait pour la déterminer
                    que je lui dardasse dans chaque fesse un coup de ciseaux, qui le fit saigner, il
                    avait le cul couvert de ces plaies, et à peine pus-je trouver un endroit intact,
                    pour y faire mes deux blessures, à cet instant son nez se plongeait dans la
                    merde, il s'en barbouillait tout le visage et des flots de sperme couronnaient
                    son extase. --- Un quatrième me mettait le vit dans la bouche et m'ordonnait de
                    le lui mordre de toutes mes forces, pendant ce temps-là je lui déchirais les
                    deux fesses avec un peigne de fer à dents très aiguës, puis au moment, où je
                    sentais son engin prêt à fondre, ce que m'annonçait une très légère et très
                    faible érection, alors, dis-je, je lui écartais prodigieusement les deux fesses,
                    et j'approchais le trou de son cul, de la flamme d'une bougie placée à terre à
                    ce dessein, ce n'était, qu'à la sensation de la brûlure de cette bougie à son
                    anus, que se décidait l'émission, je redoublais alors mes morsures, et ma bouche
                    se trouvait bientôt pleine. --- "Un instant," dit l'évêque, je n'entendrai point
                    aujourd'hui de décharges faits dans une bouche, sans que cela me rappelle la
                    bonne fortune, que je viens d'avoir et ne dispose mes esprits à des plaisirs de
                    même sorte." --- En disant cela, il attira à lui Bande-au-ciel, qui était de
                    poste auprès de lui ce soir-là, et se met à lui sucer le vit, avec toute la
                    lubricité d'un vrai bougre ; le foutre part, il l'avale, et il renouvelle
                    bientôt la même opération sur Zéphire, --- il bandait, et rarement les femmes se
                    trouvaient bien, près de lui, quand il était dans cette crise, malheureusement
                    c'était Aline, sa nièce : "Que fais-tu là, garce," lui dit-il, "quand ce sont
                    des hommes que je veux," Aline veut s'esquiver, il la saisit par ses cheveux, et
                    l'entraîne dans son cabinet avec Zelmire, et Hébé, les deux filles de son sérail
                    : "Vous allez voir, vous allez voir," dit-il à ses amis, "comme je vais
                    apprendre à ces gueuses-là à me faire trouver des cons sous ma main, quand ce
                    sont des vits que je veux." Fanchon suivit les 3 pucelles par son ordre, et au
                    bout d'un instant, on entendit vivement crier Aline, et les hurlements de la
                    décharge de Mgr. se joindre aux accès douloureux de sa chère nièce ; tout
                    rentre. --- Aline pleurait, serrait et tortillait le derrière. "Viens me faire
                    voir cela," lui dit le duc, "j'aime à la folie à voir les vestiges de la
                    brutalité de M. mon frère." Aline montra je ne sais quoi, car il m'a toujours
                    été impossible de découvrir ce qui se passait dans cet infernal cabinet, mais le
                    duc s'écria : "Ah foutre, c'est délicieux, je crois que je m'en vais en faire
                    autant." --- Mais Curval lui ayant fait observer qu'il était tard et qu'il avait
                    un projet d'amusement à lui communiquer aux orgies, qui demandait et toute sa
                    tête et tout son foutre, on pria Duclos, de faire le cinquième récit par lequel
                    la soirée devait se clore, et elle reprit dans ces termes : --- "Du nombre de
                    ces gens extraordinaires," dit cette belle fille, "dont la manie consiste à se
                    faire avilir et dégrader, était un certain président de la chambre des comptes,
                    que l'on appellait Foucolet, il est impossible d'imaginer à quel point celui-là
                    poursuit cette manie, il fallait lui donner un échantillon de tous les
                    supplices, je le pendais, mais la corde rompait à temps, et il tombait sur de
                    matelats, l'instant après, je l'étendais sur une croix de St. Andrée, et faisais
                    semblant de lui briser les membres avec une barre de carton, je le marquais sur
                    l'épaule avec un fer presque chaud, et qui laissait une légère empreinte, je le
                    fouettais sur le dos précisément comme fait l'exécuteur des hautes œuvres --- et
                    il fallait entremêler tout cela d'invectives atroces, de reproches amères de
                    différents crimes, desquels pendant chacune de ces opérations, il demandait en
                    chemise, un cierge en main, bien humblement pardon à Dieu et à la justice, enfin
                    la séance se terminait sur mon derrière où le libertin venait perdre son foutre,
                    quand sa tête était au dernier degré d'embrasement." "Eh bien, me laisses-tu
                    décharger en paix à présent, que Duclos a fini ?" dit le duc à Curval. --- "Non,
                    non," dit le président, garde ton foutre Je te dis, que j'en ai besoin pour les
                    orgies." --- "Oh je suis ton valet," dit le duc, "me prends-tu donc pour un
                    homme usé, et t'imagines-tu qu'un peu de foutre que je vais perdre tout à
                    l'heure, m'empêchera de céder et de correspondre à toutes les infamies qui te
                    passeront par la tête dans quatre heures d'ici --- "N'aie pas peur, je serai
                    toujours prêt, mais il a plu à monsieur mon frère de me donner là un petit
                    exemple d'atrocité que je serais bien fâché de ne pas avoir exécuté avec
                    Adélaïde, ta chère et aimable fille." Et la poussant aussitôt dans le cabinet
                    avec Thérèse, Colombe et Fanni, les femmes de son quadrille, il y fit
                    vraisemblablement ce que l'évêque avait fait avec sa nièce, et déchargea avec
                    les mêmes épisodes, car on entendit comme tout à l'heure, un cri terrible de la
                    jeune victime, et le hurlement du paillard. Curval voulut décider qui des deux
                    frères s'était le mieux conduit, il fit approcher les deux femmes, et ayant
                    examiné les deux derrières à l'aise, il décida que le duc n'avait imité qu'en
                    surpassant, on fut se mettre à table, et ayant aux moyens de quelques drogues
                    farci de vents les entrailles de tous les sujets, hommes et femmes, on jouit
                    après soupé à péter en gueule, les amis étaient tous quatre couchés sur le dos
                    sur des canapés, la tête relevée et l'on venait tour à tour leur péter dans la
                    bouche, Duclos était chargée de compter et de marquer, et comme il y avait 36
                    péteurs ou péteuses contre seulement 4 avaleurs, il y en eut, qui reçurent
                    jusqu'à 130 pets. C'était pour cette lubrique cérémonie, que Curval voulait, que
                    le duc se réservât, mais cela était parfaitement inutile, il était trop ami de
                    libertinage, pour qu'un excès nouveau ne lui fît pas toujours le plus grand
                    effet dans quelque situation qu'on vint le lui proposer, et il n'en déchargea
                    pas moins une seconde fois complètement aux vents moëlleux de Fanchon. Pour
                    Curval, ce furent les pets d'Antinous, qui lui coûtèrent de foutre, tandis que
                    Durcet perdit le sien excité par ceux de Martaine, et l'évêque excité par ceux
                    de Desgranges. Mais les jeunes beautés n'obtinrent rien, tant il est vrai, qu'il
                    faut que tous se suivent et qu'il faut que ce soit toujours les goûts crapuleux,
                    qui exécutent les choses infâmes. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt-sixième journée. </head>
                <p> Comme rien n'était plus délicieux que les punitions, que rien en préparait
                    autant de plaisirs, et de ces sortes de plaisirs, qu'on s'était promis de ne
                    goûter que là, jusque ce que les récits permissent, en les développant, de s'y
                    livrer avec plus d'étendue, on imagina tout, pour tâcher de faire tomber les
                    sujets dans des fautes, qui procurassent la volupté de les punir. Pour cet
                    effet, les amis s'étant assemblés extraordinairement ce matin-là pour raisonner
                    sur cette affaire, on ajouta différents articles aux règlements, dont
                    l'infraction devait nécessairement occasionner des punitions, d'abord on
                    défendit expressément aux épouses, aux jeunes garçons et aux filles de péter
                    ailleurs, que dans la bouche des amis, dès que cette envie lui prenait, il
                    fallait sur-le-champ en aller trouver un, et lui administrer ce qu'on retenait,
                    une forte peine inflictive fut affligée aux délinquents. On défendit de même
                    absolument l'usage des bidets et des torchements de culs, il fut ordonné à tous
                    les sujets généralement et sans aucune exception de ne se jamais laver, et de ne
                    jamais sur toute chose torcher son cul, en revenant de chier ; que lorsque leur
                    cul serait trouvé propre, il faudrait que le sujet prouva que c'était un des
                    amis qui le lui avait nettoyé, et qu'il le cite, moyennant quoi l'ami interrogé
                    ayant la facilité de dénier le fait, quand il le voudrait, se procurait à la
                    fois deux plaisirs, celui de torcher un cul avec sa langue et celui de faire
                    punir le sujet, qui venait de lui donner ce plaisir, --- on en verra des
                    exemples ensuite. --- On introduisit une cérémonie nouvelle ; dès le matin au
                    café, dès qu'on entrait dans la chambre des filles et de même, quand après cela
                    on passait dans celle des garçons, chacun de ces sujets devait l'un après
                    l'autre aller aborder chacun des amis, et lui dire à haute et intelligible voix
                    : "Je me foute de Dieu Voulez-vous mon cul, il y a de la merde ?" et ceux ou
                    celles, qui ne prononceraient pas et la blasphémie et la proposition à haute
                    voix, seraient sur-le-champ inscrits sur le fatal livre. On imagine aisément
                    combien la dévote Adélaïde, et sa jeune élève Sophie eurent de la peine à
                    prononcer de telles infamies, et c'est ce qui divertissait infiniment. Tout cela
                    réglé, on admit la délation ; ce moyen barbare de multiplier les vexations admis
                    chez tous les tyrans, fut embrassé avec chaleur, il fut décidé que tout sujet
                    qui porterait une plainte contre un autre gagnerait la suppression de la moitié
                    de sa punition à la première faute, qu'il commettrait, ce qui n'engageait à rien
                    du tout, parce que les sujets qui venaient d'accuser un autre, ignoraient
                    toujours, où devait aller la punition, dont on lui promettait de gagner la
                    moitié, moyennant quoi il était très aisé de lui donner tout ce qu'on voulait
                    donner et de lui persuader encore qu'il avait gagné, on décida et l'on publia
                    que la délation serait crue sans preuve, ensuite qu'il suffirait d'être accusé
                    n'importe par qui, pour être à l'instant inscrit, on augmenta de plus l'autorité
                    des vieilles et sur leur moindre plainte vraie ou non, le sujet était condamné
                    sur-le-champ. On établit en un mot sur ce petit peuple toute la vexation, toute
                    l'injustice qu'on put imaginer, sûr de retirer des sommes d'autant plus fortes
                    de plaisirs que la tyrannie aurait été le mieux exercée, cela fait on visita les
                    garderobes, Colombe se trouva coupable : elle s'excusa sur ce qu'on lui avait
                    fait manger la veille entre ses repas, et qu'elle n'avait pu y résister, qu'elle
                    était bien malheureuse que c'était la quatrième semaine de suite, qu'elle était
                    punie, le fait était vrai, et il ne fallait en accuser que son cul qui était le
                    plus frais, le mieux tourné et le plus mignon, qu'on pût voir ; elle objecta
                    qu'elle ne s'était pas torchée et que ça devait au moins lui valoir quelque
                    chose. --- Durcet examina et lui ayant effectivement trouvé un très gros et très
                    large placard de merde, on l'assura qu'elle ne serait pas traitée avec autant de
                    rigueur. --- Curval qui bandait, s'en empara et lui ayant complètement torché
                    l'anus, il se fit apporter l'étron qu'il mangea en se faisant branler par elle,
                    et entremêlant le repas de force baisers sur la bouche, et d'injonction positive
                    d'avaler à son tour tout ce qu'il lui rapportait de son propre ouvrage. On
                    visita Augustine et Sophie, auxquelles il avait été recommandé, après leur
                    scelle poussée de la veille, de rester dans l'état le plus impur, Sophie était
                    dans la règle, quoiqu'elle eût couché chez l'évêque ainsi que sa place
                    l'exigeait ; mais Augustine était de la plus grande propreté ; sûre de sa
                    réponse, elle s'avança fièrement et dit qu'on savait bien, qu'elle avait couché
                    suivant sa coutume chez M. le duc, et qu'avant de s'endormir, il l'avait fait
                    venir dans son lit, où il lui avait sucé le trou du cul, pendant qu'elle lui
                    branlait le vit avec sa bouche ; le duc interrogé dit qu'il ne se souvenait de
                    cela, --- quoique cela fût très vrai, --- qu'il s'était endormi le vit dans le
                    cul de la Duclos, qu'on pouvait approfondir le fait ; on mit à cela tout le
                    sérieux et toute la gravité possibles, on envoya chercher Duclos, qui voyant
                    bien ce dont il s'agissait, certifia tout ce qu'avait avancé le duc et surtout
                    qu'Augustine n'avait été appellée qu'un instant au lit de Mgr. qui lui avait
                    chié dans la bouche pour y revenir manger son étron. Augustine voulut soutenir
                    sa thèse, et disputer contre la Duclos, mais on lui imposa silence et elle fut
                    inscrite, quoique parfaitement innocente ; on passa chez les garçons, où Cupidon
                    fut trouvé en faute, il avait dans son pot de chambre le plus bel étron, qu'on
                    pût voir, le duc s'en empara et le dévora, pendant que le jeune homme lui suçait
                    le vit, on refusa toutes les permissions de chapelle, et on passa au salon à
                    manger, la belle Constance qu'on dispensait quelques fois d'y servir à cause de
                    son état, se trouvant bien ce jour-là, y parût nue et son ventre, qui commençait
                    un peu à enfler, échauffa beaucoup la tête de Curval et comme on vit qu'il
                    commençait à manier un peu durement les fesses et le sein de cette pauvre
                    créature pour laquelle on s'apercevait, que chaque jour son horreur allait en
                    doublant, sur ces instances et d'après l'envie qu'on avait de conserver son
                    fruit au moins jusqu'à une certaine époque, on lui permit de ne plus paraître ce
                    jour-là qu'aux narrations, dont elle n'était jamais exempte. Curval se remît à
                    dire des horreurs sur les porteuses d'enfants, et protesta que s'il était le
                    maître, il établirait la loi de l'île de Formosa, où les femmes enceintes avant
                    30 ans sont pilées dans un mortier avec leur fruit, et que, quand on faisait
                    suivre cette loi-là en France, il y aurait encore deux fois plus de population
                    qu'il n'en faudrait. --- On passa au café, il était présenté par Sophie, Fanni,
                    Zélamir, et Adonis ; mais servi d'une très singulière façon, ce fut avec leur
                    bouche, qu'ils le firent avaler, Sophie servit le duc, Fanni Curval, Zélamir
                    l'évêque, Adonis Durcet, ils prenaient les gorgées dans leur bouche, se la
                    rinçaient avec, et les rendaient aussi dans le gosier de celui, qu'ils
                    servaient. Curval qui était sorti de table très échauffé, rebanda de nouveau à
                    cette cérémonie et quand elle fut achevée, il s'empara de Fanni et lui déchargea
                    dans la bouche, en lui ordonnant d'avaler sous les peines les plus graves ; ce
                    que fit ce malheureux enfant, sans même oser sourciller. Le duc et ses deux
                    autres amis, firent péter ou chier, et la méridienne faite, on vint écouter
                    Duclos, qui reprit ainsi la suite de ses récits. --- " Je vais couler
                    rapidement," dit cette aimable fille, "sur les deux dernières aventures qui me
                    restent à vous conter de ces hommes singuliers, qui ne trouvent leur volupté que
                    dans la douleur qu'on leur fait éprouver ; et puis nous changerons de matière,
                    si vous le trouvez bon, --- le premier, pendant que je le branlais, nue et
                    debout, voulut que par le trou, fait au plafond on nous jeta tout le temps que
                    devait durer la scène, des flots d'eau presque bouillante sur le corps, j'eus
                    beau à lui représenter, que n'ayant pas la même passion que lui, j'allais
                    pourtant comme lui m'en trouver la victime, il m'assura, que je n'en
                    ressentirais aucun mal, et que ces douches-là étaient supérieures pour la santé
                    ; je le crus et me laissa faire, et comme c'était chez lui, je ne fus pas
                    maîtresse du degré de chaleur de l'eau ; elle était presque bouillante, on
                    n'imagine pas le plaisir qu'il éprouva en la recevant, pour moi, toute en
                    l'opérant le plus promptement que je pus, je criai je vous l'avoue, comme un
                    matou, que l'on échaude, ma peau en pela, et je me permis bien de ne jamais
                    retourner chez cet homme." --- "Ah, parbleu," dit le duc, "il me prend envie de
                    chauder comme cela la belle Aline." --- "Mgr.," lui répondit humblement
                    celle-ci, "je ne suis pas un cochon," --- et la franchise naïve de sa réponse
                    enfantine ayant fait rire tout le monde, on demanda à Duclos, quel était le
                    second et dernier exemple qu'elle avait à citer du même genre. --- "Il n'était
                    pas tout à fait si pénible pour moi," dit Duclos, "il ne s'agissait que de se
                    cuirasser la main d'un bon gant, puis de prendre avec cette main du gravier
                    brûlant dans une poêle sur un réchaud, et la main ainsi remplie, il fallait
                    frotter mon homme avec ce gravier presque en feu depuis la nuque du cou
                    jusqu'aux talons, son corps était si singulièrement endurci à cet exercice,
                    qu'il semblait que ce fut du cuir, quand on en était au vit, il fallait le
                    prendre et le branler au milieu d'une poignée de ce sable brûlant, il bandait
                    fort vite, alors de l'autre main je plaçais sous ses couilles, la pèle toute
                    rouge, et préparée à dessein. Ce frottement d'une part, cette chaleur dévorante
                    dont ses testicules étaient dévorées, peut-être un peu d'attouchements sur mes
                    deux fesses, que je devais toujours tenir très présentées, pendant l'opération,
                    tout cela le faisait partir, et il déchargeait ayant bien soin de faire couler
                    son sperme sur la pèle rouge, et de la considérer brûler avec délice. "Curval,"
                    dit le duc, "ce-ci est un homme, qui ne me paraît pas aimer la population plus
                    que toi." --- "Cela m'en a l'air," dit Curval, "je ne te cache pas, que j'aime
                    l'idée de vouloir brûler son foutre." --- "Oh, je vois bien, toute celle,
                    qu'elle te donne," dit le duc, "et fût-il même éclos, tu le brûlerais avec le
                    même plaisir, n'est ce pas ?" --- "Ma foi, je le crains fort," dit Curval, en
                    faisant je ne sais quoi à Adélaïde, qui lui fit jeter un grand cri. " Eh à qui
                    en as-tu, putain ?" dit Curval à sa fille, "à piailler de la sorte --- ne
                    vois-tu pas, que le duc me parle de brûler, de vexer, de morigéner du foutre
                    éclos, et qu'es-tu, je t'en parie, si non un peu de foutre éclos au sortir de
                    mes couilles --- "Allons poursuivez, Duclos," ajouta Curval, "car je sens que
                    les pleurs de cette garce-là me feraient décharger, et je ne veux pas." ---
                    "Nous voici," dit cette héroïne, "à des détails qui, portant avec eux des
                    caractères de singularités plus piquantes, vous plairont peut-être davantage ;
                    vous savez que l'usage, à Paris, est d'exposer les morts aux portes des maisons
                    ; il y avait un homme dans le monde, qui me payait douze francs par chacun de
                    ces appareils lugubres, où je pouvais le conduire, dans une soirée ; toute sa
                    volupté consistait à s'en approcher avec moi, le plus près possible, au bord
                    même du cercueil si nous pouvions, et là je devais le branler en sorte que son
                    foutre éjacula sur le cercueil, nous en allions courir comme cela 3 ou 4 dans la
                    soirée, suivant le nombre que j'en avais découvert, et nous faisions la même
                    opération à tous, sans qu'il me touchât autre chose que le derrière, pendant que
                    je le branlais. C'était un homme d'environ 30 ans et j'ai eu sa pratique plus de
                    16 ans, pendant lesquels je suis sûre de l'avoir fait décharger sur plus de deux
                    mille cercueils." "Mais, disait-il quelque chose pendant son opération," dit le
                    duc, "adressait-il quelque parole à vous ou au mort ?" --- "Il invectivait le
                    mort," dit Duclos, "il lui disait, "tiens coquin, tiens bougre, tiens scélérat,
                    emporte mon foutre avec toi dans les enfers " --- "Voilà une singulière manie,"
                    dit Curval. " Mon ami," dit le duc, "sois sûr, que cet homme-là était un des
                    nôtres, et qu'il n'en restait sûrement par là." --- "Vous avez raison, Mgr." dit
                    la Martaine, "et j'aurai occasion de vous représenter encore une fois cet
                    acteur-là sur la scène. --- Duclos alors, profitant du silence, reprit ainsi.
                    --- "Un autre poussant beaucoup plus loin une fantaisie à peu près semblable,
                    voulait que j'eusse des espions en campagne pour l'avertir chaque fois que l'on
                    enterrait dans quelque cimetière une jeune fille, morte sans maladie dangereuse
                    ; c'était la chose qu'il me recommandait le plus, dès que je lui avais trouvé
                    son affaire (et il me paya toujours la découverte très cher), nous partions le
                    soir, nous nous introduisions dans le cimetière comme nous pouvions et allant
                    tout de suite au trou indiqué par l'espion et dont la terre était le plus
                    fraîchement remuée, nous travaillions promptement tous deux à écarter avec nos
                    mains tout ce qui couvrait le cadavre, et dès qu'il pouvait le toucher, je le
                    branlais dessus, pendant qu'il le maniait partout, et sur tout sur les fesses,
                    s'il le pouvait quelquefois il rebandait une seconde fois, mais alors il chiait
                    et me faisait chier sur le cadavre, et déchargeait par dessus en palpant
                    toujours toutes les parties du corps, qu'il pouvait saisir." "Oh pour celle-là,
                    je la conçois," dit Curval, "et s'il faut ici vous faire ma confession, c'est
                    que je l'ai fait quelque fois dans ma vie, il est vrai que j'y ajoutais quelques
                    épisodes, qu'il n'est pas encore temps de vous dire ; quoiqu'il en soit, elle me
                    fait bander, écartez vos cuisses, Adélaïde " --- et je ne sais ce qui se passa,
                    mais le canapé cria, plia sous le faix ; on entendit une décharge très
                    constatée, et je crois que tout simplement et très vertueusement M. le président
                    venait de faire un inceste. "Président," dit le duc, "je parie, que tu as cru
                    qu'elle était morte." --- "Oui, en vérité," dit Curval, "car je n'aurais pas
                    déchargé sans cela ;" et Duclos voyant qu'on ne disait plus mot, termina ainsi
                    sa soirée : --- "Pour ne pas vous laisser, messieurs, dans des idées ainsi
                    lugubres, je vais clore ma soirée par le récit de la passion du duc de
                    Bonnefort. Ce jeune seigneur que j'ai amusé cinq ou six fois, et qui pour la
                    même opération voyait souvent une de mes amies, exigea qu'une femme armée d'un
                    godmiché se branlasse même devant lui et par devant et par derrière, trois
                    heures de suite, sans discontinuer ; une pendule est ce qui vous règle et si
                    l'on quitte l'ouvrage avant la révolution juste de la troisième heure, on n'est
                    point payée, il est en face de vous, il vous observe, vous tourne et retourne de
                    tous les côtés, vous exhorte à vous évanouir de plaisir et si, transporté par
                    les effets de l'opération, vous veniez réellement à perdre conscience dans le
                    plaisir, il est bien sûr que vous hâteriez le sien, si non à l'instant précis où
                    l'horloge frappe la 3me heure, il vous approche et vous décharge sur le nez."
                    --- "Par ma foi," dit l'évêque, "je ne vois pas, Duclos, pourquoi tu n'as pas
                    préféré de nous laisser sur les idées précédentes que sur celles-là ; elles
                    avaient quelque chose de piquant et qui nous irritaient puissamment, au lieu
                    qu'une passion à l'eau rose comme celle, par laquelle tu finis ta soirée, ne
                    nous laisse rien dans la tête." --- "Elle a bien raison," dit Julie, qui était
                    avec Durcet, "pour moi, je l'en remercie, et on nous laissera toutes coucher
                    plus tranquilles, quand on n'aura pas dans la tête de ces vilaines idées, que
                    Md. Duclos avait entamées tout à l'heure." --- "Ah, cela pourrait bien vous
                    tromper, belle Julie," dit Durcet, car je ne me souviens jamais que de l'ancien,
                    si le nouveau m'ennuie et pour vous le prouver, ayez la bonté de me suivre ; et
                    Durcet se jeta dans son cabinet avec Sophie et Michette pour décharger, je ne
                    sais trop comment, mais d'une manière pourtant, qui ne plut pas à Sophie, car
                    elle poussa un cri terrible et revint rouge comme un crête de coq. --- "Oh, pour
                    celle-là," lui dit le duc, "tu n'avais pas envie de la prendre pour morte, car
                    tu viens de lui donner un furieux signe de vie." --- "Elle cria de peur," dit
                    Durcet, "demande-lui ce que je lui ai fait, et ordonne-lui de vous le dire tout
                    bas." Sophie s'approcha du duc pour le lui dire. --- " Ah", dit celui-ci tout
                    haut, "il n'y avait là ni quoi tant crier, ni de quoi faire une décharge," et
                    comme le souper sonna on interrompit tous propos et tous plaisirs, pour aller
                    jouir de ceux de la table. Les orgies se célébrèrent avec assez de tranquillité
                    et on fut se coucher vertueusement, sans qu'il y eut même aucune apparence
                    d'ivresse ce qui était extrêmement rare. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt-septième journée. </head>
                <p> Dès le matin les délations autorisées dès la veille commencèrent, et les
                    sultanes ayant vu, qu'il ne manquait que Rosette, pour qu'elles fussent toutes
                    les 8 en correction, ne manquèrent pas de l'aller accuser, on assura qu'elle
                    avait pété toute la nuit, et comme c'était affaire de taquinerie de la part des
                    jeunes filles, elle eut tout le sérail contre elle, et elle fut inscrite
                    sur-le-champ, tout le reste se passa à merveille et excepté Sophie et Zelmire,
                    qui balbutièrent un peu, les amis furent décidemment abordés avec le nouveau
                    compliment, " foutre-Dieu, voulez-vous mon cul, il y a de la merde" et il y en
                    avait bien exactement partout, car de peur de tentation de lavage, les vieilles
                    avaient ôté tout vase, toute serviette et tout eau ; --- le régime de la viande
                    sans pain commença à échauffer, tourber ces petites bouches, qui ne se lavaient
                    pas, on s'aperçut de ce jour-là, qu'il y avait déjà une grande différence dans
                    les haleines. "Ah parbleu," dit Curval, en langottant Augustine, "ça signifie
                    quelque chose au moins à présent, on bande en baisant cela " --- Tout le monde
                    convint que cela valait infiniment mieux. --- Comme il n'y avait rien de nouveau
                    jusqu'au café, nous allons tout de suite y transporter le lecteur. Il était
                    servi par Sophie, Zelmire, Giton et Narcisse. Le duc dit qu'il était
                    parfaitement sûr, que Sophie devait décharger, et qu'il s'allait en faire
                    absolument l'expérience, il dit à Durcet de l'observer et la couchant sur un
                    canapé, il la pollua à la fois sur le bord du vagin, au clitoris et au trou du
                    cul ; d'abord avec les doigts, ensuite avec la langue, la nature triompha, au
                    bout d'un quart d'heure cette belle fille se troubla, elle devint rouge, elle
                    soupira, Durcet fit observer tous les mouvements à Curval et à l'évêque qui ne
                    pouvait pas croire qu'elle déchargeât encore et pour le duc il fut plus à même
                    qu'eux tous de s'en convaincre, puisque ce jeune petit con s'imbiba de partout
                    et que la petite friponne lui mouilla toutes les lèvres de foutre, le duc ne put
                    résister à la lubricité de son expérience, il se leva et se courbant sur la
                    jeune fille, il lui déchargea sur la motte entr'ouverte en introduisant avec ses
                    doigts le plus qu'il pût son sperme dans l'intérieur du con. Curval, la tête
                    échauffée du spectacle, la saisit et lui demanda autre chose que du foutre, elle
                    tendit son joli petit cul, le président y colla sa bouche, et le lecteur
                    intelligent devine aisément ce qu'il en reçut. Pendant ce temps-là, Zelmire
                    amusait l'évêque, elle le suçait et lui branlait le fondement --- et tout cela
                    pendant que Curval se faisait branler par Narcisse, dont il baisait ardemment le
                    derrière. Il n'y eut pourtant que le duc, qui perdit son foutre, Duclos avait
                    annoncé pour ce soir-là de plus jolis récits que les précédents et l'on voulait
                    se réserver pour les entendre, l'heure étant venue on y passa et voici comment
                    s'exprima cette intéressante fille : --- "Un homme dont je n'ai jamais connu,
                    messieurs," dit elle, "ni les entours ni l'existence et que je ne pourrai
                    d'après cela vous peindre que très imparfaitement me fait prier par un billet de
                    me rendre chez lui à 9 heures du soir, rue blanche du rempart. Il m'avertissait
                    par son billet de n'avoir aucune défiance, et que, quoiqu'il ne se fît pas
                    connaître à moi, je n'aurais aucun sujet de me plaindre de lui, deux louis
                    accompagnaient la lettre, et malgré ma prudence ordinaire, qui certainement
                    aurait dû s'opposer à cette démarche, dès que j'eus commission par celui, qui me
                    la faisait faire, j'hasardai tout cependant, me fiant tout à fait, à je ne sais
                    quel pressentiment, qui semblait m'avertir tout bon, que je n'avais rien à
                    craindre, --- j'arrive, un valet m'ayant averti de me déshabiller entièrement,
                    et qu'il ne pouvait m'introduire qu'en cet état dans l'appartement de son
                    maître, j'exécute l'ordre, et dès qu'il me voit dans l'état désiré, il me prend
                    par la main et m'ayant fait traverser deux ou trois appartements, il frappa
                    enfin à une porte, elle s'ouvre, j'entre, le valet se retire, et la porte se
                    referme, mais entre une fosse et l'endroit où je fus introduite, relativement au
                    jour, il n'y avait pas la moindre différence. Et ni le jour ni l'air n'entrait
                    dans cette pièce absolument d'aucun côté. À peine fus-je entrée qu'un homme nu
                    vint à moi, et me saisit sans prononcer un seul mot, je ne perds pas la tête,
                    persuadée que tout cela tenait à un peu de foutre qu'il s'agissait de faire
                    répandre pour être débarrassé de tout ce nocturne cérémonial, je porte
                    sur-le-champ ma main au bas de son ventre, à dessein de faire bien vite perdre
                    au monstre un venin qui le rendait si méchant. Je trouve un vit très gros, fort
                    dur, et extrêmement mutin, mais dans l'instant, on écarte mes doigts, on a l'air
                    de ne vouloir ni que je touche, ni que je vérifie, et on m'assoit sur un
                    tabouret, l'inconnu se campe auprès de moi, et saisissant mes tetons l'un après
                    l'autre, il les serre et les comprime avec une telle violence que je lui dis
                    brusquement : "Vous me faites mal." Alors on cesse, on me relève, on me couche à
                    plat ventre sur un sopha élevé, et s'asseyant entre mes jambes par derrière, on
                    se met à faire à mes fesses, ce qu'on venait de faire à mes tetons, on les
                    palpe, et les comprime avec une violence sans égale, on les écarte, on les
                    resserre, on les paîtrit, on les baise en les mordillant, on suça le trou de mon
                    cul, et comme ces compressions réitérées avaient moins de danger de ce côté :
                    là, que de l'autre, je ne m'opposai à rien, et j'en étais, en me laissant faire,
                    à deviner, quel pouvait être le but de ce mystère, pour des choses, qui me
                    paraissaient aussi simples --- lorsque tout-à-coup j'entends mon homme pousser
                    de cris épouvantables : "sauve-toi, foutre putain, sauve-toi," me dit-il,
                    "sauve-toi, garce, je décharge, et je ne réponds pas de ta vie " --- Vous croyez
                    bien, que mon premier mouvement fut de gagner un pied, une faible lueur s'offre
                    à moi, c'était celle du jour introduit par la porte, par laquelle j'étais
                    entrée, je m'y jette, je trouve le valet, qui m'avait reçue, je me précipite
                    dans ses bras, il me rend mes habits, me donne deux louis, et je décampe très
                    contente de m'en trouver quitte à si bon marché. --- "Vous aviez lieu de vous
                    féliciter," dit Marraine, "car ce n'était pas qu'un diminutif de sa passion
                    ordinaire, je vous ferai voir le même homme, messieurs," continua cette maman,
                    "sous un aspect plus dangereux." --- "Pas aussi funeste, que celui, sous lequel
                    je le présenterai à ces messieurs," dit Desgranges, "et je me joins à Md.
                    Martaine, pour vous assurer, que vous fûtes bien heureuse, d'en être quitte pour
                    cela, car le même homme avait d'autres passions bien plus singulières."
                    "Attendons donc, pour en raisonner, que nous sachions toute son histoire," dit
                    le duc, "et prends-toi Duclos, de nous en dire une autre, pour nous ôter de la
                    cervelle une espèce d'individu, qui ne manquerait pas de l'échauffer." ---
                    "Celui que je vis ensuite, messieurs," poursuivit Duclos, "voulait une femme qui
                    eut une très belle gorge, et comme c'est une de mes beautés, après le lui avoir
                    fait observer, il me préféra à toutes mes filles, mais quel usage et de ma gorge
                    et de ma figure l'insigne libertin prétendait-il donc faire Il m'étend sur un
                    sopha toute nue, se campe à cheval sur ma poitrine, place son vit entre mes
                    tetons, m'ordonne de le serrer de mon mieux, et au bout d'une courte carrière,
                    le vilain homme les inonde de foutre, en me lançant de suite plus de vingt
                    crachats très épais au visage." --- "Eh bien," dit en rognonnant Adélaïde au
                    duc, qui venait de lui cracher au nez, "je ne vois pas, quelle nécessité il y a
                    d'imiter cette infamie-là, finirez-vous ?" continuait-elle en s'essuyant au duc,
                    qui ne déchargeait point. "Quand bon me semblera, ma belle enfant," lui dit le
                    duc, "souvenez-vous une fois dans la vie, que vous n'êtes là que pour obéir, et
                    nous laisser faire, allons, poursuis, Duclos, car je ferais peut-être pis, et
                    comme j'adore cette belle enfant-là," dit il, en persiflant, "je ne veux pas
                    l'outrager tout à fait." --- Je ne sais pas, messieurs," dit Duclos, en
                    reprenant le fil de ses récits, "si vous avez entendu parler de la passion du
                    commandeur de St. Elme. Il avait une maison de jeu où tous ceux, qui venaient
                    risquer leur argent étaient rudement étrillés. Mais ce qu'il y a de fort
                    extraordinaire, c'est que le commandeur bandait à les exévoquer, chaque
                    coupe-gorge qu'il leur faisait, il déchargea dans sa culotte, et une femme que
                    j'ai fort connue, et qu'il avait entretenue longtemps, m'a dit, que quelquefois
                    la chose réchauffait au point, qu'il était obligé de chercher avec elle quelques
                    refraîchissements à l'ardeur dont il était dévoré, il ne s'en tenait pas là,
                    tout espèce de vol avait pour lui le même attrait, et nul meuble était en sûreté
                        <corr> de </corr> lui ; était-il à votre table, il y volait des couverts,
                    dans votre cabinet vos bijoux, près de votre poelle votre boësse ou votre
                    mouchoir, tout était bon, pourvu qu'il pût le prendre, et tout le faisait bander
                    et même décharger, dès qu'il l'avait pris. Mais il était certainement en cela
                    moins extraordinaire que le président au parlement, avec lequel j'eus affaire,
                    très peu de temps après mon arrivée chez la Fournier, et dont je conservais
                    encore la pratique, car son cas étant assez chatouilleux, il ne voulait avoir
                    affaire qu'avec moi. Le président avait un petit appartement loué toute l'année
                    sur la place de Grève, une vieille servante l'occupait seule comme concierge et
                    la seule consigne de cette femme était d'approprier cet appartement et de faire
                    avertir le président, dès qu'on voyait sur la place quelque préparatif
                    d'exécution, aussitôt le président me faisait dire, de me tenir prête, il venait
                    me prendre déguisée et en fiacre, et nous nous rendions à son petit appartement
                    ; la croisée de cette chambre était disposée de manière qu'elle dominait
                    exactement, et de très près sur l'échafaud. Nous nous placions là, le président
                    et moi, au travers d'une jalousie, sur l'un des traversers de laquelle il
                    appuyait une excellente lorgnette, et en attendant que le patient parût, le
                    support de Thémis s'amusait sur un lit à me baiser les fesses, épisode qui ---
                    par parenthèse --- lui plaisait extraordinairement, --- enfin les brouhaha nous
                    annonçant l'arrivée de la victime, l'homme de robe reprenait sa place à la
                    fenêtre et m'y faisait prendre la mienne à côté de lui avec injonction de lui
                    manier et branler légèrement le vit en proportionnant mes secousses à
                    l'exécution, qu'il allait observer, en telle sorte que le sperme ne s'échappât
                    qu'au moment où le patient rendrait son âme à Dieu. Tout s'arrangeait, le
                    criminel monta sur l'échafaud, le président bandait, et les gradations de sa
                    volupté se modulaient exactement sur celles de la tragédie, qu'il contemplait,
                    plus le patient approchait de la mort, plus le vit du scélérat devenait furieux
                    dans mes mains, les coups se portaient enfin : c'était l'instant de sa décharge.
                    "Ah sacre Dieu," disait-il alors, "double foutre Dieu, comme je voudrais être
                    son bourreau moi-même, et comme j'aurais frappé mieux que cela." Au reste les
                    impressions de sa volupté se mesuraient sur le genre de supplice, un pendu ne
                    produisait sur lui qu'une sémation fort simple ; un homme rompu le mettait dans
                    le délire, mais s'il était brûlé, ou écartelé, il s'évanouissait de plaisir ;
                    homme ou femme ça lui était égal. "Il n'y aurait," disait-il, "qu'une femme
                    grosse, qui me ferait plus d'effet, et malheureusement ça ne se peut pas." ---
                    "Mais Mr.," lui disais-je un jour, "par votre charge vous coopérez à la mort de
                    cette infortunée victime." --- "Assurément," me répondit-il, " et c'est ce qui
                    m'en amène davantage ; depuis trente ans, que je juge, je n'ai jamais donné ma
                    voix autrement qu'à mort." --- "Et croyez-vous," lui dis-je, "que vous n'ayiez
                    pas un peu à vous reprocher la mort de ces gens-là, comme, un meurtre ?" ---
                    "Bon," me dit-il, "faut-il y regarder de si près." --- "Mais," lui dis-je,
                    "c'est pourtant ce que dans le monde on appellerait une horreur." --- "Oh," me
                    dit-il, "il faut savoir, prendre son parti sur l'horreur de tout ce qui fait
                    bander, et cela par une raison bien simple : c'est que cette chose telle
                    affreuse, que vous vouliez le supposer, n'est plus horrible pour vous, dès
                    qu'elle vous fait décharger ; elle ne l'est donc plus qu'aux yeux des autres,
                    mais qui m'assure, que l'opinion des autres presque toujours fausse sur tous les
                    objets, ne l'est pas également sur celui-ci ; il n'y a pas," poursuivit-il, "de
                    foncièrement bien et rien de foncièrement mal, tout n'est que relatif à nos
                    meurs, à nos opinions et à nos préjugés ; ce point établi, il est extrêmement
                    possible, qu'une chose parfaitement indifférente, en elle-même, soit pourtant
                    indigne à vos yeux et très délicieuse aux miens, et dès qu'elle me plaît d'après
                    la difficulté de lui assigner une place juste, dès qu'elle m'amuse ne serais-je
                    pas un fou de m'en priver seulement, parce que vous le blâmez. Va, va, ma chère
                    Duclos, la vie des hommes est une chose si peu importante, que l'on peut s'en
                    jouir tant que cela plaît, comme l'on le ferait de celle du chat, ou de celle du
                    chien, c'est au plus faible de se détruire, il a à fort peu de choses près les
                    mêmes armes que nous, et puisque tu es si scrupuleux," ajoutait mon homme, " que
                    dirais-tu donc de la fantaisie d'un de mes amis ?" --- et vous trouverez bon,
                    messieurs, que ce goût, qu'il me raconta, fasse et termine le 5eme récit de ma
                    soirée. --- Le président me dit, que cet ami ne voulait avoir affaire qu'à des
                    femmes qui vont être exécutées. Plus le moment, où l'on peut les lui livrer, est
                    voisin de celui où elles vont périr, et plus il les payait, mais il faut
                    toujours que ce soit après que leur sentence leur a été signifiée. Apporté par
                    sa place, d'avoir de ces sortes de bonne fortune-là, il n'en manque jamais une,
                    et je lui ai vu payer jusqu'à cent louis des têtes-à-têtes de cette espèce,
                    cependant il n'en jouit pas, il n'exige d'elle que de montrer leur fesses et de
                    chier, et il prétend que rien n'égale le goût de la merde d'une femme, à qui on
                    vient de faire une pareille révolution. Il n'y a rien qu'il n'imagine pour se
                    procurer ces têtes-à-têtes, et encore, comme vous croyez bien, veut-il qu'on ne
                    le connaisse pas. Quelquefois il passe pour un confesseur, quelquefois pour un
                    ami de la famille et toujours l'espoir de leur être utile, si elles sont
                    complaisantes, étage ses propositions ; et quand il a fini, quand il s'est
                    satisfait, par où t'imagines-tu, qu'il finit son opération, ma chère Duclos ?"
                    me disait le président. --- "Par la même chose, que moi, ma chère amie : il
                    réserva son foutre pour le dénouement, et le lâcha en le voyant délicieusement
                    expirer." --- "Ah, "c'est bien scélérat," lui dis-je, --- "scélérat,"
                    interrompit-il, --- "vertige, que cela, mon enfant, rien n'est scélérat de ce
                    qui fait bander ; et le seul crime dans le monde est de se refuser quelque chose
                    sur cela." --- "Aussi ne se refusait-il rien," dit la Martaine, et Md.
                    Desgranges et moi aurons, je me flatte, occasion d'entretenir les compagnes de
                    quelques anecdotes lubriques et criminelles du même personnage." --- "Ah tant
                    mieux," dit Curval, "car voilà un homme, que j'aime déjà beaucoup, voilà comme
                    il faut penser sur les plaisirs, et sa philosophie me plaît infiniment, il est
                    incroyable à quel point l'homme déjà resserré dans tous ses amusements, dans
                    toutes ses facultés, cherche à restreindre encore les bornes de son existence
                    par ses indignes préjugés, on n'imagine par exemple, où celui, qui érige le
                    meurtre en crime, a limité tous ses délices, il s'est privé de cent plaisirs
                    plus délicieux les uns que les autres, en osant adopter la chimère odieuse de ce
                    préjugé-là, et que diable peut faire à la nature un, dix, vingt, cinq cent
                    hommes de plus ou de moins dans le monde ? Les conquérants, les héros, les
                    tyrans s'imposent-ils cette loi absurde de ne pas oser faire aux autres, ce que
                    nous ne voulons pas, qui nous soit fait ? En vérité, mes amis, je ne vous le
                    cache pas, je frémis quand j'entends des sots oser me dire que c'est là la loi
                    de la nature etc., juste ciel Avide de meurtres et de crimes, c'est à les faire
                    commettre, et à les inspirer, que la nature met sa loi, et la seule, qu'elle
                    imprime au fond de nos cœurs, est de nous satisfaire, n'importe aux dépends de
                    qui, "mais patience J'aurai peut-être bientôt une meilleure occasion, de vous
                    entretenir amplement sur ces matières, je les ai étudiées au fond, et j'espère
                    en vous les communiquant vous convaincre comme je le suis, que la seule façon de
                    servir la nature est de suivre aveuglement les désirs de quelqu'espèce qu'ils
                    puissent être, parce que pour le maintien de ses lois, les vices lui étant aussi
                    nécessaires que la vertu, elle sait nous conseiller même à tour ce qui devient
                    pour l'instant nécessaire à ses vues. --- Oui, mes amis, je vous entretiendrai
                    un autre jour de tout cela, mais pour l'instant, il faut que je perde du foutre
                    ; car ce diable d'homme aux exécutions de la Grève m'a tout à fait gonflé les
                    couilles." --- Et passant au boudoir de fond avec Desgranges, Fanchon, ses deux
                    bonnes amies, parce qu'elles étaient aussi scélérates que lui, ils se firent
                    suivre tous trois d'Aline, de Sophie, d'Hébé, d'Antinous et de Zéphire, je ne
                    sais trop ce que le libertin imagina au milieu de ces sept personnes, mais cela
                    fut long, on l'entendit beaucoup crier : "Allez donc," "terminez donc," "mais ce
                    n'est pas ce que je vous demande," --- et autres propos d'humeur entremêlés de
                    jurements, auxquels on le savait fort sujet dans ces scènes de débauche, et les
                    femmes reparurent enfin très rouges, très échevelées et ayant l'air d'avoir été
                    furieusement plottées de tous les sens. --- Pendant ce temps-là le duc et ses
                    deux amis n'avaient pas perdu leur temps, mais l'évêque était le seul, qui eût
                    déchargé et d'une manière si extraordinaire, qu'il ne nous est pas encore permis
                    de la dire. On fut se mettre à table où Curval philosopha encore un peu. Car les
                    passions chez lui, n'influaient en rien sur le système ; ferme dans ses
                    principes, il était aussi impie, aussi athée, aussi criminel en venant de perdre
                    son foutre, que dans le feu de son tempérament, et voilà comme tous les gens
                    sages devraient être, jamais le foutre ne doit ni dicter, ni diriger les
                    principes, c'est aux principes à régler la manière de le perdre. Et qu'on bande
                    ou non, la philosophie, indépendante des passions doit toujours être la même.
                    L'amusement des orgies consista à une vérification, dont on ne s'était pas
                    encore avisé, et qui néanmoins était intéressante, on voulut décider, qui chez
                    les filles et qui chez les garçons avait le plus beau cul, en conséquence, on
                    fit d'abord placer les 6 garçons sur une fille, droits, mais que tout ne soit
                    pas courbé cependant, telle est la vraie manière de bien examiner un cul, et de
                    le juger, l'examen fut très long et très sévère, on combattait ses opinions, on
                    en changea, on visita quinze fois de suite et la prime fut généralement accordé
                    à Zéphire, on convint unanimement qu'il était physiquement impossible, de rien
                    trouver de plus parfait, et de mieux coupé, on passa aux filles, elles prirent
                    les mêmes postures, la décision fut d'abord très longue, il était presque
                    impossible, de décider entre Augustine, Zelmire, et Sophie ; Augustine, plus
                    grande, mieux faite que les deux autres, l'eût incontestablement emporté chez
                    les peintres, mais les libertins veulent plus de grâce que d'exactitude, plus
                    d'embonpoint que de régularité, elle eut contre elles un peu trop de maigresse
                    et de délicatesse, les deux autres offraient une carnation si fraîche, si
                    potelée, des fesses si blanches et si rondes, une chute des reins si
                    voluptueusement coupée, qu'elle l'emportèrent sur Augustine ; mais comment
                    décider entre elles deux qui restaient ? Dix fois les opinions se trouvèrent
                    égales, enfin Zelmire l'emporta, on assembla ces deux charmants enfants, on les
                    baisa, les mania, les branla toute la soirée, on ordonna, à Zelmire de branler
                    Zéphire, qui déchargeait à merveille, donnant le plus grand plaisir à observer
                    dans le plaisir, à son tour il branle la jeune fille, qui se pâma dans ses bras,
                    et toutes ces scènes d'une lubricité indicible firent perdre du foutre au duc et
                    à son frère, mais n'émurent que très faiblement Curval et Durcet qui convinrent,
                    qu'il leur fallait des scènes moins couleurs de rose, pour émouvoir leur vieille
                    âme usée et que toutes ces drôleries-là n'étaient bonnes que pour de jeunes
                    gens. Enfin on fut se coucher et Curval au sein de quelques nouvelles infamies,
                    fut se dédommager des tendres pastourelles, dont on venait de le rendre témoin.
                </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt-huitième journée. </head>
                <p> C'était le jour d'un mariage et le tour de Cupidon et de Rosette à être unis par
                    les nœuds de l'hymen, et par une singularité encore fatale, tous les deux se
                    trouvèrent dans le cas d'être corrigés le soir. --- Comme personne ne se trouva
                    en faute ce matin-là, on employa toute cette partie du jour à la cérémonie des
                    noces et dès qu'elle fut faite, en les réunit au salon, pour voir ce qu'ils
                    feraient ensemble, comme les mystères de Vénus se célébraient souvent aux yeux
                    de ces enfants, quoiqu'aucuns n'y eussent encore servi, ils avaient une théorie
                    suffisante à leur faire exécuter sur ces objets à peu près ce qu'il y avait à
                    faire, Cupidon qui bandait fort raide, plaça donc sa petite cheville entre les
                    cuisses de Rosette qui se laissait faire avec toute la candeur de l'innocence la
                    plus entière. Le jeune garçon s'y prenait si bien qu'il allait vraisemblablement
                    réussir, quand l'évêque le saisissant entre ses bras se fit mettre à lui-même ce
                    que l'enfant aurait, je crois, bien mieux aimé mettre à sa petite femme ; tout
                    en perforant le large cul de l'évêque, il la regardait avec des yeux, qui
                    prouvaient ses regrets, mais elle fut bientôt elle-même occupée, et le duc la
                    foutit en cuisses, Curval vint manier lubriquement le cul du petit fouteur de
                    l'évêque, et comme ce joli petit cul se trouvait suivant l'ordre dans l'état
                    désiré, il le lécha et bandailla ; pour Durcet, il faisait autant à la petite
                    fille, que le duc tenait par devant, cependant personne ne déchargea, et l'on
                    fut se mettre à table, les deux jeunes époux, qui y avaient été admis, furent
                    servir le café, avec Augustine et Zélamir, et la voluptueuse Augustine, toute
                    confuse, de n'avoir remporté la veille le prix de la beauté, avait comme en
                    bondant laisser régner dans sa coiffure un désordre, qui la rendait mille fois
                    plus intéressante. Curval s'en émut et lui examina les fesses : "Je ne conçois
                    pas," dit-il, "comment cette petite friponne n'a pas gagné la palme hier, car le
                    diable m'emporte, s'il existe au monde un plus beau cul que celui-là." En même
                    temps il l'entreouvrit et demanda à Augustine si elle était prête à le
                    satisfaire. "Oh oui," dit-elle, "et complètement, car je n'en puis plus de
                    besoin." --- Curval la, courba sur un sopha, et s'agenouilla devant le bec
                    derrière, en un instant, il en a dévoré l'étron : "Sacré nom de Dieu," dit-il,
                    en se tournant vers ses amis, et leur montrant son vit collé contre son ventre,
                    "me voilà dans un état où j'entreprendrais furieusement des choses." --- "Et
                    quoi ?" dit le duc, qui aimait à lui faire dire des horreurs, quand il était
                    dans cet état-là. --- "Quoi ?" répondit Curval, "telle infamie, que l'on voudra
                    me proposer, dût-elle démembrer la nature, et disloquer l'univers." --- "Viens,
                    viens," dit Durcet, qui le voyait lancer des regards furieux sur Augustine,
                    "viens, allons écouter Duclos, il en est temps, car je suis persuadé que si on
                    le lâchait les brides sur le cou à présent, voilà une pauvre poulette, qui
                    passerait un mauvais quart d'heure." --- "Oh oui," dit Curval en feu, "un très
                    mauvais, c'est de quoi je puis fermement répondre." --- "Curval," dit le duc,
                    qui bandait aussi furieusement, en venant de faire chier Rosette, "que l'on nous
                    abandonne à présent le sérail et dans deux heures d'ici nous en rendrons bon
                    compte, l'évêque et Durcet, plus calme pour ce moment-ci, les prirent chacun par
                    un bras, et ce fut dans cet état, c'est à dire, la culotte basse et le vit en
                    l'air, que les libertins se présentèrent devant l'assemblée, déjà réunie au
                    salon d'histoire, et prête à écouter les nouveaux récits de Duclos, qui ayant
                    prévu à l'état de ces deux messieurs, qu'elle serait bientôt interrompue,
                    commença toujours dans ces termes. --- "Un seigneur de la cour, homme d'environ
                    35 ans, venait de me faire demander," dit Duclos, "une des plus jolies filles
                    qu'il me fût possible de trouver, il ne m'avait prévenu de sa manie, et pour le
                    satisfaire je lui donnai une jeune ouvrière en mode, qui n'avait jamais fait de
                    parties, et qui était sans contredit une des plus belles créatures, qu'il fût
                    possible de trouver. Je les mets aux prises, et curieuse d'observer ce qui va se
                    passer, je vais bien vite me camper à mon trou. --- "Où diable, Md. Duclos,"
                    débuta-t-il par dire, "a-t-elle été chercher une vilaine garce comme vous ---
                    "dans le coin sans doute --- vous étiez à raccrocher quelques soldats aux
                    gardes, quand on est venu vous chercher," --- et la jeune personne honteuse et
                    qui n'était prévenue de rien, ne savait quelle contenance tenir. --- "Allons,
                    déshabillez vous donc", continua le courtisan --- "que vous êtes gauche --- Je
                    n'ai pas de mes jours vu une putain et plus laide et plus bête --- Eh bien,
                    allons donc, finirons-nous aujourd'hui ? --- "Ah voilà donc un corps que l'on
                    m'avait tant vanté --- quels tetons --- on les prendrait pour les pis d'une
                    vieille vache " --- Et il les maniait brutalement, "et ce ventre, comme il est
                    ridé. --- Vous avez donc faits 20 enfants ?" --- " Pas un seul, monsieur, je
                    vous assure." --- " Oh oui, pas un seul, voilà comme elles parlent toutes, ces
                    garces-là, à les entendre, elles sont toujours pucelles. --- Allons,
                    tournez-vous, l'infâme cul --- Quelles fesses flacques et dégoûtantes, c'est à
                    force de coups de pieds au cul sans doute qu'on vous a arrangé le derrière
                    ainsi." --- Et vous observez, s'il vous plaît, messieurs, que c'était le plus
                    beau derrière qu'il fût possible de voir --- cependant la jeune fille commençait
                    à se troubler, je distinguais presque les palpitations de son petit cœur, et je
                    voyais ses beaux yeux se couvrir d'un nuage --- et plus elle paraissait se
                    troubler, plus le maudit fripon la mortifiait, il me serait impossible, de vous
                    dire toutes les sottises, qu'il lui adressa, on n'oserait pas en dire de plus
                    piquantes à la plus vile et à la plus infâme des créatures ; enfin, le cœur
                    bondit, et les larmes partirent, c'était pour cet instant que le libertin qui se
                    polluait de toutes ses forces avait réservé le bouquet de ses infamies, il est
                    impossible de vous rendre toutes les horreurs, qu'il lui adressa sur sa peau,
                    sur sa taille, sur ses traits, sur l'odeur infecte, qu'il prétendait qu'elle
                    exhalait, sur sa tenue, sur son esprit, en un mot, il chercha tout, il inventa
                    tout, pour désespérer son orgueil, et déchargea sur elle en vomissant des
                    atrocités qu'un porte-faix n'oserait prononcer. Il résulta de cette scène
                    quelque chose de fort plaisant, c'est qu'elle valut un sermon à cette jolie
                    fille, elle jura qu'elle ne s'exposerait de la vie à pareilles aventures et
                    j'appris 8 jours après, qu'elle était dans un couvent pour le reste de ses
                    jours. Je le dis au jeune homme, qui s'en amusa prodigieusement et qui me
                    demanda dans la suite quelque nouvelle conversion à faire. --- Un autre,
                    poursuivit Duclos, m'ordonnait de lui chercher de filles extrêmement sensibles,
                    et qui fussent dans l'attente d'une nouvelle, dont la mauvaise tournure put leur
                    causer une révolution de chagrin des plus fortes. Ce genre me donnait beaucoup
                    de peine à trouver, parce qu'il était difficile, d'en imposer là. --- Notre
                    homme était connaisseur depuis le temps, qu'il jouit au même jeu, et d'un coup
                    d'œil il voyait si le coup qu'il portait frappait juste. Je ne le trompais donc
                    point, et donnais toujours des jeunes filles, positivement dans la disposition
                    d'esprit qu'il désirait. --- Un jour, je lui en fis voir une, qui attendait de
                    Dijon des nouvelles d'un jeune homme, qu'elle idolâtrait, et que l'on nommait
                    Valcourt. Je les mets aux prises : "D'où êtes-vous, mademoiselle," lui demanda
                    honnêtement notre libertin. --- "De Dijon, monsieur." --- "De Dijon --- "Ah
                    mortbleu Voilà une lettre, que j'en reçois à l'instant, où l'on vient de
                    m'apprendre une nouvelle, qui me désole." --- "Et qu'est-ce que c'est ?" demanda
                    avec intérêt la jeune fille. <corr> Comme je connais les gens de Dijon, </corr>
                    ça peut m'intéresser. --- "Oh non," reprend notre homme, " elle n'intéresse que
                    moi, c'est la nouvelle de la mort d'un jeune homme auquel je prenais le plus vif
                    intérêt, il venait d'épouser une fille que mon frère qui est à Dijon, lui avait
                    procurée, une fille, dont il était très épris, et le lendemain des noces, il est
                    mort subitement." --- "Son nom, monsieur, s'il vous plaît." --- "Il se nommait
                    Valcourt, il était de Paris en telle rue, à telle maison. --- Oh vous ne
                    connaissez sûrement pas cela," --- et dans l'instant la jeune fille tombe à la
                    renverse, et s'évanouit. --- "Ah foutre," dit alors notre libertin transporté,
                    en déboutonnant sa culotte et se branlant sur elle, "ah sacre Dieu, voilà où je
                    la voulais, allons, des fesses, il ne me faut que des fesses pour décharger, et
                    la retournant et la tournant toute immobile qu'elle était, il lui lâche 7 ou 8
                    jets de foutre sur le derrière et se sauve sans s'inquiéter ni des suites, ni de
                    ce qu'il a dit, ni de ce que la malheureuse deviendra." --- "Et en creva-t-elle
                    ?" dit Curval, que l'on foutait à tour des reins. " Non," dit Duclos, " mais
                    elle en fit une maladie qui lui a duré plus de 6 semaines." --- "Oh les bons
                    étrons," dit le duc, "mais moi," poursuivit ce scélérat, "je voudrais que votre
                    homme eût choisi le temps de sa règle, pour lui apprendre cela." --- "Oui," dit
                    Curval --- "dites mieux, M. le duc, vous bandez, je vous vois d'ici Et vous
                    voudriez tout simplement qu'elle en fût morte sur la place." --- "Eh bien à la
                    bonne heure," dit le duc, "puisque vous le voulez comme cela, j'y consens moi,
                    je ne suis pas très scrupuleux sur la mort d'une fille." --- "Durcet," dit alors
                    l'évêque, " vous craignez bien pour votre troupeau, deux ou trois de plus ou de
                    moins, qu'est-ce que ce ferait ? Allons, Mr. le duc, allons dans le boudoir, et
                    allons y ensemble et en compagnie, car je vois bien que ces messieurs ne veulent
                    pas ce soir, qu'on les scandalise ; aussitôt dit, aussitôt fait, et nos deux
                    libertins se font suivre de Zelmire, d'Augustine, de Sophie, de Colombe, de
                    Cupidon, de Narcisse, de Zélamir et d'Adonis, escortés de Brise-cul et de
                    Bande-au-ciel, de Thérèse, de Fanchon, de Constance et de Julie. Au bout d'un
                    instant on entendit deux ou trois cris de femmes, et les hurlements de nos deux
                    scélérats, qui dégorgeaient leur foutre ensemble, Augustine revint ayant son
                    mouchoir sur son nez, dont elle saignait, et Adélaïde un mouchoir sur le sein,
                    pour Julie, toujours assez libertine et assez adroite pour se tirer de tout sans
                    danger, elle riait comme une folle, et disait, que sans elle ils n'auraient
                    jamais déchargé, la troupe revint, Zélamir et Adonis avaient encore les fesses
                    pleines de foutre, --- et ayant assuré les amis, qu'ils s'étaient conduits avec
                    toute la décence et la pudeur possible, afin qu'on n'eût aucun reproche à leur
                    faire, et que maintenant parfaitement calmes, ils étaient en état d'écouter, on
                    ordonna à Duclos de continuer, et elle le fit en ces termes : --- "Je suis
                    fâchée," dit cette belle fille, "que monsieur de Curval, se soit tant pressé de
                    soulager ses besoins, car j'avais deux histoires de femmes grosses à lui conter,
                    qui lui auraient peut-être fait quelque plaisir, je connais son goût pour ces
                    sortes de femmes, et je suis sûr que s'il avait encore quelque velléité, ces
                    deux contes-là le divertiraient. "Conte, conte toujours," dit Curval, " ne
                    sais-tu pas bien, que le foutre n'a jamais fait rien sur mes sentiments, et que
                    l'instant où je suis le plus amoureux du mal est toujours celui où je viens d'en
                    faire ?" --- "Eh bien," dit Duclos, "j'ai vu un homme dont la manie était de
                    voir accoucher une femme, il se branlait en la voyant dans la douleur, et
                    déchargeait sur la tête de l'enfant, dès qu'il pouvait l'apercevoir. --- Un
                    second campait une femme grosse de 7 mois sur un piédestal isolé à plus de 15
                    pieds de hauteur, elle était obligée de s'y tenir droite, et sans perdre la
                    tête, car si malheureusement elle lui eût tourné, elle et son fruit, étaient à
                    jamais écrasés, le libertin dont je vous parle, très peu touché de la situation
                    de cette malheureuse qu'il payait pour cela, l'y retenait jusqu'à ce qu'il eût
                    déchargé et il se branlait devant elle en s'écriant." --- " Ah la belle statue,
                    le bel ornement, la belle impératrice " --- "Tu aurais secoué la colonne, toi,
                    n'est-ce pas, Curval," dit le duc. --- "Oh point du tout, vous vous trompez, je
                    connais trop le respect qu'on doit à la nature et à son ouvrage le plus
                    intéressant de tous, n'est-ce pas la propagation de notre espèce, n'est-ce pas
                    une espèce de miracle, que nous devons sans cesse adorer, et qui doit nous
                    donner pour celles, qui le font, le plus tendre intérêt, pour moi, je ne vois
                    jamais une femme grosse sans être attendri ; imaginez-vous donc ce que c'est
                    qu'une femme, qui comme un fou, fait éclore un peu de morve au fond de son vagin
                    ; y a-t-il rien de si beau, rien de si tendre que cela ; Constance, venez, je
                    vous en prie, venez, que je baise en vous l'autel où s'opère à présent un si
                    profond mystère, et comme elle se trouvait positionnée dans sa niche, il n'eut
                    pas loin à aller chercher ce temple, qu'il voulait desservir, mais il y a lieu
                    de croire, que ce ne fut pas absolument, comme l'attendait Constance, qui
                    pourtant ne s'y fiait qu'à demi, car on lui entendit sur-le-champ jeter un cri,
                    qui ne ressemblait nullement à la suite du culte, ou du hommage. Et Duclos
                    voyant, que le silence avait succédé, termina ses récits par le conte suivant.
                    --- "J'ai connu," dit cette belle fille, "un homme dont la passion consistait à
                    entendre un enfant pousser de grands cris, il lui fallait une mère, qui eût un
                    enfant de 3 ou 4 ans au plus, il exigeait que cette femme battait rudement cet
                    enfant devant lui, et quand la petite créature, irritée par ce traitement,
                    commençait à pousser de grands cris, il fallait que la mère s'empara du vit du
                    paillard et le branla fortement vis-à-vis de l'enfant, au nez duquel il
                    déchargeait, dès qu'il le voyait bien en pleurs." --- "Je gage," dit l'évêque à
                    Curval, "que cet homme n'aimait pas la propagation plus que toi." --- "Je le
                    croirais," dit Curval, "ce devait être d'ailleurs suivant les principes d'une
                    dame de beaucoup d'esprit à ce qu'on dit, --- ce devait être, dis-je, un grand
                    scélérat, car tout homme, suivant elle, qui n'aime ni les bêtes, ni les enfants,
                    ni les femmes grosses, est un monstre, à rouer. Voilà mon procès tout fait au
                    tribunal de cette vieille commère," dit Curval, "car je n'aime assurément aucune
                    de ces trois choses." ? Et comme il était tard, et que l'interruption avait pris
                    une forte portion de la soirée, on fut se mettre à table, on agita au souper la
                    question suivante, "savoir, ce quoi servait la sensibilité dans l'homme et si
                    elle était utile à son bonheur, ou non." Curval prouva qu'elle n'était que
                    dangereuse, et que c'était le premier sentiment qu'il fallait émousser dans les
                    enfants en les accoutumant de bonne heure aux spectacles les plus féroces, et
                    chacun ayant agité différemment la question on en revint à l'avis de Curval,
                    après le souper, le duc et lui dirent, qu'il fallait envoyer coucher les femmes
                    et les petits garçons et faire les orgies tout en hommes, tout le monde
                    consentit à ce projet, on s'enferma avec les 8 fouteurs et on passa presque
                    toute la nuit à se faire foutre, et à boire des liqueurs. --- On fut se mettre
                    au lit deux heures à la pointe du jour. Et le lendemain ramena et les évènemens
                    et les récits, que le lecteur trouvera, s'il prend la peine de lire ce qui suit.
                </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Vingt-neuvième journée. </head>
                <p> Il y a un proverbe, et il est une fort bonne chose, que les proverbes, il y a
                    un, dis-je, qui prétend que "l'appétit vient en mangeant," ce proverbe tout
                    grossier qu'il est, a pourtant un sens très étendu ; il veut dire qu'à force de
                    faire des horreurs, on en désire des nouvelles, et que plus on fait, plus on
                    désire ; c'était l'histoire de nos insatiables libertins, par une dureté
                    impardonnable, par un détestable raffinement de débauche, ils avaient condamné,
                    comme on le dit, leurs malheureuses épouses à leur rendre au sortir de la
                    garderobe, les soins les plus vils et les plus malpropres, ils ne s'en tinrent
                    point là, et de ce même jour on proclama une nouvelle loi, qui parut être
                    l'ouvrage du libertinage sodomite de la veille, une nouvelle loi, dis-je, qui
                    statuait qu'elles serviraient à compter du 1er de décembre, toute à fait de vase
                    à leurs besoins et que les besoins, en un mot, gros ou petits, ne se feraient
                    jamais que dans leur bouche, que chaque fois que messieurs voudraient satisfaire
                    à ces besoins, ils seraient suivis des quatre sultanes, pour leur rendre, le
                    besoin fait, le service que leur rendaient jadis les épouses, et qu'elles ne
                    pouvaient plus leur rendre à présent, puisqu'elles allaient servir à quelque
                    chose de plus grave ; que ces quatre sultanes officiantes seraient : Colombe
                    pour Curval, Hébé pour le duc, Rosette pour l'évêque et Michette pour Durcet ;
                    et que la moindre faute à l'une ou l'autre de ces opérations, soit à celles qui
                    regarderaient les épouses, soit à celles qui regarderaient les 4 jeunes files,
                    serait punie avec une prodigieuse rigueur. Les pauvres femmes n'eurent pas
                    plutôt appris le nouvel ordre, qu'elles pleurèrent et se désolèrent et
                    malheureusement sans attendrir. On prescrivit seulement, que chaque femme
                    servirait son mari, et Aline l'évêque, et que pour cette seule opération, il ne
                    serait pas permis de les changer. Deux vieilles à tour de rôle furent chargées
                    de s'y trouver de même pour le même service et l'heure en fut invariablement
                    fixée. Le soir au sortir des orgies, il fut conclu, qu'on y procéderait toujours
                    en commun, que pendant qu'on opérerait, les 4 sultanes en attendant les services
                    qu'elles devaient rendre, présenteraient leurs fesses, et que les vieilles
                    iraient d'un anus à l'autre, pour le presser, et l'ouvrir et l'exciter enfin à
                    l'opération. Ce règlement promulgué, on procéda ce matin-là aux corrections, que
                    l'on n'avait point faites la veille, attendu le désir qui avait pris de faire
                    des orgies d'hommes, l'opération se fit dans l'appartement des sultanes, elles
                    furent expédiées toutes les 8 et après elles Adélaïde, Aline et Cupidon, qui se
                    trouvaient aussi tous trois sur la fatale liste, la cérémonie, avec les détails
                    et toutes les postures d'usage en pareil cas, dura près de quatre heures, au
                    bout desquelles on descendit au diner, la tête très embrasée et surtout celle de
                    Curval, qui chérissait prodigieusement ces opérations, et n'y procédait jamais
                    sans la plus certaine érection. Pour le duc, il y avait déchargé aussi que
                    Durcet. Ce dernier, qui commençait à prendre une humeur de libertinage très
                    taquine contre sa chère femme Adélaïde, ne la corrigea sans de violentes
                    secousses de plaisir, qui lui coûtèrent du foutre. Après diner on passa au café,
                    on aurait bien voulu y offrir des culs frais en donnant en hommes Zéphire et
                    Giton et bien d'autres, si l'on l'eût voulu, on le pourrait, mais à sultanes
                    c'était impossible, ce furent donc tout simplement suivant l'ordre du tableau
                    Colombe et Michette qui le servirent. --- Curval examina le cul de Colombe, dont
                    la bigarrure, en partie son ouvrage, lui faisait naître de très singuliers
                    désirs, lui mit le vit entre les cuisses par derrière en maniant beaucoup les
                    fesses, quelquefois son engin revenant sur ses pas, heurtait comme sans le
                    vouloir le trou mignon, qu'il aurait bien voulu perforer ; il le regardait, il
                    l'observait : "Sacre Dieu," dit il à ses amis, " je donne deux cent louis tout à
                    l'heure à la société, si l'on veut me laisser foutre ce cul-là." Cependant il se
                    contenait et ne déchargea même pas ; l'évêque fit décharger Zéphire dans sa
                    bouche et perdit son foutre en avalant celui de ce délicieux enfant ; pour
                    Durcet, il se fit donner de coups de pied au cul par Giton, le fit chier et
                    resta vierge. On passa au salon d'histoire, où chaque père par un arrangement
                    qui se rencontrait assez souvent, ayant ce soir-là sa fille sur son canapé, on
                    écouta, culottes basses, les 5 récits de notre chère historienne. --- "Il
                    semblait que depuis la manière exacte, dont j'avais acquitté les legs de la
                    Fournier, le bonheur afflua sur ma maison," dit cette belle fille, "je n'avais
                    jamais eu tant de vieilles connaissances, le prieur des bénédictins, l'un de mes
                    meilleurs pratiques, vint me dire un jour, qu'ayant entendu parler d'une
                    fantaisie assez singulière et que l'ayant même vu exécuter à un de ses amis qui
                    en était entiché, il voulait l'exécuter à son tour, et il me demanda en
                    conséquence une fille qui eût beaucoup de poil, je lui donnai une grande
                    créature de 28 ans, qui avait des touffes d'une haulne et sous les aisselles et
                    sur la motte." --- "C'est ce qu'il me faut," me dit-il, et comme il était
                    extrêmement lié avec moi, et nous nous étions très souvent amusés ensemble, il
                    ne se cacha point à mes yeux, il fit mettre la fille nue à demie couchée sur un
                    sopha, les deux bras élevés, et lui, armé d'une paire de ciseaux, très affilés,
                    il se mit à tondre jusqu'au cuir les deux aisselles de cette créature, des
                    aisselles il passa à la motte, il la tondit de même, mais avec une si grande
                    exactitude, qui ni à l'un ni à l'autre des endroits qu'il avait opéré, il ne
                    semblait pas qu'il y eût jamais eu le plus léger vestige de poils, son affaire
                    finie, il baisa les parties qu'il venait de tondre, et répandit son foutre sur
                    cette motte tondue en s'extasiant sur son ouvrage. --- Un autre exigeait sans
                    doute une cérémonie bien plus bizarre, c'était le duc de Florville, j'eus ordre
                    de conduire chez lui une des plus belles femmes, que je pourrais trouver, un
                    valet de chambre nous reçut, et nous entrâmes à l'hôtel par une porte détournée,
                    arrangeons cette belle créature," me dit le valet, "comme il convient, qu'elle
                    le soit, pour que M. le duc puisse s'en amuser --- suivez-moi," --- par des
                    détours et des corridors aussi sombres qu'immenses nous parvînmes enfin à un
                    appartement lugubre, seulement éclairé de 6 cierges, placés à terre autour d'un
                    matelas de satin noir ; toute la chambre était tendue de deuil. Et nous fûmes
                    effrayées en entrant. --- "Rassurez-vous," nous dit notre guide, "il ne vous
                    arrivera pas le moindre mal, mais prêtez vous à tout," dit-il à la jeune fille,
                    "et exécutez bien surtout ce que je vais vous préscrire, il fit mettre la fille
                    toute nue, défit sa coiffure, et laissa pendre ses cheveux qu'elle avait
                    superbes, ensuite il l'étendit sur le matelas au milieu des cierges, lui
                    enjoignit de contrefaire la morte, et surtout de prendre sur elle pendant toute
                    la scène, de ne bouger ni de respirer que le moins qu'elle pourrait, "car si
                    malheureusement mon maître qui va se figurer que vous êtes réellement morte,
                    s'aperçoit de la feinte, il sortira furieux et vous ne serez sûrement pas
                    payée." Dès qu'il eut placé la demoiselle sur le matelas dans l'attitude d'un
                    cadavre, il fit prendre à sa bouche et à ses yeux les impressions de la douleur,
                    laissa flotter les cheveux sur le sein nu, plaça près d'elle un poignard et lui
                    barbouilla du côté du cœur une place large comme la main avec du sang de poulet
                    --- "surtout n'ayez aucune crainte," dit-il encore à la jeune fille, "vous
                    n'avez rien à dire, rien à faire, il ne s'agit que d'être immobile et de ne
                    prendre votre haleine que dans les moments où vous le verrez moins près de vous.
                    Retirons nous maintenant," me dit le valet, "venez, Madame ; afin que vous ne
                    soyez point inquiète de votre demoiselle, je vais vous placer dans un endroit
                    dont vous pourrez entendre et observer toute la scène." Nous sortons laissant la
                    fille d'abord très émue, mais néanmoins un peu plus rassurée par le propos du
                    valet de chambre, il me mène dans un cabinet voisin de l'appartement où le
                    mystère allait se célébrer, et à travers une cloison mal jointe et sur laquelle
                    la teinture noire était appliquée, je pus tout entendre, observer me devenait
                    encore plus aisé ; car cette teinture n'étant que de crêpe je distinguais tous
                    les objets au travers, comme si j'eusse été dans l'appartement même, le valet
                    tira le cordon d'une sonnette, c'était le signal, et quelques minutes après nous
                    vîmes entrer un grand homme sec et maigre, d'environ 60 ans, il était
                    entièrement nu sous une robe de chambre flottante de taffetas des Indes. Il
                    s'arrêta dès entrant, il est bon de vous dire ici, que nos observations étaient
                    une surprise, car le duc qui se croyait absolument seul, était très éloigné de
                    croire, qu'on le regardât. --- "Ah, le beau cadavre," s'écria-t-il aussitôt ---
                    "la belle morte --- oh mon Dieu," dit-il en voyant le sang et le poignard, "ça
                    vient d'être assassiné dans l'instant, ah sacré Dieu, comme celui qui a fait ce
                    coup-là doit bander," --- et se branlant, "comme j'aurais voulu lui voir donner
                    le coup," --- et lui maniant le ventre, "était-elle grosse ? --- non
                    malheureusement" --- et continuant de manier, "les belles chairs, elles sont
                    encore chaudes --- le beau sein" --- et alors, il se courba sur elle et lui
                    baisa la bouche avec une fureur incroyable, "elle bave encore," dit-il --- "que
                    j'aime cette salive," et une seconde fois il lui renfonça sa langue jusque dans
                    le gosier, il était impossible de mieux jouer son rôle que ne le faisait cette
                    fille, elle ne bougea pas plus qu'une souche, et tant que le duc l'approcha,
                    elle ne souffla nullement. Enfin il la saisit et la retournait sur le ventre ;
                    "il faut que j'observe le beau cul," dit-il --- "et dès qu'il l'eut vu : "Ah
                    sacré Dieu, les belles fesses," et alors il les baisa, les entre'ouvrit et nous
                    le vîmes distinctement placer sa langue au trou mignon, "voilà sur ma parole,"
                    s'écria-t-il, tout enthousiasmé, "un des plus superbes cadavres, que j'ai vus de
                    ma vie, ah, combien est heureux celui, qui a privé cette belle fille du jour, et
                    que de plaisir il a du avoir " Cette idée le fit décharger, il était couché près
                    d'elle, il la serrait, ses cuisses collées contre les fesses, et lui déchargea
                    sur le trou du cul avec des marques de plaisir incroyable, et criant comme un
                    diable en perdant son sperme : "Ah foutre, foutre, comme j'aurais voulu l'avoir
                    tuée." --- Telle fut la fin de l'opération, le libertin se releva et disparut.
                    Il était temps que nous revenions relever notre moribonde, elle n'en pouvait
                    plus, la contrainte, l'effroi, tout avait absorbé ses sens, et elle était prête
                    à jouer d'après nature le personnage qu'elle venait de si bien contrefaire, nous
                    partîmes avec quatre louis, que nous remit le valet, qui comme vous imaginez
                    bien nous volait au moins la moitié --- "Vive Dieu," s'écria Curval, "voilà une
                    passion, il y a d'un sel de piquant au moins là dedans." --- "Je bande comme un
                    âne," dit le duc, "je parie que ce personnage-là ne s'en tint pas là." ---
                    "Soyez en sûr, M. le duc," dit Martaine, "il y veut quelquefois plus de réalité,
                    c'est de quoi Md. Desgranges et moi aurons occasion de vous convaincre." --- "Et
                    que diable fais-tu en attendant," dit Curval au duc. --- "Laisse-moi,
                    laisse-moi," dit le duc, "je foute ma fille et je la crois morte." --- "Ah,
                    scélérat," dit Curval, "voilà donc des crimes dans ta tête." --- "Ah foutre,"
                    dit le duc, "je voudrais bien qu'ils fussent plus réels," et son sperme impur
                    s'échappa dans le vagin de Julie. "Allons, poursuis, Duclos," dit-il, aussitôt
                    qu'il eut fait, "poursuis, ma chère amie, et ne laisse pas décharger le
                    président, car je l'entends incester sa fille, le petit drôle se met de
                    mauvaises idées dans la tête, ses parents me l'ont confié, je dois avoir l'œil
                    sur ses conduites, et je ne veux pas qu'il se pervertisse." --- "Ah, il n'est
                    plus temps," dit Curval, "il n'est plus temps, je décharge, ah double Dieu la
                    belle morte," --- et le scélérat en enconnant Adélaïde se figurait comme le duc,
                    qu'il foutait sa fille assassinée, incroyable égarement de l'esprit du libertin,
                    qui ne peut rien entendre, rien voir, qu'il ne veuille à l'instant l'imiter.
                    "Duclos, continue," dit l'évêque, "car l'exemple de ce coquin-là me séduirait,
                    et dans l'état où je suis, je ferais peut-être pis qu'eux." --- "Quelque temps
                    après cette avanture, je fus seule chez un autre libertin," dit Duclos, "dont la
                    manière peut-être plus humiliante n'était pourtant pas aussi sombre, il me
                    reçoit dans un salon, dont le parquet était orné d'un très beau tapis, me fait
                    mettre nue, puis me faisant placer à quatre pattes : "Voyons," dit-il en parlant
                    de deux grands danois, qu'il avait à ses côtés, "qui de mes chiens ou toi sera
                    le plus leste, va chercher " --- Et en même temps il jette un gros maron rôti à
                    terre, et me parlant, comme à une bête, "apporte, apporte" me dit-il ; je cours
                    à quatre pattes après le maron dans le dessein d'entrer dans l'esprit de sa
                    fantaisie, et de le lui rapporter, mais les deux chiens ; s'élançant après moi,
                    m'ont bientôt devancée, ils saisissent le maron, et le rapportent au maître :
                    "Vous êtes une franche maladroite," me dit alors le patron, "avez-vous peur que
                    mes chiens ne vous mangent ? n'en craignez rien, ils ne vous feront aucun mal,
                    mais intérieurement ils se moqueront de vous, s'il vous voient moins habiles
                    qu'eux, allons, votre revanche --- apporte " nouveau maron lancé, et nouvelle
                    victoire remportée par les chiens sur moi, enfin le jeu dure deux heures,
                    pendant lesquelles je ne fus assez adroite pour saisir le maron qu'une fois, et
                    le rapporter à la bouche à celui qui l'avait lancé, mais que je triomphasse ou
                    non, jamais ces animaux dressés à ce jeu, ne me faisaient aucun mal, ils
                    semblaient au contraire se jouer et s'amuser avec moi, comme si j'eusse été de
                    leur espèce. "Allons," dit le patron, "voilà assez travail, il faut manger, il
                    sonna, un valet de confiance entre, "apporte à manger à mes bêtes," dit-il, et
                    en même temps le valet apporte une auge de bois d'ébène, qu'il posa à terre et
                    qui était rempli d'une espèce de hachis de viande très délicat. "Allons," me
                    dit-il, "dîne avec mes chiens, et tâche qu'ils ne soient pas aussi lestes au
                    repas qu'ils l'ont été à la course," il n'y eut pas un mot à répondre, il fallut
                    obéir et toujours à quatre pattes, je mis la tête dans l'auge, et comme le tout
                    était très propre et très bon, je me mis à pâturer avec les chiens, qui très
                    poliment me laissèrent ma part, sans me chercher la moindre dispute, telle était
                    l'instant de la crise de notre libertin : l'humiliation, l'abaissement, dans
                    lequel il réduisait une femme, échauffait incroyablement ses esprits. "La
                    bougresse," dit-il alors, en se branlant, "la garce, comme elle mange avec mes
                    chiens, voilà comme il faudrait traiter toutes les femmes, et si on le faisait,
                    elles ne seraient pas si impertinentes ; animaux domestiques, comme ces chiens,
                    quelle raison avons-nous de les traiter autrement qu'eux --- ah garce, ah
                    putain," s'écria-t-il encore, en s'avançant et me lâchant son foutre sur le
                    derrière. --- "Ah bougresse, je l'ai donc fait manger avec mes chiens," --- ce
                    fut tout. Notre homme disparut, je me r'habilla promptement et trouvai deux
                    louis sur mon mantelet, somme usitée et dont le paillard sans doute avait
                    coutume de payer ses plaisirs. --- "Ici, messieurs" continua Duclos, "je suis
                    obligée de revenir sur mes pas, et de vous raconter, pour finir la soirée, deux
                    avantures, qui me sont arrivées dans ma jeunesse, comme elles sont un peu
                    fortes, elles auraient été déplacées dans le cours des faibles événements, par
                    lesquelles vous m'aviez ordonné de commencer, j'ai donc été obligée de les
                    déplacer et de vous les garder pour le dénouement ; je n'avais pour lors que 16
                    ans, et j'étais encore chez la Guérin, on m'avait placée dans le cabinet
                    intérieur de l'appartement d'un homme d'une très grande distinction, en me
                    disant simplement d'attendre, d'être tranquille et de bien obéir au seigneur,
                    qui viendrait s'amuser avec moi, mais on s'était bien gardé de me dire
                    davantage, je n'aurais pas eu autant de peur, si j'avais été prévenue, et notre
                    libertin certainement pas autant de plaisir : il y avait environ une heure que
                    j'étais dans le cabinet, lorsqu'on l'ouvre à la fin ; c'était le maître même :
                    "Que fais-tu là, coquine," me dit-il avec l'air de la surprise, --- "à l'heure
                    qu'il est, dans mon appartement , ah putain," s'écria-t-il, en me saisissant par
                    le cou, jusqu'à me faire perdre la respiration, "ah gueuse, tu viens pour me
                    voler," à l'instant il appelle à lui, un valet affidé paraît : "La Fleur," lui
                    dit le maître, tout en colère, "voilà une voleuse que j'ai trouvée cachée,
                    déshabille-la toute nue, et prépare-toi à exécuter après l'ordre que je te
                    donnerai." --- La Fleur obéit, en un instant je suis dépouillée, alors jetées
                    mes vêtements dehors à mesure que je les quitte : ? Allons," dit le libertin à
                    son valet, "va chercher le sac à présent, couds moi cette garce là dedans et va
                    la jeter à la rivière." Le valet sort pour aller chercher le sac, je vous laisse
                    à penser, si je profitai de cet intervalle, pour me jeter aux pieds du patron,
                    et pour le supplier de me faire grâce, l'assurant que c'est Md. Guérin, sa
                    maquerelle ordinaire, qui m'a placée elle-même là ; mais que je ne suis point
                    une voleuse, --- mais le paillard sans rien écouter, me saisit les deux fesses,
                    et les paîtrissant avec brutalité : "Ah foutre," dit-il, "je vais donc faire
                    manger ce beau cul-là aux poissons." Ce fut le seul acte de lubricité, qu'il
                    parut se permettre, et encore n'exposa-t-il rien à ma vue, qui pût me faire
                    croire, que le libertinage entrait pour quelque chose dans la scène, le valet
                    rentra, apporta un sac ; quelques instances que je puisse faire, on me campe
                    dedans, on m'y coud, et La Fleur me charge sur ses épaules, alors j'entendis les
                    effets de la révolution de la crise chez notre libertin, et vraisemblablement il
                    avait commencé à se branler, dès qu'on m'avait mise dans le sac au même instant
                    où La Fleur me chargea, le foutre du scélérat partit. --- "Dans la rivière ---
                    dans la rivière, entends-tu, La Fleur " disait-il, en bégayant de plaisir, "oui,
                    dans la rivière, et tu mettras une pierre dans le sac, pour que la putain soit
                    plutôt noyée " Tout fut dit, nous sortîmes, nous passâmes dans une chambre
                    voisine où La Fleur ayant décousu le sac, me rendit mes habits, me donna deux
                    louis, quelque preuve non équivoque d'une manière de se conduire dans le plaisir
                    très différemment que son maître, et je revins chez la Guérin, que je grondai
                    fort de ne m'avoir point prévenue, et qui pour se raccommoder avec moi, me fit
                    faire deux jours après la partie suivante où elle m'avertit encore moins. --- Il
                    s'agissait à-peu-près, comme dans celle que je viens de vous raconter, de se
                    trouver dans le cabinet de l'appartement d'un fermier général, mais j'y étais
                    cette fois-là avec le valet même, qui était venu me chercher chez la Guérin de
                    la part de son maître. En attendant l'arrivée du patron, le valet s'amusait à me
                    faire voir plusieurs bijoux qui étaient dans un bureau de ce cabinet :
                    "Parbleu," me dit l'honnête Mercure, "quand vous en prendriez quelqu'une il n'y
                    aurait pas grand mal, le vieux Crésus est assez riche, je parie, qu'il ne sait
                    seulement pas la quantité ni l'espèce des bijoux qu'il tient dans ce bureau,
                    croyez-moi, ne vous gênez pas, et n'ayez pas peur que ce soit moi, qui vous
                    trahisse." --- Hélas je n'étais que trop disposée à suivre ce perfide conseil ;
                    vous connaissez mes penchants, je vous les ai dites. Je mis donc mes mains, sans
                    me le faire dire davantage, sur une petite boîte d'or, de sept ou huit louis,
                    n'osant m'emparer d'un objet de plus grande valeur ; c'était tout ce que
                    désirait ce coquin de valet, et pour ne pas revenir sur cela j'appris depuis
                    que, si j'avais refusé de prendre, il aurait sans que je m'en aperçusse glissé
                    un de ces effets dans ma poche. Le maître arrive, il me reçoit très bien, le
                    valet sort, et nous restons ensemble, celui-ci ne faisait pas comme l'autre, il
                    s'amusait très réellement, il me baisa beaucoup le derrière, se fit fouetter, se
                    fit péter dans la bouche, mit son vit dans la mienne, et se gorgea en un mot de
                    lubricité de tout genre et de toute espèce, excepté celle du devant, mais il eut
                    beau faire, il ne déchargea point. L'instant n'était pas venu, tout ce qu'il
                    venait de faire n'était pour lui que des épisodes, comme en aller voir le
                    dénouement. --- "Ah parbleu," me dit-il, "je ne songe pas qu'un domestique
                    attend dans mon antichambre un petit bijoux, que je viens de promettre d'envoyer
                    à l'instant à son maître, permettez que je m'acquitte de ma parole, et dès que
                    j'aurais fini, nous nous remettrons en besogne." Coupable d'un petit délit, que
                    je venais de commettre à l'instigation de ce maudit valet, je vous laisse à
                    penser comme ce propos me fit frémir, un moment je voulus le retenir, ensuite je
                    fis réflexion, qu'il valait mieux faire bonne contenance et risquer le paquet,
                    il ouvre le bureau, il cherche, il fouille, et ne trouvant point ce dont il a
                    besoin, il lance sur moi des regards furieux. --- "Coquine," me dit-il, "vous
                    seule et mon valet, dont je suis sûr, êtes entrés ici, depuis tantôt, mon effet
                    manque, il ne peut donc être pris, que par vous " --- "Oh monsieur," lui dis-je
                    en tremblant --- "soyez certain que je suis incapable" --- "Allons, sacré Dieu,"
                    dit-il en colère, (or vous remarquerez, que sa culotte était toujours
                    déboutonnée et son vit collé contre son ventre : cela seul aurait dû m'éclairer
                    et m'empêcher d'être si inquiète, mais je ne voyais, je n'apercevais plus rien)
                    "allons, bougresse, il faut que mon effet se trouve," il m'ordonne de me mettre
                    nue, vingt fois je me jette à ses pieds pour le prier de m'épargner
                    l'humiliation d'une telle recherche, rien ne l'émeut, rien ne l'attendrit, il
                    arrache lui-même mes vêtements avec colère et dès que je suis nue, il fouille
                    mes poches et comme vous croyez, il n'eut pas longtemps à trouver la boîte. "Ah,
                    scélérate," me dit-il, "me voilà donc convaincu, bougresse, tu viens chez les
                    gens pour les voler ?" et appellant aussitôt son homme de confiance, "allons,"
                    lui dit-il, tout en feu, "allez me chercher à l'instant le commissaire." --- "Oh
                    monsieur, m'écriai-je, "ayez pitié de ma jeunesse, j'ai été séduite, je ne l'ai
                    pas fait de moi-même, on m'y a engagé." ... "Eh bien," dit le paillard, "vous
                    direz toutes ces raisons-là à l'homme de justice, mais je veux être vengé." ---
                    Le valet sort, il se jette sur un fauteuil, toujours bandant et toujours dans
                    une grande agitation, et m'adressant mille invectives, "cette gueuse, cette
                    scélérate, disait-il, "moi, qui voulait la récompenser comme il faut, venir
                    ainsi chez moi, pour me voler " --- "Ah parbleu, nous allons voir." --- En même
                    temps on frappe, et je vois entrer un homme en robe. "M. le commissaire," dit le
                    patron, voilà une coquine, que je vous remets, je vous la remets nue, dans
                    l'état où je l'ai fait mettre, pour la fouiller, voilà la fille d'un côté, ses
                    vêtements de l'autre, et de plus l'effet dérobé, et surtout faites-la pendre, M.
                    le commissaire " Ce fut alors, qu'il se rejetta sur son fauteuil en déchargeant
                    : "oui, faites-la prendre, sacré Dieu, que je la voie pendre, sacré Dieu, M. le
                    commissaire, que je la voie pendre C'est tout ce que j'exige de vous " --- Le
                    prétendu commissaire, m'emmène avec l'effet et ma <corr> chemise </corr> , il me
                    fait passer dans une chambre voisine, défait sa robe, et me laisse voir le même
                    valet, qui m'avait reçu, et engagé au vol, que le trouble dans lequel j'étais,
                    m'avait empêché de reconnaître. "Eh bien," me dit-il, avez-vous eu bien peur ?"
                    --- "Hélas," lui dis-je. " Je n'en puis plus, me dit-il, "et voilà, pour vous
                    dédommager," et en même temps il me remet de la part de son maître l'effet même
                    que j'avais volé, me rend mes habits, me fait boire un verre de liqueur, et me
                    ramène chez Md. Guérin." --- "Cette manie-là est plaisante," dit l'évêque, "on
                    peut en tirer le plus grand parti pour d'autres choses, et en y mettant moins de
                    délicatesse, car je vous dirai que je suis peu partisan de la délicatesse en
                    libertinage, en y en mettant moins, dis-je, on peut apprendre de ce récit la
                    manière sûre d'empêcher une putain, de se plaindre, quelque soit l'iniquité des
                    procédés qu'on veuille employer avec elle, il n'y a qu'à lui tendre ainsi des
                        <corr> pièges </corr> , l'y faire tomber, et dès qu'une fois, on est certain
                    de l'avoir rendue coupable, on peut à son tour faire tout ce qu'on veut, il n'y
                    a plus à craindre qu'elle ose se plaindre, elle aura trop peur, ou d'être
                    prévenue, ou d'être recriminée." --- "Il est certain," dit Curval, "qu'à la
                    place du financier, je m'en serais permis davantage, et vous auriez bien pu, ma
                    charmante Duclos, ne pas vous en tirer à si bon compte " --- Les récits, ayant
                    été longs, cette soirée-ci, l'heure du souper vint sans qu'on eût le temps de
                    paillarder un peu avant. --- On fut donc se mettre à table, bien résolu de se
                    dédommager après le repas. Ce fut alors, que, tout le monde étant rassemblé, on
                    détermina de constater enfin les jeunes filles et les jeunes garçons que l'on
                    pouvait mettre au rang des hommes et des femmes, il fut question, pour décider
                    la chose, de branler tous ceux de l'un et l'autre sexe, sur lesquels on avait
                    quelques soupçons, en femmes, on était sûr d'Augustine, de Fanni, et de Zelmire,
                    ces trois charmantes petites créatures, âgées de 14 et 15 ans, déchargeaient
                    toutes trois au plus léger attouchement, Hébé et Michette n'ayant encore que 12
                    ans n'étaient pas même dans le cas d'être essayées, il ne s'agissait donc chez
                    les sultanes que d'éprouver Sophie, Colombe et Rosette, âgée la 1e de 14 ans, et
                    les deux autres de 13. Chez les garçons on savait que Zéphire, Adonis et Céladon
                    lâchaient du foutre comme des hommes faits, Giton et Narcisse étaient trop
                    jeunes, pour être essayés, il ne s'agissait donc que de Zélamir, Cupidon et
                    Hyacinthe. Les amis firent cercle autour d'une pile d'amples carreaux que l'on
                    arrangea à terre. Chanville et Duclos furent nommées pour les pollutions, l'une
                    en sa qualité de tribade devait branler les trois jeunes filles, et l'autre
                    comme maîtresse dans l'art de branler des vits devait polluer les garçons, elles
                    passèrent dans la ceinture formée par les fauteuils des amis, et qu'on avait
                    remplie de carreaux et on leur livra Sophie, Colombe, Rosette, Zélamir, Cupidon
                    et Hyacinthe, et chaque ami, pour s'exciter pendant le spectacle prit un enfant
                    entre ses cuisses, le duc prit Augustine, Curval Zelmire, Durcet Zéphire, et
                    l'évêque Adonis. --- La cérémonie commença par les garçons et Duclos, la gorge
                    et les fesses découvertes, les bras nus jusqu'au coude, mit tout son art à
                    polluer l'un après l'autre --- chacun de ces délicieux ganymèdes, il était
                    impossible d'y mettre plus de volupté. Elle agitait sa main avec une légèreté,
                    ses mouvements étaient d'une délicatesse et d'une violence, elle offrait à ces
                    jeunes garçons sa bouche, son sein ou ses fesses avec tant d'art, qu'il était
                    bien certain que ceux qui ne déchargeraient pas, n'en avaient pas encore le
                    pouvoir. Zélamir et Cupidon bandèrent, mais on eut bon faire, rien ne sortit.
                    Sur Hyacinthe la révolution se fit sur le champ, au 6e coup de poignet le foutre
                    sauta sur son sein et l'enfant se pâma en lui maniant, le derrière ; observation
                    qui fut d'autant plus remarquée que de toute l'opération, il n'avait pas imaginé
                    de lui toucher le devant ; on passa aux filles ; Chanville, presque nue, très
                    bien coiffée et élégamment ajustée du reste, ne paraissait pas plus de trente
                    ans quoiqu'elle en eût 50 ; la lubricité de cette opération de laquelle comme
                    tribade fieffée, elle comptait tirer le plus grand plaisir, animait ses grands
                    yeux noirs, qu'elle avait toujours eu fort beaux, elle y mit pour le moins
                    autant d'art dans sa partie que Duclos en avait mis dans la sienne, elle pollua
                    à la fois le clitoris, l'entrée du vagin et le trou du cul, mais la nature ne
                    développa rien chez Colombe et Rosette, il n'y eut pas même la plus légère
                    apparence de plaisir, il n'en fut pas ainsi de la belle Sophie, au dixième coup
                    de doigt, elle se pâma sur le sein de Chanville, de petits soupirs entrecoupés,
                    ses belles joues qui s'animèrent du plus tendre incarnat, ses lèvres qui
                    s'entr'ouvrirent et se mouillirent, tout prouva le délire, dont venait de la
                    combler la nature et elle fut déclarée femme. Le duc qui bandait
                    extraordinairement, ordonna à Chanville de la branler une seconde fois, et à
                    l'instant de sa décharge le scélérat vint mêler son foutre impur à celui de
                    cette jeune vierge, pour Curval, son affaire s'était faite entre les cuisses de
                    Zelmire et les deux autres avec les jeunes garçons qu'ils tenaient entre leurs
                    cuisses. On fut se coucher et le lendemain matin n'ayant fourni aucun évènement
                    qui puisse mériter place en ce recueil, non plus que le dîner, ni le café, on
                    passe tout de suite au salon où Duclos magnifiquement vêtue, parut sur sa
                    tribune pour y terminer par les cinq récits suivants la partie des 150
                    narrations, qui lui avaient été confiées pour les 30 jours du mois de novembre.
                </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Trentième journée. </head>
                <p> "Je ne sais, messieurs," dit cette belle fille, "si vous avez entendu parler de
                    la fantaisie aussi singulière que dangereuse du comte de Lernos ; mais quelque
                    liaison que j'ai eu avec lui m'ayant mis dans le cas de connaître au fond ses
                    manœuvres, et les ayant trouvées très extraordinaires, j'ai cru qu'elles
                    devaient faire nombre dans les voluptés que vous m'avez ordonné de vous
                    détailler. --- La passion du cte. de Lernos est de mettre à mal le plus de
                    jeunes filles et de femmes mariées qu'il peut <corr> sic </corr> et
                    indépendamment des livres qu'il met en usage pour les séduire, il n'y a sorte de
                    moyen qu'il n'invente pour les livrer à des hommes, ou il favorise leurs
                    penchants, en les unissant à l'objet de leurs vœux, ou il leur trouve des
                    amants, si elles n'en ont pas, il a une maison exprès où toutes les parties
                    qu'il arrange, se retrouvent, il les unit, leur assure de la tranquillité et du
                    repos et va jouir dans le cabinet secret du plaisir, de les voir aux prises,
                    mais il est inouï à quel point il multiplie ces désordres, et tout ce qu'il met
                    en œuvre, pour former ces petits mariages, il a des entours dans presque tous
                    les couvents de Paris, chez une grande quantité de femmes mariées, et il s'y
                    prend si bien qu'il n'y a pas un seul jour, où il n'ait chez lui trois ou quatre
                    rendez-vous ; jamais il ne manque à surprendre leurs voluptés, sans qu'on puisse
                    s'en douter, mais enfin placé au trou de son observatoire, comme il y est
                    toujours seul, personne ne sait ni comment il procède à sa décharge, ni de
                    quelle nature elle est, on sait seulement le fait, le voilà et j'ai cru, qu'il
                    était digne de vous être raconté. La fantaisie du vieux président Desportes vous
                    amusera peut-être davantage : Prévenue de l'étiquette, qui s'observait chez le
                    paillard d'habitude, j'arrive chez lui vers les 10 heures du matin, et
                    parfaitement nue je vais lui présenter mes fesses à baiser dans un fauteuil où
                    il était gravement assis, et du premier abord je lui pète au nez, mon président
                    irrité se lève, saisit une poignée de verges, qu'il avait auprès de lui, et se
                    met à courir après moi, dont le premier soin est de me sauver : "Impertinente,"
                    me dit-il, toujours en me poursuivant, "je t'apprendrai à venir faire chez moi
                    des infamies de cette espèce." --- Lui de poursuivre, et moi toujours de me
                    sauver, je gagne enfin une ruelle, je m'y tapis comme dans une retraite
                    impénétrable, mais j'y suis bientôt atteinte, les menaces du président
                    redoublent, en se voyant maître de moi. Il brandit ses verges, il menace de m'en
                    frapper, je me rencogne, je m'accroupis, je ne me fais pas plus grosse qu'un
                    souris, cet air de frayeur et d'avilissement détermine à la fin son foutre, et
                    le paillard le darde sur mon sein, en hurlant de plaisir. --- "Quoi sans te
                    donner un seul coup de verge," dit le duc. --- "Sans la baisser même sur moi,"
                    répondit Duclos. --- "Voilà un homme patient," dit Curval, "mon ami, convenez
                    que nous ne le sommes pas tout à fait autant, quand nous avons en main
                    l'instrument dont parle la Duclos." --- "Un peu de patience, messieurs," dit
                    Chanville, "je vous en ferai bientôt voir du même genre, et qui ne seront pas
                    aussi patients que le président dont vous parle ici Md. Duclos." --- Et celle-ci
                    voyant que le silence que l'on observait lui laissait la facilité de reprendre
                    son récit, y procéda de la manière suivante. --- "Peu de temps après cette
                    avanture, je fus chez le marquis de Saint-Girard, dont la fantaisie était de
                    placer une femme nue dans une escarpolette et de la faire enlever ainsi à une
                    très grande hauteur, à chaque secousse on lui passe devant le nez, il vous
                    attend, et il faut en ce moment-là, ou faire un pet, ou recevoir un claque sur
                    le cul, je le satisfis de mon mieux, j'eus quelques claques, mais je lui fis
                    force pets, et le paillard ayant enfin déchargé au bout d'une heure de cette
                    ennuyante et fatiguante cérémonie, l'escarpolette s'arrêta et j'eus mon audience
                    de congé. Environ trois ans après que je fus maîtresse de la maison de la
                    Fournier, il vint un homme chez moi, me faire une singulière proposition, il
                    s'agissait de trouver des libertins qui s'amusassent avec sa femme et sa fille,
                    à la seule condition de le cacher dans un coin pour voir tout ce qu'on leur
                    ferait, il me les livrerait, disait-il, et non seulement l'argent que je
                    gagnerais avec elles, serait pour moi, mais il me donnerait encore deux louis
                    par partie, que je leur ferais faire, il ne s'agissait que d'une chose, c'est
                    qu'il ne voulait pour sa femme que des hommes d'un certain goût, et pour sa
                    fille des hommes d'une autre espèce de fantaisie ; pour sa femme il fallait des
                    hommes qui lui chiassent sur les tetons, et pour sa fille, il en fallait, qui en
                    la troussant exposassent bien son derrière en face du trou, où il observerait,
                    afin qu'il pût la contempler à son aise, et qui ensuite lui déchargeassent dans
                    la bouche pour toute autre passion que les dites-la, il ne livrait point ses
                    marchandises ; après avoir fait promettre à cet homme qu'il répondait de tout
                    évènement, au cas que sa femme et sa fille vinssent à se plaindre d'être venues
                    chez moi, j'acceptai tout ce qu'il voulut et lui promis que les personnes qu'il
                    me demandait seraient fournies ; ainsi qu'il l'entendait, dès le lendemain il
                    m'amène sa marchandise, l'épouse était une femme de 36 ans, peu jolie, mais
                    grande et bien faite, un grand air de douceur et de modestie, la demoiselle
                    avait 15 ans, elle était blonde, un peu grasse et de la physionomie du monde la
                    plus tendre et la plus agréable. ? En vérité, monsieur," dit l'épouse, "vous
                    nous faites faire là des choses." --- "J'en suis mortifié," dit le paillard,
                    "mais il faut que cela soit ainsi, croyez-moi, prenez votre parti, car je n'en
                    démordrai pas, et si vous résistez en la moindre chose aux propositions et aux
                    actions, auxquelles nous allons vous soumettre, vous, madame, et vous,
                    mademoiselle, je vous mène dès demain dans le fond d'une terre toutes les deux,
                    dont vous ne reviendrez de vos jours." Alors l'épouse jeta quelques larmes, et
                    comme l'homme auquel je la destinais, attendait, je la priai de passer dans
                    l'appartement, qui lui était destiné, pendant que sa fille resterait très en
                    sûreté dans une autre chambre avec mes filles jusqu'à ce que son tour vînt. En
                    ce moment cruel, il y eut encore quelques pleurs, et je vis bien que c'était la
                    première fois, que ce mari brutal exigeait de pareilles choses de sa femme, et
                    malheureusement le début était dur, car indépendamment du goût baroque du
                    personnage à qui je la livrais, c'était un vieux libertin fort impérieux et fort
                    brusque, et qui ne la traiterait pas très honnêtement : "Allons, point de
                    pleurs," lui dit le mari en entrant, "songez que je vous observe et que, si vous
                    ne satisfaites pas amplement l'honnête homme, auquel on vous livre, j'entrerai
                    moi-même pour vous y contraindre, allez entrer " --- Et nous passons, le mari et
                    moi, dans la chambre d'où l'on pouvait tout voir. On n'imagine pas à quel point
                    ce vieux scélérat s'échauffa l'imagination, en contemplant sa malheureuse épouse
                    victime de la lubricité d'un inconnu, il se délectait à chaque chose qu'on
                    exigeait d'elle, la modestie, la candeur de cette pauvre femme humiliée sous les
                    atroces procédés du libertin, qui s'en amusait lui composait le spectacle
                    délicieux, mais quand il la vit brutalement posée à terre, et le vieux magot, à
                    qui je l'avais livrée lui chia sur la gorge, quand il vit les pleurs, les
                    dégoûts de sa femme à la proposition et à l'exécution de cette infamie, il n'y
                    tint pas, et la main dont je le branlais fut à l'instant couverte de foutre.
                    Enfin cette première scène cessa et si elle lui avait donné du plaisir, ce fut
                    autre chose, quand il put jouir de la seconde. --- Ce n'était pas sans de
                    grandes difficultés et surtout sans de grandes menaces, que nous étions
                    parvenues à faire passer la jeune fille, témoin des larmes de sa mère et
                    ignorant ce qu'on lui avait fait ; la pauvre petite faisait toutes sortes de
                    difficultés, enfin nous la décidâmes, l'homme à qui je la livrais, était
                    parfaitement instruit de tout ce qu'il y avait affaire, c'était une de mes
                    pratiques ordinaires, que je gratifiais de cette bonne fortune, et qui par
                    reconnaissance consentit à tout ce que j'en exigeais. "Oh le beau cul," s'écria
                    le père libertin, dès que le miché de sa fille nous l'exposa entièrement à nu,
                    "oh sacré Dieu les belles fesses." --- "Eh quoi," lui dis-je, "est-ce donc la
                    première fois que vous les voyez ?" --- "Oui, vraiment," me dit-il, "il m'a
                    fallu cet expédient pour jouir de ce spectacle, mais si c'est la première fois
                    que je vois ce beau fessier, je proteste bien, que ce ne sera pas la dernière."
                    Je le branlais vivement, il s'extasiait, mais quand il vit l'indignité, qu'on
                    exigeait de cette jeune vierge, quand il vit les mains d'un libertin consommé se
                    promener sur ce beau corps, qui n'avait jamais souffert pareil attouchement,
                    quand il vit qu'on la faisait mettre à genoux, qu'on la forçait d'ouvrir la
                    bouche, qu'on introduisit un gros vit dedans, et qu'on y déchargeait, il se
                    rejeta en arrière en jurant comme un possédé, en protestant que de ses jours il
                    n'avait goûté tant de plaisir, et en laissant entre mes doigts des preuves
                    certaines de ce plaisir. --- Tout fut dit ; les pauvres femmes se retirèrent en
                    pleurant beaucoup, et le mari trop enthousiasmé d'une telle scène, trouva sans
                    doute le moyen de les décider à lui redonner souvent le spectacle d'une telle
                    scène, car je les ai reçus chez moi plus de 6 ans, et j'ai fait, d'après l'ordre
                    que je recevais du mari, passer ces deux malheureuses créatures par toutes les
                    différentes passions dont je viens de vous faire les récits, à peut-être 10 ou
                    12 près, qu'il n'était pas possible qu'elles satisfissent, parce qu'elles ne se
                    passaient chez moi." --- "Voilà bien des façons pour prostituer une femme et une
                    fille," dit Curval, "comme si ces garces-là étaient faites pour autre chose Ne
                    sont-elles pas données pour nos plaisirs ? Et de ce moment-là ne devaient-elles
                    pas les satisfaire, n'importe comment --- J'ai eu beaucoup de femmes," dit le
                    président, trois ou quatre filles, dont il ne me reste plus, Dieu merci, que
                    Mlle. Adélaïde, que M. le duc fout à présent à ce que je crois. Mais si aucune
                    de ces créatures eût refusé la prostitution, où je les ai régulièrement soumises
                    : que je sois damné tout vivant, ou condamné, ce qui est pis, à ne foutre que de
                    cons toute ma vie, si je ne leur eusse brûlé la cervelle." --- "Président, vous
                    bandez," dit le duc, vos foutus propos vous décèlent toujours." --- "Bander ?
                    non," dit le président, "mais je suis au moment de faire chier Mlle. Sophie, et
                    j'espère que sa merde délicieuse produira peut-être quelque chose. --- Oh, ma
                    foi, plus que je ne pensais," dit Curval, après avoir gobé l'étron, "voilà sur
                    le Dieu, dont je me fouts, mon vit qui prend consistence, --- qui de vous,
                    messieurs, veut passer avec moi dans le boudoir." --- "Moi," dit Durcet, en
                    entraînant Aline, qu'il pâtissait depuis une heure, et nos deux libertins s'y
                    étant fait suivre d'Augustine, de Fanni, de Colombe et d'Hébé, de Zélamir,
                    d'Adonis, d'Hyacinthe, et de Cupidon, joignant à cela Julie et deux vieilles, la
                    Marraine et Chanville, Antinous et Hercule. Ils reparurent triomphants au bout
                    d'une demi-heure et ayant chacun perdu leur foutre dans les plus doux excès de
                    la crapule et du libertinage. "Allons," dit Curval à Duclos, "donne-nous ton
                    dénouement, ma chère amie, et s'il peut me faire rebander, tu pourras te flatter
                    d'un miracle, car il y a ma foi, plus d'un an, que je n'avais perdu tant de
                    foutre à la fois, il est vrai." --- "Bon," dit l'évêque, si nous recourons, ce
                    sera bien pis que la passion, que doit nous conter Duclos, ainsi comme il ne
                    faut pas aller du fort au faible, trouvez bon que nous te fassions taire et que
                    nous écoutions notre historienne." --- Aussitôt cette belle fille termina ses
                    récits par la passion suivante. --- "Il est enfin temps, messieurs," dit-elle,
                    "de vous raconter la passion du Marquis de Mésanges, auquel vous vous souvenez,
                    que j'ai vendu la fille du malheureux cordonnier, qui périssait en prison avec
                    sa pauvre femme, pendant que je jouissais du legs, que lui laissait sa mère.
                    Comme c'est Lucile, qui le satisfit, ce sera, si vous voulez bien, dans sa
                    bouche, que j'en vais placer le récit. "J'arrive chez le marquis," me dit cette
                    charmante créature, "vers les dix heures du matin ; dès que je suis entrée,
                    toutes les portes se ferment." --- "Que veux-tu faire ici, scélérate," me dit le
                    marquis, tout en feu, "qui te permit de me venir interrompre ?" --- et comme
                    vous ne m'aviez prévenue de rien, vous imaginez facilement, à quel point cette
                    réception m'effraya. "Allons, mets-toi nue," poursuivit le marquis, "puis que je
                    te tiens, garce, tu ne sortiras plus de chez moi --- tu vas périr, te voilà à
                    ton dernier moment," alors je fondis en larmes, je me jetais aux pieds du
                    marquis, mais il n'y eut aucun moyen de le fléchir. Et comme je ne me pressais
                    assez de me déshabiller, il déchira lui-même mes vêtements en les arrachant de
                    force de dessus mon corps, mais ce qui acheva de m'effrayer, ce fut de les voir
                    jetés en feu à mesure, qu'il les enlevait. "Tout cela devient inutile,"
                    disait-il en jetant pièce à pièce tout ce qu'il emportait dans un vaste foyer,
                    "tu n'as plus besoin de robes, de mantelets, d'ajustements, ce n'est plus qu'une
                    bière, qu'il te faut," en un instant, je fus tout à fait nue, alors, le marquis
                    qui ne m'avait jamais vue contempla un instant mon derrière, il le mania en
                    jurant, l'entr'ouvrit, le resserra, mais ne le baisa point. "Allons, putain,"
                    dit-il, "ça est fait, tu vas suivre les habits, et je vais t'attacher sur les
                    chenets, oui sacré Dieu, te brûler vive, garce, avoir le plaisir de respirer
                    l'odeur, qui exhalera de ta chair brûlée," et disant cela, il tombe pâmé dans
                    son fauteuil et décharge en dardant son foutre sur mes vêtements, qui brûlent
                    encore, il sonne, on entre, un valet m'emmène, et je retrouve dans une chambre
                    voisine, de quoi me vêtir complètement, en parures deux fois plus belles que
                    celles, qu'il avait consumées. Telle est le récit que me fit Lucile, reste à
                    savoir maintenant, si c'est à cela ou à pis qu'il fit servir la jeune pucelle
                    que je lui vendis." --- "À bien pis," dit la Desgranges, "et vous avez bien fait
                    de faire un peu connaître le marquis, car j'aurai occasion d'en parler à ces
                    messieurs." --- "Puissiez-vous, madame," dit Duclos à la Desgranges, "et vous
                    mes chères compagnes," ajouta-t-elle en adressant la parole à ses deux autres
                    camarades, "le faire avec plus de sel, d'esprit et d'agrément que moi, c'est
                    votre tour, le mien est fini, et je n'ai plus que prier ces messieurs de vouloir
                    bien excuser l'ennui que je leur ai peut-être causé par la monotonie presque
                    inévitable en de semblables récits, qui tous fondés dans un même quadre ne
                    peuvent guère ressortir que par eux-mêmes." --- Après ces paroles la belle
                    Duclos salua respectueusement la compagnie et descendit de la tribune, pour
                    venir auprès du canapé de ces messieurs, où elle fut généralement applaudie et
                    caressée. On servit le souper, auquel elle fut invitée, faveur qui n'avait
                    encore été faite à aucune femme, elle fut aussi aimable dans la conversation
                    qu'elle avait été amusante dans le récit de son histoire, et pour récompense du
                    plaisir qu'elle avait procuré à l'assemblée, elle fut créée directrice générale
                    des deux sérails avec promesse donnée à part par les 4 amis que quelque
                    extrémité que pût se porter contre les femmes dans le cours du voyage, elle
                    serait ménagée et très certainement ramenée chez elle à Paris, où la société la
                    dédommagerait amplement du temps qu'elle lui avait fait perdre, et des peines
                    qu'elle s'était données pour lui procurer des plaisirs. Curval, le duc et elle
                    se soûlèrent tous trois si complètement au souper qu'ils furent presque hors
                    d'état de pouvoir passer aux orgies, ils laissèrent Durcet et l'évêque les faire
                    à leur guise et furent les faire à part dans le boudoir du fond avec Chanville,
                    Antinous, Brise-cul, Thérèse et Louison, où l'on peut assurer, qu'il se fit et
                    dit pour le moins autant d'horreurs et d'infamies que les deux autres amis en
                    purent inventer de leur côté. À deux heures du matin tout fut se coucher, et
                    c'est ainsi que se termina le mois de novembre et la première partie de cette
                    lubrique et intéressante narration, de laquelle nous ne faisons pas attendre la
                    seconde au public, si nous voyons qu'il accueille bien la première. <ref target="#N02"/>
                </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Seconde partie. </head>
                <p> Les cent cinquante passions de la seconde classe ou doubles, composant 31
                    journées de décembre remplies par les narrations de la Chanville, auxquelles on
                    a joint le journal exact des événements scandaleux du château pendant ce mois. </p>
                <p> Plan. </p>
                <p> Le 1er de décembre, la Chanville prend les récits et compte les 150 histoires
                    suivantes. (Les chiffres précèdent les récits.) 1. Ne veut dépuceler que de
                    trois ans jusqu'à sept, mais en con. C'est lui qui dépucelle la Chanville à
                    l'âge de cinq ans. 2. Il fait attacher une fille de neuf ans en boule et la
                    dépucelle en levrette. 3. Il veut violer une fille de douze à treize ans, et ne
                    la dépucelle que le pistolet sur la gorge. 4. Il veut branler un homme sur le
                    con de la pucelle, le foutre lui sert de pommade, il enconne après la pucelle,
                    tenue par l'homme. 5. Il veut dépuceler trois filles de suite, une au berceau,
                    une à cinq ans, l'autre à sept. La 2e journée, 6. Il ne veut dépuceler qu'une de
                    neuf ans à treize, son vit est énorme, il faut que quatre femmes lui tiennent la
                    pucelle, c'est le même de Martaine qui n'encule qu'à trois ans, le même de
                    l'enfer. 7. Il fait dépuceler à dix ou douze ans devant lui par son valet et ne
                    la touche pendant l'opération que sur son cul, il manie tantôt celui de la
                    pucelle, tantôt celui du valet, il décharge sur le cul du valet. 8. Il veut
                    dépuceler une fille, qui doit être mariée le lendemain. 9. Il veut que le
                    mariage se fasse et dépuceler l'épouse entre la messe et l'heure du coucher. 10.
                    Il veut que son valet, homme très adroit, aille épouser partout des filles,
                    qu'il les lui amène, le maître les fout, il les trafique après à des
                    maquerelles. </p>
                <p> La troisième journée. --- 11. Il ne veut dépuceler que les deux sœurs. 12. Il
                    épouse la fille, la dépucelle, mais il l'a trompée, et dès que l'affaire est
                    faite il la plante là. 13. Il ne fout la pucelle qu'à l'instant d'après où un
                    homme vient de la déflorer devant lui, il veut qu'elle ait le con tout
                    barbouillé de sperme. 14. Il dépucelle avec un godmiché, et décharge sur
                    l'ouverture qu'il vient de faire sans s'introduire. 15. Il ne veut que des
                    pucelles de condition, et les paye au poids de l'or, ce sera le duc, qui avouera
                    à avoir depuis trente ans dépucelé plus quinze cent. </p>
                <p>
                    <corr> 4e journée. </corr> 16. Il force un frère à foutre sa sœur devant lui, et
                    il la fout après, il les fait chier tous deux avant. 17. Il force un père à
                    foutre sa fille après que lui l'a dépucelée. 18. Il mène sa fille à neuf ans au
                    bordel et l'y dépucelle tenue par la maquerelle, il a eu douze filles et il les
                    a ainsi dépucelées toutes. 19. Il ne veut dépuceler que de trente à quarante
                    ans. 20. Il ne veut dépuceler que des religieuses et dépense un argent immense
                    pour en avoir : il en a. --- Cela est le quatre au soir, et le même soir aux
                    orgies, le duc dépucelle Fanni, tenue par les quatre vieilles et servi par la
                    Duclos. Il la fout deux coups de suite, elle s'évanouit, il la fout le second
                    coup sans connaissance. Le cinq. en conséquence de ces narrations, pour célébrer
                    la fête de la cinquième semaine on marie ce jour-là Hyacinthe et Fanni et le
                    mariage se consomme devant tout le monde. 21. Il veut que la mère tienne la
                    fille, il fout d'abord la mère et dépucelle ensuite l'enfant, tenue par la mère,
                    c'est le même du vingt février de Desgranges. 22. Il n'aime que l'adultère, il
                    faut lui trouver des femmes sages et publiquement dans leur ménage, il les
                    dégoûte de leurs maris. 23. Il veut que le mari lui prostitue lui-même sa femme
                    et la lui tienne quand il la fout. Les amis imiteront cela sur-le-champ. 24. Il
                    place une femme mariée sur un lit, l'enconne pendant que la fille de cette femme
                    en perspective au dessus lui fait baiser son con, l'instant d'après il enconne
                    la fille, en baisant le trou du cul de la mère ; quand il a baisé le con de la
                    fille, il la fait pisser, quand il baise le cul de la mère, il la fait chier.
                    25. Il a quatre filles légitimes et mariées, il veut les foutre toutes les
                    quatre, il leur fait des enfants à toutes les quatre, afin d'avoir le plaisir de
                    dépuceler un jour ces enfants, qu'il a faits à ses filles, et que le mari croit
                    à lui, <corr> le </corr> duc raconte sur cela, --- mais ça ne fait point nombre,
                    parce qu'ils ne peuvent être renouvelés ; ça ne fait point passion ; il raconte,
                    dis-je, qu'il a connu un homme qui a foutu trois enfants qu'il avait de sa mère,
                    desquelles il y avait une fille qu'il avait fait épouser à son fils de façon
                    qu'en foutant celle-là, il foutait sa sœur, sa fille et sa belle-fille, et qu'il
                    contraignit son fils à foutre sa sœur et sa belle-mère. Curval raconte un autre
                    : deux frères et deux sœurs qui firent projet de se livrer mutuellement leurs
                    enfants. La sœur avait un garçon et une fille, et le frère de même, ils se
                    mêlèrent de façon que tantôt ils foutaient avec leurs neveus et tantôt avec
                    leurs enfants, et tantôt les cousins germains, ou les frères et sœurs se
                    foutaient, pendant que les pères et mères c'est-à-dire, le frère et la sœur, se
                    foutaient également. Le soir Fanni est livrée en con à l'assemblée, mais comme
                    l'évêque et M. Durcet ne foutent pas en con, elle n'est foutue que par Curval et
                    le duc, de ce moment elle porte un petit ruban en écharpe et après la perte de
                    ses deux pucelages elle en portera un rosa tout large. Le six décembre. 26. Il
                    se fait branler pendant qu'on branle une femme sur le clitoris et veut décharger
                    en même temps que la fille ; mais il décharge sur les fesses de l'homme que
                    branle la femme. 27. Il baise le trou du cul, pendant qu'une seconde fille lui
                    branle le cul, et une troisième le vit, elles changent afin que chacune pusse
                    baiser le trou de son cul, que chacune branle le vit, et chacune le cul. Il faut
                    péter. 28. Il lèche un con, pendant qu'il foute une seconde en bouche, et qu'une
                    troisième lui lèche le cul, et il change de même que ci-dessus, il faut que les
                    cons déchargent et il avale le foutre. 29. Il suce un cul merdeux, fait branler
                    son cul merdeux avec la langue, et se branle sur un cul merdeux, puis les trois
                    filles changent. 30. Il fait branler deux filles devant lui, et fout
                    alternativement les branleuses en levrette, pendant qu'elles continuent de se
                    sapphotiser ; on découvre ce jour-là que Zéphire et Cupidon se branlent, mais
                    ils ne se sont pas encore enculés, ils sont punis. Fanni est très enconnée aux
                    orgies. Le sept. 31. Il veut qu'une grande fille en mette à mal une petite,
                    qu'elle la branle qu'elle lui donne de mauvais conseils, et qu'elle finisse par
                    la tenir pendant qu'il la fout vierge ou non. 32. Il veut quatre femmes, il en
                    fout deux en con et deux en bouche en observant de ne mettre le vit dans la
                    bouche de l'une, qu'au sortir du con de l'autre, pendant tout ce temps-là une
                    cinquième le suit en lui branlant le cul avec un godmiché. 33. Il veut douze
                    filles, six jeunes et six vieilles, et si cela se peut, six mères et six filles
                    ; il leur gamahuche le con, la bouche, et le cul ; quand il en est au con, il
                    veut de l'urine, quand il en est à la bouche il veut de la salive, et quand il
                    en est au cul, il veut des pets. 34. Il employe huit femmes à le branler, toutes
                    différemment postées, il faudra peindre cela. 35. Il veut voir trois hommes et
                    trois filles se foutre dans différentes postures. --- Le huit. 36. Il forme
                    douze groupes, de deux filles chaque, mais elles sont engeancées de ses cons,
                    qu'elles ne montrent que leurs culs, tout le reste du corps est caché. Il se
                    branle en voyant toutes ces fesses. 37. Il fait branler 5 couples à la fois dans
                    une salle de glace, chaque couple est composé de deux filles se branlant dans
                    des attitudes lubriques et variées, il est au milieu du salon, regarde et les
                    couples et leur répétitions dans ses glaces, et décharge au milieu de cela,
                    branlé par une vieille, il a baisé les fesses de ces couples. 38. Il fait soûler
                    et battre quatre raccrocheuses devant lui, et veut que quand elles sont ainsi
                    bien soûlées, elles vomissent dans sa bouche, il les prend les plus vieilles et
                    les plus laides possibles. 39. Il fait chier une fille dans sa bouche, sans le
                    manger, et pendant ce temps-là, une seconde fille lui suce le vit, et lui branle
                    le cul, il chie en déchargeant dans la main de celle, qui le socratise, elles
                    changent. 40. Il fait chier un homme dans sa bouche, et le mange, pendant qu'un
                    petit garçon le branle, puis l'homme le branle et il fait chier le petit garçon.
                    Ce soir-là, aux orgies, Curval dépucelle Michette, toujours dans la même coutume
                    : tenue par les quatre vieilles et servie par Duclos, on ne le répétera plus. ?
                    Le neuf. 41. Il fout une fille en bouche, en venant de lui chier avant dans la
                    bouche, une seconde est au-dessus de celle-là, ayant la tête de celle-ci entre
                    ses cuisses, et sur le visage de cette seconde une troisième pousse des scelles,
                    et lui, en foutant ainsi, l'étron dans la bouche de la première, va manger la
                    merde donnée par la troisième sur le visage de la seconde et puis elles
                    changent, de manière à ce que chacune remplisse successivement les trois rôles.
                    42. Il passe trente femmes dans sa journée et les fait toutes chier dans sa
                    bouche, il mange l'étron de trois ou quatre des plus jolies ; il renouvelle
                    cette partie-là cinq fois de la semaine, ce qui fait qu'il voit sept mille huit
                    cent filles par an, quand Chanville le voit, il a soixante et dix ans, et il y a
                    cinquante ans qu'il fait ce métier. 43. Il en voit douze tous les matins et
                    avale les douze étrons, il les voit toutes ensemble. 44. Il se met dans un bain,
                    où trente femmes viennent remplir la baignoire en pissant et en chiant ; il
                    décharge en recevant et nageant dans tout cela. 45. Il chie devant quatre
                    femmes, exige qu'elles le regardent et l'aident à faire son étron, ensuite il
                    veut qu'elles se le partagent et le mangent, puis elles en font chacune un, il
                    les mêle et les avale tous quatre, mais il faut que ce soit des vieilles d'au
                    moins soixante ans. Ce soir-là Michette est livrée en con à l'assemblée. De ce
                    moment elle porte la petite écharpe. --- Le dix. 46. Il fait chier une fille "a"
                    et une autre "b". Puis il force "b" à manger l'étron de "a" et "a" à manger
                    l'étron de "b". Ensuite elles chient toutes deux et elles mangent leurs deux
                    étrons. 47. Il veut une mère et trois filles, et il mange la merde des filles
                    sur le cul de la mère, et la merde de la mère sur le cul d'une de ses filles.
                    48. Il oblige une fille de chier dans la bouche de sa mère, et de se torcher le
                    cul avec les tetons de sa mère, ensuite il va manger l'étron dans la bouche de
                    cette mère, et fait exprès chier la mère dans la bouche de sa fille, où il va de
                    même manger l'étron. Il vaut mieux mettre un fils et sa mère pour varier avec la
                    précédante. 49. Il veut qu'un père mange l'étron de son fils et lui mange
                    l'étron de son père. --- 50. Il veut que le frère chie dans le con de sa sœur,
                    et il mange l'étron, puis il faut que la sœur vienne chier dans la bouche du
                    frère, et il y mange l'étron. --- Le onze. 51. Elle prévient qu'elle va parler
                    d'impiétés et parler d'un homme qui veut, que la putain en le branlant profère
                    des blasphèmes épouvantables, il en dit à son tour d'effroyables, son amusement
                    pendant ce temps-là consiste à baiser le cul, il ne fait que cela. 52. Il veut
                    que la fille vienne le branler au soir dans une église dans le temps surtout où
                    le St. sacrement est exposé. Il se place le plus près qu'il peut de l'autel et
                    manie le cul pendant ce temps-là. 53. Il va à confesse uniquement pour faire
                    bander son confesseur, il lui dit des infamies et se branle dans le
                    confessionnal tout en parlant. 54. Il veut que la fille aille à confesse, il
                    l'attend au moment où elle en sort, pour la foutre en bouche. 55. Il fout une
                    putain pendant une messe dite dans une chapelle à lui et décharge à l'élévation.
                    Ce soir le duc dépucelle Sophie en con et blasphème beaucoup. --- Le douze. 56.
                    Il gagne un confesseur, qui lui cède sa place pour confesser de jeunes
                    pensionnaires, il surprend ainsi leur confession, et leur donne en les
                    confessant tous les plus mauvais conseils qu'il puisse. 57. Il veut que sa fille
                    aille à confesse à un moine qu'il a gagné, et on le place de façon qu'il peut
                    tout entendre, mais le moine exige que sa pénitente ait les jupes relevées
                    pendant la confession, et le cul est porté de manière que le père peut le voir,
                    ainsi il entend la confession de sa fille et il voit son cul à la fois. 58. Il
                    fait célébrer la messe à des putains toutes nues, et il se branle en voyant cela
                    sur les fesses d'une autre fille. 59. Il fait aller sa femme à confesse à un
                    moine gagné, qui séduit sa femme et la fout devant le mari, qui est caché, si la
                    femme refuse, il sort et va aider le confesseur. --- Ce jour-là on célèbre la
                    fête de la sixième semaine par le mariage de Céladon et de Sophie, qui se
                    consomme, et le soir, Sophie est livrée en con, et elle porte l'écharpe ---
                    c'est cet évènement qui fait qu'on ne compte que quatre passions. --- Le treize.
                    60. Il fout des putains sur l'autel au moment où l'on va dire la messe, elles
                    ont le cul nu sur la pierre sacrée. 61. Il fait mettre une fille nue à cheval
                    sur un grand crucifixe, il la fout en con en levrette dans cette attitude, et de
                    façon à ce que la tête du Christ branle le clitoris de la putain. 62. Il pète et
                    fait péter dans le calice, il y pisse et fait pisser, il y chie et y fait chier,
                    et finit par y décharger. 63. Il fait chier un jeune garçon sur la patène et il
                    le mange, pendant que l'enfant le suce. 64. Il fait chier deux filles sur un
                    crucifix, il y chie après elles, et on le branle sur les trois étrons qui
                    couvrent la face de l'idole. --- Le quatorze. 65. Il brise des crucifix, des
                    images de vierge et du père éternel, chie sur les débris et brûle le tout. Le
                    même homme a la manie de mener une putain au sermon, et se faire branler pendant
                    la parole de Dieu. 66. Il va communier et revient se faire chier dans la bouche
                    par quatre putains. 67. Il la fait aller communier et la fout en bouche au
                    retour. 68. Il interrompt un prêtre dans une messe, dite chez lui, il
                    l'interrompt, dis-je, pour se branler dans son calice, oblige la fille à y faire
                    décharger le prêtre, et force celui-ci à avaler le tout. 70. Il l'interrompt,
                    quand l'hostie est consacrée, et force le prêtre à foutre la putain avec son
                    hostie. --- On découvre ce jour-là qu'Augustine et Zelmire se branlent ensemble,
                    elles sont toutes deux rigoureusement punies. Le quinze. 71. Il fait péter la
                    fille sur l'hostie, y pète lui-même et avale après l'hostie, en foutant la
                    putain. 72. Le même homme qui se fait clouer dans une bierre, et dont a parlé
                    Duclos, force la putain à chier sur l'hostie, il y chie aussi et jette le tout
                    dans les lieux. 73. Il branle avec l'hostie le clitoris de la putain, la fait
                    décharger dessus, puis il l'enfonce et fout avec l'hostie en déchargeant à son
                    tour dessus. 74. Il la perce à coups de couteau et s'en fait enfoncer les
                    morceaux dans le cul. 75. Il se fait branler sur l'hostie, y décharge et fait
                    ensuite de sens froid, et quand le foutre a coulé, manger le tout à un chien.
                    --- Le même soir l'évêque consacre une hostie et Curval dépucelle Hébé avec, il
                    la lui enfonce dans le con et décharge dessus. On en consacre plusieurs autres
                    et les sultanes déjà dépucelées sont toutes foutues avec des hosties. --- Le
                    seize. Chanville annonce, que la profanation qui tout à l'heure formait la chose
                    principale dans ses récits, ne sera plus qu'accessoire, et ce qu'on appelle au
                    bordel "les petites cérémonies en passions doubles" va faire l'objet principal,
                    elle prie qu'on se souvienne que tout ce qui sera lié à cela ne sera
                    qu'accessoire, mais que la différence qu'il y aura pourtant entre ses récits et
                    ceux de la Duclos sur ce même objet, est que Duclos n'a jamais parlé que d'un
                    homme avec une femme, et qu'elle y mêlera toujours plusieurs femmes avec
                    l'homme. 76. Il se fait fouetter pendant la messe par une fille, il en fout une
                    seconde en bouche et décharge à l'élévation. 77. Il se fait fouetter légèrement
                    sur le cul par deux femmes avec un martinet, elles donnent dix coups chacune et
                    lui branlent le trou du cul entre chaque reprise. 78. Il se fait fouetter par
                    quatre filles différentes, pendant qu'on lui pète dans la bouche, elles changent
                    afin que toutes, chacune à son tour, fouettent et pètent. 79. Il se fait
                    fouetter par sa femme en foutant sa fille, ensuite par sa fille en foutant sa
                    femme, c'est le même dont Duclos a parlé et qui prostitue sa fille et sa femme
                    au bordel. 80. Il se fait fouetter par deux filles à la fois, l'une frappe par
                    devant et l'autre par derrière et quand il est bien en train, il en fout une,
                    pendant que l'autre fouette, puis la seconde pendant que la 1e fouette. --- Le
                    même soir on livre Hébé pour le con et elle porte le petit cordon, ne pouvant
                    avoir le grand que quand elle aura perdu ses deux pucelages. --- Le dix-sept.
                    81. Il se fait fouetter en baisant le cul d'un garçon, pendant qu'il fout une
                    fille en bouche, ensuite il fout le garçon en bouche en baisant le cul de la
                    fille et recevant toujours le fouet par une autre fille, puis il se fait
                    fouetter par le garçon, fout en bouche la putain, qui le fouettait, et se fait
                    fouetter par celle dont il baisait le cul. 82. Il se fait fouetter par une
                    vieille femme, fout un vieux homme en bouche, et se fait chier dans la bouche
                    par la fille de cet homme ou cette femme, puis change afin que chacune remplisse
                    les trois rôles. 83. Il se fait fouetter en se branlant et déchargeant sur un
                    crucifix appuyé sur les fesses d'une fille. 84. Il se fait fouetter en foutant
                    en levrette une putain avec l'hostie. 85. Il passe tout un bordel en revue, il
                    reçoit le fouet de toutes les putains en baisant le trou du cul de la maquerelle
                    qui lui pète et lui chie dans la bouche. --- Le dix-huit. 86. Il se fait
                    fouetter par des cochers de fiacre et de garçons maréchaux, les passant deux à
                    deux, et faisant toujours péter dans sa bouche à celui qui ne fouette pas, il en
                    passe 10 ou 16 dans sa matinée. 87. Il se fait tenir par trois filles, la
                    quatrième l'étrille à quatre pattes, étant montée sur lui, toutes les quatre
                    changent et lui montent sur le corps tour à tour. 88. Il arrive au milieu de six
                    filles nu, il demande pardon, il se jette à genoux, chaque fille ordonne une
                    pénitence, et il a cent coups de fouet par chaque pénitence refusée. C'est la
                    fille refusée, qui le fouette. Or ces pénitences sont toutes fort sales, l'une
                    voudra lui chier dans la bouche, l'autre lui faire lécher ses crachats à terre,
                    celle-ci se fait lécher le con avec sa règle, cette autre l'entre deux des
                    doigts des pieds, celle-là sa morve etc. 89. Quinze filles passent trois par
                    trois, une fouette, une le suce, l'autre chie, puis celle qui a chié fouette,
                    celle qui a sucé chie et celle qui a fouetté suce, il les passe ainsi toutes
                    quinze, il ne voit rien, il n'entend rien, il est dans l'ivresse, c'est une
                    maquerelle, qui dirige tout. Il recommence cette partie six foix de la semaine.
                    Celle-là est charmante à faire et je vous la recommande, il faut que ça aille
                    fort vite, chaque fille doit donner vingt-cinq coups de fouet et c'est dans
                    l'intervalle de ces vingt-cinq coups que la première suce et que la troisième
                    chie, s'il veut que chaque fille donne cinquante coups, il aura reçu sept cent
                    cinquante, ce qui n'est pas trop. 90. Vingt-cinq putains lui molestent le cul à
                    force de le claquer et de le manier, on ne le laisse que quand son derrière est
                    tout à fait insensible. --- Ce soir on fouette le duc, pendant qu'il dépucelle
                    Zelmire en con. --- Le dix-neuf. 91. Il se fait faire son procès par six filles,
                    chacune a son rôle, on le condamne à être pendu, on le pend effectivement, mais,
                    le corde casse, c'est l'instant de sa décharge ; liez celle-là avec une de
                    celles de Duclos, qui lui ressemble. 92. Il fait mettre six vieilles en
                    demi-cercle, trois jeunes filles l'étrillent devant le demi-cercle de duègnes,
                    qui toutes lui crachent au visage. 93. Une fille lui branle le trou du cul avec
                    le manche des verges, une seconde le fouette sur les cuisses et le vit par
                    devant, c'est ainsi qu'il décharge sur les tetons de la fouetteuse de devant.
                    94. Deux femmes le rossent à coups de nerfs-de-bœuf pendant qu'une troisième à
                    genoux devant lui le fait décharger sur ses tetons. --- Elle n'en dit que quatre
                    ce soir-là à cause du mariage de Zelmire et d'Adonis, qui célèbre la septième
                    semaine et qui se consomme, attendu que Zelmire est dépucelée en con de la
                    veille, --- Le vingt. 95. Il se bat avec six femmes dont il fait semblant de
                    vouloir éviter le fouet, il veut leur arracher les verges des mains, mais
                    celles-ci sont plus fortes et elles le fustigent malgré lui, il est nu. 96. Il
                    passe par les verges entre deux rangs de douze filles chacune, il est fouetté
                    sur tout le corps et il décharge après neuf tours. 97. Il se fait fouetter sur
                    les plantes des pieds, sur le vit, les cuisses, pendant qu'étendu sur un canapé
                    trois femmes montent à cheval sur lui et lui chient dans la bouche. 98. Trois
                    filles le fouettent alternativement l'une à coups de martinet, l'autre à coups
                    de nerfs-de-bœufs, la troisième à coups de verges. Une quatrième à genoux devant
                    lui et dont le laquais du paillard branle le trou du cul, lui suce le vit et lui
                    branle le vit du laquais, qu'il fait décharger sur les fesses de sa suceuse. 99.
                    Il est entre six filles, l'une le pique, l'autre le pince, la troisième le
                    branle, la quatrième le mord, la cinquième l'égratigne et la sixième le fouette.
                    Tout cela indistinctement partout. Il décharge au milieu de tout cela. Ce
                    soir-là Zelmire dépucelée de la veille est livrée en con à l'assemblée,
                    c'est-à-dire toujours uniquement à Curval et au duc, puisqu'ils sont les seuls
                    du quadrille, qui foutent en con. Dès que Curval a foutu Zelmire, sa haine pour
                    Constance et pour Adélaïde se redouble, il veut que Constance serve Zelmire. ---
                    Le vingt et un. 100. Il se fait branler par son laquais, pendant que la fille
                    est sur un piédestal nue, il ne faut ni qu'elle bouge, ni qu'elle perde
                    l'équilibre de tout le temps qu'on le branle. 101. Il se fait branler par la
                    maquerelle, en lui maniant les fesses, pendant que la fille tient dans ses
                    doigts un bout de bougie très court qu'il ne faut pas qu'elle lâche, que le
                    paillard n'ait déchargé et il a bien soin de ne le faire que quand elle se
                    brûle. 102. Il fait coucher six filles à plat ventre sur sa table à manger,
                    chacune un bout de bougie dans le cul pendant qu'il soupe. 103. Il fait tenir
                    une fille à genoux sur des cailloux aigus pendant qu'il soupe et si elle bouge
                    de tout le repas, elle n'est pas payée, au dessus d'elle sont deux bougies
                    renversées et dont la cire lui coule toute chaude sur le dos et les tetons. Au
                    moindre mouvement qu'elle fait, elle est renvoyée sans être payée. 104. Il la
                    contraint d'être dans une cage de fer très à l'étroit pendant quatre jours, elle
                    ne peut ni s'asseoir, ni se coucher, il lui donne à manger à travers les
                    barreaux. C'est celui dont Desgranges parlera au ballet des dindons. Ce même
                    soir Curval dépucelle Colombe en con. --- Le vint-deux. 105. Il fait danser une
                    fille nue dans une couverture avec un chat qui la pince, la mord et l'égratigne
                    en retombant, il faut qu'elle saute quelque chose qui en arrive, jusqu'à la
                    décharge de l'homme. 106. Il frotte une femme avec une certaine drogue, qui
                    cause des démangeaisons si violentes que cette femme se met en sang elle-même,
                    il la regarde faire en se branlant. 107. Il arrête la règle d'une femme par une
                    boisson et risque ainsi de lui donner de fortes maladies. 108. Il lui donne une
                    médecine de cheval, qui lui cause des tranchées horribles, il la regarde chier,
                    et souffrir tout le jour. 109. Il frotte une fille de miel, puis l'attache nue
                    contre une colonne et lâche sur elle une essence de grosses mouches. Le même
                    soir Colombe est livrée par le con. --- Le vingt-trois. 110. Il place la fille
                    sur un pivot qui tourne avec une prodigieuse rapidité. Elle est liée nue et
                    tourne jusqu'à décharge. 111. Il pend une fille, la tête en bas, jusqu'à
                    décharge. 112. Il lui fait avaler une forte dose d'émétique, lui persuade,
                    qu'elle est empoisonnée et se branle en la voyant vomir. 113. Il paîtrit la
                    gorge, jusqu'à ce qu'elle soit toute bleue. 114. Il paîtrit le cul neuf jours,
                    de suite, pendant trois heures chaque jour. --- Le vingt-quatre. 115. Il fait
                    monter une fille sur une échelle jusqu'à vingt pieds de haut, là une échelle
                    casse et la fille tombe, mais c'est sur des matelas préparés, il vient lui
                    décharger sur le corps au moment de sa chute et quelquefois il la fout en ce
                    moment-là. 116. Il donne des soufflets à tour de bras et décharge en les
                    donnant, il est dans un fauteuil et la fille est à genoux devant lui. 117. Il
                    lui donne des ferrules sur les mains. 118. De fortes claques sur les fesses,
                    jusqu'à ce que le derrière soit tout en feu. 119. Il la gonfle avec un soufflet
                    de forge par le trou du cul. 120. Il lui donne un lavement d'eau presque
                    bouillante, il s'amuse de ses contorsions et lui décharge sur le cul. Ce
                    soir-là, Aline reçoit des claques sur le cul des quatre amis, jusqu'à ce que son
                    cul soit comme de l'escarlate, une vieille la tient, sur ses épaules. On en
                    donne aussi quelqu'unes à Augustine. --- Le vingt-cinq. 121. Il cherche des
                    dévotes, et les fouette avec des crucifix et des chapelets, puis les pose en
                    statue de vierge sur un autel dans une posture gênante et dont elles ne peuvent
                    bouger, il faut qu'elles soient là tout le temps d'une fort longue messe à
                    l'élévation de laquelle elle doit lâcher son étron sur l'hostie. 122. Il la fait
                    courir nue dans une nuit glacée d'hiver au milieu d'un jardin, et il y a des
                    cordes tendues d'intervalles à intervalles pour la faire tomber. 123. Il la
                    jette comme par mégarde dès qu'elle est nue dans une cuve d'eau presque
                    bouillante, et l'empêche de sortir jusqu'à ce qu'il lui ait déchargé sur le
                    corps. 124. Il la fait tenir nue sur une colonne au milieu d'un jardin au cœur
                    de l'hiver, jusqu'à ce qu'elle ait dit cinq ,patres' et cinq ,avé' ou jusqu'à ce
                    qu'il ait perdu son foutre, qu'une autre fille excite en face de ce spectacle.
                    125. Il fait coller de glue la lunette d'une garderobe préparée, il l'y envoye
                    chier, dès qu'elle est assise, son cul se prend, pendant ce temps-là de l'autre
                    côté on pose un réchaud de feu sous son derrière, elle fuit et s'écorche, en
                    laissant toute la peau prise au cercle. --- Ce soir-là on fait faire des
                    profanations à Adélaïde, et à Sophie, les deux dévotes, et le duc dépucelle
                    Augustine, dont il est amoureux depuis long temps, il lui décharge trois fois de
                    suite dans le con. --- Et dès le même soir il propose de la faire courir nue
                    dans la cour par le froid affreux, qu'il fait, il le propose vivement, on ne
                    veut pas parce qu'elle est très jolie, et qu'on veut la conserver, que
                    d'ailleurs elle n'est pas encore dépucelée par derrière. Il offre deux cent
                    louis à la société pour la faire descendre au caveau dès le même soir ; on
                    refuse, il veut au moins qu'elle ait le cul claqué, elle reçoit vingt-cinq
                    claques de chaque ami. Mais le duc donne les siennes à tour de bras et décharge
                    une quatrième fois en les donnant, il couche avec elle, et l'enconne encore
                    trois pendant la nuit. --- Le vingt-six. 126. Il fait soûler la fille, elle se
                    couche, dès qu'elle dort on enlève son lit, elle se penche pour prendre son pot
                    de chambre, vers le milieu de la nuit, ne le trouvant pas elle tombe, parce que
                    le lit est en air et la culbute ; dès qu'elle se penche, elle tombe sur des
                    matelas préparés. L'homme l'attend là et la fout dès qu'elle tombe. 127. Il la
                    fait courir nue dans un jardin en la poursuivant avec un fouet de poste, dont
                    elle est seulement menacée. Il faut qu'elle court jusqu'à ce qu'elle tombe de
                    lassitude, c'est l'instant où il se jette sur elle et où il la fout. 128. Il
                    fouette la fille par reprises de 10 coups jusqu'à cent, avec un martinet de soie
                    noire, il baise beaucoup les fesses à chaque reprise. 129. Il fouette avec des
                    verges trempées dans de l'esprit de vin, et ne décharge sur les fesses de la
                    fille que lorsqu'il les voit en sang. Chanville ne conte que quatre passions ce
                    jour-là parce que c'est la fête de la huitième semaine, on la célèbre par le
                    mariage de Zéphire et d'Augustine, qui tous deux appartiennent au duc et qui
                    couchent dans sa chambre, mais avant la célébration le duc veut que Curval
                    fouette le garçon pendant qu'il fouette la fille, cela a lieu ; ils reçoivent
                    chacun cent coups de fouet, mais le duc plus animé que jamais contre Zelmire
                    parce qu'elle l'a beaucoup fait décharger la fouette jusqu'au sang. Il faudra ce
                    soir-là expliquer ce que c'est que les pénitences, comment on y procède et quel
                    nombre de coups de fouet on y reçoit, vous pourrez faire un tableau des fautes,
                    avec à côté le nombre des coups. --- Le vingt-sept. 130. Il ne veut fouetter que
                    des petites filles de cinq à sept ans, et toujours cherche un prétexte afin
                    d'avoir mieux l'air de punir. 131. La femme vient à confesse à lui, il est
                    prêtre, elle dit tous ses péchés et pour pénitence, il lui donne cinq cent coups
                    de fouet. 132. Il passe quatre femmes, et leur donne six cent coups de fouet à
                    chacune. 133. Il fait faire la même cérémonie devant lui par deux valets, qui se
                    relayent, on passe vingt femmes à six cent coups chacune, elles ne sont point
                    attachées, il se branle en voyant opérer. 134. Il ne fouette que de petits
                    garçons de quatorze à seize ans, et il les fait décharger dans sa bouche après.
                    Il leur en donne cent coups chacun, il en voit toujours deux à la fois. --- Ce
                    soir-là Augustine est livrée pour le con, Curval l'enconne deux fois de suite et
                    veut comme le duc la fouetter après. Tous deux s'acharnent contre cette fille
                    charmante, ils proposent quatre cent louis à la société pour en être maître tous
                    deux dès ce même soir, on leur refuse. --- Le vingt-huit. 135. Il fait entrer
                    une fille nue dans un appartement, alors deux hommes lui tombent sur le corps et
                    la fouettent chacune sur une fesse, jusqu'au sang, elle est liée. Quand c'est
                    fini, il branle les hommes sur le derrière en sang de pieds et mains au mur,
                    devant elle également attachée au mur est une plage d'acier tranchante qu'on
                    relève contre son ventre, si elle veut échapper le coup, il faut qu'elle se
                    jette en avant, alors elle se coupe, si elle veut échapper la machine ; il faut,
                    qu'elle se jette sur les coups. 137. Il fouette une fille neuf jours de suite à
                    1 cent coups le premier jour, toujours doublant jusqu'au neuvième inclu. 138. Il
                    fait mettre la putain à quatre pattes, monte à cheval sur elle, le visage tourné
                    vers ses fesses et les serrant fortement entre ses cuisses, là il l'étrille sur
                    les fesses, et sur le con à l'envers et dans l'intérieur du vagin, et c'est ce
                    qu'il fait. 139. Il veut une femme grosse, il la fait courber en arrière sur un
                    cylindre qui lui soutient le dos, sa tête au delà du cylindre, va poser en
                    arrière sur une chaise et est fixée là, les cheveux épais, ses jambes se
                    trouvent dans le plus grand écartement possible et son gros ventre
                    extraordinairement tendu. Là le con baissé de toute sa force, c'est là et sur le
                    ventre qu'il dirige ses coups et quand il a vu le sang, il passe de l'autre côté
                    du cylindre et vient décharger sur le visage. <ref target="#N03"/>
                </p>
                <p> Le duc ce soir-là répudie Constance qui tombe dans le plus grand discrédit.
                    Cependant on la ménage, à cause de sa grossesse, sur laquelle on a des projets.
                    Augustine passe pour femme du duc, et ne fait plus que les fonctions d'épouse
                    aux sophas et aux garderobes. Constance n'a plus rang qu'après les vieilles. ---
                    Le vingt-neuf. 140. Il ne veut que des filles de quinze ans et il les fouette
                    jusqu'au sang avec des houx et des orties, il est très difficile sur le choix
                    des culs. 141. Il ne fouette qu'avec un nerf-de-bœuf jusqu'à ce que les fesses
                    soient tout à fait meurtries, il voit quatre femme de suite. 142. Il ne fouette
                    qu'avec des martinets à pointe de fer, et ne décharge que quand le sang découle
                    de partout. 143. Le même homme dont Desgranges parlera le vingt février, veut
                    des femmes grosses, il les fouette avec un fouet de poste, dont il enlève de
                    gros morceaux de chair sur les fesses et lèche de temps en temps quelques
                    cinglons sur le ventre ; on fouette Rosette ce soir-là, et Curval la dépucelle
                    en con. --- On découvre ce jour-là l'intrigue d'Hercule et de Julie, elle
                    s'était fait foutre ; quand on l'en gronde, elle répond libertinement, on la
                    fouette extraordinairement, puis, comme elle est aimée, ainsi qu'Hercule qui
                    s'est toujours bien conduit, on leur pardonne et s'en amuse. --- Le trente. 144.
                    Il place une bougie à une certaine hauteur, la fille a au doigt de milieu de sa
                    main droite un bout de pain de bougie attaché, lequel est fort court et la
                    brûlera, si elle ne se dépêche ; il faut qu'avec ce bout de pain de bougie elle
                    allume la bougie élevée, mais comme elle est placée haut, il faut qu'elle
                    cabriole pour l'atteindre et le paillard, armé d'un fouet de lanière de cuir, la
                    frappe à tour de bras, pour la faire sauter plus haut, ou allume plus vite ; si
                    elle réussit tout est dit, si non, elle est fouettée à tour de bras. 145. Il
                    fouette alternativement sa femme et sa fille et les prostitue au bordel pour y
                    être fouettées sous ses yeux, mais ce n'est pas le même, dont il a été déjà
                    question. 146. Il fouette avec des verges depuis la nuque jusqu'aux gras de
                    jambes, la fille est liée, il lui met en sang tout le train de son derrière.
                    147. Il ne fouette que sur les tetons, il veut qu'elle les ait très gros, et
                    paye double quand les femmes sont grosses. --- Ce soir-là Rosette est livrée
                    pour le con, quand Curval et le duc l'ont bien foutue, ils la fouettent, eux et
                    leurs amis, sur le con. Elle est à quatres pattes et on dirige les coups dans
                    l'intérieur avec un martinet. --- Le trente et un. 148. Il ne fouette que sur le
                    visage avec des verges, il lui faut des figures charmantes, c'est celui dont
                    Desgranges parlera le sept de février. 149. Il fouette indifféremment avec des
                    verges toutes les parties du corps, rien n'est épargné, visage, con et sein
                    compris. 150. Il donne deux cent coups de nerfs-de-bœuf sur tout le train du
                    derrière à de jeunes garçons de seize à vingt ans. --- 151. Il est dans une
                    chambre, quatre filles réchauffent et le fouettent, quand il est bien en feu, il
                    se jette sur la cinquième fille, nue dans une chambre vis-à-vis et l'assaillit
                    indifféremment sur tout le corps à grands coups de nerfs-de-bœuf jusqu'à ce
                    qu'il décharge, mais pour que cela soit plutôt fait et que la patiente souffre
                    moins, on ne le lâche que quand il est tout près de sa décharge. <ref target="#N04"/>
                </p>
                <p> Chanville est applaudie, on lui fait le même honneur qu'à Duclos, et ce soir-là
                    elles soupent toutes deux avec les amis. --- Ce soir-là aux orgies, Adélaïde,
                    Aline, Augustine, et Zelmire, sont condamnées à être fouettées avec des verges
                    sur tout le corps, excepté le sein, mais comme on veut encore en jouir au moins
                    deux mois, elles sont très ménagées. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Troisième partie. </head>
                <p> Les cent cinquante passions de troisième classe ou criminelles, composant trente
                    et une journée de janvier, remplies par les narrations de la Martaine,
                    auxquelles on a joint le journal des événements scandaleux du château pendant ce
                    mois-là. </p>
                <p> Le premier janvier. </p>
                <p> 1. Il n'aime qu'à se faire enculer et on ne sait, on lui cherche des vits assez
                    gros, mais elle n'appuye pas, dit-elle, sur cette passion, comme une passion
                    trop simple et trop connue de ses auditeurs. 2. Il ne veut dépuceler que des
                    petites filles de trois à sept ans, en cul. C'est l'homme qui a eu son pucelage
                    de cette manière, elle avait quatre ans, elle en est malade, sa mère implore le
                    secours de cet homme, quelle fut sa dureté. Cet homme est le même dont Duclos
                    parle le 29 novembre la dernière, c'est le même du deux décembre de Chanville,
                    et le même de l'enfer. Il a un vit monstrueux, c'est un homme énormément riche,
                    il dépucelle deux petites filles par jour, une en con le matin, comme l'a dit
                    Chanville le deux décembre et une en cul le soir et le tout indépendamment de
                    ses autres passions, quatre femmes tenaient Martaine quand il l'encula, sa
                    décharge est de six minutes, et il beugle en y procédant. Manière adroite et
                    simple dont il fait sauter ces pucelages de cul, quoiqu'elle n'ait que quatre
                    ans. 3. Sa mère vend le pucelage du petit frère de Martaine à un autre homme qui
                    n'encule que des garçons et qui les veut à sept ans justes. 4. Elle a treize ans
                    et son frère quinze, ils vont chez un homme, qui contraint le frère à foutre la
                    sœur et qui fout alternativement en cul tantôt le garçon tantôt la fille pendant
                    qu'ils sont aux prises ensemble ; elle vante son cul, on lui dit de le faire
                    voir, elle le montre du dessus de la tribune, l'homme dont elle vient de parler
                    est le même que celui du 21 novembre de Duclos --- le comte --- et du 27 février
                    de Desgranges. 5. Il se fait foutre en enculant le frère et la sœur, c'est le
                    même homme dont parlera Desgranges le 24 février. Ce même soir, le duc dépucelle
                    Hébé en cul, qui n'a que douze ans, il y a des peines infinies, elle est tenue
                    par les quatre vieilles, et il est servi par Duclos et Chanville, et comme il y
                    a une fête le lendemain pour ne rien déranger, Hébé dès le même soir est livrée
                    en cul et tous les quatre amis en jouissent. On l'emporte sans connaissance,
                    elle a été enculée sept coups. <ref target="#N05"/> Le deux janvier. 6. Il se
                    fait péter dans la bouche par quatre filles, en en enculant une cinquième, puis,
                    il change, toutes pètent et toutes sont enculées. --- Il ne décharge que dans le
                    cinquième cul 7. Il s'amuse avec trois garçons, il encule et se fait chier, en
                    les changeant tous trois, et branle celui qui est dans l'inaction. 8. Il fout la
                    sœur en cul, en se faisant chier dans la bouche par le frère, puis il les change
                    et dans l'une et dans l'autre jouissance, on l'encule. 9. Il n'encule que des
                    filles de 15 ans, mais après les avoir au préalable fouettées à tour de bras.
                    10. Il moleste et pince les fesses et le trou du cul une heure, puis il l'encule
                    pendant qu'on le fouette à tour de bras. On célèbre ce jour-là la fête de la
                    neuvième semaine. Hercule épouse Hébé et la fout en con, Curval et le duc en cul
                    tour à tour et le mari et la femme alternativement. --- Le trois janvier. 11. Il
                    n'encule que pendant la messe et décharge à l'élévation. 12. Il n'encule qu'en
                    foutant un crucifix aux pieds et en le faisant fouler à la fille. 13. L'homme
                    qui s'est amusé avec Eugénie dans la onzième journée de Duclos fait chier,
                    torche le cul merdeux, a un vit énorme et encule une hostie au bout de son
                    engin. 14. Il encule un garçon avec l'hostie, se fait enculer avec l'hostie ;
                    sur la nuque du col du garçon, qu'il encule, est une autre hostie, sur laquelle
                    chie un troisième garçon ; il décharge ainsi sans changer, mais en proférant
                    d'épouvantables blasphèmes. 15. Il encule le prêtre tout en disant sa messe, et
                    quand celui-ci a consacré, le fouteur se retire un moment, le prêtre s'enfonce
                    l'hostie dans le cul et on le rencule par là-dessus. --- Le soir Curval,
                    dépucelle en cul avec une hostie le jeune et charmant Zélamir, et Antinous fout
                    le président avec une autre hostie, en foutant, le président a enfoncé avec sa
                    langue une troisième dans le trou du cul de Fanchon. --- Le quatre. 16. Il
                    n'aime à enculer que de très vieilles femmes pendant qu'on le fouette. 17. Il
                    n'encule que de vieux hommes pendant qu'on le fout. 18. Il a une intrigue réglée
                    avec son fils. 19. Il veut n'enculer que des monstres ou des nègres ou des gens
                    contrefaits. 20. Pour réunir l'inceste, l'adultère, la sodomie et le sacrilège,
                    il encule sa fille mariée avec une hostie. Ce soir-là on livre Zélamir en cul
                    aux quatre amis. --- Le cinq. 21. Il se fait foutre et fouetter alternativement
                    par deux hommes, pendant qu'il encule un jeune garçon et qu'un vieux lui fait
                    dans sa bouche un étron qu'il mange. 22. Deux hommes le foutent alternativement,
                    l'un en bouche, l'autre en cul, il faut que ce dure trois heures --- montre sur
                    table --- il avale le foutre de celui qui le fout en bouche. 23. Il se fait
                    foutre par dix hommes, tant par coup, il soutient jusqu'à quatre-vingt coups
                    dans sa journée sans décharger. 24. Il prostitue par être foutues en cul sa
                    femme, sa fille et sa sœur et les regarde faire. 25. Il employe huit hommes
                    autour de lui, un dans la bouche, un dans le cul, un sous l'aine droite, un sous
                    la gauche, il en branle un de chaque main, le septième est entre ses cuisses et
                    le huitième se branle sur son visage. Ce soir-là le duc dépucelle Michette en
                    cul et lui fait des douleurs affreuses. --- Le six. 26. Il fait enculer un vieux
                    homme devant lui, on retire plusieurs fois le vit du cul du vieillard, on le met
                    dans la bouche de l'examinateur qui le suce, puis il suce le vieux, le
                    gamahuche, l'encule pendant que celui qui vient de foutre le vieux l'encule à
                    son tour et est fouetté par la gouvernante du paillard. 27. Il serre violemment
                    le cul d'une jeune fille de quinze ans en l'enculant à fin de lui rétrécir
                    l'anus, on le fouette avec un nerf-de-bœuf pendant ce temps-là. 28. Il se fait
                    mettre dans le cul des grosses boules de Mercure combinées avec le vif argent ;
                    ces boules remontent et redescendent et pendant le chatouillement excessif
                    qu'elles occasionnent, il suce des vits, avale le foutre, fait chier des culs de
                    filles, avale la merde, il est deux-heures dans cette extase. 29. Il veut que le
                    père l'encule, pendant qu'il sodomise le fils et la fille de cet homme. --- Le
                    soir Michette est livrée en cul, Durcet prend la Martaine pour coucher dans sa
                    chambre à l'exemple du duc qui a Duclos, et de Curval qui a Fanchon. Cette fille
                    prend sur lui le même empire lubrique que Duclos sur le duc. --- Le septt. 30.
                    Il fout un dindon dont la tête est passée entre les cuisses d'une fille couchée
                    sur le ventre de façon qu'il a l'air d'enculer la fille, on l'encule pendant ce
                    temps-là et à l'instant de sa décharge la fille coupe le cou du dindon. 31. Il
                    fout une chèvre en levrette, pendant qu'on le fouette, il fait un enfant à cette
                    chèvre, qu'il encule à son tour, quoique ce soit un monstre. 32. Il encule des
                    boucs. 33. Il veut voir une femme décharger, branlée par un chien, et il tue le
                    chien d'un coup de pistolet sur le ventre de la femme sans blesser la femme. 34.
                    Il encule un cygne en lui mettant une hostie dans le cul. Et il étrangle
                    lui-même l'animal en déchargeant. Ce même soir l'évêque encule Cupidon pour la
                    première fois. --- Le huit. 35. Il se fait placer dans un panier préparé qui n'a
                    d'ouverture qu'à un endroit, où il place le trou de son cul, frotté de foutre de
                    juments dont le panier, représente le corps, couvert d'une peau de cet animal.
                    Un cheval entier dressé à cela, l'encule et pendant ce temps-là dans son panier
                    il fout une belle chienne blanche. 36. Il fout une vache, la fait engendrer et
                    fout le monstre (sic). 37. Dans un panier également arrangé il fait placer une
                    femme qui reçoit le membre d'un taureau, il s'amuse du spectacle. 38. Il a un
                    serpent aprivoisé, qui s'introduit dans son anus et le sodomise pendant qu'il
                    encule un chat dans un panier qui pris de partout, ne peut lui faire aucun mal.
                    39. Il fout une ânesse en se faisant enculer par un âne dans des machines
                    préparées qu'on détaillera. --- Le soir Cupidon est livré en cul. --- Le neuf.
                    40. Il fout une chèvre en narines, qui pendant ce temps-là lui lèche les
                    couilles avec la langue, pendant ce temps-là on l'étrille et on lui lèche le cul
                    alternativement. 41. Il encule un mouton, pendant qu'un chien lui lèche le trou
                    du cul. 42. Il encule un chien dont on coupe la tête pendant qu'il décharge. 43.
                    Il oblige une putain de branler un âne devant lui, et on le fout pendant ce
                    spectacle. 44. Il fout un singe en cul, l'animal est enfermé dans un panier, où
                    le tourmente pendant ce temps la catin, de redoubler les resserrements de son
                    anus. --- On célèbre ce soir-là la fête de la dixième semaine par le mariage de
                    Brise-cul et de Michette qui se consomme et qui fait grand mal à Michette. Le
                    dix. 45. Elle annonce qu'elle va changer de passions et que le fouet qui était
                    principal plus haut, dans les récits de Chanville, n'est plus ici qu'accessoire,
                    il faut chercher des filles coupables de quelques délits, il vient les effrayer,
                    leur dire qu'elles vont être arrêtées, mais qu'il se charge de tout, si elles
                    veulent recevoir une violente fustigation, et dans la crainte, où elles sont,
                    elles se laissent fouetter jusqu'au sang. 46. Il fait chercher une femme, qui
                    ait de beaux cheveux sous le seul prétexte de les examiner, mais il les lui
                    coupe en traître et décharge en la voyant s'éplorer de ce malheur dont il rit
                    beaucoup. 47. Avec tout plein de cérémonies elle entre dans une chambre obscure,
                    elle ne voit personne, mais elle entend une conversation qui la regarde, que
                    vous détaillerez, et qui est capable de la faire mourir d'effroi. À la fin elle
                    reçoit un déluge de soufflets et de coups de poing sans savoir d'où ça lui
                    vient, elle entend les cris d'une décharge et on la délivre. 48. Elle entre dans
                    une espèce de sépulcre sous terre, qui n'est éclairé que par des lampes, elle en
                    voit toute l'horreur, dès qu'elle a pu observer un moment, tout s'éteint, un
                    bruit horrible de cris et de chaînes se fait entendre, elle s'évanouit, si non
                    jusqu'à ce qu'elle le soit, on redouble la cause de l'effroi par quelques
                    nouveaux épisodes, dès qu'elle a perdu connaissance, un homme tombe sur elle et
                    l'encule, ensuite il la laisse et ce sont des valets qui viennent la secourir,
                    il lui faut des filles très jeunes et très novices. 49. Elle entre dans un
                    endroit semblable, mais qu'on vous différenciera un peu dans le détail, on
                    l'enferme nue dans une bierre, on l'y cloue, et l'homme décharge au bruit des
                    clous. Ce soir-là --- on avait fait exprès absenter Zelmire des récits, on la
                    descend dans le caveau, dont il a été question et qu'on a préparé, comme ceux,
                    qui viennent d'être dépeints ; les quatre amis s'y trouvent nus et tous armés,
                    elle s'évanouit, et pendant ce temps-là Curval la dépucelle en cul. Le président
                    a conçu pour cette fille les mêmes sentiments d'un amour mêlé de rage lubrique,
                    que le duc a pour Augustine. --- Le onze. 50. Le même homme, le duc de
                    Florville, dont Duclos a parlé la seconde du vingt-huit novembre, le même aussi
                    que le cinquième du vingt-six février de Desgranges, veut qu'on place sur un lit
                    de satin noir un beau cadavre de fille, venant d'être assassinée, il la manie
                    dans toutes les fesses, et l'encule. 51. Un autre en veut deux, celui d'une
                    fille, et celui d'un garçon, et il encule le cadavre du jeune garçon en baisant
                    les fesses de la fille, et en enfonçant sa langue dans l'anus. 52. Il reçoit la
                    fille dans un cabinet rempli de cadavres en cire très bien imités, ils sont tous
                    percés de différentes manières, il dit à la fille de choisir, et qu'il va la
                    tuer comme celui de ces cadavres, dont les blessures lui plaisent le mieux. 53.
                    Il la lie à un cadavre réel bouche à bouche et la fouette dans cette attitude
                    jusqu'au sang, surtout le train du derrière. --- Ce soir-là Zelmire est livrée
                    en cul, mais avant on lui a fait son procès, et on lui a dit qu'elle sera tuée
                    dans la nuit, elle le croit, et au lieu de cela, quand elle a été bien enculée,
                    on se contente de lui donner cent coups de fouet chacun, et Curval l'emmène
                    coucher avec lui, où il l'encule encore. --- Le douze. 54. Il veut une fille qui
                    ait ses règles, elle arrive près de lui, mais il est placé près d'une espèce de
                    réservoir d'eau glacée, de plus de douze pieds carré, sur huit de profondeur,
                    c'est marqué de façon que la fille ne le voit pas, dès qu'elle est près de
                    l'homme il la pousse dedans, et l'instant de sa chute est celui de la décharge
                    de l'homme, on la retire aussitôt, mais comme elle a ses règles, elle n'en fait
                    pas moins très souvent une violente maladie. 55. Il la descend nue dans un puits
                    très profond et la menace de le combler d'une pierre, il jette quelques mottes
                    de terre pour l'effrayer, et décharge dans le puits sur la tête de la putain.
                    56. Il fait entrer chez lui une femme grosse et l'effraye en menaces et en
                    propos, il la fouette, renouvelle ses mauvais traitements pour la faire avorter,
                    ou chez lui ou dès qu'elle est de retour chez elle ; si elle accouche chez lui,
                    il la paye double. 57. Il l'enferme dans un cachot noir, au milieu de chats, de
                    rats et de souris, il lui persuade qu'elle est là pour sa vie, et va chaque
                    jour, se branler à sa porte en la persifflant. 58. Il lui enfonce des gerbes
                    d'artifices dans le cul, dont les flammèches, lui grésillent les fesses, en y
                    retombant. --- Ce soir-là Curval fait reconnaître Zelmire pour sa femme, et
                    l'épouse publiquement, l'évêque les marie, il répudie Julie, qui tombe dans le
                    plus grand discrédit, mais que son libertinage soutient cependant, et que
                    l'évêque protège un peu, jusqu'à ce qu'il se déclarera tout à fait pour elle,
                    comme on le verra. --- On s'aperçoit mieux que jamais ce soir-là de la haine
                    taquine de Durcet pour Adélaïde, il la tourmente, il la vexe, elle se désole, et
                    le président son père ne la soutient point. --- Le treize. 59. Il attache une
                    fille sur une croix de St. André, suspendue en l'air et la fouette à tour de
                    bras, sur tout le train du derrière, après cela il la détache et la jette par
                    une fenêtre, mais elle tombe sur des matelas préparés, il décharge en
                    l'entendant tomber, détaillez la scène qu'il lui fait pour légitimer cela. 60.
                    Il lui fait avaler une drogue qui lui fait voir une chambre remplie d'objets
                    horribles. Elle voit un étang dont l'eau la gagne, elle monte sur une chaise
                    pour éviter l'eau. On lui dit qu'elle n'a point d'autre partie à prendre que de
                    se jeter à la nage, elle s'y jette, mais telle tombe à plat sur un carreau et se
                    fait souvent beaucoup de mal, c'est l'instant de la décharge de notre libertin,
                    dont le plaisir avant a été de beaucoup baiser le derrière. 61. Il la tient
                    suspendue par une poulie en haut d'une tour, il est à portée de la corde, placée
                    à une fenêtre au dessus, il se branle, donne des secousses à la corde et menace
                    de la couper en déchargeant, on le fouette pendant cela et avant, il a fait
                    chier la putain. 62. Elle est tenue par quatre petites cordes minces aux quatre
                    membres, ainsi suspendue dans la plus cruelle attitude, on ouvre une trappe sous
                    elle qui lui découvre un brazier ardent, si les cordes cassent, elle y tombe, on
                    les ébranle, et le paillard en coupe une en déchargeant, quelquefois il la met
                    dans la même attitude, lui met un poids sur les reins et relève beaucoup les
                    quatre cordes de manière qu'elle se crève pour ainsi dire l'estomac et se brise
                    les reins, elle reste ainsi jusqu'à décharge. 63. Il la lie sur un tabouret, à
                    un pied au dessus de sa tête est un poignard très affilé, suspendu à un cheveu,
                    si le cheveu casse, le poignard très aigu lui entre dans le crâne, l'homme se
                    branle en face, et jouit des contorsions que la crainte arrache à sa victime, au
                    bout d'une heure, il la délivre, et lui ensanglante les fesses avec la pointe de
                    ce même poignard, pour lui faire voir qu'il piquait bien, il décharge sur le cul
                    ensanglanté. --- Ce soir-là l'évêque dépucelle Colombe en cul et la fouette
                    jusqu'au sang après sa décharge, parce qu'il ne peut souffrir qu'une fille le
                    fasse décharger. --- Le quatorze. 64. Il encule une jeune novice qui ne sait
                    rien et en déchargeant il lui lâche deux coups de pistolet aux oreilles dont
                    elle a les cheveux brûlés. 65. Il la fait asseoir dans un fauteuil à ressorts,
                    de son poids elle fait partir tous les ressorts qui répondent à des cerceaux de
                    feu, dont elle se trouve attachée, d'autres ressorts présentent en partant vingt
                    poignards sur son corps, l'homme se branle en lui disant que donnant au fauteuil
                    le moindre mouvement elle va être percée, et fait en déchargeant jaillir son
                    foutre sur elle. 66. Elle tombe par le moyen d'une bascule dans un cabinet tendu
                    de noir, et meublé d'un prie-Dieu, d'un cercueil et de têtes-de-morts, elle y
                    voit six spectres armés de massues, d'épées, de pistolets, de sabres, de
                    poignards, et de lances et chacun prêt à la percer dans un endroit différent,
                    elle chancelle, la peur la prend, l'homme entre, la saisit-là et la fouette sur
                    tout le corps à tour de bras, puis décharge en l'enculant, si elle est évanouie
                    quand il entre ce qui arrive souvent, il la fait revenir à coups de verges. 67.
                    Elle entre dans la chambre d'une tour, elle y voit au milieu un grand brazier,
                    sur un table de poison, et un poignard, on lui donne à choisir des trois genres
                    de mort, communément elle choisit le poison, c'est un opium préparé, qui la fait
                    tomber dans un assoupissement profond pendant lequel le libertin l'encule, c'est
                    le même homme dont a parlé Duclos le vingt-sept, et dont Desgranges parlera le
                    six de février. 68. Le même homme dont Desgranges parlera le seize de février,
                    fait toutes les cérémonies pour couper la tête de la fille, lorsque le coup va
                    tomber un cordon retire précipitamment le corps de la fille, le coup porte sur
                    le billot, et le sabre y enfonce de trois pouces ; si la corde ne retire pas la
                    fille, à temps, elle est morte, il décharge en lâchant son coup, mais avant il
                    l'a enculé, le con sur le billot. --- Ce soir Colombe est livrée pour le cul, on
                    la menace et on fait mine de lui couper le cou. --- <corr> Le quinze. </corr>
                    69. Il pend la putain tout à fait, elle a ses pieds appuyés sur un tabouret, une
                    corde y tient au tabouret, il est en face posté sur un fauteuil, où il se fait
                    branler par la fille de cette femme-là, en déchargeant, il tire la corde, la
                    fille n'étant plus soutenue, reste accrochée, il sort, des valets viennent,
                    détachent la fille et au moyen d'une saignée, elle revient, mais le secours se
                    donne à son insu, il va coucher avec la fille et la sodomise toute la nuit en
                    lui disant qu'il a pendu sa mère, il ne veut pas savoir qu'elle en est revenue.
                    --- Dites que Desgranges en parlera. 70. Il tire la fille par les oreilles, et
                    la promène ainsi nue au milieu de la chambre, il décharge alors. 71. Il pince la
                    fille extraordinairement sur tout le corps excepté sur le sein, il la rend toute
                    noire. 72. Il la pince sur la gorge, la lui moleste et la lui paîtrit jusqu'à ce
                    qu'elle soit entièrement meurtrie. 73. Il lui trace des chiffres et des lettres
                    avec la pointe d'une aiguille sur les tetons, mais l'aiguille est envenimée, la
                    gorge enfle et elle souffre beaucoup. 74. Il lui enfonce mille ou deux mille
                    camions dans les tetons et décharge, quand elle en a le sein couvert. --- On
                    surprend ce jour-là Julie toujours plus libertine que jamais, se branlant avec
                    la Chanville, l'évêque la protège encore plus depuis lors, et l'admet dans sa
                    chambre, comme le duc a Duclos, Durcet Martaine et Curval Fanchon. Elle avoue
                    que depuis sa répudiation comme elle avait été condamnée à aller coucher dans
                    l'étable des bêtes, la Chanville l'avait retiré dans sa chambre et couchait avec
                    elle. --- Le seize. 75. Il enfonce de grosses épingles généralement sur tout le
                    corps de la fille, tetons compris, il décharge quand elle en est couverte, dites
                    que Desgranges en parlera. C'est celle, qu'elle expliquera la quatrième du
                    vingt-sept février. 76. Il la gonfle de boisson, puis il lui coud le cul et le
                    con, il la laisse ainsi jusqu'à ce qu'il la voie évanouie de besoin d'uriner ou
                    de chier sans en venir à bout, ou que la chute et le poids des besoins viennent
                    à rompre les fils. 77. Ils sont quatre dans une chambre et se plottent les
                    filles à coups de pied et à coups de poing jusqu'à ce qu'elles tombent, tous
                    quatre se branlent mutuellement, et déchargent, quand elle est à bas. 78. On lui
                    ôte et lui rend l'air à volonté dans une machine pneumatique. --- Pour fêter la
                    onzième semaine, on célèbre ce jour-là le mariage de Colombe et d'Antinous qui
                    se consomme. Le duc qui fout prodigieusement Augustine en con a pris cette nuit
                    la même rage lubrique contre elle, il la fait bénir par la Duclos et lui a donné
                    trois cent coups de fouet depuis le milieu du dos jusqu'aux gras de jambes et a
                    ensuite enculé la Duclos en baisant le cul fouetté d'Augustine ; en suite il
                    fait des folies pour Augustine, veut qu'elle dîne auprès de lui, ne mange que de
                    sa bouche et mille autres inconséquences libertines, qui peignent le caractère
                    de ce paillard-là. --- Le Dix-sept. 79. Il lie la fille sur une table à plat
                    ventre et lui mange une omelette bouillante sur ses fesses dont il pique
                    fortement les morceaux avec une fourchette très aiguë. 80. Il lui fixe la tête
                    sur un réchaud de braize jusqu'à ce qu'elle s'évanouisse, et il l'encule en cet
                    état. 81. Il lui grésille légèrement et peu à peu la peau du sein et des fesses
                    avec des allumettes souffrées. 82 Il lui éteint une grande quantité de fois de
                    suite, des bougies dans le con, dans le cul, et sur les tetons. 83. Il lui brûle
                    avec une allumette les poils des paupières ce qui l'empêche de prendre aucun
                    repos la nuit, ni de fermer les yeux pour dormir. --- Ce soir-là le duc
                    dépucelle Giton qui s'en trouve mal parce que le duc est énorme, qu'il fout
                    brutalement et que Giton n'a que 12 ans. --- Le Dix-huit. 84. Il l'oblige, le
                    pistolet sur la gorge, de mâcher et d'avaler un charbon ardent et puis il lui
                    seringue de l'eau-forte dans le con. 85. Il lui fait danser les olivettes toute
                    nue, à l'entour de quatre pilliers préparés, mais le seul sentier qu'elle puisse
                    suivre, nus pieds autour de ces pilliers, est garni de ferrailles aiguës, de
                    pointes de clous, et de morceaux de verre, et il y a un homme placé à chaque
                    pillier, une poignée de verge à la main, qui la cingle ou par devant ou par
                    derrière suivant la partie qu'elle présente, chaque fois qu'elle passe près de
                    cet homme, elle est obligée de courir ainsi un certain nombre de tours, suivant
                    qu'elle est plus ou moins jeune et jolie, les plus belles étant toujours les
                    plus vexées. 86. Il lui donne de violents coups de poing dans le nez, jusqu'à ce
                    qu'elle saigne, et il continue encore malgré qu'elle soit en sang, il décharge
                    et mêle son foutre au sang qu'elle perd. 87. Il la pince sur les chairs et
                    principalement sur les fesses, la motte et les tetons avec des tenailles de fer
                    très chaudes --- dites que Desgranges en parlera. 88. Il lui place sur son corps
                    nu différents petits tas de poudre de canon, surtout dans les endroits les plus
                    sensibles, et il y met le feu. --- Le soir on livre Giton pour le cul et il est
                    fustigé après la cérémonie par Curval, le duc et l'évêque qui l'ont foutu. ---
                    Le Dix-neuf. 89. Il lui enfonce dans le con un cylindre de poudre à cru et qui
                    n'est point révélé de cartons, il y met le feu et décharge en voyant les
                    flammes. Précédemment il a baisé le cul. 90. Il l'imbibe depuis les pieds
                    jusqu'à la tête exclusivement avec de l'esprit de vin, il y met le feu et
                    s'amuse jusqu'à sa décharge, à voir ainsi cette pauvre fille tout en feu, il
                    renouvelle deux ou trois fois l'opération. 91. Il lui donne un lavement d'huile
                    bouillante dans le cul. 92. Il lui enfonce un feu brûlant dans l'anus et autant
                    dans le con après l'avoir bien fouetté avant. 93. Il veut fouler à ses pieds une
                    femme grosse jusqu'à ce qu'elle avorte, précédemment il la fouette. Ce même soir
                    Curval dépucelle Sophie en cul, mais elle est avant fouettée jusqu'au sang de
                    cent coups par chacun des amis, dès que Curval lui a déchargé dans le cul, il
                    offre cinq cent louis à la société pour la descendre le même soir dans le caveau
                    et s'en amuser à sa guise, on le lui refuse, il la rencule, et en sortant de son
                    cul à cette seconde décharge il lui donne un coup de pied au derrière qui va la
                    jeter sur des matelas à quinze pieds de là, dès le même soir, il va se venger
                    sur Zelmire, qu'il fouette à tour de bras. --- Le Vingt. 94. Il a l'air de
                    caresser la fille, qui le branle, elle est sans défiance, mais à l'instant de sa
                    décharge, il lui saisit la tête et la cogne fortement contre un mur, le coup est
                    si imprévu et si violent qu'elle en tombe ordinairement évanouie. 95. Ils sont
                    quatre libertins réunis, ils jugent une fille et la condamnent en règle, sa
                    sentence est : cent coups de bâton appliqués vingt-cinq par vingt-cinq par
                    chacun des amis et distribués l'un depuis le dos jusqu'au bas des reins, le
                    second depuis la chute des reins jusqu'aux gras de jambes, le troisième depuis
                    le cou jusqu'au nombril, sein compris, et le quatrième depuis le bas ventre
                    jusqu'aux pieds. 96. Il lui fait un pique d'épingle dans chaque œil, sur chaque
                    bout des tetons, et sur le clitoris. 97. Il lui dégoutte de la cire d'Espagne
                    sur les fesses, dans le con et sur la gorge. 98. Il la saigne du bras et
                    n'arrête le sang que quand elle s'évanouit. Curval propose de saigner Constance
                    à cause de sa grossesse. On le fait jusqu'à l'évanouissement, c'est Durcet qui
                    la saigne ; ce soir-là, on livre Sophie pour le cul et le duc propose de la
                    saigner, que ça ne peut pas lui faire aucun mal, au contraire, et de faire du
                    boudin de son sang pour le déjeuner ; on le fait, c'est Curval qui la saigne,
                    Duclos le branle pendant ce temps-là et il ne veut faire la piquure qu'au moment
                    où son foutre échappe, il le fait large, mais il ne le mange pas ; malgré tout
                    cela Sophie a plu à l'évêque, qui l'adopte pour femme et répudie Aline, qui
                    tombe dans le plus grand discrédit. --- Le Ving et un. 99. Il la saigne des deux
                    bras et veut qu'elle soit debout quand le sang coule, de temps à autre il arrête
                    le sang, pour la fouetter ; ensuite, il rouvre les plaies, et le tout jusqu'à
                    l'évanouissement, il ne décharge que quand elle tombe, avant il fait chier. 100.
                    Il la saigne des quatre membres et à la jugulaire, et se branle en voyant couler
                    ces cinq fontaines de sang. 101. Il la scarifie légèrement sur les chairs et
                    surtout les fesses, mais point les tetons. 102, Il la scarifie fortement et
                    surtout sur le sein près du bout, et près du trou du cul, quand il en est aux
                    fesses ; --- ensuite il cautérise les plaies avec un fer rouge. 103. On
                    l'attache à quatre pattes comme une bête féroce, il est recouvert d'une peau de
                    tigre, en cet état on l'excite, on l'irrite, on le fouette, on le bat, on lui
                    branle le cul, vis-à-vis de lui est une jeune fille très grasse, nue et fixée
                    par les pieds au parquet et par le con au plafond de manière qu'elle ne peut
                    bouger. Dès que le paillard est bien en feu, on le lâche, il se jette comme une
                    bête féroce sur la fille et la mord sur toutes les chairs et principalement sur
                    le clitoris, et le bout des tetons qu'il emporte ordinairement avec ses dents,
                    il hurle, crie comme une bête, et décharge en hurlant, il faut que la fille
                    chie, il va manger son étron à terre. --- Ce même soir l'évêque dépucelle
                    Narcisse, il est livré le même soir, pour ne pas déranger la fête du
                    vingt-trois. Le duc avant de l'enculer, le fait chier dans sa bouche et y rendre
                    le foutre de ses prédécesseurs, après l'avoir enculé il lui donne le fouet. ---
                    Le Vingt-deux. 104. Il arrache des dents et égratigne les gencives avec des
                    aiguilles, quelquefois il les brûle. 105. Il lui casse un doigt de la main,
                    quelquefois plusieurs. 106. Il lui en aplatit vigoureusement un des pieds avec
                    un coup de marteau. 107. Il lui démet un poignet. 108. Il lui donne un coup de
                    marteau sur les dents de devant en déchargeant, son plaisir avant est de
                    beaucoup sucer la bouche. Le duc ce soir-là dépucelle Rosette en cul, et à
                    l'instant où le vit entre dans le cul, Curval arrache une dent à la petite fille
                    pour qu'elle éprouve à la fois deux terribles douleurs. --- Le même soir elle
                    est livrée pour ne pas déranger la fête du lendemain ; quand Curval lui a
                    déchargé dans le cul (et il n'a passé que le dernier) quand il a fait, dis-je,
                    il jette la petite fille à la renverse par un soufflet à tour de bras. --- Le
                    Vingt-trois. À cause de la fête on n'en compte que quatre. 109. On lui démet un
                    pied. 110. Il lui casse un bras en l'enculant. 111. Il lui casse un os des
                    jambes, d'un coup de barre de fer, et l'encule après. 112. Il la lie sur une
                    échelle double ; les membres attachés en sens bizarre ; une corde tient à
                    l'échelle, on tire la corde, l'échelle tombe, elle se brise tantôt un membre
                    tantôt l'autre. Ce jour-là on a fait le mariage de Bande-au-ciel et de Rosette,
                    pour célébrer la 12me semaine, ce soir-là on saigne Rosette, quand elle a été
                    foutue, et Aline qu'on fait foutre à Hercule, toutes deux sont saignées de
                    manière à ce que leur sang jaillisse sur les cuisses et les vits de nos
                    libertins qui se branlent à ce spectacle et déchargent, quand toutes deux
                    s'évanouissent. --- Le Vingt-quatre. 113. Il lui coupe une oreille (ayez
                    attention de spécifier partout ce que tous ces gens-là font avant). 114. Il lui
                    fend les lèvres et les narines. 115. Il lui perce la langue avec un fer chaud,
                    après la lui avoir sucé et mordu. 116. Il lui arrache plusieurs ongles de doigts
                    des mains ou des pieds. 117. Il lui coupe le bout d'un petit doigt. Et
                    l'historienne, interrogée ayant dit, qu'une telle mutilation pansée sur-le-champ
                    n'entraîne aucune suite fâcheuse, Durcet dès le même soir coupe le bout du petit
                    doigt à Adélaïde, contre laquelle sa taquinerie lubrique éclate toujours plus à
                    plus. Il en décharge avec des transports inouïs. --- Ce même soir Curval
                    dépucelle Augustine en cul, quoique femme du duc --- supplice qu'elle éprouve.
                    --- Rage de Curval contre elle après, il fait cabale avec le duc pour la
                    descendre au caveau dès le même soir, et disant à Durcet que si l'on veut le
                    leur permettre, ils permettront à lui, Durcet d'expédier Adélaïde tout de suite
                    aussi, mais l'évêque harangue et obtient qu'ils attendent encore pour l'intérêt
                    même de leur plaisir. Curval et le duc se contentent donc de fouetter
                    vigoureusement Augustine chacun dans les bras de l'autre. --- Le Vingt-cinq.
                    118. Il distille quinze ou vingt gouttes de plomb fondu tout bouillant dans la
                    bouche et brûle les gencives avec de l'eau-forte. 119. Il coupe un bout de la
                    langue, après s'être fait torcher le cul merdeux avec cette même langue, puis
                    l'encule quand sa mutilation est faite. 120. Il a une machine de fer ronde qui
                    entre dans les chairs et qui coupe ; laquelle, quand elle est retirée enlève un
                    morceau rond de chair aussi profond que l'on a fait descendre la machine, qui
                    creuse toujours, si on ne la retire pas. 121. Il fait <corr> des horreurs à des
                        enfants </corr> de dix à quinze ans. 122. Il serre et enlève avec des
                    tenailles, le bout des seins et les coupe avec des ciseaux. --- Ce même soir
                    Augustine est livrée pour le cul, Curval en l'enculant avait voulu baiser la
                    gorge de Constance en déchargeant. Il lui a enlevé le bout avec ses dents, mais
                    comme on la panse tout de suite, on assure que ça ne fera rien à son fruit.
                    Curval dit à ses confrères qui plaisantent de sa rage contre cette créature
                    qu'il n'est plus le maître des sentiments de rage qu'elle lui inspire, lorsqu'à
                    son tour le duc encule Augustine, celle qu'il a contre cette belle fille,
                    s'exhale, on ne saurait plus vivement, si on n'y avait pas eu l'œil, il l'aurait
                    blessé ou au sein, ou en lui serrant le con de toutes ses forces en déchargeant,
                    il demande encore à l'assemblée d'en être le maître, mais lui objecte qu'il faut
                    attendre les narrations de Desgranges, son frère le prie de prendre patience
                    jusqu'à ce qu'il lui donne lui-même l'exemple sur Aline ; que ce qu'il veut
                    faire avant dérangerait toute l'économie des arrangements, cependant comme il
                    n'en peut plus, qu'il lui faut absolument un supplice contre cette belle fille,
                    on lui permet de lui faire une légère blessure au bras, il la fait dans les
                    chairs de l'avant-bras gauche, en suce le sang, décharge et on panse cette
                    blessure de manière à ce que le quatrième jour il n'y paraît plus. --- Le
                    Vingt-six. 123. Il casse une bouteille légère de verre blanc sur le visage de la
                    fille attachée et hors de défense, il a beaucoup sucé la bouche et la langue
                    avant. 124. Il lui attache les deux jambes, il lui lie une main derrière le dos,
                    lui donne dans l'autre main un petit bâton pour se défendre, puis il l'attaque à
                    grands coups d'épée, lui fait plusieurs blessures dans les chairs, et va
                    décharger sur les plaies. 125. Il l'étend sur une croix de St. André, fait la
                    cérémonie de la rompre, offense trois membres sans luxation, et brise
                    décidemment ou un bras ou une jambe. 126. Il la fait mettre de profil, et lâche
                    un coup de pistolet chargé à plomb, qui lui effleure les deux seins, il vise à
                    emporter un des petits bouts. 127. Il la place en levrette à vingt pas de lui,
                    et tire à balles un coup de fusil dans les fesses. --- Ce même soir l'évêque
                    dépucelle Fanni en cul. --- Le Vingt-sept. 128. Le même homme dont Desgranges
                    parlera le vingt-quatre février fait avorter une femme grosse, à force de coups
                    de fouet sur le ventre, il veut la voir pondre devant lui. 129. Il fait eunuque
                        <corr> total </corr> un jeune garçon de 16 à 17 ans. Il l'encule avant et le
                    fouette. 130. Il veut une pucelle, il lui coupe le clitoris avec un rasoir, puis
                    la déflore avec un cylindre de fer chaud qu'il enfonce à coups de marteau. 131
                    Il fait avorter à 8 mois au moyen d'un breuvage qui fait pondre à l'instant à la
                    femme son enfant mort, d'autrefois il détermine un accouchement par le trou du
                    cul. Mais l'enfant sort sans vie et la mère risque la vie. 132. Il coupe un
                    bras. --- Ce soir-là Fanni est livrée en cul, Durcet la sauve d'un supplice que
                    l'on lui préparait, il la prend pour femme, se fait marier par l'évêque et
                    répudie Adélaïde, à qui on fait le supplice destiné à Fanni qui consistait à
                    avoir un doigt cassé. Le duc l'encule pendant que Durcet casse le doigt. Le
                    Vingt-huit. 133. Il coupe les deux poignets et cautérise avec un fer chaud. 134.
                    Il coupe la langue dès la racine et cautérise avec un fer chaud. 135. Il coupe
                    une jambe, et plus souvent la fait couper pendant qu'il encule. 136. Il arrache
                    toutes les dents et met en place un clou rouge qu'il enfonce avec un marteau, il
                    fait cela en venant de foutre la femme en bouche. 137. Il enlève un œil. --- Ce
                    soir-là on fouette Julie à tour de bras et on la pique sur tous les doigts avec
                    une aiguille. Cette opération se fait pendant que l'évêque l'encule, quoiqu'il
                    l'aime assez. --- Le Vingt-neuf. 138. Il éteint et absorbe les deux yeux, en
                    laissant tomber de la cire d'Espagne dedans. 139. Il lui coupe un teton tout
                    raz, et cautérise avec un fer chaud, la Desgranges dira que c'est cet homme-là
                    qui lui a coupé le teton qui lui manque, et qu'elle est sûre qu'il le mange sur
                    le gril. 140. Il coupe les deux fesses, après avoir enculé et fouetté, on dit
                    aussi qu'il les mange. 141. Il coupe raz les deux oreilles. 142. Il coupe toutes
                    les extrémités, les vingt doigts, le clitoris, le bout des seins, de la langue.
                    --- Ce soir-là Aline après avoir été vigoureusement fouettée par les quatre amis
                    et enculée par l'évêque pour la dernière fois, est condamné à avoir un doigt de
                    chaque membre coupé par chaque ami. --- Le trente. 143. Il lui enlève plusieurs
                    morceaux de chair de dessus tout le corps, les fait rôtir et l'oblige de les
                    manger avec lui. C'est le même homme du huit et du dix-sept février de
                    Desgranges. 144. Il coupe les quatre membres d'un jeune garçon, encule le tronc,
                    le nourrit bien et le laisse vivre ainsi, or, comme les membres ne sont pas
                    coupés trop près du tronc, il vit longtemps, il l'encule plus d'un an ainsi.
                    145. Il attache la fille fortement par une main et la laisse ainsi sans la
                    nourrir, à côté d'elle est un large couteau et devant elle un excellent repas,
                    si elle veut se nourrir, il faut qu'elle coupe sa main, si non, elle meurt
                    ainsi, précédemment il a foutu en cul, il l'observe par une fenêtre. 146. Il
                    attache la fille et la mère, pour que l'une des deux vive et fasse vivre
                    l'autre, il faut qu'elle se coupe la main, il s'amuse à voir le débat et
                    laquelle des deux se sacrifiera pour l'autre ; --- elle ne conte que quatre
                    histoires afin de célébrer ce soir-là, la fête de la treizième semaine, dans
                    laquelle le duc épouse comme lui étant fille Hercule en qualité de mari, comme
                    lui étant homme Zéphire en qualité de femme, ce jeune bardache, qui, comme on
                    sait, a le plus beau cul des huit garçons est présenté vêtu en fille, et est
                    ainsi joli comme l'amour, la cérémonie est consacrée par l'évêque et se passe
                    devant tout le monde ; ce jeune garçon n'est dépucelé que ce jour-là ; le duc y
                    prend grand plaisir et y a beaucoup de peine, il le met en sang. Hercule le fout
                    toujours pendant l'opération. --- Le trente et un. 147. Il lui crève les deux
                    yeux et la laisse enfermée dans une chambre en lui disant qu'elle a devant elle
                    de quoi manger qu'elle n'a qu'à l'aller chercher. Mais pour cela il faut qu'elle
                    passe sur une plaque de fer qu'elle ne voit pas et qu'on tient toujours rouge,
                    il s'amuse par une fenêtre à voir comment elle va faire, si elle se brûlera où
                    si elle aimera mieux mourir de faim, précédemment elle a été très fouettée. 148.
                    Il lui donne le supplice de la corde, qui consiste à avoir les membres liés à
                    des cordes et à être par ces cordes enlevée très haut, il vous laisse retomber
                    de toute la hauteur à plomb, chaque chute disloque et brise tous les membres,
                    parce qu'elle se fait en l'air et qu'on n'est soutenu que par les cordes. 149.
                    Il lui fait de profondes blessures dans les chairs au milieu desquelles il
                    distille de la poix bouillante et de plomb fondu. 150. Il l'attache nue et sans
                    secours au moment où elle vient d'accoucher, il attache son enfant vis-à-vis
                    d'elle qui crie, et qu'elle ne peut secourir, il faut qu'elle le voie ainsi
                    mourir, ensuite de cela, il fouette à tour de bras la mère sur le con en
                    dirigeant ses coups dans le vagin, c'est lui qui ordinairement est le père de
                    l'enfant. 151. Il la gonfle d'eau, ensuite il lui coud le con et le cul ainsi
                    que la bouche et la laisse ainsi jusqu'à ce que l'eau crève les conduits, ou
                    qu'elle y périsse (vérifier pourquoi un de trop et s'il y en a un à supprimer,
                    que ce soit cette dernière que je crois déjà faite). Ce même soir Zéphire est
                    livré pour le cul et Adélaïde est condamnée à une rude fustigation après
                    laquelle on la brûlera avec un fer chaud tout auprès de l'intérieur du vagin,
                    sous les aisselles et un peu grésillée sous chaque teton. Elle endure tout cela
                    en héroïne et en invoquant Dieu ce qui irrite davantage ses bourreaux. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Quatrième partie. </head>
                <p> Les cent cinquante passions meurtrières ou de quatrième classe, composant
                    vingt-huit journées de février, remplies par les narrations de la Desgranges,
                    auxquelles on a joint le journal exact des événements scandaleux du château
                    pendant ce mois-là. </p>
                <p> Établisse d'abord, que tout change de face ce mois-là, que les quatre épouses
                    sont répudiées, que cependant Julie a trouvé grâce près de l'évêque qui l'a
                    prise chez lui en qualité de servante, mais qu'Aline, Adélaïde et Constance sont
                    sans feu, ni lieu, excepté pourtant cette dernière qu'on a permis à Duclos de
                    reléguer chez elle parce qu'on veut ménager son fruit. Mais pour Adélaïde et
                    Aline elles couchent à l'étable des bêtes destinées à la nourriture, ce sont les
                    sultanes Augustine, Zelmire, Fanni et Sophie, qui remplacent les épouses dans
                    toutes leurs fonctions, savoir aux garderobes, au service du dîner, aux canapés,
                    et dans le lit des messieurs la nuit, de façon que cette époque voici, comme
                    sont les chambres des messieurs pendant les nuits. Indépendamment de chacun un
                    fouteur à tour de rôle, ils ont --- le duc : Augustine, Zéphire et la Duclos
                    dans son lit, avec le fouteur. Il couche au milieu des quatre et Marie sur un
                    canapé. Durcet couche entre Hyacinthe, Fanni, un fouteur et la Martaine
                    (vérifiez) et sur un canapé Louison. L'évêque couche entre Céladon, Sophie, un
                    fouteur et Julie, et sur le canapé Thérèse, ce qui fait voir que les petits
                    ménages de Zéphire et Augustine, d'Adonis et Zelmire, d'Hyacinthe et Fanni de
                    Céladon et Sophie, qui ont été tous mariés ensemble, appartiennent au même
                    maître, il n'y a que quatre jeunes filles au sérail des filles et quatre au
                    sérail des garçons. Chanville couche dans celui des filles et Desgranges dans
                    celui des garçons. Aline à l'étable, comme on l'a dit, et Constance dans la
                    chambre de Duclos seule, puisque Duclos couche avec le duc toutes les nuits. Le
                    dîner est toujours servi par les quatre sultanes, représentant les quatre
                    épouses, et le souper par les quatre sultanes qui restent, un quadrille sert
                    toujours le café, mais les quadrilles des récits vis-à-vis chaque niche de
                    glace, ne sont plus composés que d'un garçon et d'une fille. À chaque récit
                    Aline et Adélaïde sont attachées aux pilliers du salon d'histoire, dont on a
                    parlé, elles y sont liées, les fesses en face des canapés, et près d'elles une
                    petite table garnie de verges de façon qu'elles sont toujours prêtes à recevoir
                    le fouet. Constance a permission d'être assise au rang des historiennes, chaque
                    vieille se tient à son couple et Julie, nue, erre d'un canapé à l'autre pour
                    prendre les ordres et les exécuter sur-le-champ, du reste, toujours de même un
                    fouteur par canapé. C'est en cet état que Desgranges commence ces récits. Dans
                    un règlement particulier, les amis ont statué que dans le cours de ce mois
                    Aline, Adélaïde, Augustine et Zelmire, seraient livrées à la brutalité de leurs
                    passions, et qu'ils pourraient au jour préscrit ou les immoler seuls, ou inviter
                    au sacrifice celui qui voudrait de leurs amis sans que les autres s'en
                    fâchassent. Qu'à l'égard de Constance, elle servirait à la célébration de la
                    dernière semaine ainsi que cela sera expliqué à temps et lieu, quand le duc et
                    Curval qui par cet arrangement redeviendront veufs, voudront pour finir le mois
                    reprendre une épouse pour les fonctions. Ils le pourront en prenant dans les
                    quatre sultanes restantes. Mais les pilliers resteront dégarnis dès que les deux
                    femmes qui les garnissaient, n'y seront plus. --- Desgranges commence et après
                    avoir prévenu qu'il ne va plus s'agir que des meurtres elle dit qu'elle aura
                    soin, ainsi que l'on lui a recommandé d'entrer dans les plus minutieux détails
                    et surtout de prévenir des goûts ordinaires que ces meurtriers de débauche
                    faisaient précéder dans leurs passions, afin qu'on puisse juger les rapports et
                    les enchaînures et voir quel est le genre de libertinage simple, qui rectifié
                    par des têtes sans mœurs et sans principes, peut conduire au meurtre et à quel
                    genre de meurtre ensuite elle commence. --- Le premier. 1. Il aimait à s'amuser
                    avec une pauvresse qui n'eût pas mangé de trois jours et sa seconde passion est
                    de laisser mourir la femme de faim, au fond d'un cachot sans lui donner le
                    moindre secours ; il l'observe et se branle en l'examinant, mais il ne décharge
                    que le jour qu'elle périt. 2. Il l'y entretient longtemps en diminuant chaque,
                    jour un peu de sa portion, il fait chier avant, et mange l'étron dans un plat.
                    3. Il aimait à sucer la bouche et à avaler la salive, et pour seconde il mure la
                    femme dans un cachot, avec de vivres seulement pour quinze jours ; le trentième
                    jour il y entre et se branle sur le cadavre. 4. Il fait pisser, et pour seconde,
                    il la fait mourir à petit feu en l'empêchant de boire et lui donnant beaucoup à
                    manger. 5. Il fouettait et fait mourir la femme en l'empêchant de dormir. Ce
                    même soir Michette est pendue par les pieds après avoir beaucoup mangé, jusqu'à
                    ce qu'elle ait tout vomi sur Curval, qui se branle dessous et avale. --- Le
                    deux. 6. Il faisait chier dans sa bouche et mangeait à mesure, sa seconde est de
                    ne nourrir qu'avec de la mie de pain et du vin, elle en crève au tout d'un mois.
                    7. Il aimait à foutre le con, il donne à la femme une maladie vénérienne par
                    injection mais d'une si mauvaise espèce qu'elle en crève au bout de très peu de
                    temps. 8. Il faisait vomir dans sa bouche et pour seconde il lui donne par le
                    moyen d'un poison une fièvre maligne dont elle crève fort vite. 9. Il faisait
                    chier ; et pour seconde il donne un lavement d'ingrédiens empoisonnés dans une
                    eau bouillante ou de l'eau forte. 10. Un fameux fustigateur, place une femme sur
                    un pivot sur lequel elle tourne sans cesse jusqu'à la mort. --- Le soir on donne
                    un lavement d'eau bouillante à Rosette, au moment où le duc vient de l'enculer.
                    --- Le trois. 11. Il aimait à donner des soufflets et pour seconde il tourne le
                    cou sans devant derrière de manière qu'elle à le visage du côté des fesses. 12.
                    Il aimait la bestialité et pour seconde il aime à dépuceler une fille devant lui
                    par un étalon qui la tue. 13. Il aimait à foutre en cul et pour seconde il
                    l'enterre à mi-corps et la nourrit ainsi jusqu'à ce que la moitié du corps soit
                    pourri. 14. Il aimait à branler le clitoris, et il fait branler par un de ses
                    gens une fille sur le clitoris jusqu'à la mort. 15. Un fustigateur en
                    perfectionnant sa passion fouette jusqu'à la mort la femme sur toutes les
                    parties du corps. --- Ce soir-là le duc veut qu'Augustine soit branlée sur le
                    clitoris qu'elle a très chatouilleux, par la Duclos et la Chanville, qui se
                    relayent et qui la branlent jusqu'à l'évanouissement. --- Le quatre. 16. Il
                    aimait à ferrer le cou et pour seconde, il attache la fille par le cou, devant
                    elle est un grand repas, mais pour y atteindre il faut qu'elle étrangle
                    elle-même ou qu'elle meure de faim. 17. Le même homme qui a tué la sœur de
                    Duclos et dont le goût est de patiner longtemps les chairs paîtrit la gorge et
                    les fesses d'une si furieuse force, qu'il fait mourir par ce supplice. 18.
                    L'homme dont Martaine a parlé le vingt janvier et qui aimait à saigner les
                    femmes les tue à force de saignées renouvelées. 19. Celui dont la passion était
                    de faire courir une femm\e nue jusqu'à ce qu'elle tombe, et dont on a parlé, a
                    pour seconde de l'enfermer dans une étuve brûlante où elle meurt comme étouffée.
                    20. Celui dont Duclos a parlé qui aimait à se faire emmaillotter et à qui la
                    fille donnait sa merde au lieu de bouillie serre une femme si étroitement dans
                    des langes, qu'il la fait mourir ainsi. --- Ce soir-là un peu avant de passer au
                    salon d'histoire, on a trouvé Curval enculant une des servantes de la cuisine,
                    il paye l'amende, la fille a ordre de se trouver aux orgies où le duc et
                    l'évêque l'enculent à leur tour, et elle reçoit deux cent coups de fouet de la
                    main de chacun, c'est une grosse savoyarde de vingt-cinq ans assez fraîche et
                    qui a un beau cul. --- Le cinq. 21. Il aime en première passion la bestialité,
                    et pour seconde il coud la fille dans une peau d'âne toute fraîche, la tête en
                    dehors, il la nourrit et on la laisse là dedans jusqu'à ce que la peau de
                    l'animal l'étouffe en se rétrécissant. 22. Celui dont Martaine a parlé le quinze
                    janvier et qui aimait à pendre en jouant, pend la fille par les pieds et la
                    laisse là jusqu'à ce que le sang l'a étouffée. 23. Celui du vingt-sept novembre
                    de Duclos qui aimait à faire soûler la putain, fait mourir la femme en la
                    gonflant d'eau avec un entonnoir. 24. Il aimait à molester les tetons et
                    perfectionne cela en enchâssant les deux tetons de la femme dans deux espèces de
                    pot de fer, ensuite on place la créature, ses deux tetons ainsi cuirassés, sur
                    deux rechauds, et on la laisse crever dans ces douleurs-là. 25. Il aimait à voir
                    nager une femme et pour seconde il la jette dans l'eau, la retire mi-noyée, il
                    la pend ensuite par les pieds pour faire dégorger l'eau, dès qu'elle est revenue
                    à elle, on la rejette, et ainsi plusieurs fois jusqu'à ce qu'elle crève. --- Ce
                    jour-là à la même heure que la veille, on trouve le duc enculant une autre
                    servante, il paye l'amende, la servante est mandée aux orgies, où tout le monde
                    en jouit, Durcet en bouche, le reste en cul et même en con, car elle est pucelle
                    et elle est condamnée à deux cent coups de fouet par chacun, c'est une fille de
                    dix-huit ans, grande et bien faite, un peu rousse et à très beau cul. --- Ce
                    même soir Curval dit qu'il est essentiel de saigner encore Constance pour sa
                    grossesse, le duc l'encule et Curval la saigne, pendant qu'Augustine le branle
                    sur les fesses de Zelmire et qu'on le fout. Il pique en déchargeant et ne le
                    mange pas. --- Le six. 26. Sa première passion était de jeter une femme dans un
                    brazier avec un coup de pied au cul, mais, dont elle sortait assez tôt pour ne
                    souffrir que fort peu, il perfectionne en obligeant la fille à se tenir droite
                    devant deux feux dont l'un la grille par devant, et l'autre par derrière, on la
                    laisse là jusqu'à ce que ses graisses soient fondues. --- Desgranges prévient
                    qu'elle va parler de meurtres qui donnent une mort prompte et dont on ne souffre
                    presque pas. 27. Il aimait à gêner la respiration avec sa main, soit en serrant
                    le cou, soit en posant longtemps ses mains sur la bouche, et il perfectionne
                    cela en étouffant entre quatre matelats. 28. Celui dont Martaine a parlé et qui
                    donnait à choisir de trois morts (voyez le 14 janvier) brûle la cervelle d'un
                    coup de pistolet, sans laisser de choix, il, encule, et en déchargeant, il lâche
                    le coup. 29. Celui dont Chanville a parlé le vingt-deux décembre, qui faisait
                    sauter dans une couverte avec un chat, la précipite du haut d'une tour sur des
                    cailloux et décharge en entendant sa chute. 30. Celui qui aimait à serrer le cou
                    en enculant, et dont Martaine a parlé le six janvier, encule la fille, un cordon
                    de soie noire passé autour de son cou, et décharge en l'étranglant. --- Qu'elle
                    dise que cette volupté est une des plus raffinées que les libertins puissent se
                    procurer. --- On célèbre ce jour-là la fête de la quatorzième semaine, et Curval
                    épouse, lui comme femme, Brise-cul en qualité de mari, et lui comme homme,
                    Adonis en femme, cet enfant n'est dépucelé que ce jour-là, devant tout le monde,
                    pendant que Brise-cul fout Curval. On se soûle au souper, et on fouette Zelmire
                    et Augustine sur les reins, les fesses, les cuisses, le ventre, les mollets et
                    les cuisses par devant, ensuite Curval fait foutre Zelmire, sa nouvelle épouse
                    par Adonis et les encule tour à tour tous deux. --- Le sept. 31. Il aimait
                    primitivement à foutre une femme assoupie et il perfectionne en faisant mourir
                    par une forte dose d'opium, il l'encule pendant ce sommeil de mort. 32. Le même
                    homme dont elle vient de parler et qui jette plusieurs fois dans l'eau a encore
                    pour passion de noyer une femme avec une pierre au cou. 33. Il aimait à donner
                    des soufflets, et en seconde il lui coule du plomb fondu dans l'oreille, pendant
                    qu'elle dort. 34. Il aimait à fouetter sur le visage, Chanville en parle le
                    trente décembre (vérifiez), il tue tout de suite la fille d'un vigoureux coup de
                    marteau sur la tempe. 35. Il aimait à voir brûler jusqu'au bout une bougie dans
                    l'anus de la femme, il l'attache au bout d'un conducteur, et la fait écraser par
                    le tonnerre. 36. Un fustigateur ; il la braque en posture à la levrette au bout
                    d'une pièce de canon, le boulet l'emporte par le cul. --- Ce jour-là on a trouvé
                    l'évêque enculant la troisième servante, il paye l'amende, la fille est mandée
                    aux orgies, le duc et Curval l'enculent et l'enconnent, car elle est vierge,
                    puis on lui donne huit cent coups de fouet, deux cent chacun ; c'est une
                    Suissesse de 19 ans très blanche, fort grasse et à très beau cul. Les
                    cuisinières se plaignent et disent, que le service ne pourra plus aller si on
                    tracasse les servantes et on les laisse là jusqu'au mois de mars. Ce même soir
                    on coupe un doigt à Rosette, et on cautérise avec le feu, elle est entre Curval
                    et le duc, pendant l'opération l'un fout en cul, l'autre en con. Le même soir
                    Adonis est livré pour le cul, de manière que le duc a foutu ce soir-là une
                    servante et Rosette en con, même servante en cul, Rosette aussi en cul (ils ont
                    changé), et Adonis. Il est rendu. --- Le huit. 37. Il aimait à fouetter sur tout
                    le corps avec un nerf-de-bœuf, et c'est le même, dont Martaine a parlé, qui
                    rossait en effleurant trois membres et n'en cassant qu'un ; il aime à rouer tout
                    à fait la femme. Mais il l'étouffe sur la croix même. 38. Celui dont Martaine a
                    parlé qui fait semblant de couper très le cou de la fille et qu'on retire par
                    une corde, la coupe très effectivement en déchargeant, il se branle. 39. Celui
                    du trente janvier de la Martaine qui aimait à faire des scarifications, fait
                    passer par les oubliettes. 40. Il aimait à fouetter des femmes grosses sur le
                    ventre et perfectionne en laissant tomber sur le ventre d'une femme un poids
                    énorme qui l'écrase sur-le-champ, elle et son fruit. 41. Il aimait à voir nu le
                    col d'une fille, à le serrer, à le molester un peu, il enfonce une épingle vers
                    la nuque dans un certain endroit dont elle meurt sur-le-champ. 42. Il aimait à
                    brûler doucement avec une bougie sur différentes parties du corps, il
                    perfectionne en jetant dans une fournaise, ardente, qui est si violente, qu'elle
                    est à l'instant consumée. Durcet qui bande beaucoup et qui a été pendant les
                    récits fouetter deux fois Adélaïde au pillier, propose de la mettre à travers
                    dans le feu, et quand elle a eu tout le temps de frémir de la proposition qu'il
                    ne s'en faut de rien que l'on n'accepte par accommodement on lui brûle les
                    petits bouts des seins, Durcet, son mari, l'un, Curval, son père, l'autre. Tous
                    deux déchargent à cette opération. --- Le neuf. 43. Il aimait à faire des
                    piqûres d'épingles, et, pour seconde, décharge en donnant trois coups de
                    poignard dans le cœur. 44. Il aimait à faire brûler de l'artifice dans le con,
                    il attache une jeune fille mince et bien faite pour baquetter à une grosse fusée
                    volante, elle est enlevée et tombe avec la fusée. 45. Le même remplit une femme
                    de poudre dans toutes ses ouvertures, il y met le feu et tous les membres
                    partent et s'écartent à la fois. 46. Il aimait à faire prendre par surprise de
                    l'émétique dans ce que mangeait la fille, il lui fait pour seconde respirer un
                    poudre dans du tabac ou dans un bouquet qui la jette morte à la renverse
                    sur-le-champ. 47. Il aimait à fouetter sur le sein et sur le col, il
                    perfectionne en jetant à bas d'un coup de barre vigoureusement appuyé sur le
                    gosier. 48. Le même dont a parlé Duclos le 27 novembre et Martaine le quatorze
                    janvier (vérifiez) --- elle vient chier devant le paillard, il la gronde, il la
                    poursuit à grands coups de fouet de poste dans une galerie, une porte qui donne
                    sur un petit escalier, s'ouvre, elle y croit trouver sa sûreté, elle s'y jette,
                    mais une marche manque et la précipite dans une baignoire d'eau bouillante qui
                    se referme aussitôt sur elle et où elle meurt brûlée, noyée, et étouffée. Ses
                    goûts sont de faire chier et de fouetter pendant qu'elle chie. --- Ce soir-là à
                    la fin de récit (Curval a fait chier Zelmire le matin) --- le duc lui demande de
                    la merde le soir, elle ne peut, on la condamne sur-le-champ à avoir le cul piqué
                    avec une aiguille d'or, jusqu'à ce que la peau soit toute inondée de sang et
                    comme c'est le duc qui est laisé par ce refus, c'est lui qui opère ; Curval
                    demande de la merde à Zéphire, il dit que le duc l'a fait chier le matin, le duc
                    le nie, on appelle la Duclos en témoigne qui le nie quoique cela soit vrai, en
                    conséquence Curval a le droit, de punir Zéphire, quoiqu'amant du duc, comme
                    celui-ci vient de punir Zelmire, quoique femme de Curval. Zéphire est fouetté
                    jusqu'au sang par Curval et reçoit 6 croquinoles sur le nez ; il en saigne, ce
                    qui fait beaucoup rire le duc. --- Le dix. Desgranges dit qu'elle va parler des
                    meurtres de trahison, où la manière est le principal et l'effet, c'est-à-dire le
                    meurtre, n'est qu'accessoire. Et en conséquence elle dit qu'elle va placer les
                    poisons d'abord. 49. Un homme dont le goût était de foutre en cul et jamais
                    autrement empoisonne toutes ses femmes. Il est à sa vingt-deuxième, il ne les
                    foutait jamais qu'en cul et ne les avait jamais dépucelées. 50. Un bougre invite
                    des amis à un festin et en empoisonne une partie, chaque fois qu'il donne à
                    manger. 51. Celui du 26 novembre de Duclos et du dix janvier de Marraine, lequel
                    est bougre, fait semblant de soulager les pauvres, il leur donne des vivres,
                    mais ils sont empoisonnés. 52. Un bougre a l'usage d'une drogue qui semée à
                    terre, jette morts à la renverse ceux qui marchent dessus, et il s'en sert très
                    souvent. 53. Un bougre a l'usage d'une autre poudre qui vous fait mourir dans
                    des tourments inconcevables. Ils durent quinze jours et aucun médecin n'y peut
                    rien connaître, son plus grand plaisir est de vous aller voir, quand vous êtes
                    dans cet état. 54. Un autre bougre avec les hommes et les femmes a l'usage d'une
                    autre poudre dont l'effet est de vous ôter l'usage des sens, et de vous rendre
                    comme si vous étiez morts ; on vous croit tels, on vous enterre et vous mourez
                    désespérés dans votre bierre, où vous n'êtes pas plutôt que la connaissance
                    revient, il tâche de se trouver au-dessus de l'endroit, où vous êtes enterrés
                    pour voir, s'il n'entendra pas quelques cris, s'il en entend, il s'évanouit de
                    plaisir, il a fait mourir ainsi une partie de sa famille. On fait prendre à
                    Julie ce soir-là en badinant une poudre qui lui donne des tranchées affreuses,
                    on lui dit qu'elle est empoisonnée, elle le croit, elle se désole, pendant le
                    spectacle de ses convulsions le duc s'est fait branler en face d'elle par
                    Augustine, elle a le malheur de recouvrir le gland avec le prépuce, ce qui est
                    une des choses qui déplait le plus au duc, il allait décharger, ça l'en empêche
                    ; il dit qu'il veut couper un doigt à cette bougresse-là et le coupe à la main,
                    dont elle l'a manqué, pendant que sa fille Julie qui se croit empoisonnée, vient
                    le faire décharger, Julie est guérie le même soir. --- Le onze. 55. Un bougre
                    allait souvent chez des connaissances ou des amis, et ne manquait jamais
                    d'empoisonner ce que cet ami avait de plus cher en créatures humaines. Il se
                    servait d'une poudre qui faisait crever au bout de deux jours dans d'horribles
                    douleurs. 56. Un homme, dont le goût était de molester la gorge, perfectionnait
                    en empoisonnant des enfants sur le sein même des nourrices. 57. Il aimait à se
                    faire des lavements de lait dans la bouche, et pour seconde il donnait des
                    poisons, qui faisaient mourir dans d'horribles coliques d'entrailles. 53. Un
                    bougre, dont elle aura occasion de reparler le treize et le vingt-six, aimait à
                    mettre le feu dans des maisons des pauvres, et s'y prenait toujours de façon à
                    ce qu'il y eut beaucoup de monde de brûlés et surtout des enfants. 59. Un autre
                    bougre aimait à faire mourir des femmes en couche, en venant les voir, ayant sur
                    lui une poudre dont l'odeur les jette dans des spasmes et des convulsions, dont
                    la mort est la suite. 60. Celui dont la Duclos parle dans sa vingt-huitième
                    soirée veut voir accoucher une femme, il tue l'enfant au sortir du ventre de la
                    mère et à ses yeux, et cela en faisant semblant de la caresser. --- Ce soir-là
                    Aline est d'abord fouettée jusqu'au sang de cent coups par chaque ami, ensuite
                    on lui demande de la merde, elle l'a donnée le matin à Curval qui le nie ; en
                    conséquence on la brûle aux deux seins, dans chaque creux de main, on lui laisse
                    dégoutter de la cire d'Espagne sur les cuisses et sur le ventre. On lui en
                    remplit le creux du nombril, on lui brûle le poil du con avec de l'esprit de vin
                    ; le duc cherche querelle à Zelmire et Curval lui coupe deux doigts, un à chaque
                    main. Augustine est fouettée sur la motte et sur le cul. --- Le douze. Les amis
                    s'assemblent le matin et décident que les quatre vieilles leur devenant inutiles
                    et pouvant être facilement remplacées dans leurs fonctions par les quatre
                    historiennes, on doit s'en amuser et les martiriser l'une après l'autre à
                    commencer dès le même soir. On propose aux historiennes de tenir leur place,
                    elles acceptent sous la condition qu'elles ne seront point sacrifiées, on le
                    leur promet. 61. Les trois amis : d'Ancourt, l'abbé et Desprès, dont Duclos a
                    parlé le douze novembre s'amusent encore ensemble pour cette passion-ci ; ils
                    veulent une femme grosse de huit à neuf mois, ils lui ouvrent le ventre, en
                    arrachent l'enfant, le brûlent aux yeux de la mère, lui remettent en place dans
                    l'estomac un paquet de souffre combiné avec le mercure et le vif argent qu'ils
                    allument, puis ils recousent le ventre et la laissent ainsi mourir devant eux,
                    dans des douleurs inouïes, en se faisant branler par cette fille, qu'ils ont
                    avec eux (vérifiez le nom). 62. Il aimait à prendre des pucelages et
                    perfectionne en faisant une grande quantité d'enfants à plusieurs femmes, puis,
                    dès qu'ils ont cinq ou six ans il les dépucelle soit fille ou garçon et les
                    jette dans un four ardent sitôt qu'il les a foutus, au moment même de sa
                    décharge. 63. Le même homme dont Duclos a parlé le 27 novembre, Martaine le
                    quinze janvier, et elle-même le cinq février, dont le goût était de pendre en
                    plaisantant de voir pendre, ce même, dis-je, cache de ces effets dans les
                    coffres de ses domestiques et dit qu'ils l'ont volé, il tâche de les faire
                    pendre et s'il réussit, il va jouir du spectacle, si non il les enferme dans une
                    chambre et les fait mourir, en les étranglant ; il décharge pendant l'opération.
                    64. Un grand amateur de merde, celui dont Duclos a parlé le quatorze novembre, a
                    chez lui un siège de commodité préparé, il engage à se mettre dessus la personne
                    qu'il veut faire périr, et dès qu'elle y est assise le siège s'enfonce et
                    précipite la personne dans une fosse de merde très profonde où il la laisse
                    mourir. 65. Un homme dont Martaine a parlé et qui s'amusait à voir tomber la
                    fille de dessus l'échelle, perfectionne ainsi sa passion (mais vérifiez lequel)
                    ; il fait placer la fille sur un petit traiteau en face d'une mare profonde au
                    delà de laquelle est un mur, qui lui offre une retraite d'autant plus assurée
                    qu'il y a une échelle appliquée contre ce mur, mais il faut se jeter dans cette
                    mare et elle en est d'autant plus pressée que derrière le traiteau sur lequel
                    elle est placée est un feu lent qui la gagne à peu près, si le feu l'attrappe
                    elle va être consumée et comme elle ne sait pas nager, si, pour éviter le feu,
                    elle se jette à l'eau, elle est noyée, gagnée par le feu, elle prend pourtant le
                    parti de se jeter à l'eau et d'aller chercher l'échelle qu'elle voit au mur,
                    souvent elle se noye, alors tout est dit. Est-elle assez heureuse pour gagner
                    l'échelle, elle y grimpe, mais une échelle préparée vers le haut brise sous ses
                    pieds quand elle l'atteint et la précipite dans un trou recouvert de terre
                    qu'elle n'avait pas vu et qui fléchissant sous son poid, la jette dans un
                    brazier ardent où elle périt, le libertin, à portée du spectacle, se branle en
                    l'observant. 66. Le même dont Duclos a parlé le 29 novembre, le même qui a
                    dépucelé la Marraine en cul à cinq ans, et le même aussi dont elle annonce
                    qu'elle reparlera dans la passion par laquelle elle clora ses récits (celle de
                    l'enfer), ce même, dis-je, encule une fille de 16 à 18 ans, la plus jolie qu'on
                    lui peut trouver, un peu avant sa décharge il lâche un ressort, qui fait tomber
                    sur le col nu et bien dégarni de la fille une machine d'acier, et qui scie
                    peu-à-peu et en détail le col de la fille pendant qu'il fait sa décharge,
                    laquelle est toujours très longue. --- On découvre ce soir-là l'intrigue d'un
                    des fouteurs subalternes et d'Augustine, il ne l'avait pas encore foutue. Mais
                    pour y parvenir il lui proposait une évasion et la lui montrait comme très
                    facile ; Augustine avoua qu'elle était au moment de lui accorder ce qu'il
                    demandait d'elle, pour se sauver d'un endroit où elle croit sa vie en danger.
                    C'est Fanchon qui découvre tout et qui en rend compte, les quatre amis se
                    jettent à l'improviste sur le fouteur, le lient, le garottent et le descendent
                    au caveau, où le duc l'encule de force, sans pommade, pendant que Curval lui
                    coupe le col et que les deux autres le brûlent avec un fer rouge sur toutes les
                    chairs. Cette scène s'est passée en sortant du dîner, au lieu de café, on va au
                    salon d'histoire comme à l'ordinaire, et au souper on se demande entre soi, si,
                    en raison de la découverte de la conjuration on ne fera point grâce à Fanchon
                    qui en conséquence de la décision du matin devait être vexée le même soir,
                    l'évêque s'oppose à ce qu'on l'épargne, et dit qu'il serait indigne à eux de
                    céder au sentiment de la reconnaissance, et qu'on la verra toujours du parti des
                    choses qui peuvent rapporter une volupté de plus à la société, comme contraire à
                    celles qui peuvent les priver d'un plaisir. En conséquence après avoir puni
                    Augustine de s'être prêtée à la conjuration, d'abord en la faisant assister à
                    l'exécution de son amant, ensuite en l'enculant, en la faisant croire qu'on va
                    lui couper aussi la tête et définitivement en lui arrachant deux dents,
                    opération que fait le duc, pendant que Curval encule cette belle fille, l'avoir
                    enfin bien fouettée, après tout cela, dis-je, on fait paraître Fanchon, on la
                    fait chier ; chaque ami lui donne cent coups de fouet et le duc lui coupe le
                    teton gauche tout raz de la chair, elle se récrie beaucoup sur l'injustice du
                    procédé. "S'il était juste," dit le duc, "il ne nous ferait pas bander," ensuite
                    on la panse afin qu'elle puisse servir à d'autres supplices, on s'aperçoit qu'il
                    y avait un petit commencement d'émeute générale parmi les fouteurs subalternes,
                    que cet évènement du sacrifice d'un d'entre eux calma tout-à-fait. Les trois
                    autres vieilles sont ainsi que Fanchon, déprivées de tout emploi et remplacées
                    par les historiennes et Julie. Elles frémissent, mais quel moyen d'éviter leur
                    sort. --- Le treize. 67. Un homme qui aimait beaucoup les culs, attire une fille
                    qu'il dit aimer dans une partie sur l'eau ; la barque est préparée, elle se fend
                    et la fille se noye, quelquefois le même s'y prend différemment, il a un balcon
                    préparé dans une chambre fort haute, la fille s'y appuiye, le balcon cède et
                    elle se tue. 68. Un homme, qui aimait à fouetter et à enculer après,
                    perfectionne en attirant une fille dans une chambre préparée ; une trappe
                    s'enfonce, elle tombe dans un caveau, où est le paillard qui lui plonge un
                    poignard dans les tetons, dans le con et dans le trou du cul, au moment de sa
                    chute, ensuite, il la jette, morte ou non, dans un autre caveau, sur l'entrée
                    duquel une pierre se ferme et elle tombe sur un tas d'autres cadavres, qui l'ont
                    précédée, où elle expire enragée, si elle n'est pas morte. Et il a bien soin de
                    ne donner ses coups de poignard que faiblement afin de ne la pas tuer et qu'elle
                    ne meure que dans le dernier caveau, il encule, fouette et décharge toujours
                    avant ; c'est de sens froid qu'il procède à celle-ci. 69. Un bougre fait monter
                    la fille sur un cheval indompté qui la traîne et la tue dans des précipices. 70.
                    Celui dont Martaine a parlé le 18 janvier et dont la première passion est de
                    brûler avec des amorces de poudre, perfectionne en faisant mettre la fille dans
                    un lit préparé, dès qu'elle y est couchée, le lit s'enfonce dans un brasier
                    ardent, mais dont elle peut sortir, il est là et à mesure qu'elle veut sortir,
                    il la repousse à grands coups de broche dans le ventre. 71. Celui dont elle a
                    parlé le 11 et qui aimait à incendier des maisons des pauvres, tâche d'en
                    attirer chez lui, homme ou femme, sous prétexte de charité, il les encule, homme
                    ou femme, puis leur casse les reins et les laisse mourir de faim dans un cachot
                    ainsi disloqué. 72. Celui qui aimait à jeter une femme par la fenêtre sur un
                    fumier et dont Martaine a parlé, exécute ce qu'on va voir, pour seconde passion
                    ; il laisse coucher la fille dans une chambre qu'elle connaît et dont elle sait
                    que la fenêtre est fort basse, on lui donne de l'opium, dès qu'elle est bien
                    endormie on la transporte dans une chambre toute pareille à la sienne, mais dont
                    la fenêtre est très haute et donne sur des pierres aiguës, ensuite on entre
                    précipitamment dans sa chambre en lui faisant une très grande frayeur, on lui
                    dit qu'on va la tuer, elle qui sait que sa fenêtre est basse, l'ouvre et s'y
                    jette fort vite, mais elle tombe sur les pierres aiguës de plus de trente pieds
                    de haut, et elle se tue elle-même et sans qu'on la touche. --- Ce soir-là
                    l'évêque épouse, lui comme femme, Antinous en qualité de mari, et lui comme
                    homme et Céladon en qualité de fille, et cet enfant n'est enculé pour la
                    première fois que ce jour-là. Cette cérémonie célèbre la fête, de la quinzième
                    semaine. Le prélat veut que pour achever de la célébrer on vexe fortement Aline
                    contre laquelle sa rage libertine éclate sourdement, on la pend et la dépend
                    fort vite, et tout le monde décharge en la voyant accrochée ; une saignée que
                    Durcet lui fait la tire d'affaire et il n'y paraît pas le lendemain mais cela la
                    grandie d'un pouce, elle raconte ce qu'elle a éprouvé durant ce supplice.
                    L'évêque pour qui tout est en fête ce jour-là coupe un teton tout raz sur le
                    sein de la vieille Louison. Alors les deux autres voient bien, quel va être leur
                    sort. --- Le quatorze. 73. Un homme dont le goût simple était de fouetter une
                    fille perfectionne en enlevant tous les <corr> morceaux </corr> gros comme un
                    poids de chair sur le corps de la fille, mais on ne la panse point et elle périt
                    ainsi à petit feu. Desgranges avertit qu'elle va parler de meurtres très
                    douloureux et que c'est l'extrême cruauté qui fera le principal, alors on lui
                    recommande plus que jamais les détails. 74. Celui qui aimait à saigner, ôte tous
                    les jours une demi-once de sang jusqu'à la mort. Celui-là est fort applaudi. 75.
                    Celui qui aimait à piquer le cul avec des épingles, donne chaque jour un léger
                    coup de poignard, on arrête le sang, mais on ne panse pas et elle meurt ainsi
                    lentement. 76. Un fustigateur scie tous les membres doucement et l'un après
                    l'autre. 76. Le marquis de Mésange, dont Duclos a parlé relativement à la fille
                    du cordonnier Petignon, qu'il a achetée à Duclos et dont la première passion
                    était de se faire fouetter quatre heures sans décharger, a pour seconde de
                    placer une petite fille dans la main d'un Colosse, qui suspend cet enfant par la
                    tête sur un brasier qui ne la brûle que très doucement, il faut que les filles
                    soient vierges. 77. Sa première passion est de brûler peu-à-peu les chairs du
                    sein et des fesses avec une allumette et sa seconde de larder sur tout le corps
                    une fille avec des mèches soufrées qu'il allume l'une après l'autre, et il la
                    regarde mourir ainsi. "Il n'y a point de mort plus douloureuse," dit le duc, qui
                    avoue s'être livré à cette infamie et en avoir rigoureusement déchargé, on dit,
                    que la femme vit six ou huit heures. --- Le soir Céladon est livré pour le cul ;
                    le duc et Curval s'en donnent avec lui, Curval veut qu'on saigne Constance pour
                    sa grossesse, et il la saigne lui-même en déchargeant dans le cul de Céladon,
                    puis il coupe les tetons à Thérèse en enculant Zelmire, et le duc encule Thérèse
                    pendant qu'il l'opère. --- Le quinze. 78. Il aime à sucer la bouche et à avaler
                    de , la salive, et il perfectionne en faisant avaler tous les jours pendant neuf
                    jours une petite dose de plomb fondu avec un entonnoir, elle crève le neuvième.
                    79. Il aimait à tordre un doigt, et pour second, il casse tous les membres,
                    arrache la langue, crève les yeux et laisse vivre ainsi en diminuant tous les
                    jours la nourriture. 80. Un sacrilège --- le second dont a parlé Martaine le
                    trois janvier --- attache un beau jeune garçon avec des cordes sur une croix
                    très élevée et le laisse-là manger aux corbeaux. 81. Un qui sentait les
                    aisselles et les foutait et dont a parlé Duclos, pend une femme par les
                    aisselles, liée de partout et va la piquer tous les jours en quelque partie du
                    corps, pour que le sang attire les mouches, il la laisse ainsi mourir peu après.
                    82. Un homme passionné pour les culs rectifie en enterrant la fille dans un
                    caveau, où elle a de quoi vivre trois jours, il la blesse avant, pour rendre sa
                    mort plus douloureuse. Il les veut vierges et leur baise le cul pendant huit
                    jours avant de les livrer à ce supplice. 83. Il aimait à foutre des bouches et
                    des culs fort jeunes, il perfectionne en arrachant le cœur d'une fille toute
                    vivante, il y fait un trou, fout ce trou tout chaud, remet le cœur à sa place
                    avec son foutre dedans, on recoud la playe et on laisse la fille finir son sort
                        <corr> sic </corr> sans secours ce qui n'est pas long dans ce cas-là. --- Ce
                    soir-là Curval, toujours animé contre la belle Constance, dit qu'on pût bien
                    accoucher avec un membre cassé, et en conséquence on casse le bras droit de
                    cette infortunée. Durcet le même soir coupe un teton à Marie qu'on a fouettée et
                    fait chier auparavant. --- Le seize. 84. Un fustigateur perfectionne en
                    dégarnissant doucement les os. Il en pompe la mœlle, et il y verse de plomb
                    fondu en place ; ici le duc s'écrie : "qu'il ne veut foutre en cul de sa vie si
                    ce n'est pas là le supplice qu'il destine à Augustine." Cette pauvre fille qu'il
                    enculait pendant ce temps-là jette des cris, et verse un torrent de larmes. Et
                    comme par cette scène elle lui fait manquer sa décharge il lui donne en se
                    branlant et déchargeant seul une douzaine de soufflets qui font retentir la
                    salle. 85. Un, bougre hache sur une machine préparée la fille à petits morceaux,
                    c'est un supplice chinois. 86. Il aimait les pucelages des filles et sa seconde
                    est d'enfourcher une pucelle par le con avec un pieu pointu ; elle est là comme
                    à cheval, on lui enfonce un boulet de canon à chaque pied et on la laisse ainsi
                    mourir à petit feu. 87. Un fustigateur, pèle la fille trois fois, il enduit la
                    quatrième peau d'un caustique dévorant qui la fait mourir dans des douleurs
                    horribles. 88. Un homme dont la première passion était de couper un doigt, a
                    pour seconde, de saisir un morceau de chair avec des tenailles rouges, il coupe
                    avec des sciseaux ce morceau de chair, puis il brûle la plaie, il est quatre ou
                    cinq jours à décharner ainsi peu-à-peu tout le corps et elle meurt dans les
                    douleurs de cette cruelle opération. Ce soir-là on punit Sophie et Céladon qui
                    ont été trouvés s'amusant ensemble, tous deux sont fouettés sur tout le corps
                    par l'évêque à qui ils appartiennent, on coupe deux doigts à Sophie et autant à
                    Céladon, qui, guéris tout de suite, n'en servent moins aux plaisirs de l'évêque.
                    On remet Fanchon sur la scène et après l'avoir fouettée avec un nerf-de-bœuf on
                    la brûle à la plante des pieds, à chaque cuisse, par devant et par derrière, au
                    front, dans chaque main, et on lui arrache ce que lui reste de dents, le duc a
                    presque toujours le vit dans son cul pendant qu'on l'opère. Dites qu'on a
                    préscrit pour loi de ne point gâter les fesses que le jour même du dernier
                    supplice. Le dix-sept. 89. Celui du trente janvier de Martaine et qu'elle-même a
                    conté le cinq février, coupe les tetons et les fesses d'une jeune fille, les
                    mange et met sur les plaies des emplâtres qui brûlent les chairs avec une telle
                    violence, qu'elle en meurt ; il la force de manger aussi de sa propre chair,
                    qu'il vient de couper et qu'il a fait griller. 90. Un bougre fait bouillir une
                    petite fille dans une marmite. 91. Un bougre la fait rôtir toute vive et la
                    broche en venant de l'enculer. 92. Un homme dont la première passion était de
                    faire enculer des garçons et des filles devant lui par de très gros vits, empale
                    par le cul, et laisse mourir ainsi en observant les contorsions de la fille. 93.
                    Un bougre, attache une femme sur une roue et sans lui avoir fait aucun mal
                    avant, la laisse ainsi mourir de sa belle mort. Ce soir-là l'évêque, très en
                    feu, veut qu'Aline soit tourmentée. Sa rage contre elle est à la dernière
                    période, elle paraît nue, il la fait chier et l'encule puis sans décharger ;
                    sortant plein de fureur de ce beau cul, il lui donne un lavement d'eau
                    bouillante qu'on l'oblige de rendre ainsi tout bouillant sur le nez de Thérèse,
                    ensuite on coupe à Aline tous les doigts des mains et des pieds qui lui restent,
                    on lui casse les deux bras, on les lui brûle avant avec un fer rouge, alors on
                    la fouette et la souflette, puis l'évêque tout en feu, lui coupe les tetons et
                    décharge. On passe de là à Thérèse, on lui brûle l'intérieur du con, les
                    narines, la langue, les pieds et les mains, et on lui donne 600 coups de
                    nerf-de-bœuf --- on lui arrache, ce qui lui reste de dents, et on lui brûle le
                    gosier par dedans la bouche. Augustine témoin se met à pleurer, le duc la
                    fouette sur le ventre et sur le con jusqu'au sang. Le dix-huit. 94. Il avait
                    pour première passion de scarifier la chair et pour seconde il fait écarteler à
                    quatre jeunes arbres. 95. Un fustigateur, suspend à une machine, qui plonge la
                    fille dans un grand feu, et l'en retire aussitôt et cela dure jusqu'à ce qu'elle
                    soit ainsi toute brûlée. 96. Il aimait à lui éteindre des bougies sur les
                    chairs, il l'enveloppe de soufre et la fait servir de flambeau en observant que
                    la fumée ne puisse l'étouffer. 97. Un bougre arrache les entrailles d'un jeune
                    garçon et d'une jeune fille, met les entrailles du jeune garçon dans le corps de
                    la fille et celles de la fille dans le corps du garçon (sic), puis il recoud les
                    playes, les lie dos-à-dos à un pilier qui les contient, et placé entre eux deux
                    il les regarde mourir ainsi (sic). 98. Un homme qui aimait à brûler légèrement,
                    rectifie en faisant rôtir sur un gril, en tournant et retournant. --- Ce soir-là
                    on expose Michette à la fureur des libertins, elle est d'abord fouettée par tous
                    quatre, puis chacun lui arrache une dent, on lui coupe quatre doigts, chacun en
                    coupe un ; on lui brûle les cuisses par devant et par derrière en quatre
                    endroits, le duc lui paîtrit un teton jusqu'à ce qu'il soit tout meurtri,
                    pendant qu'il encule Giton ; puis Louison paraît, on la fait chier, on lui donne
                    huit cent coups de nerfs-de-bœuf, on lui arrache toutes les dents, on la brûle
                    sur la langue, au trou du cul, dans le con, au teton, qui lui reste et à 6
                    endroits des cuisses. Dès que tout le monde est couché, l'évêque va chercher son
                    frère, ils emmènent avec eux Desgranges et Duclos, tous quatre descendent Aline
                    au caveau, l'évêque l'encule, le duc aussi, on lui déclare sa mort, et on la lui
                    donne dans des tourments excessifs et qui durent jusqu'au jour, en remontant,
                    ils se louent de ces deux historiennes et conseillent aux deux autres de les
                    employer toujours dans les supplices. --- Le dix-neuf. 99. Un bougre ; il place
                    la femme sur un pieu à tête de diamant, placé sur le croupion ses quatre membres
                    assujetis en l'air par de ficelles seulement, les effets de cette douleur sont
                    de faire rire et le supplice est affreux. 100. Un homme qui aimait à couper un
                    peu de chair sur le cul, perfectionne, en faisant scier la fille très doucement
                    entre les deux planches. 101. Un bougre avec les deux sexes fait venir le frère
                    et la sœur, il dit au frère qu'il va le faire mourir dans un supplice affreux
                    dont il lui fait voir les apprêts, que cependant il lui sauvera la vie, s'il
                    veut d'abord foutre sa sœur et l'étrangler ensuite devant lui, le jeune homme
                    accepte et pendant qu'il fout sa sœur, le libertin encule tantôt le garçon
                    tantôt la fille. Puis le frère de peur de la mort qu'on lui présente étrangle sa
                    sœur, et au moment où il est après l'expédition, une trappe préparée s'ouvre et
                    tous deux aux yeux du paillard tombent dans un brazier ardent. 102. Un bougre
                    exige, qu'un père foute sa fille devant lui, il encule ensuite la fille tenue
                    par le père, ensuite il dit au père qu'il faut absolument que sa fille périsse,
                    mais qu'il a le choix : ou de la tuer lui-même en l'étranglant, ce qui ne la
                    fera point souffrir, ou s'il ne veut pas tuer sa fille, que lui alors va la
                    tuer, mais que ce serait devant les yeux du père et dans des supplices
                    épouvantables ; le père aime mieux tuer la fille avec un cordon serré autour du
                    col, que de la voir souffrir de tourments affreux, mais quand il va s'y
                    préparer, on le lie, on le garotte et on écorche sa fille devant lui que l'on
                    roule ensuite sur des épines de fer brûlantes, puis on la jette dans un brazier
                    et le père est étranglé "pour lui apprendre", dit le libertin, "à consentir à
                    vouloir étrangler lui-même sa fille," on le jette après dans le même brazier de
                    sa fille. 103. Un grand amateur des culs et de fouet, réunit la mère et la
                    fille, dit à la fille qu'il va tuer sa mère si elle ne consent pas à avoir les
                    deux mains coupées, la petite y consent, on les coupe, alors, on sépare ces deux
                    êtres-là, on lie la fille par le col à une corde les pieds sur un tabouret, au
                    tabouret est une autre corde elle la tire sans savoir ce qu'elle fait, on la
                    mène sur-le-champ contempler son ouvrage, et dans le moment du désespoir, on lui
                    abat par derrière la tête d'un coup de sabre. Ce même soir Durcet jaloux du
                    plaisir qu'ont eu la nuit passée les deux frères, veut qu'on vexe Adélaïde, dont
                    il assure que ce sera bientôt le tour, en conséquence Curval son père et Durcet
                    son mari lui pincent les cuisses avec des tenailles brûlantes, pendant que le
                    duc l'encule sans pommade. On lui perce le bout de la langue, on lui coupe les
                    deux bouts des oreilles, on lui arrache quatre dents, ensuite on la fouette à
                    tour de bras ; ce même soir l'évêque saigne Sophie devant Adélaïde, sa chère
                    amie, jusqu'à l'évanouissement, il l'encule en la saignant et reste tout le
                    temps dans son cul, on coupe deux doigts à Narcisse, pendant que Curval
                    l'encule, puis on fait paraître Marie, on lui enfonce un fer brûlant dans le cul
                    et dans le con. On la brûle avec un fer chaud à 6 endroits des cuisses, sur le
                    clitoris, sur la langue, sur le teton qui lui reste, et on lui arrache ce qui
                    lui reste des dents. --- Le vingt février. 104. Celui du cinq décembre de
                    Chanville, dont le goût était de prostituer le fils par la mère, pour l'enculer,
                    rectifie en réunissant la mère et le fils, il dit à la mère qu'il va la tuer,
                    mais qu'il lui fera grâce si elle tue son fils ; si elle ne le tue pas, on
                    dégorge l'enfant devant elle et si elle le tue, on la lie sur le corps de son
                    fils et on la laisse ainsi périr à petit feu sur le cadavre. 105. Un grand
                    incestueux réunit les deux sœurs après les avoir enculées, il les lie sur une
                    machine, chacune, un poignard à la main, la machine part, les filles se
                    rencontrent et elles se tuent ainsi mutuellement. 106. Un autre incestueux veut
                    une mère et quatre enfants, il les enferme dans un endroit d'où il puisse les
                    observer, il ne leur donne aucune nourriture à fin de voir les effets de la faim
                    sur cette femme et lequel de ses enfants elle mangera le premier. 107. Celui du
                    vingt-neuf décembre de la Chanville, qui aimait à fouetter des femmes grosses,
                    veut la mère et la fille toutes deux grosses, il les lie chacune sur une plaque
                    de fer, l'une au-dessus de l'autre, un ressort part, les deux plaques se
                    rejoignent étroitement et avec une telle violence que les deux femmes sont
                    réduites à poudre, elles et leurs fruits. 108. Un homme très bougre s'amuse de
                    la façon suivante : il réunit l'amant et la maîtresse. "Il n'y a qu'un seul être
                    dans le monde," dit-il à l'amant "qui s'oppose à votre bonheur, je vais le
                    remettre entre vos mains", il le mène dans un chambre obscure, où une personne
                    dort dans un lit ; vivement excité, le jeune homme va percer cette personne, dès
                    qu'il a fait, on lui fait voir que c'est sa maîtresse qu'il a tuée, de désespoir
                    il se tue lui-même, s'il ne le fait pas, le paillard le tue à coup de fusil,
                    n'osant pas entrer dans la chambre où est ce jeune homme furieux et armé, avant
                    il a foutu le jeune garçon et la jeune fille dans l'espoir de les servir et de
                    les réunir, et c'est après en avoir joui qu'il fait ce coup-là. --- Ce soir-là
                    pour célébrer la seizième semaine, Durcet épouse lui comme femme Bande-au-ciel
                    en qualité de mari et lui comme homme Hyacinthe en qualité de femme, mais pour
                    les noces il veut tourmenter Fanni, son épouse féminine, en conséquence on la
                    brûle sur les bras et sur les cuisses en 6 endroits, on lui arrache deux dents,
                    on la fouette, on oblige Hyacinthe qui l'aime et qui est son mari par les
                    arrangements voluptueux, dont on a parlé ci-devant, on l'oblige, dis-je, de
                    chier dans la bouche de Fanni et celle-ci à le manger. Le duc arrache une dent à
                    Augustine et la fout en bouche tout de suite après. Fanchon reparaît, on la
                    saigne et pendant que le sang coule du bras, on le lui casse, ensuite on lui
                    enlève les ongles des pieds et on lui coupe des doigts des mains. --- Le vingt
                    et un. 109. Elle annonce que les suivants sont des bougres qui ne veulent que
                    des meurtres masculins. --- Il enfonce un canon de fusil chargé à grosses
                    mitrailles dans le cul du garçon qu'il vient de foutre et lui lâche le coup en
                    déchargeant. 110. Il oblige le jeune garçon à voir mutiler sa maîtresse devant
                    ses yeux, et il lui en fait manger la chair, et principalement les fesses, les
                    tetons et le cœur. Il faut ou qu'il mange ces mets ou qu'il meure de faim ; dès
                    qu'il a mangé, si c'est là le parti qu'il prend, il lui fait plusieurs blessures
                    sur le corps, et le laisse mourir ainsi en perdant son sang, et s'il ne mange
                    pas, il meurt de faim. 111. Il lui arrache les couilles et les lui fait manger,
                    sans le lui dire, puis remplace les testicules par des boules de mercure de
                    vif-argent et de soufre qui lui causent des douleurs si violentes qu'il meurt
                    pendant ces douleurs ; il l'encule, et les lui augmente en le brûlant partout
                    avec des mèches de soufre en l'égratignant et en brûlant sur les blessures. 112.
                    Il le cloue par le trou du cul, sur un pieu très étroit, et le laisse finir
                    ainsi. 113. Il encule et pendant qu'il sodomise, il enlève le crâne, ôte la
                    cervelle et la remplace par du plomb fondu. --- Ce soir-là Hyacinthe est livré
                    pour le cul et rigoureusement fustigé avant l'opération. Narcisse est présenté,
                    on lui coupe les 2 couilles. On fait venir Adélaïde, on lui passe une pelle
                    rouge sur les cuisses par devant, on lui brûle le clitoris, on lui perce la
                    langue, on la fouette sur la gorge, on lui coupe les deux boutons du sein, on
                    lui casse les deux bras, on lui coupe ce qui lui reste de doigts, on lui arrache
                    les poils du con, six dents et une poignée de cheveux, tout le monde décharge,
                    excepté le duc qui bandant comme un furieux, demande à exécuter seul Thérèse, on
                    lui accorde, il lui enlève tous les ongles avec un canif, et lui brûle les
                    doigts à de bougies à mesure, puis il lui casse un bras, et ne déchargeant point
                    encore, il enconne Augustine et lui arrache une dent, en lui lâchant son foutre
                    dans le con. --- Le vingt-deux. 114. Il rompt un jeune garçon, puis l'attache
                    sur la roue où il le laisse expirer, il y est tourné de manière à montrer les
                    fesses de près et le scélérat qui le tourmente fait mettre sa table sous la
                    roue, et va dîner là tous les jours jusqu'à ce que le patient soit expiré. ---
                    115. Il pèle un jeune garçon, le frotte de miel, et le laisse ainsi dévorer aux
                    mouches. 116. Il lui coupe le vit, les mamelles et le place sur un pieu où il
                    est cloué par un pieu se soutenant par un autre pieu où il est cloué par la
                    main, il le laisse ainsi mourir de sa belle mort. 117. Le même homme qui avait
                    fait dîner Duclos avec ses chiens, fait dévorer un jeune garçon par un lion
                    devant lui, en lui donnant une légère gaule pour se défendre ce qui n'anime que
                    davantage la bête contre lui, il décharge quand tout est dévoré. 118. Il livre
                    un jeune garçon à un cheval entier dressé à cela, qui l'encule et le tue,
                    l'enfant est recouvert d'une peau de jument, et a le trou du cul frotté de
                    foutre de jument. --- Le même soir Giton est livré à des supplices, le duc,
                    Curval, Hercule et Brise-cul le foutent sans pommade, on le fouette à tour de
                    bras, ou lui arrache quatre dents, on lui coupe quatre doigts, toujours par
                    quatre, parce que chacun officie et Durcet lui écrase une couille entre ses
                    doigts. Augustine est fouettée par bouquets à tour de bras, son beau cul est mis
                    en sang, le duc l'encule pendant que Curval lui coupe un doigt, puis Curval
                    l'encule pendant que le duc la brûle sur les cuisses avec un fer rouge à 6
                    endroits, il lui coupe encore un doigt de la main à l'instant de la décharge de
                    Curval, et malgré tout cela rien <corr> ne </corr> va pas moins ; <corr> elle
                    </corr> couche encore avec le duc ; on casse un bras à Marie, on lui arrache les
                    ongles des doigts et on les lui brûle. Cette même nuit Durcet et Curval
                    descendent Adélaïde au caveau, aidés de Desgranges et de Duclos. Curval l'encule
                    pour la dernière fois, puis ils la font périr dans des supplices affreux qu'on
                    vous détaillera. --- Le vingt-trois. 119. Il place un jeune garçon dans une
                    machine qui le tire en le disloquant tantôt en haut, tantôt en bas ; il est
                    brisé en détail, on l'ôte et le remet ainsi plusieurs jours de suite jusqu'à la
                    mort. 120. Il fait polluer et exténuer un jeune garçon par une jolie fille, il
                    s'apaise, on ne le nourrit pas et il meurt dans des convulsions terribles. 121.
                    Il lui fait dans le même jour l'opération de la pierre du trépas, de la fistule
                    à l'œil, de celle en l'anus ; on a bien soin de les manquer toutes, puis on
                    l'abandonne ainsi sans secours jusqu'à la mort. 122. Après avoir coupé tout raz
                    le vit et les couilles, il forme un con au jeune homme avec une machine de fer
                    rouge, qui fait le trou et qui cautérise tout de suite, il le fout dans cette
                    ouverture, et l'étrangle de ses mains en déchargeant. 123. Il l'étrille avec une
                    étrille de cheval ; quand il l'a mis en sang de cette manière, il le frotte
                    d'esprit de vin, qu'il enflamme et toujours ainsi jusqu'à la mort. --- Ce même
                    soir on présente Narcisse aux vexations ; on lui brûle les cuisses et le vit, on
                    lui écrase les deux couilles. --- On reprend Augustine à la sollicitation du
                    duc, qui est acharnée sur elle, on lui brûle les cuisses et les aisselles, on
                    lui enfonce un fer chaud dans le con, elle s'évanouit. Le duc n'en devient que
                    plus furieux, il lui coupe un teton, boit son sang et lui casse les deux bras,
                    et lui arrache le poil du con, toutes les dents et lui coupe tous les doigts des
                    mains, qu'il cautérise avec le feu, il couche encore avec elle et à ce qu'assure
                    la Duclos, il la fout en con et en cul toute la nuit en lui annonçant qu'il
                    l'achèvera le lendemain. Louison paraît, on lui casse un bras. On la brûle à la
                    langue, au clitoris, on lui arrache tous les ongles et on lui brûle les bouts
                    des doigts ensanglantés. Curval la sodomise en cet état et dans sa rage foule et
                    paîtrit de toutes ses forces un teton de Zelmire en déchargeant. Non content de
                    ces excès, il la reprend et la fouette à tour de bras. --- Le vingt-quatre. 124.
                    Le même que le quatrième du premier janvier de Martaine, veut enculer le père au
                    milieu de ses deux enfants et en déchargeant d'une main il poignarde un de ces
                    enfants, de l'autre il étrangle le second. 125. Un homme dont la passion était
                    de fouetter des femmes grosses sur le ventre, a pour seconde d'en assembler six
                    au terme de huit mois, il les lie toutes dos-à-dos présentant le ventre, il fend
                    l'estomac de la première, il perce celui de la seconde à coup de couteau, donne
                    cent coups de pieds dans celui de la troisième, cent coups de bâton sur celui de
                    la quatrième, brûle celui de la cinquième et râpe celui de la sixième, et puis
                    il assomme à coups de massue sur le ventre celles que son supplice n'a pas
                    encore fait mourir. Curval interrompt par quelque scène furieuse, cette passion
                    l'échauffant beaucoup. 126. Le séducteur dont a parlé Duclos, assemble deux
                    femmes, il exhorte l'une pour sauver sa vie à renier dieu et la religion, mais
                    elle a été soufflée et on lui a dit de n'en rien faire ; parce que, si elle le
                    faisait, elle serait tuée, et qu'en ne le faisant pas, elle n'avait rien à
                    craindre, elle résiste, il lui brûle la cervelle, "en voilà une à dieu ;" il
                    fait venir la seconde qui frappée de cet exemple et de ce qu'on lui a dit en
                    dessous, qu'elle n'avait d'autre façon de sauver ses jours que de renier, fait
                    tout ce qu'on lui propose, il lui brûle la cervelle "en voilà une autre au
                    diable" --- le scélérat recommence ce petit jeu là toutes les semaines. 127. Un
                    très grand bougre aime à donner des bals, mais c'est un plafond préparé qui fond
                    dès qu'il est chargé, et presque tout le monde périt, s'il demeurait toujours
                    dans la même ville, il serait découvert, mais il change de ville très souvent,
                    il n'est découvert que la cinquantième fois. 128. Le même de Martaine du
                    vingt-sept janvier, dont le goût est de faire avorter, met trois femmes grosses
                    dans trois postures cruelles de manière à former trois plaisants groupes, il les
                    regarde accoucher en cette situation, ensuite il leur lie leurs enfants au col,
                    jusqu'à ce que l'enfant soit mort ou qu'elles l'aient mangé, car il les laisse
                    dans cette posture sans les nourrir, le même avait encore une autre passion, il
                    faisait accoucher deux femmes devant lui, leur bandait les yeux, mêlait les
                    enfants que lui seul connaissait, à une marque, puis leur ordonnait d'aller les
                    reconnaître, si elles ne se trompaient pas, il les laissait vivre, si elles se
                    trompaient, il les pourfendait à coup de sabre sur le corps de l'enfant,
                    qu'elles prenaient pour le leur. --- Ce même soir on présente Narcisse aux
                    orgies, on achève de lui couper tous les doigts des mains pendant que l'évêque
                    l'encule et que Durcet opère, on lui enfonce une aiguille brûlante dans le canal
                    de l'urètre ; on fait venir Giton, on se le plotte et on joue à la balle avec,
                    et on lui casse une jambe. Pendant que le duc l'encule sans décharger, arrive
                    Zelmire, on lui brûle le clitoris, la langue, les gencives, on lui arrache
                    quatre dents on la brûle en six endroits des cuisses par devant et par derrière,
                    on lui coupe les deux bouts des tetons, tous les doigts des mains et Curval
                    l'encule en cet état, sans décharger. --- On amène Fanchon à qui on crève un œil
                    ; pendant la nuit le duc et Curval escortés de Desgranges et de Duclos
                    descendent Augustine au caveau, elle avait le cul très conservé ; on le fouette,
                    puis chacun l'encule sans décharger, ensuite le duc lui fait cinquante-huit
                    blessures sur les fesses dans chacune desquelles il coule d'huile bouillante, il
                    lui enfonce un fer chaud dans le con et dans le cul et la fout sur les blessures
                    avec un condom de peau de chien de mer qui redéchirait les brûlures. Cela fait,
                    on lui découvre les os et on les lui scie en différents endroits, puis l'on
                    découvre ses nerfs en quatre endroits, formant la croix on attache à un
                    tourniquet chaque bout de ces nerfs et on tourne, ce qui lui allonge ces parties
                    délicates et la fait souffrir des douleurs inouïes, on lui donne du relâche pour
                    la mieux faire souffrir, puis on reprend l'opération, et à cette fois on lui
                    égratigne les nerfs avec un canif à mesure qu'on les allonge, cela fait, on lui
                    fait un trou au gosier, par lequel on ramène et fait passer sa langue, on lui
                    brûle à petit feu le teton qui lui reste, puis on lui enfonce dans le con une
                    main armée d'un scalpel avec lequel on brise la cloison qui sépare l'anus du
                    vagin, on quitte le scalpel, on renfonce la main, on va chercher dans ses
                    entrailles et la force à chier par le con, ensuite par la même ouverture on va
                    lui fendre le sac de l'estomac, puis l'on revient au visage, on lui coupe les
                    oreilles, on lui brûle l'intérieur du nez, on lui éteint les yeux en laissant
                    distiller de la cire d'Espagne brûlante dedans, on lui lève le crâne, on la pend
                    aux cheveux, en lui attachant des pierres aux pieds, pour qu'elle tombe et le
                    crâne s'arrache, quand elle tomba de cette chute, elle respirait encore et le
                    duc la foutit en con dans cet état, il décharge et n'en sortit que plus furieux,
                    on l'ouvrit, on lui brûle les entrailles dans le ventre même, et on passe une
                    main armée du scalpel qui fut lui piquer le cœur au-dedans à différentes places,
                    ce fut là, qu'elle rendit l'âme (sic), ainsi périt à quinze ans et 8 mois, une
                    des plus célestes créatures, qu'ait formée la nature. Son éloge. --- Le
                    vingt-cinq. 129. (Dès ce matin-là, le duc prend Colombe pour femme et elle en
                    remplit les fonctions.) --- Un grand amateur de culs encule la maîtresse aux
                    yeux de l'amant, et l'amant aux yeux de la maîtresse, puis il cloud l'amant sur
                    le corps de sa maîtresse et les laisse ainsi l'un sur l'autre et bouche. Ce sera
                    le supplice de Céladon et de Sophie qui s'aiment, et on interrompt pour obliger
                    Céladon à distiller lui-même de la cire d'Espagne sur les cuisses de Sophie, il
                    s'évanouit, l'évêque le fout en cet état. 130. Le même qui s'amusait à jeter une
                    fille dans l'eau et à la retirer, a pour seconde, de jeter sept ou huit filles
                    dans un étang, de les voir débattre, il leur fait présenter, une barre rouge,
                    elles s'y prennent, mais il les repousse, et pour qu'elles périssent plus
                    sûrement, il leur a coupé à chacune un membre en les jetant. 131. Il avait pour
                    premier goût de faire vomir, il perfectionne en usant d'un secret au moyen
                    duquel il répand la peste dans une province entière, il est inouï ce qu'il a
                    déjà fait périr de monde. Il empoisonnait aussi les fontaines et les rivières.
                    132. Un homme qui aimait le fouet, fait mettre trois femmes grosses dans une
                    cage de fer, avec chacune un enfant, on échauffe en dessous la cage, à mesure
                    que la plaque s'échauffe, elles cabriolent, prennent leurs enfants dans leurs
                    bras, et finissent par tomber et mourir ainsi (on y a renvoyé de quelque part
                    plus haut, voyez où). 133. Il aimait à piquer avec une aleine et il perfectionne
                    en enfermant une femme grosse dans un tonneau rempli de pointes, puis il fait
                    rouler le tonneau fortement dans un jardin. --- Constance a eu autant de chagrin
                    à ces récits de supplices de femmes grosses, que Curval a eu de plaisir ; elle
                    ne voit que trop son sort, comme il approche, on croit pouvoir commencer à la
                    vexer, on lui brûle les cuisses en six endroits, on lui laisse tomber de la cire
                    d'Espagne, sur le nombril, et on lui pique les tetons avec des épingles. ---
                    Giton paraît, on lui enfonce une aiguille brûlante dans la verge de part en
                    part, on lui pique les couilles, on lui arrache quatre dents ; puis arrive
                    Zelmire, dont la mort approche, on lui enfonce un fer rouge dans le con, on lui
                    fait six blessures sur le sein, et douze sur les cuisses, on lui pique fort
                    avant le nombril, elle reçoit vingt soufflets de chaque ami ; on lui arrache
                    quatre dents, on la pique dans un œil, on la fouette et on l'encule, en la
                    sodomisant, Curval son époux, lui annonce sa mort pour le lendemain, elle s'en
                    félicite en disant que ce sera la fin de ses maux. --- Rosette paraît, on lui
                    arrache quatre dents, on la marque d'un fer chaud sur les deux omoplates, on la
                    coupe sur les deux cuisses et aux gras de jambes, puis on l'encule en lui
                    paîtrissant les tetons. Thérèse paraît et on lui crève un œil et on lui donne
                    cent coups de nerf-de-bœuf sur le dos. Le vingt-six. 134. Un bougre se place au
                    bas d'une tour dans un endroit garni de pointes de fer, on précipite vers lui du
                    haut de la tour plusieurs enfants des deux sexes, qu'il a enculés avant, il se
                    plaît à les voir se transpercer, et à être éclaboussé de leur sang. 135. Le
                    même, dont elle a parlé le 11 et 13 février et dont le goût est d'incendier, a
                    aussi pour passion, d'enfermer six femmes grosses dans un endroit où elles sont
                    liées sur des matières combustibles, il y met le feu, et si elles veulent se
                    sauver, il les attend avec une broche de fer, les bourre et les rejette dans le
                    feu ; cependant à demi rôties, le plafond s'enfonce, et elles tombent dans une
                    grande cuve d'huile bouillante préparée en dessous, où elles achèvent de périr.
                    136. Le même de la Duclos, qui déteste si bien les pauvres et qui a acheté la
                    mère de Lucile, sa sœur et elle, a été aussi cité par Desgranges (vérifiez-le),
                    a pour autre passion, de réunir une pauvre famille sur une mine et de l'y voir
                    sauter. 137. Un incesteur, grand amateur de sodomie, pour réunir ce crime à ceux
                    de l'inceste, du meurtre, et du viol et du sacrilège et de l'adultère, se fait
                    enculer par son fils avec une hostie dans le cul, viole sa fille mariée et tue
                    sa nièce. 138. Un grand partisan de culs étrangle une mère en l'enculant, quand
                    elle est morte, il la fout en con, en déchargeant, il tue la fille sur le sein
                    de la mère à coups de couteau dans le sein, puis il fout la fille en cul quoique
                    morte, puis, très assuré, qu'elles ne sont pas encore mortes et qu'elles
                    souffriront, il jette, les cadavres au feu et décharge en les voyant brûler.
                    C'est le même dont a parlé Duclos le vingt-neuf novembre qui aimait à voir une
                    fille sur un lit de satin noir, c'est aussi le même que Martaine conte le
                    premier du onzième janvier. --- Narcisse est présenté aux supplices, on lui
                    coupe un poignet, on en fait autant à Giton. On brûle Michette dans l'intérieur
                    du con, autant à Rosette et toutes deux sont brûlées sur le ventre et sur les
                    tetons, mais Curval qui n'est pas maître de lui, malgré la convention, coupe un
                    teton en entier à Rosette en enculant Michette. Ensuite vient Thérèse à qui on
                    donne deux cent coups de nerfs-de-bœuf sur le corps et à qui on crève un œil,
                    cette nuit-là Curval vient chercher le duc, et escorté de Desgranges et de
                    Duclos, ils font descendre Zelmire au caveau, où les supplices les plus raffinés
                    sont mis en usage pour la faire périr, ils sont tous bien plus forts encore que
                    ceux d'Augustine, et on les trouve encore à l'opération, le lendemain matin à
                    l'heure du déjeuner. Cette belle fille meurt à 15 ans et deux mois. </p>
                <p> C'était elle qui avait le plus beau cul du sérail des filles. --- Et dès le
                    lendemain Curval qui n'a plus de femme prend Hébé. --- Le vingt-sept. On remet
                    au lendemain à célébrer la fête de la dix-septième et dernière semaine, afin que
                    cette fête accompagne la clôture des récits, et Desgranges conte les passions
                    suivantes. 139. Un homme dont Martaine a parlé le douze janvier et qui brûlait
                    de l'artifice dans le cul, a pour seconde passion de lier deux femmes grosses
                    ensemble en forme de boule et de les faire partir dans un pierrier. 140. Un dont
                    le goût était de scarifier, oblige deux femmes grosses à se battre dans une
                    chambre, on les observe sans risque ; à se battre, dis-je, à coups de poignard,
                    elles sont nues ; il les menace d'un fusil braqué sur elles, si elles n'y vont
                    pas de bon cœur, si elles se tuent, c'est ce qu'il veut, si non il se précipite
                    dans la chambre, où elles sont l'épée à la main, et quand il en a tué une, il
                    éventre l'autre et lui brûle les entrailles avec des eaux fortes, ou des
                    morceaux de fer ardent. 141. Un homme qui aimait à fouetter des femmes grosses
                    sur le ventre, rectifie en attachant la fille grosse sur une roue, et dessous
                    est fixée dans un fauteuil sans pouvoir bouger la mère de cette fille, la bouche
                    ouverte en l'air et obligée de recevoir dans sa bouche toutes les ordures, qui
                    découlent du cadavre, et l'enfant si elle accouche. 142. Celui dont Martaine a
                    parlé le seize janvier et qui aimait à piquer le cul, attache une fille sur une
                    machine toute garnie de pointes de fer, il la fout là-dessus de manière qu'à
                    chaque secousse, qu'il donne, il la cloue, ensuite il la retourne et la fout en
                    cul pour qu'elle se pique également à l'autre côté, et il lui pousse le dos,
                    pour qu'elle s'enferre les tetons, quand il a fait, il pose dessus elle une
                    seconde planche également garnie, puis avec des vis les deux planches se
                    resserrent, elle meurt ainsi écrasée et piquée de partout, ce resserrement se
                    fait peu-à-peu, on lui donne tout le temps de mourir dans les douleurs. 143. Un
                    fustigateur pose une femme grosse sur une table, il la cloue sur cette table en
                    enfonçant d'abord un clou brûlant dans chaque œil, un dans la bouche, un dans
                    chaque teton, puis il lui brûle le clitoris et le bout des tetons avec une
                    bougie et lentement il lui scie les genoux à moitié, lui casse les os des jambes
                    et finit par lui enfoncer un clou rouge et énorme dans le nombril, qui achève
                    son enfant et elle, il les veut prêtes d'accoucher. --- Ce soir-là on fouette
                    Julie et Duclos, mais par amusement, puis qu'elles sont toutes deux du nombre
                    des conservées, malgré cela on brûle Julie en deux endroits des cuisses et on
                    l'épile. Constance, qui doit périr le lendemain, paraît, mais elle ignore encore
                    sa destinée ; on lui brûle les deux bouts des seins, on lui distille de la cire
                    d'Espagne sur le ventre, on lui arrache quatre dents, et on la pique avec une
                    aiguille dans le blanc des yeux. --- Narcisse, qui doit être aussi immolé le
                    lendemain, paraît, on lui arrache un œil et quatre dents, Giton, Michette et
                    Rosette qui doivent aussi accompagner Constance au tombeau, ont chacun un œil
                    arraché et quatre dents, Rosette a les deux bouts des tetons coupés, et 6
                    morceaux de chair coupés tant sur les bras que sur les cuisses, on lui coupe
                    tous les doigts des mains et on lui enfonce un fer rouge dans le con et dans le
                    cul. Curval et le duc déchargent, chacun deux fois. --- Arrive Louison, à qui on
                    donne cent coups de nerfs-de-bœuf, et à qui on arrache un œil, que l'on l'oblige
                    d'avaler ; et elle le fait. --- Le vingt-huit. 144. Un bougre fait chercher deux
                    bonnes amies, il les lie l'une à l'autre bouche à bouche, en face d'elles est un
                    excellent repas, mais elles ne peuvent l'atteindre, il les regarde se dévorer
                    toutes deux, quand la faim vient à les presser. 145. Un homme qui aimait à
                    fouetter des femmes grosses ; en enferme six de cette espèce dans un rond formé
                    par des cercles de fer ; cela forme une cage dans laquelle elles sont toutes,
                    face en face, au dedans, peu-à-peu les cercles se compriment et se resserrent,
                    et elles sont ainsi applaties et étouffées toutes six avec leurs fruits. Mais,
                    avant, il leur a coupé à toutes les fesses et un teton qui leur ajuste en
                    palatine. 146. Un homme qui aimait aussi à fouetter des femmes grosses en lie
                    deux, chacune à une perche, qui par le moyen d'une machine, les jettent et les
                    plottent l'une contre l'autre ; à force de se choquer elles se tuent ainsi
                    mutuellement, et il décharge. Il tâche d'avoir la mère et la fille, ou les deux
                    sœurs. 147. Le comte dont Duclos a parlé, et dont Desgranges a aussi parlé le
                    26, celui qui achète Lucile, sa mère et la petite sœur de Lucile, dont Martaine
                    a aussi parlé le 4me du 1er janvier, a pour dernière passion, d'accrocher trois
                    femmes au-dessus de trois trous, l'une est pendue par la langue et le trou
                    qu'elle a sous elle est un puits très profond, la seconde est pendue par les
                    tetons, et le trou qu'elle a sous elle est un brazier, la troisième a le crâne
                    cerné et est accrochée par les cheveux, et le trou qu'elle a sous elle est garni
                    de pointes de fer ; quand le poids du corps de ces femmes les entraîne, que les
                    cheveux s'arrachent avec la peau du crâne, que les tetons se déchirent, et que
                    la langue se coupe, elles ne sortent d'un supplice que pour passer dans l'autre
                    ; quand il peut, il met les trois femmes grosses ou, si non, une famille, et
                    c'est à cela qu'il a fait servir Lucile, sa sœur et sa mère. 148. La dernière
                    (vérifiez pourquoi les deux manquent, tout y était sur le brouillon). Le grand
                    seigneur qui se livre à la dernière passion, que nous désignerons sous le nom
                    d'enfer, a été cité quatre fois, c'est le dernier du 29 novembre de Duclos,
                    c'est celui de Chanville, qui ne dépucelle qu'à neuf ans, celui de Martaine qui
                    dépucelle en cul à trois ans, et celui dont Desgranges a elle-même parlé un peu
                    plus haut (vérifiez où). --- C'est un homme de 40 ans, d'une taille énorme, et
                    membré comme un mulet : son vit a près de 9 pouces de tour, sur un pied de long
                    ; il est très riche, très grand-seigneur, très dur et très cruel. Pour cette
                    passion-ci il a une maison à l'extrémité de Paris, extrêmement isolée.
                    L'appartement où se passe sa volupté est un grand salon fort simple, mais
                    rembourré et matelassé de partout, une grande croisée est la seule ouverture,
                    qu'on voie à cette chambre, elle donne sur un vaste souterrain à vingt pieds
                    au-dessous du sol du salon, où il se tient, et sous la croisée sont des matelats
                    qui reçoivent les filles à mesure qu'il les jette dans ce caveau, à la
                    description duquel nous reviendrons tout à l'heure. Il lui faut quinze filles
                    pour cette partie et toutes entre quinze et dix-sept ans, ni au-dessus ni
                    au-dessous ; six maquerelles sont employées dans Paris, et douze dans les
                    provinces à lui chercher tout ce qu'il est possible de trouver de plus charmant
                    dans cet âge et on les réunit en pépinière à mesure qu'on les trouve, dans un
                    couvent de campagne dont il est le maître, et de là il tire les quinze sujets
                    pour ses passions qui s'exécutent régulièrement tous les quinze jours. Il
                    examine lui-même la veille les sujets, le moindre défaut les fait réformer, il
                    veut qu'elles soient absolument des modèles de beauté. Elles arrivent conduites
                    par une maquerelle, et demeurent dans une chambre voisine de son salon de
                    volupté, on les lui fait voir d'abord dans cette première pièce, toutes les
                    quinze nues ; il les touche, il les manie, il les examine, les suce sur la
                    bouche, et les fait toutes chier l'une après l'autre dans sa bouche, mais il
                    n'avale pas. Cette première opération faite avec un sérieux effrayant, il les
                    marque toutes sur l'épaule avec un fer rouge, au numéro de l'ordre dans lequel,
                    il veut qu'on les lui fasse passer, cela fait, il passe seul dans son salon, et
                    reste un moment seul, sans qu'on sache à quoi il employe ce moment de solitude,
                    ensuite il frappe, on lui jette la fille numérotée ; mais jette exactement, la
                    maquerelle la lui lance, et il la reçoit dans les bras, elle est nue. Il ferme
                    sa porte, prend des verges et commence à fouetter sur le cul, cela fait, il la
                    sodomise de son vit énorme et n'a jamais besoin d'aide, il ne décharge point, il
                    tire son vit bandant, reprend les verges et fouette la fille sur le dos, les
                    cuisses, par devant et par derrière, puis il la recouche et la dépucelle par
                    devant, ensuite il reprend les verges et la fouette à tour de bras sur la gorge,
                    puis il lui saisit les deux seins et les lui paîtrit tant qu'il a de force ;
                    cela fait, il fait six blessures avec une alêne dans les chairs, dont une sur
                    chaque teton meurtri. Ensuite il œuvre la croisée qui donne sur le souterrain,
                    place la fille droite, lui tournant le cul et presque au milieu du salon en face
                    de la croisée, de là, il lui donne un coup de pied dans le cul si violent, qu'il
                    la fait passer par la croisée, où elle va tomber sur les matelats, mais avant de
                    la précipiter ainsi, il lui passe un ruban au col, et ce ruban qui signifie un
                    supplice est analogue à celui auquel il s'imagine qu'elles seront les plus
                    propres ou qui deviendra le plus voluptueux à lui infliger, et il est inouï,
                    comme il a le tact et la connaissance de cela, toutes les filles passent ainsi
                    l'une après l'autre, et toutes subissent absolument la même cérémonie de façon
                    qu'il a trente pucelages dans sa journée et tout cela sans répandre une goutte
                    de foutre. Le caveau où les filles tombent, est garni de quinze différents
                    assortiments de supplice effroyables, et un bourreau sous le masque et le <corr>
                        costume </corr> d'un démon préside à chaque supplice, vêtu de la couleur
                    affectée à ce supplice, le ruban que la fille a au col, répond à une des
                    couleurs affectées à ce supplice et dès qu'elle tombe, le bourreau de cette
                    couleur s'empare d'elle et la mène au supplice où il préside. Mais on ne
                    commence à les y appliquer toutes, qu'à la chute de la quinzième fille, dès que
                    celle-ci est tombée, notre homme dans un état furieux qui a pris trente
                    pucelages sans décharger descend presque nu et le vit collé contre son ventre,
                    dans cet infernal repaire ; alors tout est en train et tous les tourments
                    agissent et agissent à la fois. Le 1e supplice est une roue sur laquelle est la
                    fille et qui tourne sans cesse en effleurant un cercle garni de lames de rasoir,
                    où la malheureuse s'égratigne et se coupe en tous les sens à chaque tour, mais
                    comme elle n'est qu'effleurée, elle tourne au moins deux heures avant que de
                    mourir. 2. La fille est couchée à deux pouces d'une plaque rouge qui la fond
                    lentement. 3. Elle est fixée par le croupion sur un pieu de fer brûlant et
                    chacun de ses membres contourné dans une dislocation épouvantable. 4. Les quatre
                    membres attachés à quatre ressorts qui s'éloignent peu-à-peu et la tiraillent
                    lentement jusqu'à ce qu'enfin ils se détachent et le tronc tombe dans un
                    brazier. 5. Une cloche de fer rouge lui sert de bonnet, sans appuyer, de manière
                    que sa cervelle fond lentement, et que sa tête grille en détail. 6. Elle est
                    dans une cuve d'huile bouillante enchaînée. 7. Elle est exposée droite à une
                    machine qui lui lance 6 fois par minute un trait piquant dans le corps et
                    toujours à une place nouvelle, la machine ne s'arrête que quand elle en est
                    couverte. 8. Les pieds dans une fournaise et une masse de plomb sur la tête
                    l'abaisse peu-à-peu à mesure qu'elle se brûle. 9. Son bourreau la pique à tout
                    instant avec un fer rouge, elle est liée devant lui, il blesse ainsi peu-à-peu
                    tout le corps en détail, 10. Elle est enchaînée à un pilier sous un globe de
                    verre et vingt serpents affamés la dévorent en détail toute vive. 11. Elle est
                    pendue par une main avec deux boulets de canon aux pieds, si elle tombe c'est
                    dans une fournaise. 12. Elle est empalée par la bouche, les pieds en l'air, un
                    déluge de flammèches lui tombe à tout instant sur le corps. 13. Les nerfs
                    retirés du corps et liés à des cordes qui les allongent et pendant ce temps-là
                    on les larde avec des pointes de fer brûlantes. 14. Tour à tour tenaillée et
                    fouettée sur le con et le cul avec des martinets de fer à molettes d'acier
                    rouge, et de temps en temps égratignée avec des ongles de fer ardent. 15. Elle
                    est empoisonnée d'une drogue qui lui brûle et déchire les entrailles, qui lui
                    donne des convulsions épouvantables, lui fait pousser des hurlements affreux, et
                    ne doit la faire mourir que la dernière. Ce supplice est un des plus terribles.
                    Le scélérat se promène dans son caveau aussitôt qu'il y est descendu, examine un
                    quart d'heure chaque supplice en blasphémant comme un damné et en accablant les
                    patientes d'invectives. Quand à la fin, il n'en peut plus et que son foutre
                    captivé si longtemps est prêt à s'échapper, il se jette dans un fauteuil d'où il
                    peut observer tous les supplices, deux des démons l'approchent, montrent leur
                    cul, et le branlent, et il perd son foutre en jetant des hurlements qui couvrent
                    totalement ceux des quinze patientes. Cela fait, il sort, on donne le coup de
                    grâce à celles, qui ne sont pas encore mortes, on enterre leurs corps et tout
                    est dit pour la quinzaine. --- Ici Desgranges termine ses récits, elle est
                    complimentée, fêtée etc. Il y a eu dès le matin de ce jour-là des préparatifs
                    terribles pour la fête qu'on médite. Curval qui déteste Constance a été la
                    foutre en con dès le matin, et lui a annoncé son arrêt en la foutant. Le café a
                    été préparé par les cinq victimes, savoir Constance, Narcisse, Giton, Michette,
                    Rosette. On y a fait des horreurs, au récit qu'on vient de lire, ce qu'on a pu
                    arranger de quadrilles y a été nu. Et dès que la Desgranges a en fini, on a fait
                    paraître d'abord Fanni, on lui a coupé les doigts qui lui restent aux mains et
                    aux pieds, et elle a été enculée sans pommade par Curval, le duc et les quatre
                    premiers fouteurs. Sophie est arrivée, on a obligé Céladon son amant à lui
                    brûler l'intérieur du con, on lui a coupé tous les doigts des mains et on l'a
                    saignée des quatre membres, on lui déchire l'oreille droite et arrache l'œil
                    gauche, Céladon a été contraint d'aider à tout et d'agir souvent lui-même et à
                    la moindre grimace, il était fouetté avec des martinets à pointes de fer.
                    Ensuite on a soupé, le repas était voluptueux et l'on n'y a bu que Champagne
                    mousseux et des liqueurs. Le supplice s'est fait à l'heure des orgies, on est
                    venu au dessert avertir messieurs, que tout était prêt, ils ont descendu et ont
                    trouvé le caveau très orné et très bien disposé, Constance était couchée sur une
                    espèce de mausolée, et les quatre enfants en ornaient les quatre coins, comme
                    les culs étaient très frais on a eu encore beaucoup de plaisir à les molester,
                    enfin on commence le supplice, Curval a ouvert lui même le ventre de Constance,
                    en enculant Giton, et il en a arraché le fruit déjà très formé et désigné au
                    sexe masculin, puis on a continué les supplices sur les cinq victimes, qui tous
                    ont été aussi cruels que variés. </p>
                <p> Le 1er mars, voyant, que les neiges ne sont pas encore fondues on se décide à
                    expédier en détail tout qui reste, les amis sont de nouveau ménagés dans leur
                    chambre et décident de donner un ruban vert à tout ce qui doit être ramené en
                    France, sous condition de prêter la main au supplice du reste, on ne dit rien
                    aux six femmes de cuisine, mais on se décide à supplicier les trois servantes
                    qui en valent bien la peine et à sauver les trois cuisinières à cause de leurs
                    talents. En conséquence on fait la liste et l'on voit qu'à cette époque il y a
                    déjà de sacrifiées : </p>
                <p> En épouses : ........................ --- Aline, Adélaïde et Constance 3 En
                    filles du sérail : ............... --- Augustine, Michette, Rosette et Zelmire 4
                    En bardaches : ..................... --- Giton et Narcisse 2 En fouteurs :
                    ........................ --- un des subalternes 1 total 10 </p>
                <p> Passe à la marque à la dernière bande du recto. </p>
                <p> Ici commence la fin et la suite du verso. </p>
                <p> Les nouveaux ménages s'arrangent donc : </p>
                <p> Le duc prend avec lui ou sous sa protection </p>
                <p> Hercule, la Duclos et une cuisinière ................................. 4 Curval
                    prend Brise-cul, Champville et une cuisinière ......... 4 Durcet prend
                    Bande-au-ciel, Martaine et une cuisinière ...... 4 Et l'évêque Antinoüs, la
                    Desgranges et Julie ........................ 4 16 </p>
                <p> et on décida que dans l'instant et par le ministère des quatre amis, des quatre
                    routeurs, et des quatre historiennes, ne voulant point employer les cuisinières
                    on se saisira de tout ce qui reste le plus traîtreusement que faire se pourra,
                    excepté les trois servantes qu'on ne saisira que le dernier jour, et que l'on
                    formera des appartements du haut quatre prisons, que l'on mettra les trois
                    fouteurs subalternes dans les plus fortes et enchaînées, dans la seconde Fanni,
                    Colombe, Sophie et Hébé, dans la troisième Céladon, Zélarnire, Cupidon, Zéphire,
                    Adonis et Hyacinthe et dans la quatrième les quatre vieilles, et que comme on va
                    expédier un sujet tous les jours, quand on voudra arrêter les trois servantes,
                    on les mettra dans celle des prisons qui se trouvera vide. Cela fait, on donne à
                    chaque historienne le district d'une prison. Et messieurs vont s'amuser, quand
                    il leur plaît avec ses victimes ou dans les prisons, ou ils les font venir dans
                    le salon ou dans leur chambre, le tout suivant leur gré, en conséquence, on
                    expédie donc, comme il vient d'être dit, un sujet chaque jour dans l'ordre
                    suivante : </p>
                <p> Le 1 mars Fanchon, le 2. Louison, le 3. Thérèse, le 4. Marie, le 5. Fanni, le 6.
                    et le 7. Sophie et Céladon ensemble comme amants et ils périssent comme il a été
                    dit cloué l'un sur l'autre, le 8. un des fouteurs subalternes, le 9. Hébé, le
                    10. un des fouteurs subalternes, le 11. Colombe, le 12. le dernier des fouteurs
                    subalternes, le 13. Zélamir, le 14. Cupidon, le 15. Zéphire, le 16. Adonis, le
                    17. Hyacinthe, le 18. au matin on se saisit des trois servantes, que l'on
                    enferme dans la prison des vieilles, et on les expose le 18, le 19. et Je 20.
                    total 20. Cette récapitulation fait voir l'emploi de tous les sujets, puisqu'il
                    avait en tout 46, savoir : </p>
                <p> Maîtres ............................................. 4 Vieilles
                    ............................................. 4 À la cuisine
                    ....................................... 6 Historiennes
                    .................................... 4 Fouteurs
                    .......................................... 8 Jeunes garçons
                    ................................. 8 Épouses
                    .......................................... 4 Jeunes filles
                    .................................... 8 total 46 </p>
                <p> Que sur cela il y en a eu 30 d'immolés et 16, qui s'en retournent à Paris. </p>
                <p> Compte du total </p>
                <p> Massacrés avant le 1er mars dans les premières orgies ......... 10 Depuis le 1er
                    mars ..................................................................... 20 Et
                    ils s'en retournent
                    .................................................................. 16 personnes
                    total 46 </p>
                <p> À l'égard des supplices des vingt derniers sujets et de la vie qu'on mène
                    jusqu'au départ, vous le détaillerez à votre aise, vous direz d'abord que les 12
                    restants mangeaient tous ensemble, et les supplices à votre choix. </p>
                <p> Notes. </p>
                <p> Ne vous écartez en vie de ce plan, tout y est combiné plusieurs fois, et avec la
                    plus grande exactitude. </p>
                <p> Détaillez le départ, et dans le total mêlez surtout de la morale aux soupers.
                    Quand vous mettrez au net, ayez un cahier, où vous placerez les noms de tous les
                    personnages principaux et de tous ceux qui jouent un grand rôle, tels que ceux
                    qui ont plusieurs passions et dont vous reparlez plusieurs fois, comme celui de
                    l'enfer ; laissez une grande marge auprès de leur nom et remplissez cette marge
                    de tout ce que vous rencontrerez, en copiant, d'analogue à eux, cette note est
                    très essentielle et c'est la seule façon, dont vous puissiez voir clair à votre
                    ouvrage et éviter les redites. Adoucissez beaucoup la première partie, tout s'y
                    développe trop, elle ne saurait pas être trop faible et trop gazée, ne faites
                    surtout jamais rien faire aux quatre amis qui n'ait été raconté, et que vous
                    n'avez pas eu ce soir-là. En la 1re partie dites, que l'homme qui fout en bouche
                    la petite fille prostituée par son père, est celui qui fout avec un vit sale et
                    dont elle a déjà parlé. N'oubliez pas de placer dans décembre la scène des
                    petites filles servant au souper venant séringuer des liqueurs dans les verres
                    des amis, avec leurs culs, vous l'avez annoncé et n'en avez point parlé dans le
                    plan. </p>
                <p> Supplices en supplément. </p>
                <p> Au moyen d'un tuyau on lui introduit une souris dans le con, le tuyau se retire,
                    on coud le con, et l'animal ne pouvant sortir lui dévore les entrailles. On lui
                    fait avaler un serpent qui va de même la dévorer. En général peignez Curval et
                    le duc deux scélérats fougueux et impétueux, c'est comme cela que vous les avez
                    pris dans 1re partie, et dans le plan, et peignez l'évêque, un scélérat froid
                    raisonné et endurci, pour Durcet, il doit être taquin, faux, traître et perfide,
                    faites leur faire d'après cela tout ce qui devient analogue à ces créatures-là.
                    Récapitulez avec soin les noms et qualités de tous les personnages que vos
                    historiennes désignent pour éviter les redites. --- Que dans le cahier de vos
                    personnages le plan du château, appartement par appartement, y ait une feuille,
                    et dans le blanc que vous laisserez à côté, placez les sortes de choses que vous
                    faites faire, dans telle ou telle pièce. Toute cette grande bande a été
                    commencée le 22 8bre 1785 et finie en 37 jours. </p>
            </div>
            <div type="chapter">
                <head> Liste des différents objets morales traités dans les lettres du comte. </head>
                <p> Les morts stoïques --- l'insouciance de l'opinion publique --- le stoïcisme ---
                    la pudeur --- la jalousie --- la sensibilité --- la pitié --- la tyrannie ---
                    l'oppression --- possibilité de jouir sans aimer, et d'aimer sans jouir --- le
                    remords --- effets de la douleur comme cause active de la volupté, soit qu'on la
                    donne, soit qu'on la reçoive --- le plaisir --- le fil de fraternité --- combat
                    du vice et de la vertu --- ce que c'est que vice et vertu --- que la prompte
                    découverte et punition d'un crime ne prouve rien comme on le croit, ni en faveur
                    de la vertu ni contre le crime --- l'honneur, combien le préjugé en est vile ---
                    le crime ce que c'est --- mœurs et coûtumes anciennes --- l'humanité --- la
                    prudence toujours essentielle pour réussir --- la honte --- l'infamie ---
                    projets de 16 maisons publiques de débauche dont quelques-unes uniquement
                    destinées aux garçons --- les hôpitaux --- la religion analysée --- que les
                    médecins peuvent attenter sans crime à la vie de leurs malades, quand on les
                    paye pour cela --- beaux morceaux sur le matérialisme de l'âme --- ineptie des
                    duels, apologie des poltronneries --- l'injustice qui caractérise la passion est
                    dans la nature --- l'adultère --- l'amour --- les loix --- la liberté de l'homme
                    --- l'antiphysique --- le viol --- un long traité de la volupté des sens,
                    considérée sous toutes ses faces où l'on prouve que des trois jouissances celle
                    du con est la plus mauvaise, celle du cul la plus libertine, et celle de la
                    bouche la meilleure --- ce que c'est que la cruauté, combien elle est dans la
                    nature --- la séduction --- l'égoisme --- la reconnaissance --- espèce de
                    sentiment qu'un fils doit à sa mère --- le vol --- le meurtre --- preuve que les
                    femmes sont inutiles aux grandes vues de la nature, qu'elle a pu faire naître
                    les premiers hommes sans femmes, que les femmes ont été trouvées par les hommes
                    qu'ils en ont joui, et que l'espèce s'est ainsi multipliée, mais qu'elles ne
                    sont qu'un second moyen de la nature, qui la prive d'agir par ses premières
                    moyens et par conséquent l'outrage en quelque manière et qu'elle serait bien
                    servie, si en exterminant toutes les femmes, ou en ne voulant jamais jouir
                    d'elles on obligeait la nature pour reperpétuer l'espèce d'avoir recours à ses
                    premiers moyens --- la calomnie --- l'amitié --- inutilité de satisfaire aux
                    volontés des mourants, puisque cette satisfaction qui souvent gêne l'héritier,
                    ne peut-être d'aucune volupté aux mânes qu'on honore, puisque ces mânes sont
                    chimériques et que le mort ne peut ni être fâché, ni être bien aise de ce qu'on
                    fait après lui --- il est dit aussi dans cet ouvrage, qu'il ne faut pas être
                    hypocrite jusqu'à l'enthousiasme de vertu, mais seulement jusqu'à l'insouciance
                    des vices. On ne vous chicane jamais sur cette sorte d'hypocrisie-là parce
                    qu'elle laisse en repos l'orgueil du prochain, que l'autre irrite. --- Un crime
                    qui aura fait plaisir ne donnera jamais des remords, parce que le remords, n'est
                    que le souvenir, or, ce souvenir rappellant une volupté, il ne peut plus en
                    naître des tourments, mais si le crime est fait sans plaisir, ou par un de ces
                    sentiments qui s'éteignent comme la vivacité, ou la vengeance ; alors il donnera
                    des remords certains, mais s'il est fait par lubricité, il n'en donnera pas,
                    parce que les souvenirs seront des voluptés. --- Il faut donner aux crimes toute
                    la force qu'il peut avoir, et surtout qu'il ne soit jamais réparable, c'est la
                    façon d'éteindre les remords, car à quoi servirait-il de se repentir d'un mal
                    que rien ne peut réparer ; la difficulté du remords l'anéantit, ce qui fait voir
                    que le remords a cela de particulier sur les autres affections de l'âme, de
                    s'anéantir en raison de ce qu'on l'accroît. </p>
            </div>
        </body>
        <back>
            <div type="notes">
                <note xml:id="N01"> Cette bande a été écrite en 20 soirées de 7 à heures et est
                    finie le 12. 9ber 1785. Lisez le reste au revers de la bande ce qui suit, fait
                    la suite de la fin du revers. </note>
                <note xml:id="N02"> Fautes que j'ai faites. J'ai trop dévoilé les histoires de
                    garderobe au commencement, il ne faut les développer qu'après les récits qui en
                    parlent — trop parlé de la Sodomie active et passive, voilez-les, jusqu'à ce que
                    les récits en parlent. — J'ai eu tort de rendre Duclos sensible à la mort de sa
                    sœur ; ça ne répond pas au reste de son caractère, changez cela. — Si j'ai dit
                    qu'Aline était pucelle à l'arrivée au, château j'ai eu tort, elle ne l'est pas
                    et ne doit pas l'être. L'évêque l'a dépucelée partout. Et n'ayant pas pu me
                    relire, cela doit sûrement fourmiller d'autres fautes. — Quand je remettrai au
                    [prison] qu'un de mes premiers soins soit d'avoir toujours auprès de moi un
                    cahier de notes, où il faudra que je place exactement chaque évènement et chaque
                    portrait en mesure que je l'écris. Car sans cela je m'embrouillerai horriblement
                    à cause de la multitude des personnages. Partez pour la seconde partie du
                    principe qu'Augustine et Zéphire couchent déjà dans la chambre du duc dès la ie
                    partie, comme Adonis et Zelmire dans celle de Curval, Hyacinthe et Fanni dans
                    celle de Durcet, Céladon et Sophie dans celle de l'évêque, quoique tout cela ne
                    soit pas encore dépucelé. </note>
                <note xml:id="N03"> [Les] brouillons marquent les adoptions seulement après la
                    défloration et en conséquence disent que le duc adopte ici Augustine. Vérifiez,
                    si ce n'est pas faux et si l'adoption des quatre sultanes n'est pas fait dès le
                    commencement, et dès ce moment-là, s'il n'est pas dit qu'elles couchent dans la
                    chambre de ceux qui les ont adoptées. — </note>
                <note xml:id="N04"> Vérifier pourquoi il y a un de plus. </note>
                <note xml:id="N05"> Que Martaine ne dise point qu'elle est barrée, c'est faux.
                </note>
            </div>
        </back>
    </text>
</TEI>
